| Description [Français / English] |
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Petite ville à l'époque romaine, Albi était, dès le Ve siècle, le siège d'un diocèse relevant de la métropole de Bourges. Au VIIIe siècle, la ville devint alors le siège d'une seigneurie autonome, qui sera réunie deux siècles plus tard au comté de Toulouse. Ce n'est qu'au Xe siècle que le nom de Sainte-Cécile apparaît et qui remplace le nom de Sainte-Croix donné jusqu'alors. Durant toute la période de rattachement à Toulouse, Albi fut le théâtre de nombreuses querelles jusqu'à la fin de la guerre des Albigeois. Bien qu'étant au coeur de l'hérésie cathare (elle fut prise en 1215), Albi ne souffre pas de la croisade que le pape Innocent III lance pour venger l'assassinat de son légat, Pierre de Castelneau, le 14 janvier 1208 et pour écraser l'hérésie cathare qui prendra fin par le traité de Meaux en 1229. La vieille cathédrale est sérieusement mise à mal par une série d'émeutes dues à des conflits avec les habitants qui luttent pour leurs libertés municipales. En 1249, Albi est rattachée à la France.
L'évêque Durand entreprend un semblant de restauration. Son successeur sera le véritable constructeur. Nommé évêque en 1277, Bernard de Castanet décide de construire un nouvel édifice dont il posa la première pierre le 15 août 1282. Mais la nouvelle cathédrale ne remplaça pas aussitôt l'ancienne église qui subsista. Pendant vingt ans, le chapitre consacra à cette oeuvre tous ses revenus. En 1306, le choeur était en partie construit. En 1317, le pape Jean XXII démembrait le diocèse au profit du siège de Castres. Vers la fin du XIVe siècle, pendant l'invasion anglaise, on construisit le clocher, du moins les trois étages inférieurs et on peut dire que la cathédrale fut terminée dans les années 1390-1397 sous l'épiscopat de Guillaume de La Voûte. Le gros oeuvre était achevé, mais de multiples modifications allaient encore y être apportées dans les décennies suivantes.
Cette église-forteresse de briques rouges est proprement unique de son espèce. Ce matériau, employé dans un souci de simplicité et d'économie, provient des nombreuses carrières d'argile que l'on retrouve dans la région. Redoutant de nouvelles révoltes, son initiateur en fit une véritable forteresse dominée par un clocher-donjon haut de 78 mètres (256 pieds) et flanquée de contreforts semi-circulaires. Pour ne laisser aucune prise à l'assaissant, le bâtiment est un édifice lisse. Ici, point de ces arcs-boutants en usage dans les cathédrales du Nord: c'est à l'intérieur que les contreforts s'épaississent pour supporter les voûtes. Aucun ornement n'annonce une église et la bizarrerie de sa forme n'est pas rachetée par son élégance. Elle n'a point de façade et le seul portail, situé au sud et défendu par une avant-porte fortifiée du XVe siècle, est surmonté d'un somptueux baldaquin flamboyant en pierre blanche, dressé par Louis II d'Ambroise entre 1520 et 1535. Comme la cathédrale est bâtie sur une hauteur assez escarpée, le niveau de la rue de ce côté est de plus de 9 mètres (30 pieds) plus bas que le pavis de l'église. Il faut gravir une cinquantaine de marches pour parvenir au niveau du sol inférieur de l'édifice.
L'intérieur, chef d'oeuvre insigne du gothique méridional, forme une seule et immense nef de 11 travées (100 mètres/328 pieds de longueur, 30 mètres/98 pieds de largeur et 30 mètres/98 pieds de hauteur), dépourvue de transept, de collatéraux, et de déambulatoire, et terminée par un hémicycle à sept pans. Les contreforts extérieurs se retrouvent à l'intérieur sous forme de hauts piliers entre lesquels sont situées les chapelles. Celles-ci s'élevaient jadis jusqu'à la hauteur de la voûte, mais, au XVe siècle, elles furent dédoublées, la partie supérieure se transformant en tribunes avec balustrades de pierre. Malheureusement, les hautes et étroites fenêtres se trouvaient dans cette partie supérieure et il fallut en ouvrir d'autres pour éclairer ce qui était devenu les chapelles proprement dites.
