Bulletin des Amis de l'orgue de Québec

No. 95 - Février 2004


Éditorial

Chers Amis de l'orgue,

Même si le temps des vœux est passé, ce premier bulletin de l'année 2004 vous apporte les bonnes nouvelles de l'orgue et les souhaits du Conseil d'administration pour une année remplie de joies personnelles et musicales.

Dans ce bulletin, vous trouverez des comptes rendus de nos dernières activités, dont celui de Gilles Lesage sur la conférence d'Élisabeth Gallat-Morin, des devis d'instruments restaurés, une suggestion de lecture (le récent ouvrage de l'Abbé Antoine Bouchard) et quelques nouvelles brèves.

Bonne lecture et au plaisir de vous voir nombreux au concert d'Anne Robert et de Jacques Boucher.

Irène Brisson
Coordinatrice.

Dans ce bulletin:


Échos de nos dernières activités

Le 3e concert de la saison a permis aux Amis de l'orgue, venus en grand nombre, d'applaudir le 22 novembre l'organiste montréalaise Hélène Dugal dans un concert très dynamique et varié. De la première partie entièrement consacrée à Bach, soulignons beaucoup de noblesse dans le majestueux choral Jesus Christus, unser Heiland, la luminosité, l'élégance et l'intelligence de la sonate en trio en do majeur et la vibrante Passacaille, rondement menée, dansante comme il se doit et pleine d'un souffle passionné! De la deuxième partie plus diversifiée, se détachent l'hymne Ad Cœnam de Titelouze brillamment ciselé, et les coloris délicats de la Suite médiévale de Jean Langlais. Tout au long de ce concert, Hélène Dugal a fait sonner d'une façon superbe l'orgue des Saints-Martyrs-Canadiens et, pour citer Robert Poliquin, a conquis le public par son "jeu franc".

Le 5 novembre 2003, les Amis de l'orgue de Québec recevaient la musicologue Elisabeth Gallat-Morin. Le compte rendu suivant est signé Gilles Lesage, ancien journaliste au quotidien Le Soleil, et un fidèle narrateur de nos voyages culturels.


L'orgue en Nouvelle-France:
un reflet de la Mère-Patrie

par Gilles Lesage

Les pires bobards ont la vie dure. Tels ceux qui stigmatisent la Nouvelle-France, prétendument peuplée d'incultes, de matamores et de filles de joie, bref des marginaux et des mécréants, poussés hors de la belle vieille Europe.

Pourtant, à y regarder de plus près, ces clichés sont taillés en mille miettes. En musique, par exemple, nos ancêtres n'étaient pas aussi dépourvus que plusieurs se l'imaginent encore. Certes, on était loin des fastes du Grand Siècle, des splendeurs de Versailles et du ravissement des cathédrales. Mais on n'avait pas oublié, loin de là, d'emporter outre-Atlantique et de chérir des trésors - notamment musicaux - qui adoucissent la dureté du climat et des mœurs. Ainsi en est-il de notre « orchestre » de prédilection.

La Nouvelle-France n'était pas démunie d'orgues et d'autres instruments pour rehausser la solennité des offices à la cathédrale (dès 1657) et chez les Jésuites à Québec, et à la paroisse Notre-Dame de Montréal (1702). Les versets d'orgue des plus grands compositeurs, Nivers, Lebègue et Marchand, ainsi que de maîtres anonymes, ont alterné avec le plain-chant - « la face cachée de la musique baroque » - sous les doigts de plusieurs organistes, qui se sont succédé aux claviers et qui ont pu transmettre leur savoir.

Une société éprise de musique

Élisabeth Gallat-Morin en a fait la démonstration avec brio aux Amis de l'orgue de Québec, en novembre dernier. Bien illustrée, sa causerie est en fait la synthèse du chapitre 3, intitulé « L'orgue, les organistes et la musique d'orgue », de l'imposant ouvrage qu'elle et Jean-Pierre Pinson consacrent à La vie musicale en Nouvelle-France (Septentrion, Québec, 2003, 580 pages). Portrait fascinant d'une société éprise de musique.

