Bulletin des Amis de l'orgue de Québec

No. 101 - Avril 2005


Éditorial

Chers Amis de l'orgue,

Avril ramène les beaux jours et les premiers festivals d'orgue dans notre région. En attendant les séries estivales, voici un printemps riche en musique d'orgue.

À la demande de quelques lecteurs, l'organiste Claude Girard, technicien, depuis 2003, chez Guilbault, Bellavance, Carignant, après l'avoir été chez Guilbault-Thérien (1987-2002), nous explique ce qu'est un orgue pneumatique tubulaire.

Comme toujours, un écho de nos dernières activités, quelques disques et quelques nouvelles brèves d'ici et d'ailleurs complètent ce bulletin.

Bonne lecture et à bientôt.

Irène Brisson
Coordinatrice.

Dans ce bulletin:


Échos de notre dernière activité

Le 6 février, un public attentif et enthousiaste a eu droit à une passionnante conférence de Simon Couture, historien et chargé de projets chez Casavant Frères. Les 125 ans de l'illustre compagnie, qui a construit quelques 3000 orgues, ont été remarquablement soulignés à travers une rétrospective minutieuse, richement illustrée de photographies et de documents d'archives. Faisant rssortir, décennie par décennie, l'évolution et les transformations de Casavant Frères, Simon Couture a eu l'heureuse idée de mettre l'accent sur les quelques 200 orgues Casavant de la grande région de Québec, allant de Rivière-du-Loup (1895, premier orgue Casavant de la région) à Charlevoix et Lotbinière, sans pour autant perdre de vue les autres instruments de la compagnie à travers le pays et les États-Unis.

Une foule de détails intéressants se sont greffés à cette rétrospective, comme l'arrivée, en 1903, d'Alphonse Gigout, frère cadet d'Eugène et excellent harmoniste ou la promotion, en France, des orgues Casavant par l'entremise de Joseph Bonnet revenant, en 1917, d'une tournée au Canada, sans oublier les hauts et les bas vécus par Casavant après la mort de ses fondateurs Samuel (1929) et Claver (1933): période des orgues unifiés pour faire face à la concurrence (1934), ouverture, en 1938, d'un département de meubles d'église et de bâtiments officiels (Cour suprême du Canada!), et la guerre, en attendant la prospérité des années 1950 et l'engouement pour l'orgue historique et la traction mécanique.

Un passionnant échange de questions a suivi cette conférence qui mériterait d'être publiée avec toutes ses illustrations.


L'orgue pneumatique-tubulaire


par Claude Girard

Jusqu'à ce jour, les facteurs d'orgues ont utilisé 3 modes de transmission pour le faire fonctionner: la traction mécanique, la traction pneumatique-tubulaire, et le traction électro-pneumatique. Depuis peu, une quatrième, par microprocesseur, a été mise au point en Europe et vise à imiter la précision de l'attaque de l'action mécanique à partir d'une action électrique. Au Québec, l'ingénieur Pierre Pelletier, de Varennes, a mis au point un système semblable très efficace et qui devrait être utilisé par quelques facteurs d'orgues québécois dans les prochaines années.

Le présent article va traiter de la traction pneumatique-tubulaire, la moins utilisée des trois, et qui a eu ses heures de gloire, chez Casavant, de 1900 à 1950. On l'employait généralement sur des instruments de taille réduite de 2 claviers (jusqu'à 20 jeux) et quelques fois sur des 3 claviers. Pour les instruments plus considérables avec un nombre de jeux allant au-delà de 75, on utilisait la traction électro-pneumatique (depuis 1915 environ).

Rappelons comment fonctionne un orgue à tuyaux: quand la soufflerie entre en marche, l'air se répand progressivement dans les réservoirs d'air, le distributeur, les boîtes de tirage et les sommiers. Ces différentes composantes sont interreliées par des porte-vent qui jouent un rôle d'intermédiaires (trais d'union). L'air se rend aussi dans la console qui sert à faire fonctionner les renverseurs et les généraux servant à actionner les registres du côté gauche et du côté droit (traction électro-pneumatique).