Le jubé et la clôture du choeur, édifiée durant la seconde moitié du XVe siècle, sont d'une opulence flamboyante extrême: ils délimitent 120 stalles surmontées de statuettes d'anges que couronnent des dais ouvragés avec minutie. Tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, la clôture est décorée de figures de prophètes et d'apôtres. Toutes les parois de la cathédrale sont revêtues de peintures murales qui se détachent sur le fond d'azur et d'or: celles qui ornent le revers de la façade occidentale et qui illustrent avec réalisme les scènes du Jugement Dernier furent exécutées par un artiste français de l'extrême fin du XVe siècle; celles qui recouvrent la voûte et les chapelles sont dues à un atelier bolonais qui travailla de 1509 à 1512 et qui illustra des scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament.
La cathédrale fut consacrée le 23 avril 1480 par Louis Ier d'Ambroise, nommé évêque en 1473. Par testament, Louis Ier demanda que soit construite une tour qui abriterait les cloches, suffisamment haute pour être vue de partout. C'est ainsi que sur les trois premiers étages on en éleva trois autres, qui portèrent la hauteur totale à 78 mètres (256 pieds) au-dessus du sol.
Pendant la Révolution, la cathédrale est devenue « Temple de la Raison » et de nombreuses statues du jubé furent abattues, En 1843, comme la cathédrale se trouvait dans un assez piteux état, on confia à l'architecte César Daly le soin d'étudier les restaurations possibles. Il étudia avec précision l'architecture du monument et établit un projet. En 1849, son projet fut mis en adjudication. Il y travailla trente ans, avec la minutie la plus parfaite. Il suréleva la toiture en ouvrant des combles au-dessus de la nef. Il fut, pour cela, hausser les murs de plus de 7 mètres (23 pieds) et les décorer de clochetons qui seront supprimés à la fin du XIXe siècle.
Isolée sur son escarpement rocheux, la cathédrale d'Albi a retrouvé, pour toujours, son imposante et terrifiante silhouette.
L'orgue
Cet instrument majestueux surprend par ses dimensions (16,4 m/54 pieds de large et 15,6 m/51 pieds de hauteur). Placé au sommet de la fresque du Jugement dernier, au-dessus du choeur et de l'autel et faisant face à l'assemblée, il se laisse contempler dans l'environnement luxuriant des peintures de l'édifice.
C'est Mgr Armand-Pierre de la Croix de Castries, archevêque d'Albi, qui, le 20 octobre 1734, commande un instrument neuf à Christophe Moucherel qui en a assuré la construction de 1734 à 1736. Il comprend alors quatre claviers manuels (Positif, Grand-Orgue, Récit, Écho) et pédalier. Le facteur réalise un buffet somptueusement décoré de statues d'angelots jouant divers instruments de musique.
Cet instrument sera ensuite remanié par plusieurs facteurs d'orgues. Tout d'abord, en 1747, François et Jean-François L'Épine restaurent un certain nombre de tuyaux, et ajoutent une Bombarde 16' à la Pédale, une Trompette et un Clairon au Positif, et remplacent la Flûte à cheminée 4' du Grand-Orgue par une deuxième Trompette 8'. De plus, ils reconstruisent les sommiers du Positif, du Grand-Orgue et de la Pédale.
En 1778-1779, Joseph Isnard réalise une importante restauration de l'instrument. Il ajoute un cinquième clavier (clavier de Bombarde) qui comprend une batterie de jeux d'anches et un Cornet de cinq rangs. Il ajoute un Cornet au Positif et réunit Fourniture et Cymbale de ce même clavier sur un même registre.
Après avoir effectué des travaux en 1817, le facteur Antoine Peyroulous, de Toulouse, réalise une importante restauration avec ré-aménagement de la composition et ajout de jeux neufs. Une des deux bombardes est alors déménagée au Grand-Orgue à la place du Clairon, qui prend lui-même celle de la Quarte de Nazard supprimée. Une deuxième Trompette 8' prend la place de cette Bombarde. Une Flûte 16' est installée à la Pédale et un dessus de Clarinette en chamade prend place du Positif.
