Bulletin des Amis de l'orgue de Québec

No. 90 - Février 2003


Éditorial

Chers Amis de l'orgue,

En ce début d’année 2003, nous vous offrons, avec nos meilleurs vœux, un bulletin diversifié : tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Alain LeBlond, dont une œuvre sera créée aux Amis de l’orgue le 2 mars prochain; la liste des documents sonores présentés lors du voyage culturel à Ottawa en mai 2002 et, sur une note mélancolique, des hommages signés respectivement Claude Lagacé et Pierre Bouchard à deux fidèles Amis de l’orgue, disparus en novembre dernier : Thomas Chapais et Camille Gervais. Des nouvelles brèves complètent ce bulletin que nous espérons toujours à la hauteur de vos attentes.

Bonne lecture,

Irène Brisson
Coordinatrice.

Dans ce bulletin:


Échos de notre dernier concert

Remarquable concert d’Yves G. Préfontaine aux grandes orgues de l'église des Saints-Martyrs-Canadiens le 24 novembre dernier.

Le programme était d’une belle originalité, combinant des maîtres du XVIIe siècle rarement entendus mais remarquables (Jakob Hassler, Scheidemann, Pablo Bruna), des compositeurs baroques plus flamboyants tels Cabanilles et Lübeck, la délicate et presque galante Élévation d’Antoine Calvière, et deux œuvres imposantes : la 3e sonate de Daveluy et la Fantaisie opus 52 de Reger.

Plénitude et précision du jeu, clarté et virtuosité, belles articulations, grand respect du style de chaque école tant dans l’interprétation que dans le choix des registrations : bref, un autre grand moment de cette 36e saison!


En souvenir de Thomas Chapais
par Claude Lagacé

Le 9 novembre dernier, disparaissait Thomas Chapais, un Ami de l’orgue de longue date. Sa dernière contribution à notre bulletin fut son adieu à Guy Thérien, publié en septembre 2001. L’organiste Claude Lagacé, un des fondateurs de notre association, lui rend ici un touchant hommage.

Il est toujours pénible, quand on a atteint un stade avancé de la vie, de voir disparaître de vieux compagnons de route qui ont marché d’un même pas avec nous, poursuivi à nos côtés les mêmes objectifs, et milité ferme pour les mêmes causes.

Thomas Chapais a connu une belle carrière d’administrateur à la Direction de la conciliation bancaire du ministère des Finances du Québec. Sa compétence professionnelle transparaissait toujours dans ses activités de bénévole qui s’exercèrent en priorité au service et pour la promotion de l’orgue. Il poussait si loin cet amour de l’orgue qu’il excluait presque les autres instruments porteurs de l’expression musicale. Il avait construit un trône pour le roi des instruments, y installant au sommet le grand, l’immortel Jean Sébastien Bach. Thomas me disait il n’y a pas si longtemps qu’un récital d’orgue où ne figurait pas au moins un petit groupe Bach le laissait toujours un peu sur sa faim.

Il s’est engagé tôt dans l’organisation des Amis de l’orgue de Québec, et il y a déployé une activité intense. Dès son arrivée, il créa de toutes pièces le fichier de notre société, compilant les coordonnées de tous les membres, classés dans leurs catégories respectives. Au fil des années, il a rempli une tâche d’archiviste, conservant bulletins, procès-verbaux, programmes, et que sais-je encore. Il s’est aussi beaucoup occupé de la publication du bulletin, multipliant consultations, démarches et courses de toutes sortes.

