Bulletin des Amis de l'orgue de Québec

No. 84 - Février 2002


Éditorial

Chers Amis de l'orgue,

Avec tous nos souhaits pour une bonne année ensoleillée par de la belle musique d’orgue, voici un bulletin dominé par le troisième et avant-dernier article que Claude Girard consacre à la musique d’orgue de Marcel Dupré. Vous trouverez également quelques nouvelles brèves et des suggestions de disques et de lecture concernant le Roi des instruments. Pour des raisons d’espace, le compte-rendu du voyage culturel de juin dernier est reporté au prochain bulletin.

Nous espérons que ces quelques lignes sauront combler vos attentes.

Au plaisir de vous voir le 17 février lors de la conférence d’Antoine Bouchard sur Pachelbel.

Irène Brisson
Coordinatrice.

Dans ce bulletin:


Nouvelles du Conseil d'administration

Comme vous l’avez appris dans le dernier bulletin, le conseil d’administration des Amis de l’orgue de Québec compte cette année un nouveau membre en la personne de Réal Vézina.

Professeur retraité en administration, Monsieur Vézina est consultant en entrepreneurship, administrateur à la Caisse populaire Desjardins de Charlesbourg et administrateur aux Jeunes Entreprises du Québec Métropolitain. Sur le plan musical, il a joué du piano et du violoncelle et son instrument préféré est l’orgue, auquel il s’intéresse depuis son adolescence.


Quelques mots sur nos concerts

Depuis le précédent bulletin, deux concerts des Amis de l’orgue ont eu lieu, celui de Jacquelin Rochette, le 28 octobre à Notre-Dame de Lévis et celui d’Esther Clément, le 25 novembre à Saint-Roch de Québec. Ces deux concerts ont produit une excellente impression sur notre public :

Concernant Jacquelin Rochette: « Très belle interprétation d’un excellent organiste maîtrisant admirablement bien les ressources sonores de ce magnifique instrument » (Claude Girard); « il a su tirer le meilleur parti des possibilités techniques et expressives de l'instrument, ayant lui même participé à l'élaboration et à le réalisation du projet de restauration » (Jean-Guy Proulx).

Esther Clément « représente pour nous un réel talent (...) et nous a plongés dans un total ravissement » nous écrivent Georgette et Jacques Archambault. « Magnifique! Tout est à la hauteur de l'instrument: le concert, l'artiste et l'avenir » (Frédéric Roberge).


Nouvelles brèves

  • Une série de concerts d’orgue aura lieu à Saint-Roch de Québec au mois d'avril, les mercredis 3, 10, 17 et 24 avril à 12h15. Les noms des artistes seront annoncés plus tard.
  • Les élèves de Noëlla Genest se feront entendre en concert aux Saints-Martyrs-Canadiens les lundis 25 février et 18 mars à 19 h 30 et le 26 avril, au studio 29 du Conservatoire, également à 19 h 30.
  • Suite à son succès à l’Oratoire Saint-Joseph de Montréal le 22 août dernier, Edith Beaulieu a été invitée à jouer sa Symphonie n° 1 à la Cathédrale Notre-Dame d'Ottawa, le 10 avril prochain.
  • Deux organistes montréalais ont remporté des Prix Opus décernés en novembre dernier par le conseil québécois de la musique : Gaston Arel, nommé l'Interprète de l'année et Bernard Lagacé, dont l'intégrale pour orgue de Bach chez Analekta est saluée comme l'Événement discographique de l'année. Toutes nos félicitations!

  • Nouveautés discographiques

    Mr D’Agincour: Pièces d’orgue
    par Hervé Niquet et les Dames de Saint-Jean
    (Glossa GCD 921701).

    Il s’agit d’une reconstitution de la Feste de Pentecoste au couvent des Visitandines, avec alternance de versets de François d’Agincour (1684-1758) enregistrés sur l’orgue (1699) de l’église de Seurre (France) et de plain-chant de Guillaume-Gabriel Nivers (1632-1714). Hervé Niquet, connu essentiellement comme chef du Concert Spirituel et comme claveciniste, nous propose là une version claire et sobre de pages peu connues d’un disciple de Lebègue et ami de Couperin, qui fut également organiste à la chapelle royale de Versailles. Un seul regret: l’absence de titres détaillés des pièces d’orgue constituant ce programme.

