La cathédrale
La cathédrale Saint-Thomas-de-Canterbury est la cathédrale anglicane de la ville de Portsmouth et elle est située dans le coeur du vieux secteur de la ville. La cathédrale anglicane est l'une des deux cathédrales de la ville, l'autre étant la cathédrale catholique de Saint-Jean-l'Évangéliste qui est située à peine 1,6 km (1 mille) plus au nord.
Vers 1180, Jean de Gisors, un riche marchand normand et fondateur de la ville de Portsmouth, accorde des terrains aux chanoines augustiniens de prieuré de Southwick afin qu'ils puissent construire une chapelle « en l'honneur du glorieux martyr Thomas Becket, archevêque de Canterbury » tué en 1170. L'humble édifice construit en 1185 devient église paroissiale au XIVe siècle puis cathédrale au XXe siècle.
L'édifice médiéval cruciforme avec une tour carrée élevée à la croisée des transepts a été construit avec différentes pierres provenant de Caen et de Binstead. Il a été consacré en deux étapes : d'abord le choeur et la nef par l'évêque de Winchester, Richard Toclyve, en 1188, puis les deux transepts et les autels le 12 mars 1196 par successeur de Toclyve, Godfrey de Lucy. Le choeur, d'une longueur de deux travées, contient des paires de petites arcades pointues à l'intérieur d'arcades plus grandes. Les piliers intermédiaires entre chaque paire de petites arcades sont faits de marbre noir. Les piliers originaux de marbre de Purbeck et quelques uns des chapitaux ronds ont été reconstruits. Les piliers entre les travées principales sont octogonaux avec de simples chapitaux moulés et les arcades sont formées de fûts. Les transepts ont conservé certaines caractéristiques normandes telles que les fenêtres élancées et les embrasures ceintrées.
En 1337, durant la guerre de Cent Ans, l'église est endommagée par le feu. En 1449, les habitants de la ville sont excommuniés et l'église est fermée pendant 50 ans, à la suite du meurtre de l'évêque de Chichester par les matelots locaux à l'extérieur de l'église Royal Garrison de Portsmouth. En 1642, durant la Guerre civile, l'église est bombardée par les troupes parlementaires. Entre 1691 et 1693, le roi Charles II autorise la reconstruction de certaines parties de l'église et c'est durant cette période que l'ancienne tour et la nef sont détruites puis remplacées par une nouvelle nef, des bas-côtés et la tour de l'ouest. Le dôme de la tour est ajouté en 1702. Celui-ci est couronné d'une girouette dorée qui mesure 2,1 mètres (6,8 pieds) de long et qui prend la forme d'un bateau.
En 1902, les fondations du choeur sont jugés être en dangereux état et nécessitent des réparations importantes. Alors que plusieurs murs doivent être étayés et que deux petites tribunes enlevées, la cathédrale est fermée pendant deux ans.
Lors de la création du diocèse de Portsmouth en 1927, l'église Saint-Thomas est choisie pour devenir la cathédrale. En 1930, Sir Charles Nicholson commence à travailler sur des plans en vue d'agrandir l'édifice, plans qui seront publiés en 1932. Lorsque la Deuxième Guerre mondiale éclate en 1939, les travaux d'agrandissement sont suspendus et ne reprendront qu'en 1990. Pendant cette période, un mur de briques marque l'extrémité ouest de la nef. Comme l'édifice a été utilisé et jugé adéquat pendant plusieurs années sans agrandissement, il n'existait pas d'urgence à finaliser les travaux.
Au milieu des années 1980, le mur temporaire de briques devient instable et menace de s'effondrer d'où la nécessité de poursuivre les travaux d'agrandissement. À l'origine, la nef devait être plus longue et dans le style traditionnel d'une cathédrale anglaise, mais les nouveaux besoins du diocèse ont mené à une nef réduite de sorte que le mur définitif est situé près de l'endroit où s'élevait la structure temporaire. En 1991, l'édifice, plus petit que celui envisagé dans les plans originaux, est consacré.