Dans toutes les tâches qu’il accomplissait avec minutie, Thomas ne recherchait aucune gloriole, aucun avantage personnels. Il exprimait beaucoup son instinct de création dans les travaux manuels auxquels il donnait le plus clair de son temps libre. Le chalet de Saint-Denis-de-Kamouraska, tout au bord de l’eau, qu’il occupait peut-être plus que sa résidence de Sainte-Foy avec Marguerite, sa femme, eut longtemps sa prédilection. Il l’avait d’abord agrandi, puis rendu habitable tout au long de l’année. Il s’y était donné avec assez d’ardeur pour laisser de côté la construction de son orgue personnel, pourtant en chantier depuis plusieurs années déjà. Avec la disparition soudaine de Thomas, les Amis de l’orgue perdent un fervent artisan, ses proches un homme affectueux et dévoué, et ses amis dont j’étais, un camarade chaleureux qu’on pouvait retrouver après des mois comme si on l’avait quitté la veille.

Il repose maintenant au cimetière de Saint-Denis, sur la crête du mont qui sépare le village de la grève et fait face au grand fleuve, non loin de la maison de son enfance et à l’ombre du beau et patrimonial manoir Chapais. C’est là qu’a résidé pendant toute sa vie l’historien, l’éminent homme d’État et illustre personnage que fut Sir Thomas Chapais, son grand-oncle.


Pour l'amour de l'art
Hommage à Camille Gervais

par Pierre Bouchard

Au fil des activités de notre vie professionnelle, nous avons de temps à autre la chance de découvrir des personnes de qui nous retenons quelque chose de remarquable et surtout de significatif. Je suis appelé aujourd'hui à rendre hommage à l'une de ces personnes que j'ai rencontrée au cours de mes occupations concernant particulièrement le clavecin.

Le 28 novembre dernier, M. Camille Gervais, savant biologiste, artiste-peintre habile, passionné de musique et de facture instrumentale, décédait à la suite d'une brève maladie. Issu d'une famille de peintres et sculpteurs descendants des Quevillon, Camille Gervais a encore plusieurs personnes de sa propre famille qui vivent de leur art. Pour sa part, M Gervais s'est tourné très tôt vers la botanique jusqu'à obtenir un doctorat en biologie (botanique) à Neuchâtel en Suisse. Pendant toute sa vie il a poursuivi ses activités de peintre, exposant même ses œuvres à plusieurs reprises; comme musicien, il a surtout joué la flûte à bec et aussi le clavecin.

J'ai rencontré M. Gervais à l'occasion des cours de clavecin que son fils a suivis avec mon épouse. J'ai eu cependant le loisir de le connaître davantage lorsqu'il s'est adonné à la facture de clavecin en construisant un premier instrument - un clavecin flamand.

Grâce à quelques confidences de son épouse, madame Madeleine Carle, qui est membre des Amis de l'Orgue depuis plusieurs années, j'ai appris que dès 1963, M. Gervais rêvait déjà de construire un clavecin. On doit se rappeler qu'à cette époque, le clavecin était un instrument peu connu. Mais ce projet a été retardé en quelque sorte par le séjour en Suisse où M. Gervais devait compléter sa thèse de doctorat.

Il a donc réalisé ce rêve beaucoup plus tard, soit en 1996 en fabriquant ce premier instrument, et à nouveau en 2001-2002 avec un deuxième instrument, un clavecin français à deux claviers. Ce deuxième et dernier instrument a été terminé quelques semaines avant que la maladie ne l'atteigne. Tous ceux qui auront vu ses instruments auront été impressionnés par la qualité de la décoration, par la beauté des peintures qui ornent les tables d'harmonie autant que par la finition du travail en général.

Comme il m'a confié l'harmonisation de ses deux instruments, j'ai pu profiter de la leçon qu'inspire la présence aussi constante que discrète d'un savant, d'un chercheur inlassable, d'un travailleur particulièrement méticuleux, d'un artiste sensible à tout ce qui est beau.


