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La cathédrale de Southwark ou la cathédrale et église collégiale St Saviour et St Mary Overie s'élève sur la rive sud de la Tamise près du pont de Londres. Elle est l'église-mère du diocèse anglican de Southwark. Depuis plus de mille ans, l'endroit est un endroit de culte chrétien mais une cathédrale seulement depuis 1905.
Avant de servir au culte, l'endroit était occupé par une villa romaine; en 1977, un puits contenant une statue paienne datant probablement du IVe siècle est découvert sous le choeur. Comme c'est le cas pour plusieurs vieilles églises de Londres, personne ne connaît la date exacte de la fondation. Une légende locale raconte qu'un couvent existait sur le site en 606 et que saint Swithun, évêque de Winchester (852-867), y érigea, au milieu du IXe siècle, un collège pour les prêtres. Le livre Domesday, contenant le recensement méticuleux exécuté par les Normans en 1066 pour connaître exactement ce qu'ils possédaient en conquérant l'Angleterre, rapporte qu'un monastère existait sur l'emplacement durant le règne d'Edward le Confesseur (1042-1066). Après la conquête normande, le contrôle de l'église fut confié à l'évêque Odo de Bayeux, le demi-frère de Guillaume le Conquérant puis après, à William de Warenne, comte de Surrey.
En 1106, sous le règne d'Henry I, une nouvelle église est construite par les chevaliers William Pont de l'Arche et William Dauncey. Elle est dédiée à St Mary Overie, signifiant « au-delà de la rivière », et est confiée aux chanoines réguliers de Saint-Augustin. De cet édifice, de la maçonnerie normande est encore visible. Cette église devient immédiatement importante, car l'évêque de Winchester réside dans un palais situé tout près.
En 1212, l'église originale normande est presque entièrement détruite par le feu. Les travaux de reconstruction du choeur et de l'arrière-choeur débutent vers 1215 grâce à des fonds fournis par l'évêque Peter des Roches (1204-1238) alors que les architectes s'inspirent du gothique français. Le section orientale est prête pour la consécration par l'évêque en 1260 faisant de cette section le plus ancien édifice gothique de la ville. En 1273, le choeur, le sanctuaire, les allées, l'arrière-choeur, la partie inférieure de la tour ainsi que les travées occidentales de la nef sont terminés. Survient ensuite un délai de dix ans, probablement dû à un manque de fonds.
Au cours des années 1390, un second incendie survient et endommage considérablement l'édifice. Vers 1240, l'évêque de Winchester, Henry Beaufort, qui deviendra plus tard un cardinal, aide à la reconstruction de transept sud et le parachèvement de la tour par Thomas Berty. La partir inférieure ayant été construite par Henry Yveley.
En 1468, le toit de la nef s'effondre et la voûte est reconstruite en bois. En 1520, l'évêque Richard Fox fait construire de retable de l'autel par Thomas Berty. Ce retable divise, encore aujourd'hui, le choeur de l'arrière-choeur.
En 1539, lors de la Dissolution des monastères, le dernier prieur, Bartholomew Linsted, rend les édifice au roi Henry VIII et l'église collégiale, en compagnie de la chapelle paroissiale St Mary Magdalene qui est construite tout près ainsi que l'église avoisinate de St Margaret, sont fusionnées en une seule paroisse sous le vocable de St Saviour. Peu de temps après, l'église St Margaret est détruite mais celle de St Mary Magdalene sera utilisée jusqu'en 1822. En 1555, l'arrière-choeur est désaffecté et laissé à l'abandon. Pendant un certain temps, il est loué pour y loger une boulangerie et le boulanger élève des porcs dans l'église. Les autres édifices monastiques sont donnés à Sir Anthony Browne, le maître écuyer du roi, qui se construit une résidence au nord-est de l'église. Les autres édifices sont utilisés par une manufacture de potterie de faïence ainsi qu'une manufacture d'amidon.
