| Description [Français / English] |
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Le site est un lieu de culte depuis plus de mille ans. Une église de style normand est présente sur le site en 596 puis, dès le XIVe siècle, St. Mary's est une église importante. Au début du XIXe siècle, l'église de style Tudor, jugée non sécuritaire, est remplacée par une nouvelle église de style Renouveau gothique curvilinaire qui est construite entre 1820 et 1826 par l'architecte John Palmer (1785-1846), de Manchester.
L'imposante église paroissiale St. Mary's est élevée au rang de cathédrale en 1926 au moment où un nouveau diocèse est créé pour le Lancashire, et ce, en retirant son territoire du populeux diocèse de Manchester. En quelques années, l'architecte de la cathédrale, William Adam Forsyth (1872-1951), produit des esquisses montrant une église plus vaste laquelle conserve seulement la nef et la tour ouest de l'ancienne église paroissiale.
Au début des années 1930, des campagnes de financement sont lancées dans le but d'agrandir la cathédrale de telle façon que l'édifice corresponde à sa nouvelle vocation. Vers 1938, assez d'argent est recueilli pour que les travaux d'agrandissement puissent débuter; la première pierre de la nouvelle extrémité orientale est posée au moment exact où Forsyth supervise la restauration de la tour et de la flèche de la cathédrale de Salisbury. Toutefois, les travaux sont interrompus par la guerre, ils reprennent en 1950, mais ils progressent lentement sur les nouveaux transepts, la croisée et l'extrémité orientale. En 1960, après le décès de l'architecte Forsyth, l'architecte Laurence King (1907-1981) est choisi pour poursuivre le projet. Toutefois, pour des raisons financières, les plans de Forsyth concernant la tour centrale et la lanterne sont abandonnés et modifiés. King conçoit et construit une lanterne octogonale moderne de faible hauteur qui se terminera par une similicouronne; le tout supportant une haute flèche très fine. La tour, constituée de 56 carreaux de verre coloré différents, et la flèche en aluminium sont achevées en 1967. Les coûts sont en partie assumés par William Thompson (1893-1974), de Burnley, qui offrit un don de £50 000 pour la restauration de la nef et un montant additionnel de £25 000 pour la construction de la tour et la flèche.
L'édifice est finalement achevé en 1977 et consacré en tant que cathédrale de Blackburn.
En 1998, la tour est restaurée. Construite à l'origine en béton, elle est reconstruite en pierre naturelle et les fenêtres sont remplacées. Des travaux sont entrepris en 2000-1 pour reconstruire les toits et les parapets de l'extrémité orientale afin qu'ils s'harmonisent avec les structures existantes. Au parachèvement de ces travaux, la cathédrale ést finalement achevée après quelque 70 ans de construction.
Lors des derniers travaux, une nouvelle oeuvre d'art est commandée pour l'extérieur de l'édifice. La sculpture de Mark Jalland, intitulée "La guérison des nations" et mesurant 8 mètres de diamètre par 1,9 mètre (26 pieds de diamètre sur 6 pieds), est une pièce circulaire abstraite composée d'acier et de cuivre contenant des milliers de fibres optiques entrelacées qui créent des motifs lumineux toujours changeants la nuit. Cette oeuvre est, selon plusieurs, l'une des oeuvres les plus innovatrices de la sculpture moderne dans une cathédrale anglaise.
L'intérieur
En pénétrant dans la cathédrale, les yeux sont attirés vers l'autel au-dessus duquel est suspendue une couronne d'acier représentant la couronne d'épines du Christ. L'autel, la couronne et la lanterne sont des oeuvres de l'artiste-verrier John David Hayward (1929-2007).
Un magnifique exemple d'architecture et d'art moderne est bien représenté dans l'oeuvre de Josehina de Vasconcellos (1904-2005) et les sculptures de John David Hayward incluant la sculpture du "Christ ouvrier" au-dessus de la porte occidentale. La nef possède 15 images intitulées "Le Voyage", oeuvres du peintre contemporain Penny Warden. La tour centrale possède maintenant une verrière impressionnante dédiée à la mémoire de la princesse Diana de Wales.
Le transept nord contient huit miséricordes datant du XVe siècle. On ne connaît pas la date où elles sont arrivées à la cathédrale et l'on croit qu'elles proviennent de l'abbaye de Whalley.
La cathédrale est la seule cathédrale anglicane dans le Lancashire.