    Toccatas
    par Olivier Vernet à l’orgue Cavaillé-Coll de Saint-Sulpice à Paris
    (Ligia, disque catalogue 2001).

    Une belle synthèse de l’orgue symphonique français, avec Gigout, Widor, Vierne, Dubois et Boëllmann et, comme le disque le suggère, des pages brillantes (dont la Toccata de Widor, la Suite gothique de Boëllmann), alternées avec des mouvements méditatifs, le tout mis en valeur par Olivier Vernet sur le somptueux instrument de Saint-Sulpice. Quelques réserves cependant pour la Toccata de Widor, un peu brusque et saccadée à mon avis.

    Récital d’orgue par Ji-yoen Choi
    œuvres de Bach, Brahms, Jean Langlais, Marcel Dupré, William Albright, Libby Larsen, Dan Locklair
    (Naxos, 8.555367).

    La lauréate 2000 du concours national de l’American Guild of Organists est d’origine coréenne et n’a pas encore trente ans. Son récital nous offre des incontournables de Bach (dont le prélude et fugue en do majeur BWV 547), les Variations sur un Noël, op. 20 de Dupré et des pages américaines à découvrir. Un choix diversifié et de belles interprétations.


    Lu pour vous

    Le numéro 255 de la revue française L’Orgue est consacré à la création organistique au féminin: de Joséphine Boulay à Marie-Louise Girod, ce qui laisse de côté Marie-Claire Alain.

    En dehors des communautés religieuses et de quelques filles d’organistes qui ont suivi les traces familiales (notamment chez les Couperin) le grand orgue d’église a été jusqu’au siècle dernier essentiellement le bastion des hommes. Ce numéro met en lumière six femmes organistes, interprètes et compositrices, dont certaines furent de véritables pionnières en leur temps, en commençant par Joséphine Boulay (1869-1925), organiste aveugle, élève de Franck et première femme organiste ayant eu son prix du Conservatoire de Paris en 1888! Mel Bonis (1858-1937) et, plus près de nous, quatre élèves de Marcel Dupré, Henriette Roger, Marie-Louise Girod, Jeanne Demessieux et Rolande Falcinelli montrent le chemin parcouru par ces virtuoses qui occupèrent des postes prestigieux, tant dans les tribunes très en vue que dans l’enseignement (le conservatoire de Paris pour Falcinelli, celui de Liège pour Demessieux). Les articles sont signés François Sabatier, Sébastien Durand, François Lévechin, ainsi que Pierre Denis, mort en 2001, dont on a réédité quatre articles rédigés entre 1949 et 1958.

    À Québec, on peut consulter cette revue à la Bibliothèque de l’Université Laval (secteur Art et musique) et à la Bibliothèque du Conservatoire.


    Partitions

    La réédition des Archives des maîtres de l’orgue (1897-1910) d’Alexandre Guilmant et d’André Pirro vient de paraître sous forme numérisée sur CD-Rom.

    Plus de 2000 pages des auteurs suivants : Boyvin, Couperin, Dandrieu, Daquin, Du Mage, Gigault, Grigny, Guilain, Lebègue, Marchand, Raison, Roberday, Scherer, Titelouze, ainsi que le Liber Fratum Cruciferum Leodiensium (qui comporte des œuvres de Gabrieli, Sweelinck, Merulo, etc.) sont ainsi non seulement consultables à l’écran mais aussi imprimables!

    Le prix du CD est de 76,22 Euros (1 Euro valant plus ou moins 1,42 $ can.) payable par mandat international à l'ordre de :

    Librairie Osiris, 8 rue de Paris, 06000 Nice France.