Las de payer à la couronne un loyer pour l'église, les paroissiens s'unissent et achètent l'église en 1614 au roi James Ier. L'évêque Lancelor Andrewes restaure la section orientale en 1624. Au cours de la guerre civile, le palais de Winchester est transformé en prison puis laissé à l'abandon.
En 1815, non seulement l'église est dans un état pitoyable mais elle est sérieusement menacée par la reconstruction du vieux pont de Londres dont certaines parties remontent à l'époque médiévale. La nouvelle voie d'approche pour la pont se situe à quelque 60 pieds de l'éextrémité orientale de l'église et 15 pieds au-dessus du niveau du terrain autour de l'église. Après un premier vote qui visait à la destruction complète de l'édifice, un lobby pro-restauration renverse la vapeur grâce aux interventions de l'architecte George Gwilt et la section orientale du choeur, les allées et l'arrière-choeur sont reataurés. Toutefois, les chapelles sont démolies. La nef est dans un état lamentable et, le 31 août 1831, pour des raisons de sécurité, le toit est enlevé laissant l'intérieur totalement soumis aux intempéries pendant sept ans. Le sort de la nef en est jeté le 1er juin 1836 lors qu'il est décidé de construire une nouvelle nef. En 1838, une nef de fortune est construite qui durera pendant 50 ans. Dans les années 1860, la compagnie de chemins de fer London, Dover & Chatham construit un visduct qui domine, encore aujourd'hui, l'édifice. Vers le milieu du XIXe siècle, l'édifice est si délabré que l'on pense à le démolir.
En 1877, alors que la cathédrale de Winchester ne peut répondre aux faibles conditions de vie et de travail du quartier South London, Southwark est transféré au diocèse de Rochester. Toutefois, le nouvel évêque de Rochester, Anthony Thorold, commence à recueillir des fonds afin d'établir un diocèse dans la partie sud de Londres ayant Southwark comme centre
La plus grande transformation de l'église survient en 1890. La tour et le transept oriental sont restaurés alors qu'une nouvelle nef est construite pour s'agencer au transept oriental qui date du XIIIe siècle. Cette nef est conçue par Arthur Bloomfield, l'un des plus renommés concepteurs d'édifices gothiques victoriens, qui décide de maintenir le style élancé du gothique français. La construction débute le 24 juillet 1890 et se poursuit jusqu'au 16 février 1897. La nouvelle nef, inaugurée par le Prince de Galles, s'harmonise parfaitement par le reste de l'édifice et plusieurs visiteurs pensent qu'elle date de l'époque médiévale. La nef restaurée contient des verrières executées par E. W. Kemp mais celles, du côté sud, ont été détruite par une bombe en 1940.
Le choeur est un très bel exemple du style primitif anglais avec cinq travées. Les piliers, alternant entre la forme ronde et octogonale, s'attachent aux triples fûts de la voûte. Le triforium comprend une rangée d'arcs pointus, aussi attachés aux fûts de la voûte, pendant que la claire-voie comprend des arcs triples. La chaire, les stalles et le trône de l'évêque datent tous du XIXe et XXe siècles. Le maître-autel possède des accessoires conçus par Sir Ninian Comper alors que le retable représente un Christ ressuscité. Le sanctuaire est séparé de l'arrière-choeur par le magnifique retable installé par l'évêque Fox. Terminé en 1520, il contient des statues datant de l'époque victorienne remplaçant celles détruites au cours du XVIIe siècle. La partie inférieure du retable a été doré et reprint par Comper en 1930 et, en 1949, il conçoit la verrière au-dessus du retable et représentant un Dieu dans toute sa gloire. L'arrière-choeur est considéré, avec ses qualités spatiales, par plusieurs comme étant l'une des plus belles parties de la cathédrale. Il est difficile d'imaginer qu'il fut, pendant un certain temps, une porcherie. La conception est de style primitif anglais du XIIIe siècle quoique les nervures sur les murs occidentaux datent des siècles suivants. Les quatre chapelles sont séparées par des écrans conçus par Sir Ninian Comper. Il a aussi conçu l'ameublement de ces chapelles.