L'orgue
En 1826, deux ans avant la consécration de la nouvelle église, le facteur John Gray (?-1849) soumet un devis pour un orgue qui sera placé sur la tribune ouest au coût de 810 guinées. L'instrument est le plus considérable construit jusque-là par Gray : un instrument de 26 jeux répartis sur trois claviers de 59 notes et un pédalier de 18 notes ne possédant qu'un seul jeu indépendant, mais qui est accouplé en permanence à la division du Great. Il est inauguré le 28 février 1828 par le nouvel organiste de l'église, Joseph John Harris (1799-1869). En 1831, l'église est sérieusement endommagée par le feu causé par un tuyau défectueux du système de chauffage de l'église. Le toit est complètement détruit et l'orgue est gravement endommagé. John Gray reçoit alors la commande de reconstruire l'instrument et de le restaurer à son excellence originale, et ce, pour 350 guinées. L'orgue reconstruit est inauguré par Joseph John Harris, le jour de l'Ascension, le 31 mai 1832.
En 1875, après 50 ans d'usage continu, les ravages du temps et les dommages causés par l'air enfumé de cette ville industrielle du nord, les autorités de l'église décident de remplacer le vieil orgue. Sir William Coddington (1830-1918), maire de Blackburn et marguillier, fait don de £3 000 pour la construction de l'orgue. Les relations politiques influentes de Coddington jouent en faveur du choix d'Aristide Cavaillé-Coll (1811-1899), de Paris, pour en être le constructeur. Cet orgue doit être placé sur la tribune occidentale et à l'intérieur du buffet de Gray. Cavaillé-Coll, dont l'instrument possède une tuyauterie de grande taille, résout ce problème en omettant certains jeux qui devaient s'y trouver selon le devis original comme un troisième jeu de 8' dans la division du Grand-Orgue. L'orgue, dont le coût est de 55 000 francs, est inauguré le 16 décembre 1875 par William Thomas Best (1826-1897), un virtuose de l'orgue de la salle St. George, de Liverpool. C'est un instrument de 32 jeux, 44 rangs répartis sur trois claviers de 56 notes et un pédalier de 30 notes. Il possède une machine Barker et 18 pédales de combinaisons incluant quatre accouplements. Le jeu de 32' dans la division de Pédale est une Quinte 10 2/3', ce qui est usuel pour Cavaillé-Coll.
En 1901, les facteurs Harrison & Harrison remplacent le pédalier et réharmonisent les anches. En 1905, le facteur Thomas Christopher Lewis (1833-1915), de Londres, exécute une révision générale de l'instrument. En novembre 1914, le même facteur commence la restauration de l'instrument. Une nouvelle console anglaise avec les tirants originaux est installée; le système de traction et la machine Barker sont remplacés par un système de traction tubulaire pneumatique, et quelques pistons sont ajoutés. La Montre 16' du Great est rendue disponible, par emprunt, à la Pédale et un jeu d'Open Wood 16' est ajouté; un gros Open Diapason est ajouté au Great; la Flûte 4' du Swell est changée pour un Principal 4' afin d'ajouter de la clarté; la division du Positive est devenue expressive excepté pour la tuyauterie du Salicional en façade; et un nouveau ventilateur est ajouté. L'orgue est inauguré le dimanche de Pâques le 4 avril 1915 par Charles Hylton Stewart (1884-1932), l'organiste du temps.
En 1952, la firme Henry Willis & Sons, de Londres, déménage l'instrument de la tribune occidentale vers une nouvelle tribune érigée à la croisée du transept. En 1959, la décision est prise de déménager la console et la division du Positive au niveau du plancher dans le premier arc du côté oriental de la tour centrale, sous les plateformes actuelles de l'orgue. Les travaux sont exécutés par le facteur F. Cowen, de Liverpool.
Vers 1964, l'orgue est dans un piètre état : la tuyauterie Cavaillé-Coll est coupée afin d'en augmenter le volume pour remplir le vaste édifice; la boîte d'expression ne peut pas être complètement ouverte, car certains tuyaux y sont placés trop près; et une fuite d'eau provenant du toit directement au-dessus de l'orgue ne fait rien pour améliorer la fiabilité de l'instrument. En novembre 1964, l'orgue doit être démonté afin de permettre l'érection d'un mur temporaire dans le but de diviser la nef des transepts le temps que se poursuivront les travaux de restauration dans la nef alors que le reste de l'édifice sera utilisé pour le culte. Les facteurs J. W. Walker & Sons, de Ruislip, démontent l'orgue et entreposent, de façon sécuritaire, toute la tuyauterie dans des caisses dans la crypte. Les facteurs prêtent un orgue unifié de quatre jeux lequel sera utilisé au cours des cinq années qui suivirent.