L'orgue
Le premier orgue installé dans cette église a été construit par Abraham Jordan en 1718. Il est reconstruit en 1807 par James Davis. Il ajoute 38 nouveaux tuyaux afin de prolonger la division du Swell au niveau du Fa et 16 pédales pour prolonger les basses de la division du Great.
En 1841-2, la firme Gray et Davidson agrandit l'orgue à 27 jeux et 32 rangs avec 3 accouplements répartis sur trois claviers manuels et pédalier. L'instrument est reconstruit en 1883 par le facteur Hunter qui l'agrandit à 33 jeux et 38 rangs avec 5 accouplements et 5 pédales de combinaison. De nouveau en 1920, le facteur Ivimey reconstruit et agrandit l'instrument à 36 jeux et 41 rangs avec 7 accouplements et 10 pédales de combinaison. La console est détachée et placée dans une allée de la nef.
À l'aube de la Deuxième Guerre mondiale, l'orgue est démonté et, par mesure de sécurité, il est entreposé dans l'église Saint-Michael. Malheureusement, cet endroit ne s'avèrera pas sécuritaire puisque lorsque l'église Saint-Michael est touchée par une bombe incendiaire allemande, l'instrument est presque entièrement détruit alors qu'ironiquement celui de l'église Saint-Michael restera presque intact. Après la guerre, en 1947, on décide de fermer l'église Saint-Michael qui est très endommagée plutôt que de la reconstruire. L'édifice serait démoli en 1960.
En 1947, la firme J.W. Walker and Sons est chargée de fusionner ce qui reste de l'ancien instrument avec celui de l'église Saint-Michael. Celui-ci avait été construit en 1878 par Walker en tant qu'instrument de deux claviers. Il est agrandi par un facteur inconnu en 1890 pour en faire un instrument de 23 jeux et 26 rangs avec 6 accouplements et 6 pédales de combinaison répartis sur 3 claviers manuels et pédalier. De 1937 à 1947, l'instrument est reconstruit et agrandi par Robert Spurden Rutt pour lui donner 27 jeux et 30 rangs avec 12 accouplements. Le résultat est un instrument à traction électro-pneumatique possédant trois claviers manuels de 61 notes et un pédalier de 30 notes avec 37 jeux, 38 rangs, 12 accouplements, 12 combinaisons pour les claviers manuels et 4 combinaisons pour la pédale.
Ce petit et versatile instrument a servi Saint-Thomas pendant plusieurs années. En 1974, la firme Eustace and Alldridge, d'Exeter, exécute une petite reconstruction de l'instrument. Une nouvelle console est installée par la firme Positive Organ alors que l'ancienne est conservée pour être ultérieurement installée dans la nef lorsque les ressources financières le permettront. L'instrument est agrandi à 42 jeux et 40 rangs avec 16 accouplements, 6 combinaisons par division et 6 combinaisons générales. L'étendue du pédalier est portée à 32 notes.
Il devint clair, en 1991, que cet instrument hybride ne répondait plus aux besoins et principalement depuis l'achèvement de la cathédrale. On recherche des solutions qui répondraient aux besoins d'une tradition chorale énergique tout en préservant le buffet d'orgue historique installé par Abraham Jordan en 1718. Dans la recherche d'un instrument existant qui deviendrait le coeur du nouvel instrument, seulement deux instruments ont été visités : le premier, à Cambridge, en l'église Saint-Andrew lequel sera ultérieurement installé dans la cathédrale de Chelmsford; puis le second, à Bolton, en l'église Holy Trinity.
L'instrument de l'église Holy Trinity possède un historique intéressant. À l'origine, cet instrument important de trois claviers a été construit, en 1861, par John Nicholson pour la cathédrale de Manchester. Cet instrument est reconnu pour son devis et son mécanisme lesquels innovaient dans leur domaine respectif. Les deux jeux de Mixtures (quintes seulement) de la division Great avec ses jeux séparés de Tierce et de Larigot étaient inhabituels pour l'époque (et uniques parmi les instruments que ce facteur a construits) de même que la présence d'un Ophicleide "en chamade" qui marquait un écart de la pratique courante. Le coût d'installation a été de £900.