Les trésors de la cathédrale incluent une table de communion datant de l'époque de Jacques Ier ainsi que l'une des plus anciennes effigies en Angleterre, un chevalier, datant du dernier quart du XIIIe siècle.
L'église a été élevée au rang de pro-cathédrale pour la région sud de Londres en 1897 et, en tant que cathédrale, en 1905 lors de la création du diocèse anglican de Southwark avec comme premier évêque, Edward Talbot, l'ancien évêque de Rochester.
L'orgue
Comme il existait un orgue dans la petite église St Margaret au moins depuis 1455 alors qu'un nouvel instrument a été acheté, il est pensable qu'il en existait aussi un dans l'église St Mary Overie et ce, à une date bien antérieure. La première référence sur ce fait date de 1552 alors que les commissaires du roi Edward VI raportent que de l'argent a été versé à monsieur Howe pour démonter l'orgue. Un inventaire, réalisé quelque temps plus tard, démontre qu'il existait "deux paires d'orgues" dans l'église. Selon toute probabilité, ces instruments ont été vendus.
En 1705, un nouvel orgue est construit et installé par Abraham Jordan l'aîné (c1666-1715/6) qui fut responsable pour l'entretien de l'instrument jusqu'à sa mort; son fils, Abraham Jordon (c1694-1756) prendra la relève. Le 26 juillet 1705, Bartholomew Isaack est nommé organiste, un poste qu'il occupera jusqu'à sa mort en 1750. Les tuyaux de façade sont dorés en 1706.
Le 19 juin 1764, le conseil paroissial authorise des réparations à l'orgue et l'ajout d'un certain nombre de jeux. Les travaux sont exécutés par John Byfield. Lorsque les travaux sont terminés, l'instrument possède 25 jeux répartis sur trois claviers manuels (54 notes pour le Great et le Choir, 37 notes pour la Swell). Vers 1800, Hugh Russell ajoute un jeu de Double Dispason qui se compose d'un octave de tuyaux de bois devant être joués par des pédales. Russell continue d'assurer l'entretien de l'orgue jusqu'en 1816 au moment où il est remplacé par James Davis qui, l'année suivante, recevra la somme de 380£ pour exécuter des réparations et procéder à des ajouts. Les additions consistent à installer des octaves longues aux claviers du Great et du Choir et d'extensionner les trois claviers manuels jusqu'au FA alors que le Swell est extensionné vers le grave jusqu'au deuxième DO. Il ajoute un nouveau pédalier d'une étendue d'un octave et demie ainsi que trois accouplements. Après Davis, survient James Chapman Bishop qui ajoute un jeu de Stopped Flute et un Clarion à la division du Great, change le Cornet du Great pour une Clarabella et la Vox humana du Choir pour une Cremona, ajoute une nouvelle tuyauterie pour les jeux de Twelfth et Fifteenth du Great et enfin, ajoute un accouplement octave pour le pédalier.
Jusqu'alors, l'orgue était installé sur une tribune qui divisait la nef en deux parties. Comme le dos de l'orgue était fermé jusqu'au toit, ces deux sections de la nef étaient complètement séparées l'une de l'autre à l'exception d'une porte sise sous l'orgue. Le buffet de chêne était très élevé avec une façade composée de tuyaux dorée de 16 pieds. La tour centrale était couronnée par une statue du roi David avec sa harpe alors que les tours latérales possédaient des grands anges jouant de la trompette. De ce magnifique buffet, seules ces trois statues subsistent.
En 1840, au moment où l'ancienne nef est remplacée, l'orgue est démonté puis remonté, l'année suivante, à l'extrémité occidentale de la novelle nef par John Chapman Bishop. L'ancien buffet est remplacé par un autre de conception et de taille inférieures. L'instrument révisé contient alors 28 jeux répartis sur trois claviers manuels et pédalier.