    Pour plus de renseignements, on peut consulter le site Internet suivant :

    http://musicreprints.fr.fm

    ou communiquer avec l’organiste Dominique Devie par courriel à l’adresse suivante :
    musicreprints@ifrance.com


    Concours internationaux

  • Le concours international de Chartres aura lieu du 17 août au 1er septembre 2002. Il est ouvert à tous les organistes nés après le 1er janvier 1967. La date limite d’inscription est le 15 avril.
  • Un nouveau concours d’orgue aura lieu à Kotka, en Finlande, du 21 ou 30 novembre 2002. Consacré au répertoire baroque, ce concours très exigeant comprend trois épreuves dont une inclut le continuo à l’orgue et la direction de mouvements de cantates de Bach. Ce concours s’adresse à tous les organistes nés en 1967 ou plus tard. Date limite d’inscription : 31 mai.
    Pour renseignements et formulaires d’inscription, consulter le site Internet :
    http://www.organcompetition.kotka.fi/course.htm

  • Marcel Dupré (1886-1971): l'oeuvre
    par Claude Girard
    (3e partie)

    La conception de l’art de Marcel Dupré semble dominée par l’esprit de synthèse le plus rigoureux : toute expression musicale, spontanée ou élaborée, revêt chez lui une forme parfaite. Quel que soit le caractère de son inspiration, le discours musical est dominé par ce besoin inné d’équilibre qui apporte à l’œuvre une valeur esthétique indéniable. Il avait une compréhension de l’orgue comme instrument liturgique et de concert tout à fait unique; la fusion de tant de styles et d’influences est toujours apparente dans sa musique. C’était aussi un grand croyant habité par la conviction que la beauté et l’art permettent une approche vers Dieu. Par conséquent, sa musique d’orgue peut offrir une satisfaction spirituelle et artistique comme nulle autre. Son œuvre pédagogique (six ouvrages didactiques) et ses éditions chez Bornemann (Bach, Haendel, Mendelssohn, Schumann, Franck et Liszt) reflètent à la fois sa pensée méthodique, systématique et l’esprit d’une tradition dont il est l’un des derniers représentants. À ce sujet, il disait : « Il faut savoir mettre ses capacités en valeur et commercialiser ses travaux. Il faut qu’on en parle. Si nécessaire, investir son argent d’une manière rentable et fructueuse. Compter essentiellement sur ses propres initiatives et efforts. Savoir choisir un éditeur de prestige ».

    Les aspects les plus spectaculaires de l’art de Dupré, une mémoire phénoménale, des moyens technique sûrs et des capacités cérébrales hors du commun, lui ont permis de connaître la célébrité partout à travers le monde (2178 concerts!). Un de ses points forts résidait dans sa facilité d’improviser dans n’importe quelle forme à partir de thèmes donnés à la dernière minute. D’ailleurs, ses œuvres ont été en partie improvisées puis écrites par la suite. Par contre, d’autres étaient pensées et pré-écrites dans son cerveau musical grâce à une « oreille absolue ».

    Musique de chambre, vocale, instrumentale ou orchestrale, Dupré a abordé tous les genres musicaux mais c’est à l’orgue qu’il a réservé l’effort majeur de sa pensée créatrice (42 partitions). Dans cette dernière catégorie, nous retrouvons deux tendances : la première, néoclassique (inspirée de Jean-Sébastien Bach) de forme liturgique(chorals, antiennes, etc.) et profane (préludes et fugues, suite, etc.); la deuxième, symphonique, aussi de forme liturgique (poèmes symphoniques, etc.) et profane (pièces libres, formes rhapsodiques, etc.).

    La carrière de compositeur de Marcel Dupré se divise en trois périodes bien distinctes et j’en ferai aujourd’hui une brève analyse des débuts jusqu’à l’opus 44. Afin d’apporter plus de précision aux œuvres mentionnées, j’ai cru bon d’ajouter entre parenthèses les dates de composition et de création avec le nom de l’endroit.