En 1838, l'orgue est dans un état de délabrement total! En 1840-41, les frères Claude, de Mirecourt, restaurent l'instrument. Les claviers et le pédalier sont refaits à neuf, ainsi que la soufflerie. Le Gros Nazard est supprimé au profit d'un dessus de Flûte 8', la Grosse Tierce est remplacée par une Flûte 4'. Le Larigot cède sa place à une Flûte allemande 4'. Des Gambes sont ajoutées au Récit et le Cornet de l'Écho est refait à neuf. Ces travaux se révéleront catastrophiques pour l'instrument! Au lieu de restaurer les sommiers, les frères Claude se contenteront de diminuer notablement la pression pour diminuer les emprunts avec, pour conséquence, l'altération de tous les jeux. Cet état de choses est constaté dans le rapport de réception de l'instrument, le 8 octobre 1842, par Charles Simon, expert de la Commission des arts et édifices religieux.
En 1845, Aristide Cavaillé-Coll établit un devis de reconstruction qui n'aura pas de suivi. En 1856, Frédéric Junk reconstruit le mécanisme de la soufflerie et du clavier de Pédale, change des porte-vent, restaure des tuyaux de façade et change des languettes aux jeux d'anches.
En 1862, le buffet est classé « monument historique ».
En 1865, nouvelle restauration par Thiébaut Maucourt : les claviers des frères Claude sont remplacés, les accouplements à tiroir sont remplacés par des accouplements à masselottes, un Récit expressif de 10 jeux remplace l'ancien Récit.
Entre 1865 et 1902, Théodore Puget supprime la Cymbale, la Tierce et la Voix humaine du Grand-Orgue au profit d'un Salicional 8' d'une Flûte 4' et d'une Gambe 4'. La Tierce du Positif est supprimée ainsi que les deux clarinettes en chamade. La Flûte octaviante du Récit cède sa place à un Octavin 2'.
À la fin du XIXe siècle, l'orgue est déjà à nouveau dans un état de grand délabrement! Les dernières réparations effectuées par des facteurs de talent n'ont été que des béquilles, faute de moyens, sur un instrument ruiné par les frères Claude.
Dès octobre 1896, Jean-Baptiste Puget informe Mgr Jean-Émile Fonteneau, archevêque d'Albi, de la situation et propose un relevage au coût de 7 565 francs. Les travaux comprendraient la réparation et la consolidation des tuyaux de Montre, le nettoyage et la mise en état de tout l'intérieur. Aucune suite n'est donnée à cet avis. En 1902, Jean-Baptiste Puget intervient d'abord auprès de l'abbé Vilote, curé-archiprêtre de la cathédrale puis auprès de Mgr Eudoxe-Irénée-Édouard Mignot, archevêque d'Albi. Il propose à nouveau le relevage soumis en 1896 ou la restauration complète de l'instrument au coût de 39 465 francs. Le 30 mars 1903, Puget soumet un nouveau devis en trois parties. La première partie, pour la somme de 5 075 francs, consiste à restaurer, consolider et nettoyer les tuyaux des deux façades, à opérer un nettoyage général de l'instrument tant dans sa partie mécanique que sonore, à obturer toutes les fuites dans le circuit du vent, à restaurer tous les tuyaux, à changer toutes les rasettes de tous les jeux d'anches, et à réharmoniser et accorder l'ensemble. La seconde partie propose, au coût de 10 655 francs, de reconstruire à neuf les quatre claviers de 56 notes et le pédalier avec 18 pédales de combinaisons, d'installer une machine Barker pour faciliter les accouplements et les appels, de mettre en place tous les premiers do# manquants, et de ré-aménager ou de remplacer certains sommiers. La troisième partie propose, pour la somme de 13 320 francs, la construction du Récit expressif et de nouveaux accouplements, la construction d'une nouvelle soufflerie, et le remaniement des jeux de Pédale. Ce devis fut refusé en tant que tel, mais, une fois révisé, une nouvelle entente est signée le 17 juin 1903 puis à nouveau modifiée le 24 octobre 1903.
