Bulletin des Amis de l'orgue de Québec

No. 28 - Avril 1976


Dans ce bulletin:


Notes biographiques sur les organistes de l'église St-Roch de Québec
par Richard Gagné

N.D.L.R. Nous avons publié dans le précédent numéro de notre Bulletin (février 1976), un extrait de la thèse de musicologie de M. Richard Gagné, intitulée Un siècle d'activités musicales à St-Roch de Québec, Québec, Conservatoire de musique, 1975, et portant sur l'historique des orgues de St-Roch. Voici une deuxième tranche de ce travail traitant cette fois des organistes qui se sont succédés à cette même paroisse.


1er organiste

    D'après les archives paroissiales, le premier organiste de l'église St-Roch fut François L'Écuyer, élève de John Bentley et ancien musicien de la basilique Notre-Dame de Québec. Engagé officiellement le 10 novembre 1850 au salaire annuel de «50 louis», il est secouru quelques jours plus tard par l'indispensable sieur Fournier, «chargé de souffler les tuyaux de l'orgue» pour quinze dollars par année. La fabrique rompit l'engagement de l'Écuyer par acte notarié le 26 septembre 1852.

2e organiste

    Damis Paul (1827-1913), qui était alors organiste à la cathédrale de Montréal depuis 1842, fut désigné pour le remplacer. Natif de St-Hyacinthe, ce musicien avait complété ses études au Collège de Blainville (Séminaire Ste-Thérèse) en même temps que les célèbres facteurs d'orgues québécois: Joseph Casavant et Louis Mitchell.

    Les marguilliers décidèrent de le congédier en janvier 1855, à la suite d'une lettre qu'il aurait adressée en «termes grossiers» au marguillier en charge. Il semble bien qu'il n'en fut pas ainsi, puisque nous devons attendre l'année 1869 pour prendre connaissance de sa démission officielle. La fabrique retint alors un temps les services bénévoles d'un certain Durocher. Ayant accepté un poste d'organiste à New York, Damis Paul termina sa carrière comme organiste et maître de chapelle à l'église de South Bend, dans l'Indiana.

    Durant son séjour à Québec, il contibua, aux côtés d'Ernest et de Gustave Gagnon, à la fondation de «l'Académie de Musique de Québec» (1868).

3e organiste

    Le 19 octobre 1869, l'assemblée des marguilliers retint les services d'Antoine Dessane (1826-1873), lui offrant le même traitement qu'à son prédécesseur, soit $400 par année et «10 chelins» sur les honoraires des services et des grand-messes. Son entrée en fonction eut lieu le premier novembre de cette même année.

    Marie-Hyppolyte-Antoine Dessane était originaire de Forcalquier (France). Le dictionnaire des Soeurs de Ste-Anne indique qu'il étudia au Conservatoire de musique de Paris de 1837 à 1841 dans les classes de violoncelle et de piano1. Nous savons, par ailleurs, qu'il fit quelques études d'orgue2 dans la classe de François Benoist que fréquentaient, à cette époque, Saint-Saëns, Renaud de Vilbac, Bazin, Baptiste, et César Franck3. Dessane aurait quitté le Conservatoire l'année même du célèbre concours d'orgue de César Franck.

    Il ne semble pas que Dessane ait achevé ses études avant de quitter le Conservatoire. Bien qu'il soit fait mention à son sujet de l'obtention de certains diplômes «with brilliant results»2, aucune récompense ne semble lui avoir été décernée.

    Nous savons qu'il fit partie d'un quatuor à cordes dirigé par le compositeur français George Onslow (1784-1852) et qu'il prit part à plusieurs tournées de concerts à travers l'Europe avant son départ définitif pour l'Amérique en juillet 18492.

    Antoine Dessane fut, dès son arrivée à Québec, nommé organiste à la basilique Notre-Dame de Québec, poste qu'il conserva jusqu'à la nomination d'Ernest Gagnon. Il devint par la suite organiste à l'église St-Patrice. Quittant le pays en 1865, il fut engagé à l'église St-François-Xavier de New York, après quoi il revint à Québec pour prendre le poste que lui avait offert la paroisse St-Roch. Il put ainsi poursuivre son oeuvre d'éducation musicale populaire et donner un véritable essor à la vie musicale québécoise.

