Bulletin des Amis de l'orgue de Québec

No. 85 - Avril 2002


Éditorial

Chers Amis de l'orgue,

Avec le printemps, s’amorce la fin d’une saison d’orgue qui, jusqu’à présent, s’est avérée particulièrement palpitante, tant par la qualité des interprètes que par la diversité du répertoire entendu.

Vous trouverez dans ces colonnes quelques nouvelles brèves, des annonces de concerts et, à quelques semaines du très populaire voyage culturel des Amis de l’orgue à Ottawa, le récit du voyage de l’an dernier, signé Jean-Claude Rivard, qui a longtemps œuvré comme journaliste au quotidien Le Soleil.

Claude Lagacé, un des piliers des Amis de l'orgue, et qui fut aussi organiste à la basilique de Québec pendant de nombreuses années, nous livre ses impressions sur le concert de Rachel Laurin aux Amis de l'Orgue de Québec.

Devant pareille actualité, le manque d'espace nous force à reporter au bulletin de juin le dernier article de Claude Girard sur Marcel Dupré.

Bonne lecture donc, et au plaisir de vous voir au concert d’Érik Reinart.

Irène Brisson
Coordinatrice.

Dans ce bulletin:


Nos dernières activités, en bref

Deux activités des Amis de l’orgue de Québec ont été présentées depuis de début de 2002 :

Tout d’abord, le 17 février, la conférence d’Antoine Bouchard sur Pachelbel, richement illustrée à l’aide des enregistrements de son intégrale pour orgue parue chez Dorian. J’ai trouvé très touchant d’entendre le conférencier nous parler avec chaleur, compétence et simplicité de ce compositeur auquel il a consacré plusieurs années, et d’écouter en sa compagnie ses enregistrements.

Le 23 mars, récital très attendu de Rachel Laurin, présenté sur écran géant, ce qui nous a permis d’apprécier le plaisir évident que met cette brillante organiste à interpréter des pages aussi éblouissantes que ses transcriptions de la Fantaisie chromatique de Bach (quels accents “lisztiens”!) et des complexes Variations et fugue sur un thème de Haendel de Brahms. Une soirée remarquable et un programme sortant de l’ordinaire!


La ligue d’improvisation à Québec et à Lévis

Çà y est! Le coup d’envoi a été donné. La ligue d’improvisation à l’orgue (LIO) est née l’automne dernier à Montréal, d’une initiative de l’organiste de l’église Saint-Nom-de-Jésus, Régis Rousseau.

Bâtie selon le modèle des ligues théâtrales d’improvisation qui s’inspirent elles-mêmes des matchs de hockey, la LIO fait appel à la fois au visuel (chandails de hockeyeurs et arbitre au gilet rayé, avec sifflet, pénalités), au rituel du spectacle (il n’y manquait que l’hymne national!) et à la compétence musicale de deux équipes qui s’affrontent sur des sujets tantôt imposés, tantôt plus ou moins libres, le tout en deux ou trois minutes. Tout un exploit qui nécessite à la fois beaucoup de rapidité (choisir la manière de répondre à la demande), de connaissance des styles (pas facile de cerner en trente secondes le langage d’Arvo Pärt, de Jean Langlais ou de faire du jazz), d’imagination, d’humour, de concertation et de complicité entre les coéquipiers, le tout combiné à une solide technique.

Nous avons eu droit, à la basilique de Québec (1er mars) et à Notre-Dame de Lévis (22 mars), à la visite des équipes de Trois-Rivières et de l’Université McGill, et, pour la demi-finale (Québec, 5 avril) à l’équipe du Conservatoire de Montréal. Devinez : qui a gagné? La réponse se trouve à la fin de ce Bulletin ...


Les Amis de l'Orgue dans la capitale du Madawaska
par Jean-Claude Rivard

À Edmundston, capitale du Madawaska et ville-reine des Brayons, les grandes orgues de la cathédrale de l'Immaculée-Conception et de l'église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs ont chanté, le 17 juin dernier, pour le plaisir d'une soixantaine d'Amis de l'Orgue de Québec, au rendez-vous d'une 17e excursion annuelle, maintenant devenue tradition. Ainsi, après avoir tour à tour découvert les orgues prestigieux de la région de Québec, du Bas-Saint-Laurent, du Saguenay/Lac-Saint-Jean, de la Montérégie, de l'Estrie et du cœur du Québec, les Amis de l'Orgue se retrouvaient, cette fois, aux portes du pays d'Evangéline.