Dès le début de la colonie, l'orgue est l'instrument d'église par excellence, soutenant le chant ou alternant avec lui; il parle et chante français; à l'occasion, on fait appel à d'autres instruments (flûte, violon, viole, serpent, basse de violon). Il y a eu au moins neuf orgues en Nouvelle-France, indique la musicologue; on connaît le nom de plusieurs organistes, dont certains sont des personnages célèbres, et trois livres d'orgue importants ont survécu.

À Québec et Montréal, la présence et l'évolution du Roi musical sont savoureusement documentées. Mais ailleurs dans la colonie, y en avait-il? Assez peu, semble-t-il, note l'auteure; du moins on n'en parle guère. Hormis les orgues en bois qui auraient été faits pour « plusieurs églises » (on ignore lesquelles), ce n'est que dans une seule paroisse en dehors des deux villes principales que l'on trouve un orgue sous le Régime français. Les livres de comptes de la paroisse de Neuville - qui domine le fleuve sur la rive nord du Saint-Laurent à l'ouest de Québec - font état d'une dépense pour « les orgues » de 350 livres en 1725, complétée en 1729 par la somme de 159 livres « pour achever de paier les orgues ».

De Jolliet à Girard

Louis Jolliet (1645 -1700), mieux connu comme explorateur et découvreur du Mississippi (coup de chapeau au magnifique récit Né à Québec, du grand poète Alain Grandbois), est le premier organiste avéré à Notre-Dame de Québec. Peu étaient musiciens d'église à plein temps; la plupart avaient un ou d'autres métiers « alimentaires ». Comme aujourd'hui, n'est-ce pas? Plus ça change...

Jean Girard, qui a tenu l'orgue de la paroisse de Montréal pendant quarante ans, à partir de 1724, a acquis une certaine notoriété avec la découverte récente du manuscrit de « Pièces d'orgue » qu'il avait apporté avec lui. Mais il ne fut pas le premier organiste à Montréal: les livres de compte de la paroisse en mentionnent un (Dubuisson) dès 1705.

Les organistes des XVIIe et XVIIIe siècles improvisaient souvent, notamment sur la mélodie du plain-chant. Néanmoins, on a publié à l'époque en France au moins une vingtaine de livres de musique composée pour l'orgue. Un certain nombre de manuscrits ont survécu. Trois livres composés par les organistes du Roy ont trouvé le chemin de la Nouvelle-France: l'un de Guillaume-Gabriel Nivers, un autre de Louis Marchand et, surtout, le manuscrit de Montréal ou « Livre d'orgue de Montréal », qui renferme des œuvres de Nicolas Lebègue. Découvert par Madame Gallat-Morin en 1978, le volumineux manuscrit de 540 pages de « Pièces d'orgue », apporté à Montréal en 1724 par Jean Girard, n'a pas encore livré tous ses secrets. Il est le plus volumineux manuscrit de musique d'orgue française du Grand Siècle à avoir survécu dans le monde entier.

Par ces trois livres d'orgue, la population de la Nouvelle-France avait l'occasion d'entendre à l'église paroissiale, dont la fréquentation dominicale était obligatoire, la musique de trois des organistes du roi de France. Elle était rendue sur des orgues modestes, certes, mais pourvus des couleurs essentielles de l'orgue français de l'époque, dont les ressources sonores étaient doublées par le recours aux jeux coupés.

Il y a plus surprenant encore. L'orgue ne chantait pas seulement à l'église, comme on pourrait le croire. On retrouve, en effet, plusieurs petits orgues dans les salons d'officiers français et de marchands aisés.

La vie musicale en Nouvelle-France, qui a servi de base pour cette conférence, est un ouvrage remarquable. Bilan imposant. Il reconstitue de façon magistrale la pratique musicale, largement méconnue, en Nouvelle-France. Pas surprenant qu'il vienne de recevoir le Prix Opus 2003 au titre de livre de l'année.