Pendant ce temps, de sérieux courants de pensée, supportés par William Leslie Sumner (1904-1973), circulent dans les cercles ecclésiastiques influents afin que le vieil orgue soit conservé dans son état original parce qu'il avait été construit par un important facteur français et qu'il avait été joué par Alexandre Guilmant (1837-1911). D'un autre côté, certains facteurs importants anglais pensent le contraire, car la vieille tuyauterie a été tellement mutilée lors de la dernière reconstruction et qu'aucun tuyau ne peut être préservé.
Le 20 mars 1968, William Thompson, qui s'est déjà montré très généreux lors de la campagne de financement pour la restauration de la cathédrale, remet un don de 30 000 guinées (£31 500) pour un nouvel orgue. La construction du nouvel orgue est confiée aux facteurs J. W. Walker & Sons alors que Francis Jackson, organiste à la cathédrale de York, agira en tant que consultant. Les tuyaux de métal de l'orgue de 1875, lesquels possèdent un haut contenu de plomb, sont utilisés pour fabriquer les rangs de principaux du nouvel orgue. L'instrument est harmonisé par Walter Goodey et Dennis Thurlow avec des anches "à la française" reconnues pour leur tonalité incisive. C'est un instrument de 48 jeux et 57 rangs répartis sur trois claviers et pédalier. Il possède six accouplements, un système de combinaisons ajustables (28 partiels, 8 généraux), un combinateur électronique et un séquenceur. La nouvelle console, construite en cèdre du Liban et en bois de rose, est détachée et amovible. L'orgue est inauguré le 20 décembre 1968 par John Bertalot, l'organiste de la cathédrale. Un des récitals d'inauguration est donné par Francis Jackson qui compose, pour l'occasion, sa première sonate pour orgue.
Au cours des années 1980, d'importants problèmes sont de plus en plus évidents et une première estimation concernant la restauration de l'orgue est soumise en 1983 par John Corkhill. Des estimations subséquentes seront produites en 1988, 1989 et 1993. Une inspection de l'orgue conduite en 1985 par l'architecte de la cathédrale, Gordon Thorne, démontre que l'instrument est l'objet d'une détérioration progressive et ce, partiellement dû aux dommages causés par l'eau en 1983-84, mais aussi par l'usure des systèmes de traction et de vent. Il révèle que les sommiers et la tuyauterie sont "remplis de débris de peinture et de plâtre". Au même moment, on découvre d'importants problèmes avec la tour centrale et qu'une reconstruction majeure serait requise. Ce n'est sûrement pas une bonne idée de restaurer l'orgue avant que cette reconstruction soit complétée, car la poussière et les débris occasionnés par les travaux rendraient inutile tout nettoyage de l'orgue. En 1994, le facteur David Wood, de Huddersfield, est choisi pour corriger le sérieux problème d'alimentation en vent, et en tant que mesure d'urgence, il installe de nouveaux soufflets dans la division du Positive. Il installe aussi un nouveau système de combinaisons, incluant un séquenceur, de façon à corriger plusieurs défauts au niveau de la console et permettre une meilleure polyvalence.
En 1997, Ian Bell, l'un des consultants les plus respectés concernant la facture d'orgue, prépare un rapport sur l'état de l'orgue. Son rapport conclut que le fait de poursuivre l'utilisation de cet instrument est une affaire inconfortable et hasardeuse. De plus, il rapporte que le système de traction opère sur du temps emprunté. En 1998, après 15 ans de discussions, il est généralement accepté par tous que l'orgue a besoin d'un remaniement majeur. Toutefois, le projet doit attendre le parachèvement des travaux de reconstruction de la tour centrale en 1999 et de plus, il fait face au défi des ressources financières requises, car le tout est devenu un projet très dispendieux. David Briggs est choisi pour agir en tant que consultant en 1999.