Alain LeBlond - un portrait
par Irène Brisson

Avec ses 6 pieds et ses 250 livres, son sourire à la fois tendre et taquin, Alain LeBlond fait partie du paysage de tous les concerts d’orgue qui se donnent à Québec. 45 ans, marié depuis plus de 20 ans, père de trois enfants, Alain est un homme heureux, et ne s’en cache pas, surtout depuis qu’il a renoué avec la composition. Il aime Bach, Messiaen, les galeries d’art et joue au golf depuis l’âge de dix ans. Ses propos parfois provocateurs donnent de lui l’image d’un iconoclaste ou du moins d’un anticonformiste impertinent, et il a fait sourciller d’angoisse plus d’un organiste lorsqu’il a annoncé le titre de sa dernière composition, Jazz ecclésiastique, qui sera créée le 2 mars prochain par Dany Wiseman à la Basilique Notre-Dame de Québec.

Originaire de Québec, Alain LeBlond semble prédestiné à faire de la musique : sa grand-mère maternelle est la cousine germaine d’Omer Létourneau (l’organiste de Saint-Sauveur) et jouait remarquablement bien du piano, à l’oreille. Dès l’âge de trois ans, Alain suit chaque dimanche son père, maître de chapelle à Notre-Dame-de-Pitié, à la tribune : « je restais debout près de l’organiste, Monsieur Bédard, le père de Denis ». À la maison, la famille écoute beaucoup de musique symphonique. À l’école, en 4e année, alors que l’instituteur emmène chaque semaine ses élèves lire à la bibliothèque au son de disques de musique classique, Alain est bien plus captivé par la musique que par le livre qu’il fait semblant de lire et se dit qu’un jour, lui aussi composera.

C’est vers quinze ans qu’Alain reçoit ses premières leçons d’orgue. En 1975, il est accepté au Conservatoire de Québec dans la classe de Claude Lavoie. Après quelques mois, il réalise que s’il est « organiste dans l’âme », il n’est pas fait pour l’interprétation : « je n’aimais par la routine de la pratique, préférant lire le plus de musique possible ». Attiré par la composition, il entre dans la classe de Pierick Houdy, qui reste encore une sorte de gourou pour lui : « ce n’était pas un professeur, et je n’ai jamais été un étudiant ». Après quelques années, il quitte le conservatoire « sans diplômes! » déclare-t-il en bombant le torse, ce qui ne l’empêche pas de voir une de ses œuvres, Trois phases de la vie de Saint-François d’Assise, primée en France. Il rêve également d’écrire un jour une grande pièce d’orgue.

Pourtant, après ses études, Alain met la musique en veilleuse et, durant huit ans, dirige la Maison des ancêtres, qui héberge une vingtaine de personnes âgées. Il se consacrera ensuite pendant quelques années au graphisme, allant jusqu’à créer des œuvres picturales infographiques pleines de finesse (www.lascauxx.com) et lancera une maison d’édition musicale (le Sauvage Blond). Au début de la quarantaine, le désir d’écrire revient en force, et Alain retourne à ses premières amours : Director of music à Chalmers-Wesley, il coordonne une série estivale de concerts d’orgue, fonde et dirige le chœur Novissimum Sæculum, voué à la musique du XXe siècle et surtout, se remet à composer avec passion.

Est-ce suffisant pour le faire vivre? Modestement, mais convenablement, grâce à son poste d’organiste et de chef de chœur, à quelques contrats, et surtout, à l’indéfectible soutien de sa femme Micheline, « qui a compris à quel point la musique m’était essentielle ». Un adepte de la simplicité volontaire? « Oui, jusqu’à un certain point, en mettant l’accent sur la vie familiale plutôt que sur les biens matériels ».

Comment définir Alain LeBlond, compositeur? « J’ai une écriture très personnelle. J’écris en dehors des standards, je cherche ce qu’il est possible de faire à côté de ce qui se fait. Par exemple, j’ai toujours eu du mal à concevoir trois sons dans une écriture à 4 voix. J’aime donc exploiter des septièmes, des neuvièmes, bref, un quatrième son qui ne redouble pas les trois autres. C’est une constante dans ma musique... De plus, mon amour pour Bach me pousse à écrire de façon plus contrapuntique qu’harmonique ».

