Bulletin des Amis de l'orgue de Québec

No. 40 - Mars 1985


Éditorial

Chers Amis de l'orgue,

Voici un texte, préparé par Lucien Poirier, en marge d'un projet de regroupement des différentes associations francophones des Amis de l'orgue.

Noëlla Genest
Coordinatrice.

Dans ce bulletin:


En marge d'un projet de regroupement
des différentes associations francophones
des Amis de l'orgue

par Lucien Poirier

Une des marques les plus authentiques de la vigueur du mouvement en faveur de l'orgue depuis bon nombre d'années est la multiplication des associations à caractère régional ou national dont la raison d'être est la défense des intérêts de l'orgue. Selon la nature des problèmes auxquels elle est confrontée, selon aussi le degré relatif de préoccupation de ses dirigeants, chaque association a un champ d'action plus ou moins vaste (une ville, une région, un pays) et un programme d'activités plus ou moins ambitieux (concerts, enseignement, publications, visites d'instruments, concours, politique d'échanges, organisation de congrès, etc.).

Certaines des associations d'orgue - on pense avant tout à l'Association des Amis de l'Orgue de France - ont une histoire riche et, vraisemblablement en raison de la transcendence de leurs directeurs comme de la cohérence de leur programme, ont, de ce fait, servi en partie de modèles à différentes sociétés étrangères naissantes de même type. Cependant, ou bien parce qu'elles n'en avaient pas le mandat ou bien encore parce que des considérations diverses s'y opposaient, il s'en est trouvé peu qui aient pris l'initiative d'un regroupement de ces associations à vocation pourtant assez commune.

L'examen de la situation qui a prévalu et continue de prévaloir au Québec est particulièrement éclairant sur ce point. L'existence d'une association nationale telle que le Collège Royal Canadien des Organistes (connue sous ce nom depuis 1959, et antérieurement sous ceux de Collège Canadien des Organistes et de Canadian Guild of Organists) n'a d'aucune façon empêché la formation d'associations autonomes comme la Société Casavant (1936-1953), Ars Organi (1960-1973), les Amis de l'Orgue de Québec (depuis 1966), Pro Organo (depuis 1972 environ), les Concerts d'orgue de Montréal (après 1973), et autres. Et celles-ci, à leur tour, évoluent ou ont évolué sans volonté apparente de se regrouper.

Les plus récentes de ces sociétés ont pourtant un objectif commun plus ou moins avoué, la défense et illustration de l'orgue d'esthétique classique, et un programme d'activités qui varie généralement peu. Étant donné la situation vécue au Québec selon laquelle, contrairement à la France par exemple, l'orgue relève d'une administration paroissiale ou, tout au plus, d'une administration diocésaine, l'action des associations vouées à la défense des intérêts de l'orgue a pu, dans bien des cas, être menée avec bonheur dans cette province, sans qu'il ait paru nécessaire de faire des alliances.

Mais la préoccupation bien légitime des défenseurs de l'orgue des années '60 demeure-t-elle à ce point prioritaire pour que les associations qui existent toujours ne puissent être investies d'un autre rôle que celui joué jusqu'à ce jour par la plupart d'entre elles?

Je vois, pour ma part, au moins deux grandes questions relevant de la compétence de tels organismes qui continuent de présenter un grand caractère d'actualité. Je veux parler (1) du choix et de la fonction de l'orgue et de la musique à l'église, et (2) de la définition d'une politique éclairée sur la conservation (ou l'avenir, comme on voudra) des instruments témoins d'une esthétique et d'une facture du passé. Il s'est fait, autour du premier sujet, des dénonciations publiques, un certain nombre d'interventions vigoureuses de la part de têtes dirigeantes, mais, fait curieux, les milices sont demeurées bien coîtes! Quand au second point, on agit ici comme si de problème il n'y avait pas. Et pourtant!