La restauration de l'orgue est aussi l'occasion de considérer l'amélioration de la capacité sonore du devis original. Plusieurs suggestions sont émises et étudiées, incluant l'idée de divisions supplémentaires hors du corps principal de l'instrument qui seraient installées à l'extrémité ouest de la cathédrale ou celle d'un orgue d'accompagnement placé au-dessus des stalles du sanctuaire. Plusieurs discussions ont lieu afin d'élaborer un instrument d'accompagnement polyvalent, mais aussi qui peut mettre en valeur les caractéristiques françaises de cet instrument qui avait acquis une réputation enviable. Tout projet d'ajout de jeux mène inévitablement au problème majeur de manque d'espace. Ce problème est résolu lorsqu'un espace est identifié au sommet de la plateforme du transept nord, un espace assez vaste pour y loger une nouvelle division de Solo qui peut être placée au-dessus de la division du Great. Cette solution s'avère comme idéale, car elle veut dire que non seulement tous les jeux de 1969 peuvent être conservés, mais des jeux supplémentaires jugés désirables peuvent y loger. Elle voulait aussi dire qu'une nouvelle console de quatre claviers remplacerait la console actuelle. Une campagne de financement de £200 000 est lancée en octobre 2000 et, en dedans de six mois, la somme de £370 000 est recueillie. L'ancien instrument est entendu pour la dernière fois le 8 juillet 2001. Un instrument électronique est utilisé pour la durée des travaux.
En 2001, le facteur David Wood est choisi pour nettoyer complètement l'instrument et de le reconstruire. Les travaux incluent de nouveaux sommiers pour chaque division, de nouveaux soufflets, de nouveaux tremblants ajustables, et une nouvelle division de Solo. Un nouveau jeu de Fifteenth est installé dans la division du Great et un Cromorne, au Positive. La mixture Scharf est transférée au Transept Swell afin d'en faciliter l'accord, un nouveau Hautbois est installé au Chancel Swell alors que deux nouveaux rangs électroniques sont ajoutés à la Pédale. Les mécanismes de tirants de jeux sont remplacés par des solénoïdes tandis que les anches, avec des langues originales, sont réharmonisées à leur pression d'origine, et les ventilateurs sont révisés. Une nouvelle console détachée et amovible, munie d'un système de combinaisons mis à jour et des accouplements supplémentaires, est installée. Les volets des boîtes expressives du Transept Swell et du Chancel Swell fonctionnent de façon unifiée, mais une seconde pédale d'expression devient opérationnelle lorsque la division du Transept Swell est accouplée à la division du Positive. Le volume des jeux électroniques fonctionne selon cinq niveaux; le volume augmente, avec un changement de caractère, lorsque les jeux de Principal 16, Mixture IV et Posaune sont activés.
Le nouvel orgue est inauguré par John Bertalot le 30 juin 2002.
En 2001, la cathédrale acquiert un nouveau positif de quatre jeux (Stopped Diapason 8', Principal 4', Chimney Flute 4', Fifteenth 2') construit par Kenneth Tickell. Cet instrument s'est montré très efficace lors de liturgies et en concert en tant qu'instrument solo ou de basse continue.
The site has been worshiped on for well over a thousand years. First, a Norman church was present on this site in 596 and, as far back as the 14th century, St Mary's was an important church. Early in the 19th century, the Tudor church was found to be unsafe and it was replaced by a new church which was built in 1820-26 by Manchester architect John Palmer (1785-1846) as an early example of the Gothic revival in the Decorated style.
The impressive St Mary the Virgin parish church was raised to the cathedral status in 1926 when a new diocese was needed for Lancashire, separate from the hugely populous diocese of Manchester. Within a few years, the cathedral architect and surveyor, William Adam Forsyth (1872-1951), had produced designs for a much larger church retaining only the aisled nave and the west tower from the earlier parish church.
In the early 1930s, fundraising campaigns were launched to enlarge the cathedral so that the building complemented its newfound importance. By 1938, enough money had been raised and work began to enlarge the new cathedral; the foundation stone for the new eastern arm was laid at exactly the same time as Forsyth was supervising the restoration of the tower and spire of Salisbury Cathedral. Although work was interrupted by the war, it resumed in 1950, and construction continued slowly on the new transepts, the crossing and the east end. In 1960, after the death of architect Forsyth, architect Laurence King (1907-1981) joined the project and Forsyth's projected tower and lantern were dropped and modified due to lack of financial resources. King designed and built a low modern octagonal lantern with a corona-like top. Capping this is a tall and very thin spire. The lantern tower, which consists of 56 different panes of colored glass and an aluminum spire, was completed in 1967. To cover these costs, the cathedral received from William Thompson (1893-1974), a benefactor from Burnley, a gift of £50,000 to pay for the restoration of the nave, and a further one of £25,000 to build the lantern tower and the spire.