Lu pour vous


Lors du concert d'Hélène Dugal, comme pour souligner la Sainte-Cécile, a eu lieu le lancement de l'ouvrage d'Antoine Bouchard, Quelques réflexions sur le jeu de l'orgue, un livre dédié aux organistes, qui remet les pendules à l'heure en ce qui concerne essentiellement l'interprétation du répertoire baroque, en insistant sur le phrasé et sur l'articulation telle qu'elle était pratiquée avant 1800.

Abordé avec la rigueur qu'on connaît à l'auteur, riche en exemples musicaux et en citations tirées des traités de musique ancienne, rédigé en termes clairs, passionnant à consulter, cet ouvrage, qui couronne 50 ans de carrière, sera d'une grande utilité pour les interprètes et les pédagogues, autant pour les conforter dans les règles de base du jeu de l'orgue que pour rafraîchir certaines notions. L'interprète qui aura épluché cet ouvrage ne se contentera pas d'imiter les gourous de l'authenticité baroque, il saura exactement pourquoi il détache ici, accentue là et fait une liaison entre deux notes plutôt que deux autres. Inutile de dire que la « vieille école » de Dupré, avec son legato absolu dans Bach, en prend pour son rhume dans ce livre!

Bouchard, Antoine: Quelques réflexions sur le jeu de l'orgue, Québec, Presses de l'Université Laval, 2003, 129p., ISBN 2-7637-8018-0


Nouvelles brèves

  • Départ pour Montréal sans tambours ni trompettes et sans concert d'adieu que celui de Dany Wiseman, nommé en décembre dernier à Saint-Marc de Rosemont. Nous lui souhaitons beaucoup de succès dans ses nouvelles fonctions. Pour lui succéder à Notre-Dame de Lévis, Nathalie Gagnon qui, espérons-le, saura recréer une vie musicale dynamique autour de l'orgue Mitchell: après l'importante restauration dont il a été l'objet il y a quelques années, cet orgue ne devrait-il pas être le phare musical et spirituel de la rive sud de Québec? Signe prometteur: le 18 avril, elle donnera à Notre-Dame de Lévis un concert ayant pour thème : Quand Louis XIV régnait.
  • Pour son dixième anniversaire comme titulaire des grandes orgues de la Basilique Notre-Dame de Québec, Marc D'Anjou a donné un concert le 20 décembre avec le Chœur symphonique de Québec, en présence du Cardinal Marc Ouellet. Le 1er février il a consacré un récital à l'orgue symphonique, récital qui sera repris le 15 février à Notre-Dame de Lévis. Un autre concert avec des œuvres de Denis Bédard suivra le 21 mars, également à Lévis. Marc D'Anjou sera de plus invité à jouer à la cathédrale Holy Rosary de Vancouver le 23 avril prochain.

    À signaler : les concerts du premier dimanche du mois à la basilique de Québec feront relâche en mars et avril, en raison des traditionnelles Conférences Notre-Dame.

  • En décembre dernier était enfin lancée la campagne de financement de la restauration de l'orgue de Saint-Jean-Baptiste de Québec, dont le titulaire est Sylvain Doyon. Cette heureuse initiative s'ajoute aux projets en attente de Saint-Thomas-d'Aquin et de Saint-Dominique. En cette période où les organistes voient leurs postes menacés par des regroupements de paroisses et des coupures de salaires, il est assez réconfortant de constater les efforts qui sont faits à Québec pour la mise en valeur des orgues qui font partie du patrimoine religieux et artistique de la Vieille-Capitale. Des exemples comme celui de Cap-Rouge ont en effet montré à quel point un bel orgue et un curé qui y croit peuvent contribuer à renforcer le noyau paroissial. Le dossier des restaurations est donc à suivre et s'annonce plein de promesses. Reste à trouver de la relève du côté des jeunes interprètes et un peu d'argent pour les rétribuer comme ils le méritent.
  • Le dimanche 15 février à 14 heures aura lieu à Notre-Dame-de-Jacques-Cartier un concert bénéfice dans le but d'amasser des fonds pour procéder à d'importantes réparations sur l'orgue Casavant (1913) de 4 claviers de cette église. Édith Beaulieu, qui est titulaire de l'instrument depuis près de 20 ans, consacrera son programme aux chefs-d'œuvre de l'orgue romantique. Les auditeurs pourront, s'ils le désirent, assister au concert à la tribune. Prix d'entrée: 20 dollars.