L'orgue pneumatique-tubulaire fonctionne exclusivement avec de l'air et toutes les fonctions de la console au buffet de l'orgue sont reliées par des tuyaux de plomb. Donc, ces tuyaux de plomb servent à faire le vidage d'air comprimé lors d'un tirage d'un jeu, de l'action d'une note, ou de l'utilisation du trémolo... En détails, quand on titre un jeu, on commande une fonction à la boîte de tirage et, de ce fait, l'air s'introduit dans le sommier à ventile où se trouvent les planches à soupapes (à puffs). Le jeu est prêt à jouer. Quand on enfonce une touche au clavier, on ouvre un trou à l'extrémité de la touche et le tube de plomb rempli d'air comprimé se vide et cause une répression, ce qui permet d'actionner le distributeur (action primaire) au bout du sommier et qui actionne la tuyauterie du jeu. Dans le sommer à ventile (type de sommier), il y a un canal (groove) qui est branché sur le distributeur et à l'intérieur de ce canal, il y a, continuellement, de l'air. À son tour, ce canal remplit les planches de soupapes placées sous la tuyauterie du jeu et quand on enfonce une touche au clavier, on actionne le distributeur qui fait vider l'air de la soupape. À ce moment, le puff s'écrase et l'air qui est dans le sommier monte dans le tuyau et celui-ci se met à jouer.

Le plus vieil orgue pneumatique-tubulaire, construit par Casavant, a été installé à l'église Saint-Mathieu, de Beloeil (2 claviers, 17 jeux/opus 87, 1898). À Québec, on retrouve ce type d'orgue à l'église Saint-Dominique (2 claviers, 17 jeux/opus 944, 1922), et à l'église Saint-Malo (3 claviers, 34 jeux/opus 439, 1911). Casavant a fabriqué un certain nombre d'orgues pneumatiques-tubulaires à 3 claviers mais la plupart one été, par la suite, électrifiés.

Une autre entreprise, concurrente de Casavant, s'est spécialisée uniquement dans la fabrication d'orgues pneumatiques-tubulaires. Fondée à Saint-Hyacinthe, en 1910, par deux anciens employés de la maison-mère, l'harmoniste Napoléon Daudelin et le monteur Ludger Madore, elle a été en activité pendant quelques 20 ans (de 1910 à 1930, jusqu'à la Grande Crise). La majorité des orgues construits par cette compagnie ont été installés au Québec mais également dans l'Ouest canadien. Plusieurs d'entre eux ont été reconstruits par Casavant. À Québec, on retrouve un orgue de cette firme à l'église Saint-Roch (orgue de choeur, 15 jeux/1917) et un à l'église Notre-Dame-de-la-Garde (7 jeux/1915). Fait à noter, Daudelin était le gendre de l'organiste Conrad Letendre, si bien que ce dernier fit, par obligation familiale, la promotion de cette compagnie au détriment de Casavant...

Sur le plan pratique, l'avènement de la traction pneumatique-tubulaire a permis d'éliminer la dureté de la traction mécanique, évidente sur des instruments anciens, surtout en Europe. Par contre, le point faible de ce perfectionnement de la mécanique se situe au niveau de la rapidité de l'action. Si l'enfoncement est plus facile aux claviers, l'éloignement de la console du buffet cause un certain délai au niveau de la réponse. L'autre désavantage est, qu'avec les années, les tuyaux de plomb finissent par s'écraser ou se fendiller, ce qui cause des cornements. Très souvent, les orgues, qui sont dotés de ce système, doivent être électrifiés à grands frais. Dans ce cas, on essaie de les entretenir jusqu'à la limite du possible.

Dans un prochain article, il sera question de l'orgue unifié, un principe que Casavant a utilisé, forcément pour des raisons économiques, suite à la Grande Crise de 1929 et de la Deuxième Guerre mondiale. Comme exemple, je présenterai l'orgue de l'église Saint-Denis-de-la-Bouteillerie, dans le Bas-Saint-Laurent, instrument qui fut installé, par Casavant, d'après les plans et devis de Charles Chapais, le père de Thomas qui se dévoua longtemps au sein des Amis de l'orgue et qui décéda en 2002.