The building was finally completed in 1977 and was finally consecrated as Blackburn Cathedral.
In 1998, the lantern tower underwent restoration, being rebuilt in natural stone (the original tower was built in concrete) and the windows were replaced. Further work was carried out in 2000–1 to rebuild the east-end roofs and parapets and blend them into the existing structures. Upon completion of this work, the cathedral was finally deemed to be finished after over 70 years of construction.
In the last rebuild, a new piece of art was commissioned for the exterior of the building. The sculpture by Mark Jalland, entitled "The Healing of the Nations" and measuring 26 feet in diameter by 6 feet (8 meters in diameter by 1.9 meters), is an abstract steel and copper circular piece containing thousands of interwoven fiber optics creating, at night, ever-changing patterns of light. It is deemed by many to be one of the most innovative pieces of modern sculpture at any English cathedral.
The Interior
On entering the cathedral, the eye is drawn to the altar, above which is suspended a steel corona representing Christ's crown of thorns. The altar, corona and lantern are all the work of stained glass artist John David Hayward (1929-2007).
A magnificent example of modern architecture and modern art is well represented with the work by Josehina de Vasconcellos (1904-2005) and sculptures by John David Hayward including his "Christ the Worker" above the west door. The nave has 15 images, called "The Journey", by the contemporary painter Penny Warden. The lantern tower is now home to an impressive stained glass memorial to Princess Diana of Wales.
The north transept contains eight misericords dating from the 15th century. It is not known at what time they arrived in the cathedral, but they are believed to have originated at Whalley Abbey.
The cathedral is the only Anglican cathedral in Lancashire.
The Organ
In 1826, two years before the consecration of the new church, organbuilder John Gray (?-1849) submitted a project for an organ to be placed in the west gallery at the cost of 810 guineas. It was the largest organ built by Gray at that time: a 26-stop instrument with three 59-note manuals and an 18-note pedalboard which had only one independent stop and was permanently coupled to the Great division. It was inaugurated on February 28, 1828, by the newly appointed organist, Joseph John Harris (1799-1869). In 1831, the church was severely damaged by fire caused by a faulty flue in the church’s heating system. The roof was completely destroyed and the organ suffered badly. John Gray was contracted to rebuild the instrument and to restore it to its former excellence for 350 guineas. The rebuilt organ was inaugurated by Joseph John Harris on Ascension Day, May 31, 1832.
In 1875, after 50 years of continuous use, the ravages of time and the damage done to the organ by the smoke-laden air of this northern industrial town, led the church authorities to replace the old organ. Sir William Coddington (1830-1918), mayor of Blackburn and churchwarden, donated £3,000 for the construction of this organ. Coddington’s influential political connections saw to the choice of Aristide Cavaillé-Coll (1811-1899), of Paris, as the builder. This organ was to be placed within Gray's organcase in the west gallery of the church. Cavaillé-Coll, whose organ included large-scale pipework, solved this problem by omitting some stops which would otherwise be included, such as a third 8-foot rank on the Grand-Orgue division. The organ, which cost 55,000 francs, was inaugurated on December 16, 1875, by William Thomas Best (1826-1897), an organ virtuoso from St. George’s Hall, in Liverpool. It was a 32-stop, 44-rank instrument with three 56-note manuals and a 30-note pedalboard. There was a Baker machine and 18 combination pedals including 4 couplers. The 32' stop in the Pedal division was a 10 2/3' Quinte which was usual for Cavaillé-Coll.
In 1901, Harrison & Harrison replaced the pedalboard and revoiced all reeds. In 1905, organbuilder Thoms Christopher Lewis (1833-1915), of London, executed a general overhaul of the instrument. In November 1914, the same organbuilder began a restoration of the instrument. A new English console with original stopknobs was installed; the tracker system and the Barker lever action were replaced by a tubular pneumatic action, and some pistons were added. The Great 16' Montre was borrowed for use in the Pedal and a 16' Open Wood was added; a large Open Diapason was added to the Great; the Swell 4' Flute was changed to a 4' Principal to add more brightness; the Positive division was enclosed except for the Salicional facade pipes and a new blower was added. The organ was inaugurated on Easter Sunday, April 4, 1915, by Charles Hylton Stewart (1884-1932), the church organist at the time.