    Il mourut le 8 juin 1873 et ses obsèques furent célébrées à la basilique de Québec. Nazaire Levasseur, bien connu pour ses écrits sur la vie musicale québécoise, évoque les circonstances de cet événement:

    «Au jour du décès d'Antoine Dessane, à sa résidence, rue St-Jean, un vaisseau de guerre anglais arrivait dans le port de Québec avec la dépouille mortelle de Sir Georges-Étienne Cartier, décédé à Londres. Il y eut un libéra solennel à la cathédrale Notre-Dame de Québec. Le corps de Cartier fut transporté à Montréal après l'office (...) L'ornementation extraordinaire de la cathédrale à la mémoire de Sir Georges-Étienne Cartier, les autorités de l'église eurent la courtoisie de la conserver pour le service de Dessane, ancien organiste de la cathédrale. Et, à l'offertoire, le célèbre violoniste, Jehin Prume (1839-1899) qui, dix jours auparavant, exécutait l'Élégie de Ernst, à l'église St-Roch avec Antoine Dessane comme accompagnateur à l'orgue, répétait le même morceau, mais sur la dépouille mortelle de Dessane»4.

    La paroisse St-Roch peut donc avoir la fierté de retrouver dans son histoire le nom de cet illustre musicien surnommé le «Père de la musique à Québec»2 sans doute en raison de l'influence prépondérante qu'il a exercée sur toute la vie musicale québécoise. On lui attribue, d'ailleurs, la fondation d'un «Conservatoire national de la Musique» et de la «Société Sainte-Cécile», organisme qui avait pour but d'initier le peuple à l'art musical.

    Comme compositeur, Dessane est l'auteur d'une cinquantaine d'oeuvres diverses. Voici quelques titres de partitions composées à Québec:

    • Musique vocale:
    • Chant patriotique canadien (1850)
      Hommage à la France (1860)
      Messe solennelle en ré majeur pour 4 voix mixtes et orchestre
      Terra trémuit en mi bémol majeur (1864)
      Le drapeau de Carillon (1861)

    • Musique instrumentale:
    • Marche-cantate en l'honneur de la visite du Prince de Galles (20 mai 1860)
      Suite pour grand orchestre (1863)
      Les Gardes-Nobles pour grand orchestre (1871)
      ... et un bon nombre d'oeuvres pour piano, violoncelle, violon et flûte1.

4e organiste

    À la suite du décès d'Antoine Dessane, c'est Nazaire Levasseur (1848-1927), organiste à l'église Jacques-Cartier depuis 1869, qui fut désigné pour le remplacer. Il n'existe cependant aucune pièce d'archives relative à ces événements.

    Ce musicien eut la chance d'être plongé précocement dans l'univers musical d'Antoine Dessane, car ce dernier fréquentait assiduement la demeure de son père, Zéphirin Levasseur. C'est d'ailleurs à cet endroit que se rencontraient régulièrement les grandes figures du monde musical, tels: Damis Paul, l'un des associés de la fabrique de pianos Shiedmayer, Emmanuel de St-Aubin (1833-1883), chanteur, le pianiste Sabatier et bien d'autres.

    Élève de Dessane pour le piano, Levasseur étudia aussi le violon, avec le luthier Roch Lyonnais. Il contribua à l'organisation de la «Société Sainte-Cécile» (1869), devenant ainsi le bras droit de Dessane pour l'enseignement et la diffusion de la musique.

    On le dit aussi fondateur du «Septuor Haydn» devenu plus tard (1903) la «Société symphonique» et finalement «l'Orchestre symphonique de Québec»2. Pourtant, c'est plutôt par ses écrits que Levasseur est demeuré célèbre dans notre histoire musicale. Il a laissé, outre un grand nombre de critiques rédigées pour la «Revue de musique», une «Histoire de la musique et des musiciens à Québec», publiée dans ce même périodique, ainsi qu'un livre intitulé: «Réminiscences d'antan», non moins intéressant pour les quelques souvenirs qu'il évoque au sujet de la vie de son maître.