Cet instrument est démonté en 1890 puis morcelé. Le nouveau, qui le remplacera à la fin de la restauration en 1897, est un don de madame Courage en mémoire de son mari, Robert Courage et est construit par Thomas C. Lewis & Co., de Brixton. L'instrument est installé dans une chambre sise à l'angle formé à la fonction du transept sud et l'allée sud du choeur, emplacement jadis utilisé par l'ancienne chapelle St Mary Magdalene. Sir Arthur Bloomfield, l'architecte de la restauration, conçoit un buffet efficace pour la façade du transept mais aucun buffet pour la portion donnant sur l'allée du choeur. La console, originalement placée à 12 pieds des façades de l'allée, sous le premier arc du choeur, plaçait l'organiste face à la chorale. Cet emplacement s'avera non pratique et, plus tard, la console est déménagée derrière les stalles alors que l'organiste est assis ayant la chorale dans son dos. L'instrument possède 58 jeux répartir sur quatre claviers manuels de 61 notes et un pédalier de 30 notes.
E. T. Cook, l'organiste ayant servi le plus longtemps, jouait quotidiennement à la radio de la BBC durant les années 1920 et 1930. Le facteur Henry Willis & Sons installe une nouvelle console, abaisse le diapason, ajoute le jeu de Viola 4' à la pédale puis modifie l'harmonisation en 1952.
Une restauration complète, en deux phases, est entreprise par la firme Harrison & Harrison : la console Willis et le système électrique en 1986 puis le travail principal en 1991. Un nouveau système électronique est installé et les pédales d'expression de Willis pour les divisions du Swell et du Solo sont remplacées par des pédales balancées. En 1991, la tuyauterie du jeu Flauto Traverso 4' du Choir installée par Willis est remplacée par une tuyauterie Lewis. Certains tuyaux ont été allongés et les pressions de vent originales ont été remises en place de façon à permettre à la tuyauterie de retrouver sa sonorité originale.
L'instrument est placé dans une chambre à l'angle où le transept sud rejoint l'allée sud du choeur. Les divisions Great et Solo font face au transept dans un buffet conçu par Sir Arthur Bloomfield tandis que les divisions du Swell et de la pédale parlent dans l'allée. La division Choir, originalement placée dans la chambre principale, a été déménagée au nord des stalles du choeur en 1952 comme ce fut le cas pour la console qui, originalement, était placée dans l'allée sud.
Southwark Cathedral or The Cathedral and Collegiate Church of St Saviour and St Mary Overie lies on the south bank of the River Thames close to London Bridge. It is the mother church of the Anglican Diocese of Southwark. It has been a place of Christian worship for over a thousand years, but a cathedral only since 1905.
A Roman villa is believed to have occupied the site prior to that; in 1977 a well is discovered beneath the choir, which contained a pagan statue believed to have been put there in the 4th century. Like many of London's older churches, nobody is sure just when it was founded. Local legend says that a convent was founded on the site in 606 and that St. Swithun, Bishop of Winchester (852-867), set up a college of priests here sometimes in the middle of the 9th century. The Domesday Book, a meticulous census done by the Normans in 1066, to see just how much they got when they conquered England, records that a monastery existed on the spot, during the time of Edward the Confessor (1042-1066). After the Norman Conquest, control of the church passed under the control of Bishop Odo of Bayeux, William the Conqueror's half-brother and then under William de Warenne, Earl of Surrey.
In 1106, under Henry I's reign, a new church is built by the knights William Pont de l'Arche and William Dauncey. The church is St Mary Overie, meaning "over the river", and served by Regular Canons of St Augustine. From that building, Norman stonework can still be seen. The church immediately becomes important due to its relation with the Bishop of Winchester, who lived in a palace only a short walk away.