    1) Les œuvres de jeunesse (1912 à 1922)

  • Les Trois Préludes et Fugues op. 7 (1912/Salle Gaveau, Paris, 1917) sont les plus célèbres de ce groupe et ils sont l’œuvre d’un étudiant en pleine préparation au Grand Prix de Rome. Ils symbolisent la haute virtuosité réalisée dans un style tout à fait novateur et flamboyant.
  • Le Scherzo en fa mineur op. 16 (1918/New-York, 1919) est constitué de deux thèmes, en forme de trio basé sur un ostinato en doubles croches.
  • Les Vêpres du commun des Fêtes de la Sainte Vierge op. 18 (1920/Royal Albert Hall, Londres) sont dédiées au mécène britannique Claude Johnson, président-directeur général de Rolls-Royce à Londres. Il s’agit de versets alternés de 15 interludes divisés en trois groupes.
  • 2) les œuvres de maturité (1922 à 1950)

  • Cortège et Litanie op. 19 (1921/New-York, 1923) fut d’abord composé pour un ensemble instrumental de onze musiciens. Dupré remania l’œuvre en deux versions. Celle avec orchestre et orgue est la plus inspirée et la plus belle de tout son catalogue.
  • Les Variations sur un vieux Noël op. 20 (1922) sont écrites sur la mélodie d’un Noël français (Noël Nouvelet) et comprend 10 variations originales et ingénieuses. Voilà une véritable pièce de concert où la virtuosité de l’écriture et de l’organiste sont le gage d’un succès assuré.
  • La Suite bretonne op. 21 (1923/New-York) est un groupe de trois morceaux qui furent écrits en souvenir d’un voyage en Bretagne; La Fileuse est la pièce que Dupré interpréta le plus souvent lors de ses nombreux concerts.
  • La Symphonie-Passion op.23 (1924/Cathédrale de Westminster, Londres) en quatre mouvements basés sur les thèmes grégoriens Christe Redemptor omnium, Adeste Fideles, Stabat Mater et Adoro te, fut d’abord improvisée le 8 décembre 1921 lors d’un concert à Philadelphie sur un orgue de 451 jeux(!) puis écrite durant l’été 1924.
  • Le Lamento op. 24 (1926/Université de Glasgow, 1928) ouvre la voie à une série d’œuvres commémoratives en souvenir de membres de la famille ou d’amis.
  • La Symphonie en sol mineur op. 25 pour orgue et orchestre (1928) est dédiée à Sir Henry Wood. Elle est écrite en quatre mouvements où les quatre masses sonores de chaque formation sont traitées en double-choeur par juxtaposition ou par opposition de groupes ou de timbres. Elle fut exécutée le 3 janvier 1929 à Saint-Andrew’s Hall à Glasgow en Écosse.
  • La Deuxième Symphonie en do dièse mineur op. 26 (1929/New-York) comprend trois mouvements. Musique « inventive » avec certains passages fougueux et féroces, Dupré, au sommet de sa carrière, y est en pleine possession de ses moyens.
  • Les Sept Pièces op. 27 (1931/New-York, 1933) forment un ensemble de morceaux à caractère pittoresque qui renouent avec un genre fort prisé au XIXe siècle (Marche, Carillon, Légende, etc.) directement influencé par les Pièces de fantaisie et les Pièces en style libre de Louis Vierne.
  • Les 79 Chorals op. 28 (1931) sont une étude préparatoire aux chorals de Bach. Il s’agit de chorals luthériens traités brièvement sous différentes formes.
  • Pour la seconde fois, Dupré évoque la Passion du Christ dans Le Chemin de la Croix op. 29 (1931-32) d’après un texte de Paul Claudel. Il fut d’abord improvisé lors d’un concert à Bruxelles le 13 février 1931 puis joué à la Salle du Trocadéro de Paris le 18 mars 1932 après publication. Les quatorze stations se déroulent dans un climat expressionniste avec des éléments musicaux empruntés à Bach, Haendel, Franck et Wagner.
  • Le Concerto pour orgue et orchestre en mi mineur op. 31 (1934), une œuvre magistrale où la fusion des deux ensembles se réalise admirablement, fut donné en première audition le 27 avril 1938 à Groningen en Hollande. Ajoutons que la partition d’orgue est particulièrement exigeante, notamment dans les premier et troisième mouvements.