Déroutante à première vue, cette situation est susceptible de recevoir des explications assez plausibles. Sur la question de l'orgue et de la musique à l'église, par exemple, je veux croire que tous les Amis de l'Orgue n'ont pas été sans condamner unanimement le sort réservé à l'instrument et à sa musique dans nombre d'églises catholiques au Québec depuis 1960. Leur voix est pourtant demeurée éteinte et si faible qu'elle n'a dérangé aucun des colonels de la liturgie qui, eux, ont montré une volonté très ferme de réaliser un plan dont les étapes ont pu être franchies avec d'autant de facilité que la voie leur a été laissée pour ainsi dire libre. On ne saura jamais ce qu'il serait advenu si un organisme autonome ayant mandat de faire entendre la voix majoritaire de ceux qui vouent à l'orgue et à la musique respect et attachement était intervenu avec la vigueur nécessaire, au moment de la grande débâcle. On peut toutefois raisonnablement penser, surtout après la place faite aux laïcs par l'Église, au lendemain de Vatican II, que les vues d'un groupe compétent et fort auraient dû normalement être prises en considération voire même guider l'action des liturgistes en matière de musique et d'instruments à l'église.

Ce qui s'est passé il y a vingt ans dans les églises du Québec dans les domaines dont nous venons de parler est en train de se produire et avec rapidité dans le dossier des orgues construits sur notre territoire avant 1960. La liste des instruments restaurés, rénovés, réharmonisés, etc., au cours de ces dernières années, est déjà impressionnante. Et cela, sur la base d'un empirisme presque complet. Je sais que le ministère des Affaires culturelles du Québec commence à s'intéresser avec beaucoup de retard à la question, et n'a pas négligé de s'entourer d'un conseiller avisé. Il n'en demeure pas moins que, au moment où commence à s'esquisser une politique nationale (provinciale serait un terme plus juste) sur la question, il y aurait place pour plusieurs choses: des débats publics, la définition d'une position commune cohérente, enfin et surtout, un enseignement sur la valeur de notre patrimoine organologique et les moyens à prendre pour le conserver, enseignement que seules seraient en mesure de diffuser de manière efficace des associations régionales rayonnant à partir d'une organisation centrale préoccupée par ces questions. Que n'a-t-on une association nationale des Amis de l'Orgue présente et active au niveau de ce dossier au Québec?

Certes, j'entrevois bien les risques que peut comporter l'existence d'un groupe de pression plus ou moins bien contrôlé de l'intérieur. Mais qu'à cela ne tienne, le risque n'est pas plus grand que celui qui résulte du silence et de l'impuissance qui sont actuellement le lot de l'immense majorité des Amis de l'Orgue, à qui manquent les leviers nécessaires à une action concertée menée au terme d'un examen critique.

Aussi engageants qu'ils puissent paraître, ces propos ne sont pourtant que des réflexions auxquelles je me suis livré à la veille d'accepter l'invitation de participer au premier Congrès annuel de la Fédération Francophone des Amis de l'Orgue (ci-après désignée par FFAO), entre le 28 août et le 1er septembre 1984, à Châlons-sur-Marne (petite ville située à mi-chemin entre Paris et Metz). Avant de compléter ma pensée sur les avenues nouvelles qui s'offrent aux différentes associations locales vouées à la défense des intérêts de l'orgue et de sa musique au Québec, qu'il me soit permis de dire quelques mots de la FFAO et de son Congrès de 1984, auquel j'ai pu assister et participer grâce à une bourse du programme «Accessibilité» du ministère des Affaires culturelles du Québec.

Il n'est pas de façon plus adéquate de définir la FFAO que de citer des extraits des deux premiers articles de ses statuts, adoptés par l'assemblée générale de ses membres, le 31 août dernier.