Cette approche n’est-elle pas un peu trop cérébrale? « Pas du tout! Quand j’écris, c’est la musique qui prend le dessus. Ce que la musique a à dire à travers moi, prend beaucoup de place. J’essaie d’exprimer ma pensée le plus humblement et le plus simplement du monde. D’ailleurs on me fait souvent remarquer que, tout compte fait, ma musique garde des attaches tonales ».

Que penser des titres d’Alain LeBlond : Petite sortie pascale ornée à la pédale pour grand orgue monumental ou Jazz ecclésiastique? « Ils me permettent de commencer à créer, mais ils sont souvent à l’opposé de l’œuvre elle-même ». Un peu comme Satie avec ses Morceaux en forme de poire ou ses Véritables préludes flasques pour un chien? « Exactement! derrière ces titres se cache une musique souvent très poétique ». De même, la bonhommie qu’affiche ostensiblement Alain LeBlond, cache un personnage « mystique et intellectuel », très sensible, timide même, qui croit en Dieu et en « l’être ». « Je ris beaucoup pour contrecarrer mon esprit sérieux ».

Depuis quelques années, Dany Wiseman lui demandait une œuvre d’orgue. Peu à peu, l’idée d’une pièce d’envergure refait donc surface, pour aboutir au triptyque Jazz ecclésiastique. Il y a travaillé pratiquement sans relâche en 2002, terminant l’œuvre à la fin de septembre. En quoi l’œuvre est-elle jazzée? « Encore une fois, le titre c’est une chose, l’œuvre en est une autre. En fait, ma suite, c’est de la musique sacrée, avec une grande liberté de langage. Oui, des éléments rythmiques rappellent le jazz, mais ce n’est pas du jazz ». L’œuvre comprend trois volets, un prélude très libre, une fugue exploitant les huit sons du dernier accord du prélude et le Délire est, on s’en doutera, « très sérieux »! C’est une véritable passacaille « qui illustre la dualité et la complicité entre l’être et l’âme », un sujet cher à l’auteur.

« Plus compositeur que jamais », Alain LeBlond a plein de projets en tête. Il écrit en ce moment de courtes pièces pour soprano, cor, flûte et contrebasse et rêve de « faire quelque chose sur la Nativité du Seigneur, avec orchestre et voix ». Composer lui procure une « sensation de bonheur » dont il ne peut plus se passer.


Souvenirs d'Ottawa

Comme promis dans le bulletin no 88, voici les documents audiovisuels présentés lors du voyage culturel à Ottawa en mai dernier.

  • Un reportage sur l’orgue Saint-Félix de Cap-Rouge.
  • Un documentaire sur la maison Casavant.
  • Diane Bish à l’orgue de Saint-Gall (Sankt Gallen) et à l'orgue de Sion-Valère (le plus vieil instrument jouable (XIVe siècle!), le tout entrecoupé d’admirables montagnes suisses.
  • Philippe Delacour joue des orgues de Lorraine (France) : extraits de la Messe des Paroisses de Couperin, 3e partie de la Fantaisie et fugue sur Ad nos, ad salutarem undam de Liszt, Litanies de Jehan Alain. Orgue Haerpfer-Aubertin de Saint-Jean-Baptiste (Château-Salins) et orgue Cavaillé-Coll de la cathédrale de Metz.
  • Concert au palais Royal de Bruxelles. Cantates de Kuhnau et de Briegel par la Capella Currende, dir. Erik van Nevel.
  • Bach : cantate BWV 179 (enregistrée dans une belle église du pays de Galles). Solistes, chœur et Ensemble Monteverdi, dir. John Eliot Gardiner.