    Le 27 mars 1881, les marguilliers s'entendire pour le remercier de ses services en lui offrant toutefois le loisir de poursuivre son travail jusqu'au 1er juillet, terme de son engagement. Il ne semble pas que cette décision transportât d'enthousiasme le principal intéressé, puisqu'au 24 avril, nous lisons:

    «Que la résolution passée à l'assemblée de la susdite fabrique convoquée le 27 mars de la présente année ... (soit) annulée par la résolution suivante: «Que ledit Sieur Nazaire Levasseur est à partir de ce jour remercié de ses services comme organiste de l'église St-Roch de Québec, pour avoir refusé expressément de suivre la direction à lui donnée comme organiste par Messire le Curé de St-Roch, qu'il ne soit payé que pour le mois d'avril, terme de son office d'après la résolution de la susdite fabrique et que la communication de la susdite résolution lui soit faite par Messire le Curé».

    Est-il ici question de frictions survenues entre le curé et l'organiste à la suite de la première résolution? Le texte ci-haut mentionné nous permet de le croire. Par ailleurs, le dictionnaire des Soeurs de Ste-Anne affirme qu'il fut congédié pour des raisons politiques, ce qui ne serait pas impossible puisque Levasseur était journaliste.1

5e organiste

    Le poste d'organiste fut alors confié à un autre élève de Dessane: Napoléon Crépault (1849-1906). Ce dernier était surtout connu comme professeur de musique, depuis qu'il était établi dans la paroisse en 1876. Diplômé en piano et en orgue de «l'Académie de Musique de Québec» (1871), il était depuis 1873, organiste à Notre-Dame de Lévis. La fabrique lui fit donc passer un contrat d'engagement pour la durée d'une année, lui allouant $25 par mois, alors que ses prédécesseurs avaient jusque-là bénéficié d'un traitement mensuel de $33.33.

    Crépault ne demeura que trois ans à son poste, et pour cause: «Blessé aux genoux par des chutes répétées dues à l'exercice du patin, son sport favori(!), il dut abandonner l'orgue et renoncer au projet qu'il caressait d'aller parfaire ses études en Europe...»1.

    La fabrique lui confia donc les fonctions de maître de chapelle et Philéas Roy (1857-1939) le remplaça moyennant le même salaire et les mêmes conditions de travail.

6e organiste

    Professeur au Séminaire de Québec et au Collège de Lévis, il était directeur de «l'Union Lambilotte», de «l'Union musicale», et de la «Fanfare du 9e Régiment». Malgré quelques démêlés avec les adminstrateurs de la paroisse: «M. le Curé informa la fabrique qu'il s'est abouché avec messieurs Roy et N. Crépault au sujet de leurs plaintes relatives à leur charge. La fabrique décide de n'accorder à ces messieurs aucune augmentation de salaire»; le salaire de l'organiste fut rétabli à $400 par année.

    Ayant accepté un poste d'organiste aux États-Unis, il résigna sa charge le 30 octobre 1900, et c'est Léonce Crépault qui fut choisi pour le remplacer au détriment d'un certain Wilfrid Roy. Philéas Roy fut, à partir de ce moment, organiste à New York, à Trinity Church, chez les Pères du St-Sacrement et à l'église Ste-Anne de Woonsocket. Une telle activité artistique aux États-Unis explique bien la formation supérieure que reçurent ses deux enfants, Léo et Berthe, figures célèbres de notre histoire musicale.

    Philéas Roy était membre fondateur de la «Société astronomique de France». Il aurait été le professeur de l'abbé Alphonse Tardif, renommé pour la qualité de son enseignement musical.