Les travaux débutent le 17 juin 1903. L'orgue est reconstruit dans le style romantique tout en conservant certains jeux de Moucherel, L'Épine et Isnard. C'est alors que l'instrument perd son caractère d'origine. De nombreux sommiers supplémentaires ont été construits pour loger et alimenter les gros tuyaux en dehors de leurs sommiers respectifs. Le système de transmission tubulaire appliqué en partie a rendu assez facile cette diffusion de sommiers. Cinq machines ou appareils pneumatiques servent à communiquer le mouvement des claviers et du pédalier aux divers sommiers et accouplements, et permettent que la résistance des claviers demeure toujours la même. Le système d'alimentation en vent utilise trois immenses soufflets et quatre paires de pompes. Une commission de dix membres a été nommée pour vérifier, expertiser et recevoir l'instrument. L'inauguration de l'orgue eut lieu le 20 novembre 1904 par un concert donné par Adolphe Marty qui composa pour l'occasion la Sonate héroïque de Sainte-Cécile.
À partir de 1950, son état de fonctionnement est préoccupant. Plusieurs années de réflexion ont permis de découvrir l'origine ancienne du matériel, particulièrement au niveau de la tuyauterie. C'est alors que la décision fut prise de restaurer l'orgue et non de le reconstruire. Le 26 avril 1971, une commission constituée de prestigieux organistes approuve un devis de restauration préparé par Kurt Schwenkedel. Le projet vise la destruction de l'orgue Puget et de son remplacement par un grand orgue d'esthétique néoclassique de 77 jeux répartis sur cinq claviers manuels, grande pédale et petite pédale. À la suite de la cessation d'activités de la maison Schwendekel, le projet est réorienté vers une composition de compromis se rapprochant de celle de l'orgue de 1824 et les travaux sont confiés à Bartoloméo Formentelli, facteur d'orgues à Vérone (Italie). C'est ainsi que le 17 mai 1974, à la suite du travail effectué par Paul Manuel, de la maison Schwenkedel, la partie instrumentale datant de 1734 et 1779 a été classée « monument historique ».
De 1977 à 1981, Bartoloméo Formentelli supervise la restauration qui va consister à reproduire l'instrument de Moucherel en y intégrant les modifications de L'Épine, Isnard et Peyroulous. Les travaux se terminèrent le 13 mai 1981. L'inauguration a lieu les 26 et 27 septembre 1981 par Marie-Claire Alain et Michel Chapuis.
Durant l'été 1996, Bartoloméo Formentelli effectue un grand relevage : démontage, dépoussiérage, accord général et ajout d'une seconde Flûte à la Pédale. Avec ses cinq claviers, cet instrument est une mécanique complexe et fragile qui demande des soins attentifs et constants.
Le Positif est un positif de dos. La division du Grand-Orgue est placée au centre du corps principal; la Bombarde est placée de chaque côté du Grand-Orgue, et la Pédale, aux deux extrémités du buffet. Le Récit est placé à l'arrière dans la tour centrale tandis que l'Écho est dans le soubassement et au centre du buffet.
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A small city during the Roman era, Albi was, ever since the 5th century, the see of a diocese suffragan of Bourges. In the 8th century, the city became the center of an autonomous seigneury that will be united, two centuries later, to Toulouse. The name of St. Cecile appeared only during the 10th century replacing the name of St. Croix given originally to the church. During all the time Albi was united to Toulouse, Albi was the theatre of numerous quarrels until the end of the Albigensian Crusade. While being at the center of the Cathar heresy (the city was taken in 1215), Albi did not suffer from the crusade Pope Innocent III sent out to avenge the murder of his legate, Pierre de Castelneau, on January 14, 1208, and to crush the Cathar heresy that would end, in 1229, by the Meaux treaty. The old cathedral is a very bad shape after a series of riots due to conflicts with the residents who fight for their municipal liberties. In 1249, Albi is brought under the government of France.
Bishop Durand undertakes the semblance of restoration. His successor will be the real builder. Appointed bishop in 1277, Bernard de Castanet decides to build a new cathedral whose cornerstone he lays on August 15, 1281. The new cathedral did not immediately replace the old one. For twenty years, the Chapter will allocate all his revenues to the construction of the cathedral. In 1306, the chancel is partially finished. In 1317, Pope John XXII eliminated the diocese in favor of Castres. Towards the ends of the 14th century, during the English invasion, the bell-tower was built, at least the first lower floors. The cathedral was completed in the years 1390-1397 when Guillaume de La Voûte was bishop. The structure was complete but many modifications will be made in the following decade.