En 1874, l'instrument est transféré à l'église Holy Trinity par le facteur Jardine, de Manchester. En 1905, ce même facteur reconstruit l'instrument avec une nouvelle traction mécanique. Les jeux de Tierce et Larigot de la division du Great sont remplacés par une Harmonic Flute tandis que le Hautboy de la division du Swell est remplacé par une Celeste 8' et la Clarinet par un Krummhorn. Entre 1957 et 1960, l'instrument est révisé par la firme Rushworth and Dreaper, de Liverpool. Lorsque complété, l'instrument possède 43 jeux et 48 rangs avec 6 accouplements et 8 pédales de combinaison.
En 1994, le facteur Nicholson, de Malvern, est mandaté pour transférer l'instrument de Nicholson de l'église Holy Trinity dans la cathédrale. Toute la tuyauterie en provenance de Bolton a été incluse dans le nouvel instrument et les jeux enlevés en 1874 et en 1905 ont été replacés. La tuyauterie de la Tierce et du Larigot de la division du Great est nouvelle et construite à partir du métal provenant de la tuyauterie redondante de l'ancien instrument de la cathédrale puis réharmonisée aussi près que possible dans le style et la mode des années 1860. De plus, les deux jeux de 32' de la pédale proviennent d'anciens jeux de l'instrument de la cathédrale (Open Wood 16' et Bombarde 16') de même que les deux jeux de 4' et la Bass Flute. L'instrument possède une traction mécanique pour les claviers et les sommiers en plus d'une assistance électrique optionnelle pour les accouplements. Il utilise une traction électrique pour le tirage de jeux et un système de combinaison électronique à 16 canaux. Une nouvelle console « en fenêtre », placée dans le buffet Jordan de 1718, remplace l'ancienne qui était de piètre état puisqu'elle avait perdu ses côtés et son socle original en plus d'avoir été enduite, par les victoriens, d'une épaisse couche de laque noire. Au cours du processus de restauration du buffet, une petite quantité de feuilles d'or ont été utilisées pour mettre en relief certains détails de sculpture. Les résultats ont été spectaculaires et plusieurs personnes découvrent des détails qu'ils n'avaient jamais connus.
Le concert inaugural a été joué par Dame Gillian Weir.
En 198, le facteur Nicholson ajoute une Double Trumpet 16' dans la division du Swell.
La division Nef
Entre 1994 et 1996, des plans sont à l'étude dans le but d'installer un orgue à deux claviers dans la nef. Toutefois, il fut vite réalisé que les coûts associés à un tel projet seraient très élevés et que de toute façon, il n'y avait pas assez d'espace pour un second instrument de cette taille. En 1996, des plans sont préparés par le facteur Nicholson pour l'ajout d'une nouvelle division dans la nef, division qui serait accessible à partir de la console existante. La nouvelle tuyauterie serait installée derrière un nouveau buffet de conception contemporaine. Le rôle principal de cette nouvelle division est de servir de support au chant de l'assemblée. Plusieurs services qui ont lieu dans la nef le sont en tant que cathédrale pour l'évêque et le diocèse. Les grands services qui ont lieu à Pâques et à Noël requièrent l'utilisation de toute la cathédrale et le chant d'un hymne dans la nef peut s'avérer une expérience négative. Les conseillers et les facteurs ont tenu compte de cette réalité lors de la planification et l'harmonisation de l'instrument. L'orgue a toujours prouvé son utilité lors de nombreux rassemblements diocésains.
La construction se déroule en 2001-2002. La division de la nef est conçue et harmonisée pour être un complément de l'instrument de tribune et, en effet, la nouvelle division se marie superbement avec les divisions du Swell et de la pédale. Le dessin du buffet faisait partie intégrante du projet. Didier Grassier a été invité à soumettre une proposition. Le nouveau buffet comprend des portes qui peuvent être ouvertes ou fermées cachant ainsi la majeure partie de la pédale. Les portes sont fermées durant l'Avent et le Carême alors que la cathédrale elle-même est dépouillée de toute couleur et de toute parure, et lorsque la nef est utilisée pour des fonctions profanes. Patrick Caulfield a réalisé la conception artistique des portes.