Inaugurations d'instruments

L'orgue de Notre-Dame-de-l'Annonciation de l'Ancienne-Lorette

    Comme promis dans le précédent bulletin, voici le devis de l'orgue qui a été inauguré le 18 octobre dernier par Robert-Patrick Girard et Martin Gravel.

    Grand Orgue, (65 notes)
    Montre16'(1-12 basse bouchée; 13-65 de l'ancienne Montre 8')
    Montre8'(anciennement Principal 8')
    Flûte double8'
    Bourdon8'
    Prestant4'
    Flûte4'non harmonique
    Nasard2 2/3'non harmonique
    Doublette2'
    Quarte de Nasard2'non harmonique
    Tierce1 3/5'non harmonique
    Fourniture 1 1/3'IV(ancienne Mixture, réharmonisée)
    Trompette8'(neuve)

    Récit expressif, (61 notes)
    Bourdon16'
    Principal8'
    Viole de Gambe8'
    Voix céleste8'
    Bourdon8'
    Octave4'
    Flûte bouchée4'
    Piccolo2'(anciennement Octavin 2')
    Larigot1 1/3'
    Sesquialtera 2 2/3'II
    Trompette8'
    Hautbois8'(anciennement Hautbois-Basson)
    Cromorne8'(anciennement au GO)
    Trémolo

    Pédale, (32 notes)
    Résultante32'
    Flûte16'(2 tuyaux de plus)
    Soubasse16'(anciennement Bourdon 16')
    Octave basse8'(anciennement Principal 8')
    Bourdon8'(extension de Soubasse 16', 2 tuyaux de plus)
    Principal4'(extension de Flûte 16')
    Trombone16'(les anches de pédale sont réalisées à partir de l'ancienne trompette du GO
    + 12 tuyaux neufs pour la basse)
    Trompette8'
    Clairon4'

    Accouplements

    GO/PED 8,4; REC/PED 8,4
    REC/GO 16,8,4
    GO 4; REC 16,4


Une bénédiction à Cap-Santé
par Antoine Bouchard

    Le 23 novembre dernier, avait lieu à Cap-Santé la bénédiction de l'orgue restauré de l'église Sainte-Famille de Cap-Santé, une célébration tripartite structurée avec un à-propos et un goût parfaits et comprenant:

    1. Le chant de l'orgue
      En diverses propositions concises et imagées, le célébrant assigne à l'orgue l'une de ses fonctions liturgiques. Chaque fois, l'orgue répond par une brève pièce accordée au souhait du célébrant (œuvres de Couperin, Bach, Buxtehude, Bédard, Liszt, Marcello)
    2. Le chant de l'assemblée
      Toute l'assemblée entonne et poursuit dans l'enthousiasme le beau choral Nous chanterons pour toi, Seigneur.
    3. Le récital, après la bénédiction finale
      Toccata et Fugue en ré mineur (BWV 565), de Johann Sebastian Bach - Prélude, Fugue et Variation, de César Franck - Choral et Menuet (de la Suite Gothique), de Léon Boëllmann.

    Personnellement, je garde de cette fête un souvenir presque féerique... La splendeur de l'église, la richesse sonore de l'orgue Napoléon Déry, que Serge Laliberté sait faire chanter de façon toujours expressive, la communion d'écoute d'un auditoire attentif et fervent... De tels moments, on ne les oublie pas.