Ils y ont d'ailleurs été fort bien reçus, le quotidien Acadie-Nouvelle soulignant même leur passage d'un reportage pleine page, signé Isabelle Lacroix, (15-06-01, p.39), avec photo grand format de l'organiste Claude Girard, l'un des trois artistes invités. Marc D'Anjou avait été entendu dans la matinée à Saint-Pascal-de-Kamouraska, avant le repas du midi au Centre des Congrès de Rivière-du-Loup (Hôtel-Motel Lévesque). A la cathédrale d'Edmundston, l'artiste invité était l'organiste québécois d'origine rimouskoise Danny Bélisle.

Entre temps, les passagers ont pu visionner dans l’autobus quelques documentaires consacrés à l'orgue : Le vent qui chante (ONF), Une histoire de l'orgue : l'apogée, et Une histoire de l'orgue : les temps modernes.

Saint Pascal

À Saint-Pascal, c'est Michel Boucher, organiste titulaire depuis 30 ans et trésorier des Amis de l'Orgue de Québec, qui a présenté l’instrument ainsi que l'artiste invité, Marc D'Anjou, titulaire à Notre-Dame de Québec. En remplacement d’un orgue acquis au début du 20e siècle (déménagé depuis dans le région de Saint-Hyacinthe) et localisé au jubé de l’église, un nouvel orgue à traction mécanique de 29 jeux sur deux claviers et pédalier de la maison Casavant fut installé au début des années soixante dans le transept, du côté droit de l’église. Réalisé selon les devis de l’organiste Antoine Bouchard et inauguré en juin 1964, cet instrument « est reconnu comme l’un des plus attachants pour la richesse de ses timbres, l’équilibre de la structure sonore et la réussite de son métissage entre les traditions baroques de l’est de la France et celle de la Saxe » (Pachelbel : The Complete Organ Works. Antoine Bouchard. 11CD Dorian).

Des œuvres de Bach (Prélude et fugue en la mineur BWV 543, Choral Allein Gott BWV 662), de Buxtehude (Ein feste Burg ist unser Gott BuxWV 184, Prélude et fugue en sol mineur BuxWV 149), de Pierné (Prélude en sol mineur) et de Langlais (Prélude au Kyrie) étaient au programme, en plus de la Suite du premier ton (1997) du talentueux organiste-compositeur Denis Bédard qui vient de quitter son poste de titulaire à Saint-Roch pour assumer un poste analogue à la Cathédrale de Vancouver.

Notre-Dame-des-Sept-Douleurs

Organiste titulaire à Saint-Patrice de Rivière-du-Loup depuis 1979 et connu pour ses enregistrements sur disques et à la radio, Claude Girard a été entendu à Notre-Dame-des-Sept-Douleurs d’Edmundston. On y possède un orgue à traction mécanique pourvu de 38 jeux (2739 tuyaux répartis en 56 rangs, avec trois claviers, pédalier et mécanisme électrique de tirage des jeux). Il a été construit chez Casavant à Saint-Hyacinthe, au temps où Charles Perreault en était le président-gérant-général et Lawrence I. Phelps, directeur tonal.

Plusieurs œuvres d'inspiration mariale étaient au programme de Claude Girard : « Disons le chapelet » (no 2 des Huit chants de Bretagne pour orgue) de Jean Langlais; « Ave Maris Stella III » (no 2, extrait des 15 Versets sur les Vêpres de la Vierge, op. 18) de Marcel Dupré, ainsi que le Regina Coeli op. 64, également de Dupré. Il a aussi interprété des extraits de la Messe du VIIIe ton de Corrette, le Récit de hautbois de Guillaume Lasceux, la Pièce en trio de Gaston Litaize. De Dupré il a aussi interprété un des deux Chorals op. 59 (Freu' dich sehr, o meine Seele) et la « Sortie » extraite des Trois pièces op. 62.