7e organiste

    Léonce Crépault (1880-1954) avait 19 ans lorsqu'il fut nommé organiste et maître de chapelle à l'église St-Roch. Initié dès son jeune âge à la musique par son père, Napoléon Crépault, il avait été mêlé de près aux activités musicales de la paroisse. Tous ceux qui l'ont connu, s'entendent pour dire qu'il était exceptionnellement doué et les archives attestent de la qualité du rendement fourni par ce musicien.

    Crépault démissionna en janvier 1919 et devint successivement organiste à St-Dominique, à la chapelle des Jésuites, rue Dauphine, et à l'église St-Patrice de la Grande-Allée. On signale, également, sa collaboration musicale aux séances de cinéma muet du théâtre Capitol.

8e organiste

    Les archives ne nous renseignent pas sur les circonstances de l'engagement de Joseph Fortier (1871-1945), ancien élève de Gustave Gagnon, ni sur le travail qu'il accomplit durant ses six années à St-Roch. Un bon nombre de témoignages prouvent qu'il laissa aux paroissiens le souvenir d'un artiste consciencieux. Il démissionna en 1922 pour devenir organiste à la basilique Ste-Anne-de-Beaupré.

9e organiste

    Son successeur, Joseph Turgeon (né en 1897) entra en fonction le 1er avril 1922. Il devait occuper ce poste durant cinquante ans. Il est certainement l'un des rares musiciens québécois à avoir conservé aussi longtemps son emploi d'organiste.

    Élève de Berthe Roy5 pour le chant et le piano, il avait étudié l'orgue avec Gustave et Henri Gagnon ainsi qu'avec l'organiste belge établi à New York, Joseph Dethier. C'est avec ce bagage culturel qu'il se consacra à l'enseignement, parallèlement à ses fonctions d'organiste de St-Roch.

    L'Université Laval lui confia en 1939 une classe de piano. Agrégé en 1943, il fut titularisé en 1949. Cette même année, le Conservatoire de musique lui confia à son tour une classe de piano. Figurant parmi les personnalités les plus importantes du domaine artistique, il fut président de «l'Académie de Musique de Québec», président et membre du jury du «Prix d'Europe», et président de la «Société des musiciens d'église de Québec». Il dispensa également son enseignement à l'École Normale Laval, succédant ainsi à Gustave et Henri Gagnon.

    Cette carrière de musicien et de pédagogue méritait d'être évoquée car elle a son importance dans l'histoire de la vie musicale québécoise.


1Soeurs de Ste-Anne, Dictionnaire biographique des musiciens canadiens, Lachine, 1935

2Kallmann, Helmutt, A History of Music in Canada, London, Oxford University Press, 1960

3L'Orgue, histoire - technique - esthétique, revue trimestrielle, 1972, no. 144

4Levasseur, Nazaire, Réminiscences d'antan

5Berthe Roy (1889-1951), fille de Philéas Roy et ex-élève de Rafael Joseffy (1852-1915) qui avait lui-même étudié avec Liszt.


Nouvelles
  • Les Amis de l'orgue de Rimouski continuent leurs activités, et en cette cinquième saison, ils ont déjà présenté en concert Yvon Larrivée et Robert Girard.
  • Du côté de Pro Organo, il y a saison régulière à St-Hyacinthe, Joliette et Trois-Rivières.
  • À Montréal:
    • Les Concerts d'orgue de Montréal ont présenté, pour leur deuxième saison, Martin Lücker, Gaston Arel, Larry Cortner et Hélène Dugal.
    • La Société de musique contemporaine du Québec a présenté, à l'orgue Beckerath de l'église de l'Immaculée-Conception, un concert d'oeuvres de Bruce Mather, Bengt Hambraeus, A. Boucourechliev et Claude Ballif qui réunissait, entre autres musiciens, les organistes Mireille Lagacé et Réjean Poirier.
    • Le Studio de musique ancienne de Montréal a présenté trois concerts consacrés respectivement à la musique italienne, à Franz Biber et à J.S. Bach.
    • À l'église de l'Immaculée-Conception, les premiers dimanches d'octobre, novembre, février, mars et avril de cette saison et de la prochaine, Bernard Lagacé offre l'intégrale de l'oeuvre d'orgue de J.S. Bach. Cet événement musical a attiré, toute la saison, un public nombreux et fervent.
    • Les mercredis de l'été qui vient, les Concerts spirituels de l'Oratoire vont présenter une série où figurent les noms de Marie-Claire Alain, Anton Heiller, Raymond Daveluy et Antoine Bouchard.