L'orgue est au milieu de cette conception - entourée d'un cercle. Le buffet comporte un motif de poisson (ou Ickthus) sur les portes lorsqu'elles sont fermées. Les quatre poissons - deux du côté gauche et deux sur le côté droit - sont des symboles chrétiens. Le côté gauche représente la nuit avec son image stylisée d'un phare éclairant la mer. Cette image a une référence particulière et universelle. La référence particulière se rattache à la devise de la ville de Portsmouth qui est « La lumière des cieux est notre guide ». La référence universelle est à Dieu dans la forme du losange au sommet du phare. Cette forme est utilisée dans l'iconographie orthodoxe pour englober le Christ dans la gloire. L'universel dans le particulier peut être décrit théologiquement en tant qu'Incarnation. Le côté droit représente le jour avec son soleil et son image de la coque d'un vaisseau de pêche. La flotte de pêche de Portsmouth utilise l'identification P. Il est aussi une variante du monogramme chrétien - Chi-Rho - les deux premières lettres qui désignent le Christ en grec.
La figure du Christ réalisée par Peter Ball apparaît au-dessous de l'orgue. L'iconographie byzantine montre souvent le soleil et la lune au-dessus et de chaque côté de la croix. Cette représentation symbolise le passage du temps autour de la croix ou la croix au centre du temps. Le cercle central est connecté aux deux autres cercles placés au-dessus et au-dessous. L'image des cercles connectés est aussi utilisée pour illustrer la Sainte Trinité.
La division de la nef est accessible à partie du clavier du Great de la console principale, mais les mécanismes sont en place en vue de l'utilisation d'une console mobile à deux claviers.
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The Cathedral
The Cathedral Church of St Thomas of Canterbury, is the Anglican cathedral of the City of Portsmouth and is located in the heart of Old Portsmouth. The Anglican cathedral is one of the two cathedral churches in the city, the other being the Roman Catholic Cathedral of St John the Evangelist located about one mile (1.6 km) to the north.
Around 1180, Jean de Gisors, a wealthy Norman merchant and founder of Portsmouth, grants land to the Augustinian canons of Southwick Priory so that they could build a chapel "to the glorious honour of the martyr Thomas Becket, Archbishop of Canterbury" murdered in 1170. From humble beginnings in 1185, the chapel will become a parish church in the 14th century and then a cathedral in the 20th century.
The medieval building, cruciform in shape with a square tower over the crossing, was built of assorted stone including Caen and Binstead. It was consecrated in two stages: chancel and nave by Bishop Richard Toclyve, of Winchester, in 1188, and the two transepts, altars and churchyard on the 12th March 1196 by Godfrey de Lucy, Toclyve's successor. The style of the architecture is known as "transitional", between Norman and Early English. Of this building, the chancel and transepts remain. The chancel is of two main bays, with the arcade containing pairs of small pointed arches, within larger arched frames. The intermediate piers between each pair of smaller arches are of black marble. The original Purbeck marble piers and some of the round capitals have been renewed. The piers between the main bays are octagonal with simple moulded capitals and arches formed with cluster shafts. The transepts retain some Norman features, such as lancet windows and arched recesses.
In 1337, during the One Hundred Years War, the church is damaged by fire. In 1449, the town's inhabitants are excommunicated and the church is closed for a period of 50 years, following the murder of the Bishop of Chichester by local sailors outside the Royal Garrison Church in Portsmouth. In 1642, during the English Civil War, the church is bombarded by Parliamentarian forces. Between 1691 and 1693, Charles II has parts of the church rebuilt and it is during this period that the old tower and nave are taken down and replaced by a new nave, aisles, and west tower. The cupola on top of the tower is added in 1702. Above the cupola is a gilt model of a ship in the form of a weather vane, this ship is 6.8 feet (2.1 meters) long.
In 1902, the foundations of the chancel are found to be in a dangerous condition and it is neccessary to carry out extensive repairs, several walls are underpinned and two small galleries are removed, the cathedral is closed for two years during the renovation work.