In 1212, the original Norman church is almost completely destroyed in a fire. Work rebuilding the choir and retro-choir begins around 1215 with reconstruction funds provided by Bishop Peter des Roches (1204-1238) while the architects took their inspiration from the French Gothic. The eastern portion is ready for the consecration of a bishop in 1260 making it the oldest Gothic building in the city. By 1273, the choir, sanctuary, aisles, retro-choir, lower tower and western bays of the nave are completed. There is then a ten year delay in the rebuilding process, presumably due to a lack of funds.
In the 1390's, disaster strikes once more when a second fire causes serious damage to the building. Around 1420, the then Bishop of Winchester, Henry Beaufort, later to become Cardinal, assists with the rebuilding of the south transept and the completion of the tower by Thomas Berty. The first stages of the tower were built by Henry Yveley.
In 1468, the nave roof collapses and the vault is rebuilt in wood. In 1520, Bishop Richard Fox has the magnificent ornate altar screen built by Thomas Berty and which still separates the choir from the retro-choir.
In 1539, during the Dissolution of the Monasteries, the last prior, Bartholomew Linsted, surrenders the buildings to Henry VIII and the collegiate church, together with the Parochial Chapel of St Mary Magdalene that nestled in its shadow, and the neighbouring Church of St Margaret, are united into a single parish under the title of St Saviour. St Margaret's is soon destroyed, but St Mary Magdalene lasted until 1822. In 1555, the retro-choir is left to fall into disrepair. For a while it is rented out as a bakery and the baker kept pigs in the church. The other monastic buildings are given to Sir Anthony Browne, the King's Master of Horse who builds himself a mansion to the north east of the church. Other buildings are used as a Delft pottery and for the manufacture of starch.
Tired of paying rent for the church to the Crown, the parishioners band together and buy the church from James I in 1614. Bishop Lancelor Andrewes restores the eastern arm in 1624. During the Civil War, neighbouring Winchester Palace is converted into a prison and left to fall into disrepair.
In 1815, not only is the church in bad repair but it is seriously threatened by the reconstruction of the Old London Bridge, much of which dated back to medieval times. The new approach road to the bridge is within 60 feet of the east end of the church and 15 feet above the churchyard level. After an initial vote to demolish the building completely, the pro-restoration lobby wins the day and, thanks to architect George Gwilt's energies, the eastern portion of the choir, aisles and retro-choir are restored. However, chapels are both demolished. The nave is also in a poor condition and, on August 31st, 1831, the roof is removed for safety reasons and it remains open to the elements for seven years. The fate of the nave was sealed on June 1st, 1836 when it is decided to build of a new nave. In 1838, a makeshift nave is constructed will last 50 years. In the 1860s, the London, Dover and Chatham Railway Company constructed the viaduct that still dominates the cathedral today. By mid-19th century, the building is in such a diabolical state that many feel it should be pulled down.
In 1877, as the cathedral church at Winchester could not respond to the poor living and working conditions of South London, Southwark becomes part of Rochester diocese, but Anthony Thorold, the new bishop of Rochester, sets about raising money for a new South London diocese to be based at Southwark.
The church's most major remodel came in 1890. The tower and the eastern arm are restored while a new nave, to fit in with the 13th-century eastern arm, is designed by Arthur Bloomfield, one of England's most successful Victorian Gothic building designer, who decided to preserve the soaring French Gothic style. Construction begins on from July 24th, 1890 and lasts until February 16th, 1897. The new nave, inaugurated by the Prince of Wales, is in such perfect harmony with the rest of the building that many visitors assume it's medieval. The restored nave contained a set of windows by E. W. Kemp but those on the southern side were destroyed by a bomb in 1940.