  • À Québec:
    • En outre de la saison régulière, qui offrait, cette année, sept concerts consacrés à Bach, les Amis de l'orgue de Québec présentent, en fin de saison, deux jeunes organistes: Richard Gagné et Jean-Guy Proulx.
    • À l'église St-Coeur-de-Marie, dans le cadre du Relais du dimanche, on a pu entendre, outre le titulaire, Sylvain Doyon, plusieurs des noms les plus prometteurs de la jeune génération auxquels Sylvain Doyon offre l'avantage d'un banc d'essai déjà prestigieux.
    • À l'été, on pourra assister à l'inauguration de l'orgue de l'église St-Jean-Baptiste, présentement en cours de restauration. Plusieurs concerts souligneront cet événement.
  • Denis Bédard, gagnant du Prix d'Europe 1975 (clavecin), étudie présentement avec Gustav Leonhardt, célèbre claveciniste et organiste hollandais.
  • Lors du 3e Concours Paul Hofhaymer, tenu en septembre 1975 à Insbruck, le jury, composé de T.F. Tagliavini, G. Leonhardt et M. Radulescu, a décerné un troisième prix à la jeune Genevière Lagacé et une mention spéciale à Ariane Dind. Toutes deux sont des élèves de Bernard Lagacé.


Discographie
  • Bach, J.S.
    L'oeuvre d'orgue, volume 10: Chorals BWV 599-644.
    Michel Chapuis, orgue
    TELEFUNKEN BC 25107 (2 disques)
  • Bohm, Georg
    Oeuvres pour orgue
    Arno Schönstedt, orgue
    PSALITE 142-100773
  • Brahms, Johannes
    Préludes et fugues.
    Lionel Rogg, à l'orgue Cavaillé-Coll de la Cathédrale de Luçon
    ERATO EDO 259
  • Buxtehude, Dietrich
    L'oeuvre d'orgue
    René Saorgin, orgue
    HARMONIA MUNDI HM 7-505 (7 disques)
  • Messiaen, Olivier
    L'oeuvre d'orgue
    Louis Thiry, orgue
    CALLIOPE CAL 1925/30 (6 disques)
  • Pachelbel, Johann
    Oeuvres pour orgue
    Bernard Lagacé, à l'orgue de l'église St-Bonaventure de Rosemont (Montréal)
    ARION 38273
  • Tunder, Franz
    Choral-fantaisie et Variation. Préludes
    Marie-Claire Alain, orgue
    ERATO EDO 260
  • Quatre siècles de musique pour orgue
    Oeuvres de Bach, Mozart, Brahms, Reger, Britten, Hindemith, Widor, Franck, Vierne, Elgar, Messiaen, Liszt, Purcell, M. Davies
    Simon Preston, orgue
    ARGO 5 BB A 1013/15 (3 disques)
  • Le Livre d'Orgue français: les Précurseurs
    André Isoir, orgue
    CALLIOPE CAL 1901/3 (3 disques)
  • Le Livre d'Orgue français: le Grand Siècle
    André Isoir, orgue
    CALLIOPE CAL 1904/6 (3 disques)
  • Le Livre d'Orgue français: Autour de la Révolution
    Oeuvres de D'Aquin, Dandrieu, Corrette, Beauvarlet, Charpentier, Séjan, Balbastre, Lasceux, Calvière, Lefébure-Wély, Boëly, Moyeau
    André Isoir, orgue
    CALLIOPE CAL 1916/18 (3 disques)
  • Le Monde de l'orgue, volume 2
    Oeuvres de Louis Couperin et Roberday
    Jacques Betoulière, orgue de St-Guilhem
    HARMONIA MUNDI HMU 1202