  • Les Trois élévations op. 32 (1935/Église Saint-Sulpice, Paris) sont destinées exclusivement à l’usage liturgique.
  • Le Poème héroïque pour 3 trompettes, 3 trombones, percussions et orgue op. 33 (1936) est une œuvre patriotique qui fut composée lors de la reconstruction de la Cathédrale de Verdun et de l’inauguration de l’orgue Jacquot en 1937. Dupré a voulu « reproduire » l’effet des pièces pour cuivres et orgue de la Renaissance italienne.
  • Les Trois Préludes et fugues op.36 (1938/Town Hall, Sydney, 1939) expriment une évolution de style et de forme par rapport à l’opus 7 : nous sommes dans l’esprit de la musique pure à construction classique, un esprit de synthèse cher à Dupré. Les préludes à un ou deux thèmes imposent leurs thèmes aux fugues présentant ainsi une forme cyclique. Le Prélude et fugue en la bémol majeur est le plus élaboré, la double-fugue avec ses deux contre-sujets est construite à 4, 5 puis à 6 voix dans la péroraison.
  • Évocation op. 37 (1941/Église Saint-Ouen de Rouen, 1942) est un poème symphonique, sans programme déterminé, qui est dédié à son père Albert qui fut organiste à Saint-Ouen de Rouen de 1911 à 1939, le dernier instrument Cavaillé-Coll, surnommé « Le Michel-Ange de l’orgue » par Widor. Construite sous forme cyclique, cette œuvre en trois mouvements représente les trois faces du caractère de son père : anxieux, tendre et fier.
  • Le Tombeau de Titelouze op. 38 (1942-43/Cathédrale de Rouen) fut composé à la suite d’une visite de Dupré au tombeau de Jehan Titelouze (1563-1633) qui fut organiste à la Cathédrale de Rouen. Il s’agit d’une série de seize chorals composés sur les mélodies grégoriennes des hymnes des Vêpres. Comme pour les Chorals de l’op.28, l’usage est pédagogique et s’adresse aux jeunes organistes.
  • Les quatre mouvements de la Suite op. 39 (1944) faisaient partie d’une série de douze études que Dupré écrivit pour sa prodigieuse élève, Jeanne Demessieux, afin de démontrer une technique de grande virtuosité ressemblant aux Études d’exécution transcendante de Liszt. Des douze, il n’en reste que neuf qui font partie de l’Offrande à la Vierge op. 40 (1944) et les Deux Esquisses op. 41 (1946/Salle Pleyel, Paris). Contemporaines de ces œuvres, les Six Études pour grand-orgue (1946) de Jeanne Demessieux s’apparentent à celles-ci quant au niveau de difficultés techniques à surmonter lors de l’exécution.
  • Vision op. 44 (1947/Chicago, 1948) est un poème dramatique « tourmenté » avec plusieurs passages tumultueux et colériques que l’on retrouve aussi dans les op. 39 et 41. Elle porte en exergue un texte de Saint-Jean : « Et la lumière luit dans les ténèbres », une façon pour Dupré de se délivrer de l’amertume que lui avait laissée la guerre.
  • Dans le prochain bulletin, je conclurai avec la suite de ses œuvres pour orgue (de l’opus 43 à l’opus 65), avec une brève allusion sur ses réalisations en musique de chambre.

    Pour une première approche, je suggère l’écoute des œuvres suivantes :

    • les Préludes et fugues op. 7
      (NAXOS 8.553919/vol.4)
    • les Variations sur un vieux Noël op. 20
      (NAXOS 8.553920/vol.8)
    • Cortège et Litanie op. 19
      (NAXOS 8.553922/vol.3)
    • le Tombeau de Titelouze op. 38
      (NAXOS 8.553921/vol.10).


    Mot de la fin

    Voici une subtile réflexion de Johann Mattheson: « Bach a dit : ce que j’ai atteint moi-même par le travail et l’application, un autre, possédant un peu de naturel et d’habileté, y parviendra aussi. J’ai alors pensé : comment se fait-il donc qu’il n’y ait qu’un seul maître comme lui au monde et que personne ne s’en approche? » (Mattheson, Le parfait maître de chapelle).

    Je remercie Claude Girard pour sa précieuse collaboration, ainsi que les auditeurs qui ont bien voulu partager avec nous leurs impressions de concert, sans oublier Claude Beaudry, toujours attentif à la mise en page.