Article 1er: La FFAO groupe des associations régies par la Loi de 1901 ayant pour but d'intéresser le plus grand nombre à l'orgue à tuyaux. Elle a pour objet:

  • 1. Oeuvrer, dans un climat résolu de pluralisme, d'ouverture et de respect mutuel, au développement de la connaissance et de l'amour de l'Orgue, défendant la cause de cet instrument et la dignité d'une facture de qualité.
  • 2. Offrir une occasion de rencontre à tous ceux qui s'intéressent à l'Orgue, qu'ils soient déjà associés, fédérés ou isolés.
  • (...)
  • 4. être un centre d'information diffusant et échangeant les renseignements et nouvelles sur la vie de l'Orgue.
  • 5. Sans jamais empiéter sur les buts et activités particuliers des associations nationales, régionales ou locales, manifester leur unité d'intérêt, les ouvrir les unes aux autres, et autant que cela sera souhaité et conforme à l'intérêt général, les aider à atteindre leurs buts propres.

Article 2: Les moyens de la FFAO sont:

  • 1. L'organisation d'un Congrès annuel de l'Orgue en des centres organistiques variés.
  • 2. La publication annuelle d'un organe de liaison spécialement orienté sur le Congrès annuel, et en relation avec les publications organologiques existantes.
  • 3. L'animation de la vie organistique par des actions culturelles telles que concerts, recyclage, relations avec les médias, bibliothèques, musées, centre d'enseignement, aide au développement ou à la création d'associations nnouvelles, concours... et toutes autres entreprises utiles à la cause de l'Orgue.
  • 4. Relations internationales favorisant toutes sortes d'échanges et d'informations multi-latérales (accueils, organisations diverses) en privilégiant les régions francophones.
  • 5. Publication et mise à jour périodique d'un annuaire de l'organologie française et francophone.

D'aucuns pourront trouver résolument vagues certains objectifs énoncés à l'article premier. En fait, replacés dans leur contexte géographique, ils témoignent d'un esprit, d'une attitude même qui, aux yeux du président fondateur, M. le Pasteur Pierre Vallotton, devraient marquer toutes et chacune des manifestations de la Fédération et les relations entre ses membres: le respect dans la diversité, mais aussi une occasion d'échanges sur toutes questions touchant de près ou de loin l'Orgue. C'est par ce moyen que chaque association existante peut être assurée de conserver son entière autonomie tout en étant rattachée de fait à la Fédération.

D'une plus grande précision apparaîtront les cinq moyens d'action énumérés à l'article 2. En fait, le programme est si nettement énoncé que des membres ont pu craindre que la Fédération ne parvienne à remplir ponctuellement ses obligations, ce qui la placerait dans une situation de conflit en regard de ses statuts. Il n'y a pourtant rien dans ce programme d'irréalisable, si l'on observe le mode de fonctionnement de l'American Guild of Organists (AGO), par exemple.

Faire référence à l'AGO à ce chapitre n'apparaît pas forcer une comparaison. Car il convient de savoir que la FFAO est d'une certaine mesure la réponse aux critiques sévères formulées, il y a quelques années par un membre de la Guilde américaine, sur la situation de l'orgue et des associations d'orgue dans certains pays d'Europe, situation qui n'est pas sans parallèle avec celle que nous connaissons, on en conviendra. Sous ce rapport, pour ambitieux qu'il puisse paraître à première vue, le programme de la FFAO se justifie en partie par le désir de corriger une situation qui, désastreuse pour un observateur étranger, n'en demeurait pas moins gênante pour les personnes visées.

Donc, que la réalisation du programme énoncé à l'article 2 soit possible ne saurait faire de doute. On s'en convaincra d'ailleurs à la lecture de l'aperçu qui va suivre du déroulement du Congrès de 1984, préparé avec une extraordinaire perfection par une petite équipe qui s'est employée dans le même temps à jeter les bases de la Fédération et à former un noyau de membres.

Dès son arrivée sur les lieux du Congrès, chaque participant était à même de juger à la fois de la qualité de la préparation matérielle du Congrès et de la consistance de son programme. Et cela, à la vue (1) d'un fascicule de 16 pages contenant un calendrier précis des manifestations, les programmes du concert de carillon et des 14 concerts d'orgue présentés, et une biographie des musiciens invités (dans l'ordre de présentation: Marie-Louise Girod, Éric Brottier, Olivier Latry, Lucien Poirier, Régis Foucard, François Otto, Henri Delorme, Pierre Perdigon, Françoise Blond, Arsène Muzerelle, Jean-Albert et Simone Villard, Jean-Marie Meignien, Louis Thiry, Marinette Extermann); (2) d'une luxueuse brochure de 60 pages de Pierre Vallotton, Orgues en Champagne, avec introduction de Jean-Marie Meignien, renfermant une abondante documentation sur les orgues visités (histoire, description, photographies).