When the Portsmouth diocese is created in 1927, St Thomas's church is chosen as cathedral. In 1930, Sir Charles Nicholson starts working on plans to enlarge the building which will be published in 1932. At the outbreak of World War II in 1939, the expansion work is suspended and will not resume until 1990. While incomplete, a blank brick wall ends the west end of the nave. However, as the building had been used for many years without extension it is quite usable, and there is no urgency to finish the work.
In the mid 1980s, however, the temporary brick wall is found to have become unstable and in danger of collapse which made the completion work more urgent. Originally, the nave is intended to be longer, in the traditional style of an English cathedral, but the changing needs of the diocese mean that the building is finally built with a foreshortened nave, the final west wall being located close to where the temporary structure had been. In 1991, the completed building, much smaller than the original plans envisaged, is consecrated.
The Organ
The first organ installed in this church was built by Abraham Jordan in 1718. It is rebuilt in 1807 by organbuilder James Davis. He adds 38 new pipes to extend the Swell to F and 16 pedals to the bass of the Great.
In 1841-2, Gray and Davidson enlarge the organ to 27 stops and 32 ranks with 3 couplers over 3 manuals and pedal. The instrument is rebuilt in 1883 by organbuilder Hunter who enlarges to 33 stops and 38 ranks with 5 couplers and 5 composition pedals. Again in 1920, organbuilder Ivimey rebuils and enlarges the instrument to 36 stops and 41 ranks with 7 couplers and 10 composition pedals. The detached console is located in the nave aisle.
At the even of World War II, the organ is put in storage in St Michael’s Church for safe keeping during the war, although this ultimately proved to be an insecure location. When St. Michael's is hit by a German incendiary bomb, the instrument is almost entirely destroyed although, ironically, St Michael’s own organ remains largely intact. After the war, in 1947, it is decided to close the badly damaged St. Michael's church that it is decided to close the church rather than try to rebuild it. It will be demolished in 1960.
In 1947, J.W. Walker & Sons is charged to merge the remnants of the stored instrument with St. Michael's instrument. This latter one has been built by Walker in 1878 as a 2-manual instrument. It was enlarged by an unknown organbuilder in 1890 to a 3-manual instrument with 23 stops and 26 ranks with 6 couplers and 6 composition pedals. From 1937 to 1947, the organ is rebuilt and enlarged by Robert Spurden Rutt to 27 stops and 30 ranks with 12 couplers. The result a 61-note 3 manual and 30-note pedal electro-pneumatic action instrument with 37 stops, 38 ranks, 12 couplers, 12 combination pistons for the manuals and 4 combination toe pistons for the pedal.
The small but versatile 3-manual instrument serves St Thomas’s for many years. In 1974, Eustace and Alldridge, of Exeter, execute a limited rebuild of the insntrument. A new console is installed by Positive Organ Co. while the old one is preserved for rebuilding in the nave when finance permits. The instrument is enlarged to 42 stops and 40 ranks with 16 couplers, 6 combination pistons for each division and 6 general combinations. The pedal compass is enlarged to 32 notes.
In 1991, it became clear that the hybrid instrument was not up to the demands made since the completion of the Cathedral and solutions are investigated which might bring together the needs of an active choral tradition, as well as preserving the historic Abraham Jordan case which was built for this church in 1718. In the quest for an existing instrument which might form the centre of a new scheme, only two visits are made: the first to St Andrew’s church in Cambridge, whose instrument now graces Chelmsford Cathedral; the second to Holy Trinity church in Bolton.
The Holy Trinity church's instrument has quite an interesting history. Originally, the sizeable three-manual instrument was built, in 1861, by John Nicholson for Manchester Cathedral. The instrument was notable for its specification and action for, in both these and other respects, it was breaking new ground. The two Great Mixtures (quints only) with separate Tierce and Larigot are unusual for the period (and unique amongst his own work) and the provision of an "en chamade" Ophicleide was quite a spectacular departure from the common practice. The installation cost £900.