In 1952, Henry Willis & Sons, of London, was commissioned to move the instrument from the west gallery to a new gallery at the transept crossing. In 1959, it was decided to move the console and the Positive division onto the floor level in the first small archway on the east side of the central tower, under the present chancel organ platforms. The work was carried out by organbuilder F. Cowen, of Liverpool.
By 1964, the organ was in poor condition : the Cavaillé-Coll pipework had been cut up to increase the volume to fill the larger building; the swell box cannot be fully open due to the placing of some pipes too close to it; and the leaking of the roof directly over the main organ didn’t improve the instrument’s reliability. In November 1964, the organ had to be removed so that a temporary wall could be built to divide the nave from the transepts and the east end, to enable work to begin on restoring the nave, while the remainder of the cathedral could be used for worship. Organbuilders J. W. Walker & Sons, from Ruislip, dismantled the organ and safely stored all the pipework in crates in the crypt. The organbuilders lent a four-rank totally enclosed organ which was used for the following five years.
Meanwhile, there were strong feelings in influential clerical circles in the diocese, backed by William Leslie Sumner (1904-1973), about the old organ that should be retained in its original condition because it had been built by a distinguished French builder and because Alexandre Guilmant (1837-1911) had played it. However, other distinguished British organbuilders agreed to the contrary because the old pipework had been so much mutilated in the latest rebuild that none of the pipework could be saved.
On March 20, 1968, a gift of 30,000 guineas (£31,500) directed towards a new organ was received from William Thompson who had so generously contributed to the cathedral restoration program. Construction of a new organ was entrusted to organbuilders J.W. Walker & Sons, and Francis Jackson, organist of York Minster, would act as adviser. The metal pipes of the 1875 organ, which had a high tin content, were used for some of the Principal ranks in the new organ. The instrument was voiced by Walter Goodey and Dennis Thurlow with incisive-tone French reeds. It was a 48-stop, 57-rank instrument with three manuals and pedal. There were 6 couplers, an adjustable combination system (28 divisionals, 8 generals), an electronic combinator and a sequencer. The new console, made of Lebanon cedar and rosewood, was detached and moveable. The organ was inaugurated on December 20, 1969, by John Bertalot, the cathedral organist. One of the opening recitals was given by Francis Jackson who composed his first organ sonata for the occasion.
In the 1980s, serious problems were becoming increasingly apparent and a first estimate for restoring the organ was submitted in 1983 by John Corkhill. He submitted further estimates in 1988, 1989 and 1993. An inspection of the organ in 1985 by the then cathedral architect, Gordon Thorne, found that the instrument was suffering from progressive deterioration, partly due to water damage in 1983-84, but also due to wear and tear on the wind and action systems. He found the soundboards and the pipework “choked with paint and plaster debris”. At the same time, it was realized that there were also serious problems with the Lantern Tower and that a major rebuilding was required. It was clearly not a good idea to restore the organ before carrying out this major task. The dust and debris that this work would create would have made the organ cleaning pointless. In 1994, organbuilder David Wood, of Huddersfield, carried out work to correct the serious winding problems and, as a stopgap measure, he installed new schwimmers in the Positive division. He also installed a new combination system, including a sequencer, to rectify many of the console's shortcomings and to enable greater versatility.
In 1997, Ian Bell, one of England’s leading advisers on organ building matters, was hired to prepare a report on the condition of the organ. His report concluded that maintaining the organ was clearly an uncomfortable and hazardous business. In addition, he reported that the action system was living on borrowed time. By 1998, there was complete agreement, after 15 years of discussion, that the organ required a major overhaul. However, the project had to wait for the completion of the rebuilding of the Lantern Tower in 1999, and there was the challenge of raising the money for what was, by now, a very expensive project. David Briggs was appointed as the organ consultant in 1999.