Cathédrale de l'Immaculée-Conception

À la Cathédrale de l'Immaculée-Conception, rue Rice, imposante avec son chemin de croix de Jordi Bonet et ses superbes vitraux de G. Nincheri évoquant l'histoire acadienne et l'évolution de la vie mariale au pays d'Évangéline, une surprise attendait le groupe. C'est un authentique Québécois, vicaire à Saint-Roch il y a cinq ou six ans, le curé Roger Dionne, qui a accueilli le groupe au nom de l'évêque, Mgr François Thibodeau, autrefois de l'Externat classique Saint-Jean-Eudes, retenu à Ottawa pour une réunion de l'Épiscopat.

Danny Bélisle, titulaire à Saint-Patrick de Québec, y a pris les commandes d'un imposant instrument signé Casavant (1944) et restauré par Marcel Bertrand et Jacques L’Italien (1993), le plus imposant du diocèse d'Edmundston et des Maritimes avec ses 45 jeux et ses 3,000 tuyaux.

Outre six pièces en sol extraites du Livre d'Orgue de Montréal, quelques œuvres de Bach (Chorals Herr Gott, nun schleuss den Himmel auf BWV 617 et Der Tag der ist so freudenreich BWV 605, Prélude et fugue en ré mineur BWV 539), de Marchand (Dialogue en ut) et de William Reed (Cantilène) étaient au programme.

Danny Bélisle a aussi voulu rendre un hommage particulier au Mentor de ses jeunes années, le compositeur Omer Létourneau (1891-1983), père, beau-père et grand-père de toute une dynastie de musiciens chez les Létourneau (Claude) et les Bélanger (Edwin, Guy, Marc, etc.) de Québec, en interprétant deux de ses œuvres: Intermezzo et Finale.

Avant de prendre le chemin du retour, le groupe a pris le repas du soir au Steak Seafood Paradise d'Edmundston. Au menu : table d'hôte comportant, au choix, homard ou assiette "pré et marée" ou poitrine de poulet, avec bar à salade, dessert maison et boisson. Soit dit en passant, avec ses prix plus que raisonnables, une cuisine excellente et un service remarquablement bon, le 174 Victoria, adjacent au restaurant familial Bel-Air, est une adresse à retenir.


Nouvelles brèves

  • Félicitations à Édith Beaulieu dont le concert à l'Oratoire Saint-Joseph en août dernier a été classé par le critique Claude Gingras parmi les cinq événements musicaux de l'année à Montréal!
  • L'église Saint-Fidèle de Québec vient de se doter de l'orgue provenant de l'église Saint-Esprit. Il s'agit d'un instrument de 55 jeux (3 claviers), muni d'une soufflerie neuve, qui a été installé par Jean-François Mailhot. Le concert inaugural sera donné par Marc D'Anjou le 14 avril à 19h30.

  • Quelques concerts et festivals

  • Les élèves d'orgue de Noëlla Genest et les élèves de clavecin de Josée April donneront un concert au studio 29 du Conservatoire, le 19 avril à 19h30. Entrée libre.
    Par ailleurs, Frédéric Roberge (un des finalistes du Concours d'orgue de Québec 2001) se présentera le 26 avril au concours du Conservatoire, qui aura lieu à l'Oratoire Saint-Joseph, entre 13 et 17 heures.
  • La série de concerts d'orgue de Saint-Roch se poursuit les mercredis d'avril à 12h15 : après Robert Patrick Girard (3 avril) et Jean-Guy Proulx (10 avril), on pourra entendre Benjamin Waterhouse (17 avril) et la titulaire Esther Clément (24 avril). Entrée libre. Offrande volontaire.
  • Cette année encore des concerts d'orgue auront lieu dans le cadre du Printemps de Saint-Sacrement, les dimanches 5 mai (Pierre Bouchard), 12 mai (Serge Laliberté) et 26 mai (Robert Gosselin) à 15 h30. Entrée libre. Contribution volontaire.
  • Le Festival d'orgue de Sainte-Marie, qui a attiré environ 500 personnes par concert l'an dernier, aura lieu de nouveau en juin. L'orgue de Sainte-Marie de Beauce, un Casavant 1916 restauré et transformé en 1990, possède 34 jeux répartis sur 3 claviers et un pédalier. Le concert inaugural sera confié le 2 juin à l'organiste Dany Wiseman et au trompettiste Louis Larouche; le 9 juin, l'invité sera Gilles Rioux et enfin, le concert de clôture sera donné le 16 juin par l'organiste-titulaire Dominique Gagnon. Tous les concerts auront lieu les dimanches à 15 heures et seront présentés comme l'an dernier sur écran géant. Entrée libre.
  • Le deuxième Festival Bach de Sainte-Foy aura lieu du 28 juillet au 3 août. Comme il y a deux ans, il y aura une soirée consacrée à l'orgue. Le 29 juillet, sera présentée à Saint-Thomas d'Aquin l'intégrale des six sonates en trio. Les organistes invités sont Robert Patrick Girard (1ère), Sylvain Barette (2ième), Édith Beaulieu (3ième), Marc-André Doran (4ième), Dany Wiseman (5ième) et Marc D'Anjou (6ième). En plus de ses grands concerts de soirée auquels participeront notamment Daniel Taylor, I Musici de Montréal et les Violons du Roy, le Festival offrira des concerts midi autour des "claviers".
  • Claude Girard donnera deux récitals entièrement consacrés à Marcel Dupré, le 30 juin (14 heures) à la Basilique du Cap-de-la-Madeleine et le 18 août à l'église Chalmers-Wesley de Québec.