The Choir is a fine example of Early English work. There are five bays and the piers, alternately circular and octagonal, attach to triple vaulting shafts. In the triforium is a range of pointed arches, also attached to slender shafts, while the clerestory has triple arcading. The pulpit, stalls and bishop's throne all date from the 19th and 20th centuries. The High Altar in the sanctuary has furnishings designed by Sir Ninian Comper, and a reredos depicting the Risen Christ. The sanctuary is divided from the Retro-Choir by Bishop Fox's magnificent altar screen. It was completed in 1520 and is decorated with Victorian figures replacing those destroyed in the 17th century. The lower part of the screen was gilded and repainted by Comper in 1930, and in 1949 he designed the stained glass window above the screen, showing the Lord in Glory. The Retro-Choir is thought by many to be the loveliest part of the Cathedral, with superb spatial qualities. It is hard to imagine that it was once used as a pig sty! The design is 13th century Early English, though the blind tracery on the west walls dates from the following century. The four chapels are divided by screens designed by Sir Ninian Comper. He also designed the chapels' furnishings.
The cathedral's treasure also includes a Jacobean communion table and one of the earliest wooden effigies in England, a figure of a knight dating from the last quarter of the 13th century.
The church is designated as a pro-cathedral for South London in 1897 and as cathedral in 1905 when the Church of England Diocese of Southwark is created with Edward Talbot, the Bishop of Rochester, enthroned as the first Bishop of Southwark.
The Organ
Since there was an organ in the smaller church of St Margaret at least as far back as 1455, when a new instrument is purchased, it is safe to assume that one was in use in St Mary Overie at a much earlier date. The first reference to such a situation is in 1552, when the Commissioners of Edward VI report that money has been paid to Mr. Howe for taking down the organ. An inventory made shortly afterwards says that there are "two pairs of good organs" in the church. These instruments were in all probability sold.
In 1705, a new organ is built and installed by Abraham Jordan the elder (c1666-1715/6) who cared for the instrument until his death; his son, Abraham Jordon, junior (c1694-1756), will succeed him. On July 26th, 1705, Bartholomew Isaack is appointed as organist, a position he will hold the position till his death in 1750. The front pipes are gilded in 1706.
On June 19th, 1764, the Vestry orders that the organ be throughly repaired, and that a number of stops be added. The work is carried out by John Byfield. When completed, the instrument has 25 stops over three manuals (54-note Great and Choir, and 37-note Swell). Around 1800, Hugh Russell adds another Double Diapason consisting of an octave of wood pipes to be played by pedals. Russell remains in charge of the organ until 1816, when he was succeeded by James Davis, who in the following year is paid 380£ for additions and repairs. The additions included making the Great and Choir manuals "long octaves", and carrying all three manuals up to F, the extension of the Swell downwards to tenor C, a new pedalboard of one and half octaves, and three couplers. After Davis comes James Chapman Bishop who adds a Stopped Flute and a Clarion to the Great, changes the Great Cornet for a Clarabella and the Choir Vox humana for a Cremona, puts new pipes to the Great Twelfth and Fifteenth and inserts an octave coupler to the pedals.
Up to then, the organ has stood in a gallery that divided the nave into two parts. Since the back of the organ was boarded in, right up to the roof, these two portions of the nave were completely separated from each other except for the doorway beneath the organ. The oak case was extremely lofty, for it had a 16-foot fromt of gilded pipes. Above the central tower was a figure of King David with his harp and, above the side towers, were large angels holding trumpets. These three figures are now all that remains of the magnificent case.
In 1840, the ancient nave is replaced requiring the organ to be taken down and re-erected at the west end of the new nave in the following year by James Chapman Bishop. The fine old case is discarded in favour of one of inferior design and size. The revised instrument now has 28 stops over three manuals and pedal.
The instrument is taken down in 1890 and broken up. The new one that takes its place at the completion of the restoration, in 1897, is given by Mrs. Courage in memory of her husband, Robert Courage, and is built by Thomas C. Lewis & Co., of Brixton. The instrument is installed in a chamber in the angle formed by the junction of the south transept and the south choir aisle, which was actually part of the site of the old Chapel of St Mary Magdalene. Sir Arthur Bloomfield, the architect of the restoration, designed an effective case for the transept front but there is no case for the two "fronts" towards the choir aisle. The console, originally placed about 12 feet from the aisle fronts, under the first arch of the choir, was arranged for the organist to face the choir. This position was found to be unsatisfactory and, subsequently, the console is moved immediately behind the stalls with the organist sitting with his back to the choir. The instrument has 58 stops over four 61-note manuals and a 30-note pedalboard.