This red-brick church-fortress is unique of its kind. This material, used for a matter of simplicity and economy, come from the many clay quarries located in the region. In fear of new riots, its initiator built a real fortress dominated by a 256 feet (78 metres) high tower-donjon and flanked by semi-circular buttresses. Not to give any hold to the assailant, the exterior walls are smooth. Here, no flying buttresses as it is the case in northern cathedrals: buttresses get ticker in the inside to support the vaults. No ornament foreshadows a church and the strangeness of its shape does not compensate for its elegance. There is no facade and only one portal, located in the south of the building and defended by a first 15th-century fortified door, topped by a sumptuous flamboyant white-stoned baldachin, erected between 1520 and 1535 by Louis II d'Ambroise. While the cathedral is built on a steep height, the street level on that side is more than 30 feet (9 metres) lower than the church's parvis. One has to climb about fifty stairs to reach the lower level of the building.
The interior, a remarkable meridional Gothic masterpiece, is a unique and a vast 11-bay nave (328 feet/100 metres). The interior, a remarkable meridian Gothic masterpiece, is a unique and a vast 11-bay nave (328 feet/100 metres long, 98 feet/30 metres wide and 98 feet/30 metres high) without transept, side aisles and ambulatory, and ends with a seven-sided semi-circular apse. Exterior buttresses are found inside as high pillars between which chapels are located. Formerly, the chapels raised up to the vaults but, in the 15th century, they were split, the upper section was converted into galleries with stone balustrades. Unfortunately, the high and narrow windows were located in the upper section, to lighten the new chapels, new windows had to be openedong, 98 feet/30 m wide and 98 feet/30 m high) without transept, side ailes and ambulatory, and ends with a seven-sided semi-circular apse. Exterior buttresses are found inside as high pillars between which chapels are located. Formerly, the chapels raised up to the vaults but, in the 15th century, they were split, the upper section was converted into galleries with stone balustrades. Unfortunately, the high and narrow windows were located in the upper section, in order to lighten the new chapels, new windows had to be opened.
The rood screen and the chancel enclosure, built during the second half of the 15th century, are of an extreme flamboyant opulence: they delimit the 120 stalls topped by statues of angels and crowned by meticulously embroided canopies. Whether on the inside or on the outside, the chancel enclosure is decorated with figures depicting the prophets and the apostles. All cathedral walls are paved by paintings that stand out over a sky-blue and gold background. The painting, on the back of the facade wall, depicts scenes of the Last Judgment executed by a French artist at the end of the 15th century. The ones covering the vault and the chapels, depicting scenes from the Old and the New Testament, were executed, from 1509 to 1512, by artists from a Bolognese workshop.
The cathedral was consecrated on April 23rd, 1480 by Louis Ist d'Ambroise, appointed bishop in 1473. By testament, Louis Ist requested that a bell-tower be built to house the bells. It should be high enough to be seen from everywhere. On top of the first three floors, three more floors were added bringing the total height to 256 feet (78 metres) above ground.
During the Revolution, the cathedral became a "Temple of Reason" and many statues on the rood screen were destroyed. In 1843, the cathedral was in a very bad shape and architect César Daly was commissionned to study the possible restorations. He carefully studied the architecture of the building and sumbitted a project. In 1849, tenders were invited to execute the project. He meticulously worked on the project for thirty years. He raised the roof by opening the attic above the nave. To do that, walls were raised 23 feet (7 metres) and added pinnacle turrets that were removed at the end of the 19th century.
Isolated on its rocky steep slope, the Albi cathedral found, for ever, its imposing and terrifying figure.
The Organ
This majestic instrument surprises by its size (54 feet/16.4 metres wide by 51 feet/15.6 metres high). Located on top of the Last Judgment fresco, above the chancel and the altar (the instrument faces the assembly), it can be contemplated in the luxurious environment of paintings.
It is Archbishop Armand-Pierre de la Croix de Castries, of Albi, who, on October 20th, 1734, ordered a new instrument to Christophe Moucherel who built it from 1734 till 1736. It has four manuals (Positif, Grand-Orgue, Récit, Écho) and Pedal. The organbuilder built a sumptuously decorated organcase with cherubs' statues playing various musical instruments.