L'auteur remercie Alain Boucher, anciennement chez Guilbault-Thérien, et Simon Couture, historien chez Casavant, pour leur précieuse collaboration.


Orgues de Paris

Saviez-vous que la ville de Paris possède 130 des quelques 250 orgues de tribune et de choeur qui se trouvent dans les églises de la capitale française et que 21 d'entre eux sont classés « Monuments historiques »? On se surprend à rêver...

Vingt-mille (20 000) heures de travail et un million d'euros plus tard, Paris d'apprête à inaugurer, en grande pompe, en l'église Saint-Louis-en-L'Île, son tout nouvel orgue, un instrument de 3 claviers d'est5hétique baroque nord-allemand, signé Bernard Aubertin. À cette occasion, l'Action artistique de la Ville de Paris réédite, en le mettant à jour, le magnifique ouvrage, épuisé depuis longtemps: Les orgues de Paris (1991). Une présentation ainsi qu'un bond e commande sont disponibles sur le très beau site consacré à l'orgue par Musica et Memoria:

http://www.musimem.com/orgue.html

On peut également s'informer directement auprès des éditeurs:

editions@aavp.com

Les propos savoureux de Bernard Aubertin, rapportés par le journal La Croix, (17 mars) sont reproduits ci-dessous:

Grandes orgues à Saint-Louis-en-l'Île

En franchissant le seuil de l'église parisienne, on découvre le minutieux travail de "réglage" des 3 500 tuyaux de son nouvel orgue.

Il y a quelques semaines, entre la campagne jurassienne et l’île Saint-Louis, à Paris, 3 500 tuyaux, trois claviers, un buffet et ses ornements ont fait, après démontage, un étrange voyage à bord de trois semi-remorques… Aujourd’hui, dans l’église Saint-Louis-en-l’Île, le fidèle, ou le simple visiteur, peut admirer le nouvel orgue, monté et définitivement installé. Son architecture monumentale, sa forêt de tuyaux et ses volutes de bois blond, polis par le clair-obscur qui règne dans l’édifice, attirent le regard. Avant de séduire l’oreille, mais d’ici quelque temps seulement, l’inauguration de l’instrument étant programmée pour la seconde quinzaine de juin. En attendant, son facteur, Bernard Aubertin, l’harmonise et l’accorde, entreprise d’envergure, à la mesure de celle de l’instrument.

Le projet d’un nouvel orgue pour Saint-Louis date du début des années 1980. « En 1983, l’Association des grandes orgues de Saint-Louis a été créée, sous l’impulsion de l’organiste titulaire de l’époque, Georges Guillard, raconte Robert Ranquet, son actuel président. Le musicien avait déclaré forfait devant l’orgue Mutin1, dans un état de délabrement tel qu’il devenait injouable ».

Soutenue par de nombreux paroissiens (dont Claude Pompidou, connue pour son amour et sa compétence en musique), l’idée de construire un orgue entièrement neuf fait son chemin, reprise et pilotée, à partir de 1997, par la Ville de Paris. «Pour occuper un “créneau” esthétique peu représenté dans la capitale, le choix s’est porté sur un instrument inspiré de la tradition baroque de l’Allemagne du Nord», ajoute Robert Ranquet. Le facteur est même pressenti, en la personne de l’Allemand Jürgen Ahrend, mais l’appel d’offres lancé en 1999 écarte sa proposition – pour vice de forme – et consacre, parmi 11 candidats, le Jurassien Bernard Aubertin.