  • Un récital d'orgue : profil d'une artiste
    par Claude Lagacé

    Le samedi, 23 mars 2002, madame Rachel Laurin, adjointe au titulaire du grand orgue à l'Oratoire Saint-Joseph de Montréal, présentait à l'église Saints-Martyrs-Canadiens de Québec un récital d'orgue, à titre d'invitée des Amis de l'orgue de Québec. Cet organisme avait mis à la disposition de l'auditoire un écran géant qui permettait de suivre tous les mouvements de l'artiste à la console de l'orgue. Cet écran lève le voile sur le mystère qui enveloppe habituellement l'organiste perché dans le jubé et, qui plus est, souvent retranché derrière un balcon en colonnades.

    Rachel Laurin a réussi de belles transcriptions d'œuvres de piano à l'orgue, s'accordant les libertés avec le texte que cette forme d'écriture autorise. Les œuvres au programme qu'elle a signées, après tant d'autres, confirment son talent de compositeur. Son improvisation manifestait une belle imagination jointe à un sens de la forme. C'est déjà beaucoup pour une seule personne. Mon propos du moment, toutefois, c'est son singulier talent d'organiste virtuose, comme son récital en a fait l'éblouissante démonstration. Deux œuvres majeures constituaient les pôles de ce récital qui s'ouvrait avec la Fantaisie chromatique et fugue de Jean-Sébastien Bach, pour se clore par les Variations sur un thème de Haendel de Johannes Brahms. Ces œuvres originalement composées pour le clavier, clavecin et piano respectivement, ont été transcrites à l'orgue par Rachel Laurin.

    Les Variations de Brahms constituent une immense fresque où soufflent tous les vents de l'esprit, où s'agitent toutes les turbulences de l'univers brahmsien. Cette grande œuvre écrite pour piano reçoit davantage de l'instrument pour lequel elle a été conçue, mais sa transposition à l'orgue ne la dépouille pas pour autant de ses caractéristiques essentielles, et c'est en soi un hommage tant à celle qui l'a transcrite qu'à l'interprétation qu'elle a su en donner.

    Son phrasé est intelligent et expressif. Les plans sonores, que le pianiste établit par l'intensité et la variété de ses touchers, se traduisent à l'orgue par les timbres contrastants de jeux que l'exécutant tire à volonté. Le sens inné de la couleur chez cette artiste s'en donnait à cœur joie dans ces pages fantaisistes où voisinent les plus frappants contrastes. Une variation de caractère épique est suivie d'un passage d'un tendre lyrisme et, au moment où l'on s'y attend le moins, surgit une toute paisible boîte à musique au milieu de ces pages flamboyantes, beau fracas de passion et de musique, qui ont visiblement enflammé notre artiste.