In 1874, the instrument is transferred to Holy Trinity Church by Jardine, of Manchester. In 1905, the same organbuilder rebuilds the instrument with a new mechanical action. The Great Tierce and Larigot are replaced by an Harmonic Flute while the Swell Hautboy is replaced by an Oboe, and the Choir 4' Gamba is replaced by a Celeste 8' and the Clarinet for a Krummhorn. Between 1957 and 1960, the instrument is overhauled by Rushworth and Dreaper, of Liverpool. When completed, the instrument has 43 stops and 48 ranks with 6 couplers and 8 composition pedals.
In 1994, organbuilder Nicholson, of Malvern, is charged to transfer the Nicholson organ from Holy Trinity into the cathedral. All the existing pipework from Bolton has been included in the instrument and a number of stops, which were removed in 1874 and 1905 have been replaced. The Tierce and Larigot on the Great and the Gamba Octave on the Choir are new pipework, using metal from some of the redundant Portsmouth pipework and have been voiced and scaled as closely as possible to the style and fashion of the 1860s. In addition, the two 32’ stops on the pedal are adapted from former Portsmouth ranks (Open Wood 16’ and Bombarde 16’) as well as the two 4’ pedal ranks and the Bass Flute. The instrument has modern mechanical key action and soundboards plus the optional electrical assistance for coupling. It uses an electric stop action and a 16-channel combination system. The new " en fenêtre" console is located within the 1718 Jordan case which was in a very poor condition. It had lost its sides and original plinth, as well as coated in a thick black lacquer by the Victorians. In the process of restoration of the organ case, small quantities of gold leaf now highlight some of the carved detail. The results are quite spectacular and many people commented on details which they never knew existed before.
The inaugural recital is given by Dame Gillian Weir.
In 1998, organbuilder Nicholson adds a 16' Double Trumpet in the Swell division.
The Nave Division
Between 1994 and 1996, plans are conceived for a new independent two manual nave organ. However, it is soon realised that the costs for this would be unnecessarily prohibitive and in any case, there is not room for second organ of this nature. In 1996, plans are made with Nicholsons for a new division to be built, facing into the nave with the west stops playable from the existing console. The new pipework to be installed behind a new case of imaginative and contemporary design. The primary role for this new division is to support congregational singing. Many of the services held in the nave are done so by the Cathedral on behalf of the bishop and for the diocese. Major cathedral services at Easter and Christmas entail the use of the entire Cathedral, and thus, singing a hymn in the nave could be a highly unsatisfactory experience. In planning and voicing the instrument, the organ advisors and builders always held this core task in mind. The organ has already proved its worth in this regard at a number of major diocesan occasions.
The building takes places in 2001-2002. The Nave division is designed and voiced to become partner of the gallery instrument and so, the West Great blends superbly with the Swell and with the Pedal division. Integral to the project is the design of the case itself. Didier Grassin is asked to submit a proposal. The new case comprises a set of doors, which can be opened and closed, and which will hide the majority of the pedal pipework. The doors are shut during Advent in Lent, when the cathedral itself is also stripped of colour and embellishment, and when the nave is used for secular functions. The artwork design on the doors is the work of Patrick Caulfield.
The organ is in the middle of the design – enfolded by a circle. The case features a fish (or Ickthus) motif on the front of the closed case. The four fish – two on the left and two on the right - are Christian symbols. The left side depicts night with the stylised depiction of a lighthouse shining on the sea. Here, there is a particular and universal reference. The particular reference is to the motto of the City of Portsmouth "Heaven’s Light our Guide". The universal reference is to God in the mandala (or lozenge) shape at the top of the lighthouse. This shape is used in Orthodox iconography to encompass Christ in Glory. The universal in the particular can also be described theologically as Incarnation. The right side depicts day with the sun and a depiction of the hull of a fishing vessel. The Portsmouth fishing fleet uses the identification P. It is also a play on the Christian monogram - Chi-Rho – the first two letters of Christ in Greek.
Underneath the organ is the Peter Ball's Christus figure. Byzantine iconography of the cross often depicts the sun and the moon above the cross, to either side. This symbolizes the passage of time around the cross, or the cross at the centre of time. The central circle interconnects with references to two other circles above and below. Interconnecting circles have also been used as an illustration of the Holy Trinity.