Une créature qui donnera chair à tous les sons, les timbres et les couleurs

Avant sa migration vers la capitale, l’instrument est né du talent et de la technique de ce jeune facteur passionné, établi dans son prieuré-atelier de Courtefontaine, entre Dole et Besançon. « En m’inspirant de celui de Namburg, près de Weimar, un instrument donc Bach s’était déclaré fort satisfait, j’ai cherché à créer un orgue très polyphonique, avec des anches sombres et des couleurs variées. Je me suis attaché à une grande liberté dans la registration et au mélange harmonieux des jeux… en évitant les sons vinaigrés que je déteste! »

Le verbe haut et la moustache blonde, féru d’histoire et maniant avec gourmandise la métaphore gastronomique, Bernard Aubertin détaille tous les métiers nécessaires à l’élaboration d’une telle « machine » : le dessin d’art relayé par le dessin technique, la charpente, l’ébénisterie, la menuiserie et la marqueterie, le travail des métaux pour les tuyaux et celui du cuir pour les soufflets. Sans oublier un savoureux détail : « Les touches des claviers sont en os de bœuf, associant un diamètre important (l’animal est un mâle) à une précieuse finesse de texture (l’animal n’est pas tout à fait un mâle)… »

Quittant ses grosses chaussures de montagne, le grand organiste Michel Chapuis, venu en voisin, a joué le nouvel instrument dans l’atelier de son ami Bernard Aubertin. Un instant magique quand, sous les doigts et les pieds du musicien, modeste et magnifique en chaussettes de laine grise, les notes de Buxtehude et Bach s’élèvent, au milieu des copeaux de bois qui jonchent le sol. « Construire un orgue, c’est chercher à imiter la vie, donner naissance à une créature qui donnera chair à tous les sons, les timbres et les couleurs. L’orgue est un instrument démiurgique qui allie le prestige et le pouvoir, la musique et le culte, l’architecture et la mécanique de haute précision ».

Un concours d'organistes

Avis partagé par Jean-Louis Coignet, conseiller organier de la Ville de Paris qui espère que l’église Saint-Louis nommera comme titulaire de son nouvel instrument un musicien « amoureux du son de son orgue et, surtout, sans ego surdimensionné, travers fréquent parmi les organistes grisés par la toute-puissance de leur instrument ».

Un concours, régi par une procédure rigoureuse établie par le diocèse de Paris, avec le curé de la paroisse comme président du jury, désignera en mai l’heureux lauréat. Avant l’inauguration, en deux temps : une cérémonie religieuse puis une inauguration civile, sous la houlette de la Ville de Paris. « Nous avons déjà des projets de concerts pour le second semestre 2005, avec, notamment, notre participation au festival Bach Europa. Les organistes parisiens se pressent pour prendre date avec notre nouvel orgue! », se réjouit Robert Ranquet.

En attendant, si l’on passe par là, il ne faut pas hésiter à pousser les portes de Saint-Louis pour assister aux réglages d’harmonisation et d’accord effectués par Bernard Aubertin et son équipe. « Harmoniser, c’est faire la cuisine, trouver les saveurs et les alliances sonores. Accorder, c’est faire la vaisselle, pour déguster cette cuisine musicale dans des assiettes propres! », plaisante le facteur, jamais à cours d’images frappantes pour aider le profane à approcher les mystères de son art.

Emmanuelle Giuliani


1
Du nom du facteur Charles Mutin, successeur de Cavaillé-Coll.


Dans ses églises et temples, la Ville de Paris possède 130 orgues, orgues de tribune comme orgues de chœur, près de la moitié des 250 instruments de la capitale. 21 sont classés « Monuments historiques ». Une vaste palette stylistique, du XVIIe au XXe siècle, permet l’interprétation de répertoires divers, pour le culte comme pour le concert. Cependant, à l’exception de l’église des Blancs-Manteaux, la capitale manquait encore d’un orgue adapté au répertoire germanique baroque. « Mais l’esprit doit passer avant la lettre, affirme le facteur Bernard Aubertin, la recherche d’une authenticité absolue est illusoire comme la manie de la reconstitution. Notre perception du son a tellement changé en quelques siècles… »

Pour financer les vingt mille heures de travail nécessaires à la création de l’orgue de Saint-Louis, la Ville de Paris a dépensé un million d’euros. Elle espère avoir un rôle consultatif dans la désignation du nouvel organiste, même si ce choix est l’apanage de l’église.

Cette référence nous est communiquée par Hermel Bruneau.


Écouté pour vous

Friedrich Wilhelm Marpurg (1715-1795) : oeuvres pour orgue, par Maurice Mehl, alternées avec des chorals chantés en alternance par l'Ensemble vocal Jean Sourisse, de Paris.