Même si les concerts et déplacements occupèrent la plus grande partie du temps - ce qui n'avait rien pour déplaire - le programme faisait place également à trois conférences (dans l'ordre de présentation: «Échanges entre organistes canadiens, français et belges, entre 1860 et 1930» de Lucien Poirier; «Interpréter la musique pour clavier des XVIIe et XVIIIe siècles» de Antoine Geoffroy-Dechaume, conférence qu'on aurait pu mieux titrer «De la façon de poser les mains sur le clavier pour jouer Couperin et les Sinfonie de Bach»; plus une communication de M. Pierre Vallotton sur l'interprétation supramusicale à donner à certains préludes et fugues pour orgue de J.S. Bach, en remplacement de la conférence que devait donner Xavier Darasse sur «Musique contemporaine pour l'orgue: évolution ou révolution de la facture»).

Même s'il est apparu, dès l'ouverture, que le Congrès pouvait s'écarter du sujet de l'orgue (le récital d'ouverture en fut un de flûte traversière solo!) et revêtir un certain caractère régional, de par la plaidoirie en faveur d'une intervention plus vigoureuse de l'État en matière de mise en valeur du patrimoine organistique de la Champagne, présentée, avec habilité d'ailleurs, par Éric Brottier devant les édiles municipaux, l'ensemble du Congrès s'est déroulé sous le signe de la pluralité des apports. En raison de la limitation de l'espace et de la destination principale de cet écrit, j'aimerais démontrer ce point en précisant de quelle façon la voix du Québec a pu être perçue par tout observateur présent au Congrès.

En premier lieu, il convenait de faire état du dynamisme et des réalisations récentes de nos facteurs. Ceci fut fait, exception faite de Casavant, pour des raisons qui tiennent au décès de M. Eugène Laplante, ex-Secrétaire Général de la Compagnie, au moyen d'une exposition des documents attrayants fournis par les Guilbault-Thérien, Létourneau, Wilhelm, et Wolff. De manière différente mais non moins spectaculaire, le public qui eut le privilège d'entendre le superbe récital de Pierre Perdigon (le programme comprenait, entre autres, des extraits de la Suite en la majeur du Livre d'orgue de Montréal) eut aussi le loisir de savourer le délicieux tempérament selon d'Alembert et Rousseau imposé à cet instrument par notre compatriote Pierre-Yves Asselin.

D'autres aspects de la vitalité de l'orgue au Québec étaient représentés par l'exposition d'une poignée de partitions publiées récemment par les Éditions Jacques Ostiguy de Saint-Hyacinthe, par la conférence et le concert présentés par le sous-signé. Quelques commentaires sur l'accueil réservé aux oeuvres des compositeurs québécois Romain-Octave Pelletier, Rachel Laurin, et Raymond Daveluy, présentées dans la seconde partie du programme, ont suscité chez moi la réflexion suivante: l'organiste québécois est, en 1984, placé devant une alternative semblable à celle qui s'offrait aux Québécois francophones, il n'y a pas si longtemps encore: ou emprunter l'accent parisien ou encourir le risque s'essuyer quelques sarcasmes sur l'étrangeté de notre langue et de notre expression. Ceci, à l'intention de ceux que les menus scandales ne dérangent pas trop!

De toutes les activités du premier Congrès de la FFAO, c'est sans contredit le concert qui a dominé, comme je le disais plus avant. La diversité des instruments, des programmes et des styles d'exécution a contribué à maintenir constant l'intérêt, tout en exerçant à la longue une sorte de fascination. Qu'un allargando eût bien été venu à certaines heures ne fait pas de doute, et je crois que les organisateurs du Congrès en ont pris bonne note pour l'avenir.