The nave division is playable from the main console on the Great manual but action is in place for a 2-manual mobile console.
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I. Choir-Solo (expressif / enclosed) |
|
II. Great |
| Stopped Diapason | 8' |
|
Bourdon | 16' |
| Clarabella | 4' |
|
Large Open Diapason | 8' |
| Dulciana | 8' |
|
Small Open Diapason | 8' |
| Viol di Gamba | 8' |
|
Stopped Diapason | 8' |
| Voix céleste | 8' |
|
Gamba | 8' |
| Gamba Octave | 4' |
|
Principal | 4' |
| Stopped Flute | 4' |
|
Stopped Flute | 4' |
| Piccolo | 2' |
|
Harmonic Flute | 4' |
| Clarinet | 8' |
|
Twelfth | 2 2/3' |
| 1Ophicleide | 8' |
|
Fifteenth | 2' |
| 1Flute | 4' |
|
Tierce | 1 3/5' |
| Tremulant |
|
|
Larigot | 1 1/3' |
|
|
|
Full Mixture 1 1/3' | III |
|
|
|
Mixture 2/3' | II |
|
|
|
Trumpet | 8' |
|
|
|
Clarion | 4' |
|
|
|
Tremulant |
|
II. Great (West) |
|
III. Swell (expressif / enclosed) |
| Open Diapason | 8' |
|
Bourdon | 16' |
| Stopped Diapason | 8' |
|
Open Diapason | 8' |
| Principal | 4' |
|
Stopped Diapason | 8' |
| Stopped Flute | 4' |
|
Gamba | 8' |
| Fifteenth | 2' |
|
Celeste | 8' |
| Mixture 2' | IV |
|
Gemshorn | 4' |
| Trumpet | 8' |
|
Flute | 4' |
| Clarion | 4' |
|
Fifteenth | 2' |
|
|
|
2Sesquialtera | III |
|
|
|
Double Trumpet | 16' |
|
|
|
Cornopean | 8' |
|
|
|
Oboe | 8' |
|
|
|
Clarion | 4' |
|
|
|
Tremulant |
|
Pedal |
| Subbass | 32' |
| Open Wood | 16' |
| Violone | 16' |
| Bourdon | 16' |
| Principal | 8' |
| Bass Flute | 8' |
| Fifteenth | 4' |
| Flute | 4' |
| Bombarde | 32' |
| Trombone | 16' |
- Légende / Legend
| 1 |
|
non expressif / unenclosed |
| 2 |
|
1 3/5' + 1 1/3' + 1' |
- Autres caractéristiques / Other details:
-
- Étendue des claviers / Manual compass: 61 notes (C-c4)
- Étendue du pédalier / Pedal compass: 32 notes (C-g1)
- Accouplements / Couplers:
- SW/GT, CH/GT, SW/CH
- CH/PED, GT/PED, SW/PED
- Système de combinaisons / Combination system:
- 16 canaux pour les généraux et les partiels / 16 memory channels for General and Divisionals
- partiels / divisionals: SW 8, GT 8, CH 8, PED 8
- généraux / generals: 8
- Diapason : A=440
- Pédale d'expression / Expression pedal: SW, CH
- Cymbelstern : 6 cloches / bells
- Pression du vent / Wind pressure: 3 1/2"
Enregistrements / Recordings:
- Guild GMCD 7271 (2004) Portsmouth Remembers (David Price)
- Herald HAVP 265 (2001) Transcriptions of orchestral music: Charpentier, Handel, Elgar, Delius, Vaughan Williams, Barber, Walter, Fauré, Sibelius (David Price)
- Priory PRCD 561 (1995) Cathedral Kaleidoscope: Bonnet, Lemare, Buxtehude, Andriessen, Bach, Alain, Karg-Elert (Andrew Lucas)
Références / References:
- Tatton-Brown, Tim The English Cathedral, London, New Holland, 2002, ISBN 1-84330-120-2
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