Extraits des disques compacts suivants :

  • Bach et ses contemporains (Krieger, Kuhnau, Fasch, Altnikol) par Luc Ponet, à l'orgue de l'église abbatiale de Leffe (Belgique).
  • Wilhelm Friedemann Bach : chorals par Leo van Dœselaar à l'orgue de l'église réformée de Farmsum (instrument de 1828, Pays-Bas).
  • Orgue et trompette par Marie-Andrée Morisset-Balier et Michel Morisset. Orgue Cavaillé-Coll de l'Abbatiale Saint-Ouen de Rouen (France). Œuvres de Roussel, Dupré, Fleury.
  • Éternel Bach par Rachel Laurin. Orgue Beckerath de l'Oratoire Saint-Joseph de Montréal.


Lu pour vous

    De Bach à Bangkok, tel est le titre de la chronique de voyages que vient de publier à compte d’auteur l’infatigable Claude Lagacé qui nous fait partager, aux côtés de sa femme Anne Rogier, ses pérégrinations effectuées entre 1995 et 2002 non seulement en France, dans l’Allemagne de Bach, aux Pays-Bas, en Espagne mais également au Rwanda après le génocide, au Kénya, en Égypte, aux Philippines et en Thaïlande.

    Véritable journal de bord minutieusement tenu, plein de vie, de sagesse et de fines observations tant musicales que sociales, touristiques et même politiques à l’occasion, ce livre rappellera de beaux souvenirs à tous ceux qui, comme moi, ont flâné de Paris à la vallée du Nil, et donneront aux autres la sensation d’avoir quitté, durant 306 pages, nos quelques arpents de neige.


Nouvelles brèves et concerts

  • Le 24 novembre dernier, Claude Girard donnait en l'église Saint-Patrice de Rivière-du-Loup un concert en hommage à la famille Girard, titulaire de l’orgue depuis 75 ans. Un article sur les Girard et sur la tradition d’orgue à Saint-Patrice est prévu pour le prochain bulletin.
  • Les élèves de Noëlla Genest se feront entendre le 25 février à 19h30, à l’église Saints-Martyrs-Canadiens et le 11 avril à 19h30, au studio 29 du Conservatoire de musique de Québec. Entrée libre.
  • Le 9 avril à 19h30, Antoine Bouchard donnera au Grand Séminaire de Montréal, pour les Amis de l’orgue de Montréal, sa conférence sur l’œuvre d’orgue de Pachelbel, conférence que nous avons eu le plaisir d’entendre l’an dernier à Québec. Le même sujet sera à l’honneur le 22 juillet prochain à Ottawa, dans le cadre du congrès national du Collège royal canadien des organistes (RCCO).
  • Du 16 au 23 juillet aura lieu l’académie internationale d’été de Leipzig, la ville où Bach exerça ses talents de cantor et de pédagogue durant 27 ans : la session comprendra des cours de maître, des concerts d’étudiants à Saint-Thomas, des visites des principaux instruments de la région. Les cours seront donnés par Michael Radulescu, qui aurait annoncé qu’il ne donnera plus de cours de maître après cette session, tandis que les cours d’improvisation seront dispensés par Ullrich Boehme, l’organiste titulaire de Saint-Thomas de Leipzig. Il y aura aussi des pratiques sur l’orgue de Naumburg, un instrument cher à Bach. Le prix ( 620 Euros ou dollars US) comprend les cours, l’hébergement et les frais d’inscription. Possibilité de bourses. La date limite d’inscription est le 17 mars.
  • Renseignements:
      Hochschule für Musik und Theater
      Postfach 100809, 04008 Leipzig. Allemagne.
      Courriel : academy@hmt-leipzig.de
      Site internet : www.hmt-leipzig.de
      Fax +49 341 2144642 / Tél. +49 341 2144 640.


Mot de la fin

Remerciements à nos collaborateurs Alain LeBlond, Claude Lagacé, Pierre Bouchard, Gilles Carignan, sans oublier Claude Beaudry, auquel nous devons la mise en page exemplaire de ce bulletin.

Le prochain bulletin paraîtra en mai prochain. Date de tombée : 1er mai.