    La Fantaisie chromatique et fugue de Jean-Sébastien Bach est d'une écriture éminemment virtuose. Les traits d'une folle rapidité donnent peu de repos à l'exécutant. Les récitatifs, souvent dramatiques, pleins de fantaisie, invitent à de nombreux changements de couleur. Quant à la fugue, le toucher du piano peut suffire à donner au sujet la tranquille assurance de celui qui se promet d'aller loin. Dans la transcription à l'orgue, l'ajout du 16 pieds donne à l'œuvre une assise plus profonde, et s'avère d'une grande éloquence quand le sujet revient à la pédale. C'est bien dans la présentation de cette œuvre magistrale que notre grande artiste a pu déployer toute la somme de ses talents. Rachel Laurin est chez elle à la console d'un grand instrument, son aisance sur le banc de l'orgue de quatre claviers de Saints-Martyrs ne se dément jamais, quelle que puisse être l'exigence technique de la partition. On la voit terriblement occupée mais tenant bien en main les rênes de son fougueux équipage. Tout dans ce parcours accidenté a été prévu, mesuré et mis en place. Dans la Fantaisie, les mains courent sur toute la longueur des claviers, sautant avec agilité d'un clavier à l'autre, souvent en pleine course avec une étonnante précision. Les divertissements de la fugue ont permis à l'artiste de déployer toutes les nuances de sa palette, et le dosage des différents claviers assignaient à chaque fragment son importance relative dans l'intendance générale de cette belle page.

    D'aucuns prétendront peut-être que le spectacle musical que présente le grand écran peut distraire l'auditeur d'une perception plus pure de la musique entendue. C'est possible, mais on pourrait alléguer en contrepartie que la conjonction de deux sens braqués sur une seule réalité musicale ajoutera à la densité de cette perception, l'œil confirmant ce qu'entend l'oreille. À certains moments, l'image de madame Laurin s'affairant sur les claviers pendant que ses deux pieds dansaient sur le pédalier un improbable ballet, ajoutait la séduction au profond ébahissement où baignait l'auditeur.

    Ceci étant dit, il paraît assez évident que l'œil grand ouvert de la caméra sur l'auguste protocole de la musique en train de naître, au sein d'intenses mouvements corporels, n'a troublé en rien la concentration de la grande organiste que nous avions le privilège de voir et d'entendre ce soir-là.

    De sa personne, madame Laurin est agréable, chaleureuse et d'une parfaite simplicité.


    Quelques nouveautés

    Viennent de paraître aux Editions La Dulciane:

    • la Messe Mystique no 1, opus 3, no 1, pour 4 voix mixtes et orgue de Paul Saccà.
      Inspirée du Livre de Job, la Messe Mystique présente, selon le compositeur, « des thèmes implorants dans de forts accents rappelant à la fois le courant romantique du siècle dernier et la musique progressive européenne des années 70 ».


    • d'Edith Beaulieu : Scherzetto sur " O Filii et filiae ", opus 3 no 2; et
      la Messe brève no 1, opus 2 no 1.
      Il s'agit d'une messe pour 4 voix mixtes et orgue commandée, à l'origine, par les autorités de la Ville de Québec. Le texte est en français et parfaitement adapté à la liturgie dominicale telle qu'on la célèbre de nos jours.


    • de Jean-François Gariépy (organiste à Saint-Henri-de-Lévis) : Paraphrase sur " Joy to the World ", une énergique sortie pour le temps de Noël.
    • Renseignements supplémentaires : Dulciane@clic.net

    Un nouvel enregistrement de la Clavierübung III de Bach, à prix très abordable, vient de paraître chez Atma (ALCD 2 1026/27).

      Il est signé Erik Reinart, le prochain invité des Amis de l'orgue aux Saints-Martyrs.

      Enregistrée en 2000 aux grandes orgues Beckerath de l'Immaculée-Conception de Montréal, où le jeune organiste avait donné cette œuvre monumentale en un seul concert, cette intégrale privilégie dans l'ensemble, par le choix des registrations et des tempi, une approche plus rationnelle et intérieure que grandiose ou colorée des chorals du Dogme (exception faite pour les grandes versions de Aus tiefer Not et de Jesus Christus unser Heiland), le tout brillamment encadré par le grand Prélude et fugue en mi bémol majeur et finement complété par les quatre Duetti.

      En bref, Erik Reinart était bien armé pour aller remporter le Concours d'orgue de Québec l'an dernier!


    Mot de la fin

    Félicitations à l'équipe de Québec-Lévis qui a remporté les trois matchs de la LIO présentés dans la région.

    Merci à nos collaborateurs Jean-Claude Rivard et Claude Lagacé ainsi qu'au fidèle Claude Beaudry, auquel revient la tâche minutieuse de tout mettre en page. Le prochain bulletin paraîtra en juin. Date de tombée : 10 mai.