The opportunity of restoring the organ was the occasion to consider enhancing the tonal capability of the original specification. Various suggestions were made and thoroughly addressed, including the idea of additional divisions, separate from the main body of the instrument to be installed at the cathedral's west end or as an accompaniment division above the choir stalls. Various discussions ensued to provide a more versatile accompaniment instrument and also to enhance the French character of the organ for which it had gained an enviable reputation. Any proposal for additional stops led to the major problem of lack of space. This problem was solved when a space was eventually identified at the top of the north transept platform, a space which was just large enough to house a new Solo division which could be located above the Great division. This seemed to provide the ideal solution. It meant that all 1969 stops could be retained supplemented with the additional colors thought desirable. It also meant that a new four-manual console would replace the actual three-manual one. A £200,000 fund-raising campaign was launched in October 2000, and within six months, £370,000 had been raised. The old instrument was heard for the last time on July 8, 2001. It was temporarily replaced by a digital instrument.
In 2001, organbuilder David Wood was entrusted to completely clean and overhaul the instrument. Work included new soundboards for each division, new schwimmers, new adjustable tremulants and a new Solo division. A new Fifteenth was installed in the Great and a Cromorne in the Positive. The Scharf Mixture was moved to the Transept Swell to ease tuning access, a new Hautbois was installed in the Chancel Swell and 2 new digital ranks were added in the Pedal. The drawstop machines were replaced with slider solenoids while the reeds were revoiced on original wind pressures, using original tongues, and the blowers were overhauled. A new detached and mobile console was provided with an upgraded capture system and additional couplers. The Transept and Chancel swell shutters normally operate together but a second swell pedal was provided for use when Transept Swell on Positive transfer is in use. Digital stops operate using five volume levels, and grow in volume with a change in character when Principal 16, Mixture IV and Posaune are drawn.
The new organ was inaugurated on June 30, 2002, by John Bertalot.
In December 2001, the cathedral acquired a new four-stop (Stopped Diapason 8', Principal 4', Chimney Flute 4', Fifteenth 2') continuo organ built by Kenneth Tickell. This instrument has already proved extremely valuable both liturgically and also in concerts, as a solo and a continuo instrument.
I. Positive |
II. Great |
|||
|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 8' | Quintaton | 16' | |
| Principal | 4' | Prestant | 8' | |
| Koppelflöte | 4' | Stopped Diapason | 8' | |
| Principal | 2' | Octave | 4' | |
| 2Sesquialtera | II | Rohrflöte | 4' | |
| Larigot | 1 1/3' | Nazard | 2 2/3' | |
| Scharf 2/3' | III | Fifteenth | 2' | |
| Holzregal | 16' | Blockflöte | 2' | |
| Cromorne | 8' | Tierce | 1 3/5' | |
| Tremulant | Fourniture 2' | III | ||
| Plein Jeu 1' | III | |||
| Trumpet | 8' | |||
| Tremulant | ||||
III. Swell |
IV. Solo |
|||
|---|---|---|---|---|
| Sanctuaire / Chancel | Flûte harmonique | 8' | ||
| Rohrflöte | 8' | Viola | 8' | |
| Principal | 4' | 3Viola céleste | 8' | |
| Nasonflöte | 4' | Flûte octaviante | 4' | |
| Nazard | 2 2/3' | Clarinette | 8' | |
| Gemshorn | 2' | Voix humaine | 8' | |
| Octavin | 1' | 5Imperial Trumpet | 8' | |
| Mixture 2 2/3' | III | Tremulant | ||
| Cymbale 1/2' | III | |||
| Tremulant | ||||
| Transept (TSW) | ||||
| Viola da Gamba | 8' | |||
| 3Céleste | 8' | |||
| Fagott | 16' | |||
| Trompette | 8' | |||
| Hautbois | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
| 4Cymbelstern | ||||
| Tremulant | ||||
Pedal |
|
|---|---|
| 1Sub Principal | 32' |
| Contra Bass | 32' |
| Principal | 16' |
| 1Flûte ouverte | 16' |
| Sub Bass | 16' |
| Quintaton (GT) | 16' |
| Grosse Quinte | 10 2/3' |
| Octave | 8' |
| Nachthorn | 8' |
| Grosse Tierce | 6 2/5' |
| Fifteenth | 4' |
| Recorder | 4' |
| 6Spitzflöte | 2' |
| Mixture 1 1/3' | IV |
| Serpent | 32' |
| Posaune | 16' |
| Bombarde | 8' |
| Schalmei | 4' |
| 1 | électronique / digital | |
| 2 | 2 2/3' + 1 3/5' | |
| 3 | à partir du deuxième SOL / From tenor G | |
| 4 | 8 cloches / bells | |
| 5 | en chamade et non expressive / en chamade and unenclosed | |
| 6 | Provient de la Mixture / From Mixture |