The instrument will then be altered by several organbuilders. First, in 1747, François and Jean-François L'Épine restored several pipes and added a Bombarde16' in the Pedal, a Trumpet and a Cornet in the Positif division, and replaced the Flûte à cheminée 4' in the Grand-Orgue division by a second Trumpet 8'. Furthermore, they rebuilt the winchests of the Positif, Grand-Orgue and Pedal divisions.
In 1778-1779, Joseph Isnard carried out an important restoration of the instrument. He added the fifth manual (Bombarde) with of a battery of reeds and a five-rank Cornet. He added a Cornet in the Positif, and the Fourniture and Cymbale stops of this same manual were united on the same register.
After executing works in 1817, organbuilder Antoine Peyroulous, of Toulouse, carried out an important restoration while altering the voicing structure and adding new stops. One of two bombardes was then moved to the Grand-Orgue to replace the Clairon, which took the place of the abolished Quarte de Nazard. A second Trumpet 8' took the place of this Bombarde. A Flute 16' was installed in the Pedal and a Clarinet in chamade (treble) was set up of the Positif.
In 1838, the organ is in a complete dilapidated condition! In 1840-41, brothers Claude, of Mirecourt, restored the instrument. Manuals and pedalboard were rebuilt along with the wind system. The Gros Nazard was abolished and replaced by a Flûte 8' (treble), the Grosse Tierce was replaced with a Flûte 4'. The Larigot was replaced with a Flûte allemande 4'. Gambes were added to the Récit and the Cornet of the Écho division was rebuilt. These works will turn out to be disastrous for the instrument! Instead of restoring the windchests, the brothers Claude will make do with significantly diminishing the wind pressure to diminish the borrowings therefore altering all stops. This fact was mentioned in the report of reception of the instrument, on October 8th, 1842, by Charles Simon, expert for the Commission of arts and religious buildings.
In 1845, Aristide Cavaillé-Coll prepared a reconstruction project which will not be followed up. In 1856, Frédéric Junk rebuilt the wind system and the pedalboard, replaced some windtrunks, restored facade pipes and replaced the reed tongues.
In 1862, the organcase was classified as "historic monument".
In 1865, a new restoration is carried out by Thiébaut Maucourt: brothers Claude's manuals were replaced, shove couplers were replaced by ram couplers, an 10-stop enclosed Récit division replaced the former Récit division.
Between 1865 and 1902, Théodore Puget removed the Cymbale, the Tierce and the Voix humaine in the Grand-Orgue and replaced them by a Salicional 8', a Flûte 4' and Gambe 4'. The Tierce of the Positif was removed along with both clarinets en chamade. The Flûte of the Récit division was replaced by an Octavin 2'.
At the end of the 19th century, the organ was already again in a dilapidated condition! The last repairs executed by talented organbuilders were only crutches, for lack of means, on an instrument ruined by the brothers Claude.
In October 1896, Jean-Baptiste Puget informed Archbishop Jean-Émile Fonteneau, of Albi, about the situation and proposed a renovation, at the cost of 7,565 francs. Works would include repairing and strengthening of the facade pipework, cleaning and updating the instrument. This proposal was ignored. In 1902, Jean-Baptiste Puget intervened with Father Vilote, parish priest and archpriest of the cathedral, and then with Archbishop Eudoxe-Irénée-Édouard Mignot, of Albi. He again proposed the 1896 renovation project or the complete restoration of the instrument at the cost of 39,465 francs. On March 30th, 1903, Puget submitted a new proposal in three phases. The first one, for a cost of 5,075 francs, would include the restoration, the strengthening and cleaning the facade pipes, a general cleaning of the instrument both to its mechanical action and sound structure, to stop up all wind loss in the wind distribution system, the restoration of the complete pipework, the replacement of all reed springs, and the complete re-voicing. The second one, at the cost of 10.655francs, would rebuild all four 56-note manuals and the 18-note pedalboard and add 18 combination pedals, the installation a Barker machine to make coupling and ventils easier, to set up all missing first C#, and to redevelop or to replace certain windchests. The third one, at the cost of 13,320 francs, would include the construction of an enclosed Récit division along with new couplers, the construction of a new wind system, and modifications of the Pedal division stops. This proposal was refused as such but, once revised, a contract was signed on June 17th, 1903 then revised on October 24th, 1903.