En réalité, un seul volet m'est apparu manquant: la présence d'une thématique ou d'une problématique particulière qui aurait été de nature à alimenter les réflexions et déboucher sur un séminaire ou symposium, permettant des échanges enrichissants. Car un congrès peut être davantage qu'un festival de l'orgue, surtout si les participants se recrutent dans diverses parties de la francophonie et, dans le cas de la France, par exemple, proviennent de régions parfois très différentes. Et c'était le cas.

Explorer ce volet lors d'un prochain Congrès m'appaîtrait d'autant plus intéressant que sa mise à exécution serait de nature à représenter un attrait comparable à celui que l'on a observé en 1981, lors du Symposium d'orgue de McGill (Montréal), placé sous le thème général de «l'Orgue à notre époque». Dans la mesure où les thèmes proposés seraient de portée universelle, on imagine l'intérêt qu'il y aurait de chercher en commun des solutions à des questions d'actualité ou d'être renseignés sur divers types d'expériences tentées et vécues, alors que trop souvent chacun n'a guère d'autre choix que de se rabattre sur ses convictions et l'enseignement reçu, sinon d'ignorer.

Cette suggestion que je me permets de formuler à l'intention des directeurs de la FFAO m'offre le prétexte de revenir sur mon propos initial et de conclure. Vu l'existence d'une Fédération appelée, de par ses statuts, à regrouper le plus grand nombre d'associations régionales, il est opportun de s'interroger, dans un premier temps, sur l'apport que peut constituer l'adhésion à la FFAO des sociétés québécoises des Amis de l'Orgue. Sur ce point, sans parler des moyens financiers accrus qui augmenteraient le nombre et la qualité des réalisations qu'elle projette, la FFAO jouirait sans contredit d'un plus grand rayonnement, profitable à l'ensemble des associations membres. Du même coup, la FFAO pourrait tirer abondamment profit des divers degrés de compétence de ses membres et, grâce à leur collaboration, donner à chacune des manifestations qu'elle se propose de mettre sur pied, un indispensable caractère de représentativité.

Mais que recevrait l'association qui, moyennant la modeste contribution exigée, grossirait les rangs de la FFAO? En ce qui concerne le Québec, je crois entrevoir deux types de gains importants. Le premier serait perçu par chaque organisation régionale et apparaîtrait certes le plus tangible. Il s'agit de la possibilité d'accroître et de diversifier ses moyens d'action en bénéficiant de ceux mis à sa disposition par la FFAO, que ce soit au niveau de l'information (grâce à la publication d'un annuaire de l'organologie destiné à renseigner sur les ressources de chaque pays membre ou région, grâce aussi à la publication d'un bulletin de liaison, à la fondation d'un centre de rassemblement de données), de l'animation (on pense, par exemple, à la création de circuits ou de réseaux élargis de concerts) ou d'une participation au Congrès annuel, aux échanges à caractère international qu'entend susciter la FFAO. Bref, tout un ensemble de mesures revêtant un intérêt tout spécial, en raison d'une certaine communauté de langue, de culture et aussi d'intérêts.

Le rattachement des différentes associations régionales du Québec à la FFAO aurait aussi, me semble-t-il, un deuxième avantage dont je laisse à chacun le soin d'évaluer l'importance. Il pourrait fournir l'occasion de regrouper les différentes associations à l'intérieur de notre territoire, en créant un «chapitre» canadien de la FFAO. Je verrais là un principe indispensable de communication autorisée avec la FFAO pour tout ce qui touche aux affaires de ce côté-ci de l'Atlantique; je verrais aussi dans cette structure le symbole d'une solidarité accrue des Amis de l'Orgue au Québec qui leur permette, sur les questions relevant de leur compétence, de pouvoir s'affirmer, d'être tout au moins présents à l'heure des décisions.

Si l'initiative est jugée appropriée, je suggère que les Amis de l'Orgue de Québec se fassent les promoteurs et les artisans de sa réalisation.