    Découverte agréable que cet enregistrement très soigné de 21 chorals d'un admirateur de Bach et de Rameau dont il défendit passionnément les idées en Allemagne. Docte théoricien qui s'est aussi préoccupé de tempérament et d'histoire de l'orgue, Marpurg est un organiste dont le style suit de près les principes de mise en valeur des mélodies de chorals, avec un langage harmonique parfois audacieux, qui ouvre la voie aux préromantiques tels Rinck. En complément de programme, six variations (la dernière inachevée) plus conventionnelles sur la choral Vom Himmel hoch (celui que Bach traite en Variations canoniques) d'un collège de Marpurg et élève de Bach, Johann Philipp Kirnberger (1821-1783).

    Belle interprétation de l'organiste Maurice Mehl, disciple de Pierre Segond, sur le très bel orgue Rémy Mahler (2003) de l'église de Suippes, en Champagne, (2 claviers, pédalier, 34 jeux) inspiré des instruments baroques d'Allemagne méridionale. Sauf erreur, une première à l'orgue!

    Calliope CAL 9727

Musique pour deux orgues : oeuvres de Cherubini, Galuppi, Clementi, Bonazzi, Busi, et Canneti, jouées par Luigi Celeghin et Bianka Pezic, en l'église de Sant'Elpidio a Mare, en Italie centrale (dans les Marches, à l'est de Rome) qui possède deux jolis petits orgues (un clavier et pédalier) du XVIIIe siècle et qui se font face.

    Rien de comparable avec les instruments allemands ou français de la même époque, ces instruments reflètent l'état de la facture italienne antérieure au romantisme et ont du mal à bien servir le grand répertoire. La musique, qui fait l'objet de cet enregistrement, fait plutôt figure de curiosité historique et il n'y a pas grand chose à découvrir dans les gracieux babillages pour deux orgues de Cherubini, de Galuppi ou de Clementi. Francesco Busi (1808-1871) est une pâle copie de son contemporain Lefébure-Wély, tandis que Francesco Canetti se régale à transcrire, pour deux orgues, la marche triomphale de l'opéra Aïda de Verdi, ce qui ne convient pas du tout aux deux orgues historiques!

    Réservé à ceux qui aiment... l'orgue de Barbarie!

    Naxos 8.557131


Nouvelle brèves

  • Dominique Gagnon et Esther Clément sont, depuis le 26 février, les heureux parents d'un deuxième garçon, Marc-Alexandre.
  • Félicitations à Vincent Boucher, qui a été nommé, en janvier dernier, Découverte de l'année 2004, lors des Prix Opus décernés par le Conseil québécois de la musique. Ce prix est assorti d'une bourse de 5 000$, offert par Galaxie, le réseau de musique continue de Radio-Canada, et d'une année en résidence à la radio de Radio-Canada.
  • Bravo à François Grenier qui participera, prochainement, à la finale provinciale du Concours de musique du Canada.
  • La musique n'a décidément pas de frontières : dans le précédent bulletin, nous lancions un appel à tous pour une lectrice française, Christiane Pierre. Grâce à l'obligence d'une Amie de l'orgue de la région de Québec, Jeanne Chartier, notre correspondante internaute a pu se procurer les enregistrements de René Saorgin qu'elle recherchait! Merci en son nom.

  • Mot de la fin

    Lu dans les Contes fantastiques d'Hoffmann (La vie d'artiste, Garnier Flammarion, tome II, page 200) : « certains morceaux du vieux Sébastien Bach produisaient sur moi l'effet d'une histoire de revenants bien terrible et me causaient de ces frissons de terreur auxquels on s'abandonne avec tant de ravissement dans les tendres années de l'enfance ».

    Le prochain bulletin paraîtra en mai et comprendra notamment le Festival de Sainte-Marie en Bauce, les concerts à Chalmers-Wesley, et les messes estivales à Saint-Dominique.

    Date de tombée : 4 mai

    Merci à nos collaborateurs CLaude Girard, Jean Côté et Esther Clément, et à Claude Beaudry, toujours aussi indispensable.