Works started on June 17th, 1903. The organ was rebuilt in the romantic style while keeping certain Moucherel, L'Épine and Isnard stops. It was when the instrument lost its original character. Several additional windchests were built to accommodate and feed the large pipework outside their respective windchests. The tubular pneumatic action partially in use eased this distribution. Five machines or pneumatic apparatuses were used for communicating between the manuals and the pedalboard and the various windchests and couplers, and allowed the manual resistance to remain the same throughout. The wind system used three large bellows and four pairs of pumps. A commission of ten members was named to verify, evaluate and accept the instrument. The organ inauguration took place on November 20th, 1904 by a concert given by Adolphe Marty who composed for the occasion his Sonate héroïque de Sainte-Cécile (St. Caecilia Heroic Sonata).
From 1950, the condition of the organ was worrying. After several years of consideration which allowed to discover the ancient origin of the equipment, particularly at the pipework level, decision was made to restore the organ and not to rebuild it. On April 26th, 1971, a commission of prestigious organists was set up to approve a restoration proposal prepared by Kurt Schwenkedel. The project aimed at the destruction of the Puget organ and its replacement by a large neoclassical organ with 77 stops over five manuals, a large pedal and a small pedal. Following Schwendekel's workshops closure, the project was reorientated towards a compromised structure closer to the 1824 organ and works were entrusted to Bartoloméo Formentelli, from Vérone (Italy). Following works performed by Paul Manuel, from Schwenkedel, the instrumental elements dating from 1734 and 1779 were classified as "historic monument" on May 17th, 1974.
From 1977 to 1981, Bartoloméo Formentelli supervised the restoration that would copy the Moucherel instrument while integrating modifications made by L'Épine, Isnard and Peyroulous. The restored instrument was inaugurated, on September 26th and 27th 1981, by Marie-Claire Alain and Michel Chapuis.
During the summer of 1996, Bartoloméo Formentelli executed a large renovation : dismantling, dust removal, general revoicing and the addition of a second Flute in the Pedal division. With its five manuals, this instrument has a complex and fragile mechanical action that requires attentive and constant care.
The Positif division is a back positive. The Grand-Orgue division is located in the center of the main organcase; the Bombarde division located on each side of the Grand-Orgue division, and the Pedal division, on both extremities of the organcase. The Récit is located in the rear of the central tower while the Echo is located in the lower section and in the center of the main organcase.
I. Positif |
II. Grand-Orgue |
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|---|---|---|---|---|
| Montre | 8' | Montre | 16' | |
| Bourdon | 8' | Bourdon | 16' | |
| Prestant | 4' | Montre | 8' | |
| Flûte à cheminée | 4' | Bourdon | 8' | |
| Nazard | 2 2/3' | Prestant | 4' | |
| Doublette | 2' | Flûte | 4' | |
| Tierce | 1 3/5' | Grosse Tierce | 3 1/5' | |
| Larigot | 1 1/3' | Nazard | 2 2/3' | |
| Fourniture 1 1/3' | VI | Doublette | 2' | |
| 1Cornet 8' | V | Quarte de Nazard | 2' | |
| Trompette | 8' | Tierce | 1 3/5' | |
| Cromorne | 8' | Fourniture 2 2/3' | V | |
| Clairon | 4' | Cymbale 1' | V | |
| 1Cornet 8' | V | |||
| Bombarde | 16' | |||
| 1re Trompette | 8' | |||
| 2e Trompette | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
III. Bombarde |
IV. Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| 1Cornet 8' | V | Flûte | 8' | |
| Bombarde | 16' | Cornet 8' | V | |
| 1re Trompette | 8' | Trompette | 8' | |
| 2e Trompette | 8' | Hautbois | 8' | |
| Voix humaine | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
| 1Trompette en chamade | 8' | |||
V. Écho2 |
Pédale |
|||
|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 8' | Flûte | 16' | |
| Prestant | 4' | Flûte | 8' | |
| Nazard | 2 2/3' | Flûte | 4' | |
| Quarte | 2' | Bombarde | 16' | |
| Tierce | 1 3/5' | Trompette | 8' | |
| Fourniture 2/3' | III | Clairon | 4' | |
| Cromorne | 8' | |||
| 1 | à partir de / from: c1 | |
| 2 | avec des portes de type Brustwerk / with Brustwerk-type doors |