    Devis de l'orgue Déry, restauré en 2000 par Jean-François Mailhot
    19 jeux répartis sur 2 claviers et pédalier

    Grand Orgue
    Récit
    Pédale
    Montre8'
    Principal8'
    Bourdon16'
    Flûte traversière8'
    Flûte harmonique8'
    Bourdon8'
    Bourdon8'
    Viole de gambe8'
    Prestant4'
    Principal4'
    Flûte4'
    Sesquialtera2 2/3'
    Quinte2 2/3'
    Piccolo2'
    Doublette2'
    Cromorne8'
    MixtureIII
    Hautbois8'
    Trompette8'


Une inauguration à Saint-Charles-Borromée de Charlesbourg

    Nous l'avons su trop tard pour vous l'annoncer dans le précédent bulletin: le 14 janvier dernier, par un froid sibérien, les deux organistes titulaires de la cathédrale Saint-Germain de Rimouski, Josée April et Jean-Guy Proulx inauguraient à Charlesbourg l'orgue de l'église Saint-Charles-Borromée, restauré par Jean-François Mailhot de Trois-Rivières.

    L'instrument, un orgue tubulaire Mitchell de 19 jeux répartis entre les deux claviers et le pédalier, a été acquis par la paroisse en 1872 et restauré par Casavant en 1923.

    Au programme figuraient la Toccata et fugue en ré mineur et le choral Wachet auf de Bach, le 3e choral de Franck et la Suite gothique de Boëllmann. Il sonne très romantique mais souffre, dans des œuvres d'envergure comme celle de Franck, d'une acoustique peu enveloppante et de ressources limitées. Par leurs registrations imaginatives et leur jeu vivant, les deux interprètes ont su en tirer le maximum. Parmi les transformations apportées à l'instrument, mentionnons l'ajout au grand orgue d'un bourdon, d'une trompette et d'une mixture, pas encore installée au moment de la rédaction de ces lignes.


Nécrologie
Alphonse Fortin (1920-2003)

Le 2 décembre dernier est décédé Alphonse Fortin, qui fut président de notre association en 1988-1989. Les notes suivantes nous ont été aimablement fournies par sa nièce Louise Fortin-Bouchard

En 1950, Alphonse Fortin a séjourné à Rome à l'Institut pontifical de musique sacrée pour y étudier le chant grégorien. De 1952 à 1967, il enseigna au Collège de La Pocatière, où il fut maître de chapelle, organiste et directeur de la fanfare. De 1974 à 1988, il a œuvré en pastorale et fut notamment au service de l'Université Laval.

La musique faisant partie de son héritage paternel, Alphonse Fortin a joué du piano et de l'orgue. Sa première préoccupation était de faire une large place à la musique. Passionné de Jean-Sébastien Bach, il connaissait particulièrement bien toutes ses cantates et en écoutait régulièrement. Il a été un fidèle habitué des concerts d'orgue. On lui doit d'avoir travaillé en 1950 à l'édition d'un recueil de chants sacrés grégoriens et modernes à l'usage des élèves du Collège Sainte-Anne-de-la-Pocatière.

Nous empruntons la citation suivante à une lettre de l'abbé Antoine Bouchard: « Les Amis de l'orgue ont profité de votre immense culture et de votre entier dévouement. Votre passage à la présidence aura été malgré sa brièveté une source de joie pour tous. »


Petite annonce

Elles sont rarissimes dans notre bulletin mais, pourquoi pas celle-ci?

    Harmonium de 1873 à vendre : contacter Madame Yvette Baron, tél.: 831-1904.


Mot de la fin

Les organistes d'aujourd'hui ont réinventé la couleur et l'articulation et font preuve de rigueur face au texte musicologique. Cela est indéniable. Pourtant, n'est-ce pas à travers la façon de jouer « d'autrefois » que ma génération et celles qui m'ont précédée ont découvert l'orgue et ont appris à l'aimer?

Merci à Louise Fortin-Bouchard, Martin Gravel, Serge Laliberté, Gilles Lesage et Antoine Bouchard pour leur précieuse collaboration, ainsi qu'à Claude Beaudry, qui veille toujours à la belle mise en page de ce bulletin.

Le prochain bulletin paraîtra en avril et sera essentiellement consacré au compte rendu de l'excursion culturelle de mai dernier. Vos commentaires et vos annonces de concerts d'orgue sont toujours les bienvenus et font de ce bulletin un précieux outil de liaison entre les créateurs, les interprètes et le public. Date de tombée: 25 février. Un autre bulletin suivra en juin pour annoncer les activités estivales.