Its longest serving organist, E. T. Cook, used to broadcast daily on BBC radio during the 1920s and 1930s. Henry Willis & Sons provides a new console, lowered the pitch, adds 4' Viola in the pedal division and alters the voicing in 1952.
Comprehensive restoration is undertaken by Harrison & Harrison in two stages: the Willis console and electrical system in 1986 and the main work in 1991. A new solid state system is installed and replaces Willis infinite speed and graduation pedals for the Swell and the Solo divisions with new balanced ones. In 1991, the Choir 4' Flauto Traverso pipework installed by Willis in 1952 is replaced by a Lewis rank. Pipes have been lengthened and the original wind pressures re-installed, so as to allow the pipes to speak naturally at the new pitch.
The organ chamber is in the angle where the south transpet joings the south chancel aisle. The Great and Solo organs face west into the transept, with a case designe by Sit Arthur Bloomfield; the Pedal and Swell organs speak into the aisle. The Choir organ, originally in the main chamber, was relocated north of the choir stalls in 1952, as was the console, which formerly stood in the south aisle.
I. Choir |
II. Great |
|||
|---|---|---|---|---|
| Lieblich Gedackt | 16' | Contra Viole (ext) | 16' | |
| Geigen Principal | 8' | Bourdon (ext) | 16' | |
| Salicional | 8' | Open Diapason # 1 | 8' | |
| Dulciana | 8' | Open Diapason # 2 | 8' | |
| Lieblich Gedackt | 8' | Stopped Diapason | 8' | |
| Salicet | 4' | Flûte harmonique (ext) | 8' | |
| Flauto Traverso | 4' | Octave | 4' | |
| Lieblich Gedackt | 4' | Flûte harmonique | 4' | |
| Lieblich Gedackt | 2' | Octave Quint | 2 2/3' | |
| Mixture 2' | III | Super Octave | 2' | |
| Cornet 8' | III-V | |||
| Mixture 1 1/3' | IV | |||
| Trumpet | 8' | |||
III. Swell |
IV. Solo |
|||
|---|---|---|---|---|
| Lieblich Bourdon | 16' | Vox Angelica | 8' | |
| Open Diapason | 8' | Unda Maris (TC) | 8' | |
| Viole de Gambe | 8' | Flûte harmonique | 8' | |
| Voix Célestes (TC) | 8' | Flûte harmonique | 4' | |
| Rohr Flöte | 8' | Trombone | 16' | |
| Geigen Principal | 4' | Cor anglais (TC) | 16' | |
| Rohr Flöte | 4' | Orchestral Oboe | 8' | |
| Flautino | 2' | Clarinet | 8' | |
| Mixture 1 1/3' (19) | IV | Tremulant | 8' | |
| Contra Fagotto | 16' | Tuba Magna | 8' | |
| Horn | 8' | Trompette harmonique | 8' | |
| Oboe | 8' | |||
| Voix humaine | 8' | |||
| Clarion | 4' | |||
| Tremblant | ||||
Pedal |
|
|---|---|
| Great Bass (ext) | 32' |
| Major Violin (ext) | 32' |
| Open Bass | 16' |
| Violin | 16' |
| Dulciana Bass | 16' |
| Sub Bass | 16' |
| Violoncello (ext) | 8' |
| Flute (ext) | 8' |
| Viola (ext) | 4' |
| Octave Flute (ext) | 4' |
| Contra Posaune (ext) | 32' |
| Bombarde | 16' |
| Posaune | 16' |
| Trumpet (ext) | 8' |