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Orgue de tribune / Gallery Organ Roethinger, 1962 / Tricoteaux, 1970
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Orgue de choeur / Chancel Organ Gonzalez
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Vers 650, saint Aubert, évêque de Cambrai-Arras, transfère en ces lieux, sur les bords du Crinchon, les reliques de saint Vaast, premier évêque d'Arras. L'abbaye bénédictine Saint-Vaast fut fondée en 667 sur la colline de La Madeleine où le saint venait se recueillir. Rattachée à la règle bénédictine, l'abbaye est à l'origine de la ville qui se construisit autour d'elle. En 783, l'abbaye brûle, mais Charlemagne ordonne sa reconstruction. Elle est consacrée le 18 mars 1032.
En 1746, Dom Vigor de Briois et le cardinal de Rohan entreprennent la rénovation et la reconstruction sur les plans de Jean-François Labbé, architecte de Louis XV. Après le décès de Labbé en 1750, la reconstruction de l'abbatiale est sous la responsabilité de Contant d'Ivry qui reprend pour Arras les grandes lignes du plan de l'église de la Madeleine de Paris. Les travaux ne commencent réellement qu'en 1766. D'Ivry décède en 1770, mais les travaux se poursuivent jusqu'en 1792 où, lors de la Révolution, les travaux sont interrompus et les moines sont chassés.
En 1804, Napoléon Ier, ordonne la reprise des travaux et met l'église abbatiale à la disposition de l'évêque d'Arras, Jean-Charles De la Tour d'Auvergne-Lauraquais, pour remplacer cathédrale détruite de Notre-Dame-de-la-Cité. Les travaux, qui débutent en 1815 et selon les plans initiaux d'Ivry, sont placés sous la responsabilité de l'architecte impérial François Verly. La cathédrale est consacrée le 6 juin 1833 sous l'invocation de la Bienheure Vierge Marie de l'Assomption et de Saint Vaast.
La chapelle de la Vierge est inaugurée en 1844. Plusieurs projets de clocher sont élaborés, mais aucun n'aboutira. Enfin, en 1870, la décision est prise de ne pas construire de clocher.
La façade présente deux étages de colonnes corinthiennes surmontés d'un fronton triangulaire, et précédés d'un escalier monumental appelé les " Grands Passés ". L'ordre corinthien couvre aussi tout le pourtour de l'intérieur de l'édifice, contribuant à lui donner une grande harmonie architecturale. Le transept nord abrite deux triptyques du XVIe siècle dus à Jean Bellegambe représentant " L'adoration de l'Enfant " et " Le Christ aux bourreaux ". Quant à lui, le transept sud abrite l'autel du Calvaire, oeuvre du sculpteur Henri Bouchard réalisée en pierre Comblanchien ainsi que des toiles peintes de Charles Hollart et Henri Marret représentant différents épisodes miraculeux de la vie de saint Vaast et un baptistère, œuvre de Marcel Gaumont, grand prix de Rome. Dans les collatéraux, on retrouve des statues de saints commandées, en 1879 à des sculpteurs en vue tels Emmanuel Frémiet, Paul Dubois, François Jouffroy, pour l'église Sainte Geneviève de Paris, devenue le Panthéon, qui est d'un style architectural similaire. Elles ont été transférées dans la cathédrale, entre 1922 et 1923, alors dénuée de tout mobilier depuis un incendie survenu en 1915. Le nouveau maître-autel est une table de granit noir du Labrador, 4 m (13,1 pieds) de long d'un seul tenant, supportés par 3 cubes de bronze, exécuté par le sculpteur Georges Saupique.
Aux trois quarts détruite en juillet 1915, durant la Première Guerre mondiale, la cathédrale est reconstruite à l'identique à compter de 1919 sous la direction de l'architecte en chef des Monuments historiques, Pierre Paquet. Elle est solennellement rendue au culte le 13 mai 1934. Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, le 19 mars 1944, une bombe endommage de nouveau la cathédrale, mais les dommages sont rapidement réparés.
Comme beaucoup de cathédrales, celle d'Arras n'est pas terminée. Il lui manque, au-dessus de la chapelle de l'abside, l'imposant clocher primitivement dessiné et son péristyle qui embellirait sa façade assez plate.
Long de 104 mètres (341 pieds) et large de 26 mètres (85 pieds) dans la nef et de 52 mètres (171 pieds) au transept, l'édifice possède une hauteur de 32 mètres sous la voûte. Il est l'un des ensembles les plus grandioses de l'architecture monastique du XVIIIe siècle. La sévérité de son architecture gréco-romaine est tempérée par la grande luminosité intérieure. L'intérieur de l'édifice impressionne par sa clarté grâce à la pierre blanche. La cathédrale est résolument un édifice incomparable. Le goût de l'époque classique a imposé à l'intérieur de la cathédrale l'apparence d'un temple antique. L'ensemble est grandiose, majestueux et admirablement proportionné, il donne une impression de noblesse, d'équilibre et de majesté sereine, rayonnant de lumière.
L'édifice est classé au répertoire des Monuments historiques le 30 octobre 1906.
De 1997 à 2014, divers travaux de restauration sont effectués sur la maçonnerie et les toitures de même que sur les vitraux.
L'orgue
Le facteur Edmond-Alexandre Roethinger est choisi, en 1937, pour remplacer, à la tribune, l'orgue Merklin détruit en juillet 1915. Le projet du facteur prévoit une transmission électropneumatique, procédé technique peu sûr qui sera à l'origine de contestations et d'hésitations ralentissant considérablement les travaux déjà interrompus par la guerre, et alourdissant le coût de la réalisation de l'instrument. Le montant total des travaux s'élève à 11 millions de francs. La Seconde Guerre mondiale est fatale à ce projet: le matériel mal entreposé à Arras, environ 2/3 du nouvel orgue, n'est plus utilisable après la guerre. Et l'affaire traîne. L'orgue est achevé en 1962 par André Roethinger. L'harmonisation est confiée à Jean Daniellot. Bien sûr, l'époque reteint le nombre de tuyaux (5 097) et de combinaisons ajustables (3 groupes de 6).
La console indépendante, située à gauche de l'orgue et tournée vers le positif, possède quatre claviers en sapin et un pédalier en chêne. Les tuyaux, de facture industrielle, sont en étain spotted, cuivre et sapin.
Le devis de cet orgue est élaboré par Joseph Bonnet alors que Maurice et Marie-Madeleine Duruflé donnent le concert inaugural le 24 juin 1962. L'instrument souffre de nombreux problèmes de jeunesse jusqu'en 1968, année où peut enfin avoir lieu la réception définitive de la part de Jean Krug-Basse. La structure sonore et l'harmonisation sont légèrement modifiées en 1970 par Jean-Marie Tricoteaux : au Grand-Orgue, la Gambe 8' est devenue une Grosse Tierce 3 1/5', et à la Pédale, la Mixture de 4 rangs est devenue une Sesquialtera, et une Doublette est ajoutée.
Son mauvais état depuis les années 1980 suscite en 1994 le projet d'un nouvel instrument conjugué à la recherche d'un meilleur emplacement dans l'église pour le recevoir. La tribune occidentale en effet, trop élevée et trop éloignée du choeur, est considérée de longue date comme un obstacle à la bonne émission des sons.
L'instrument est actuellement en ruines : les vitraux ayant été supprimés, les chutes d'eau ont fortement endommagé les sommiers, les tuyaux de bois ainsi que la transmission. Les tuyaux de façade s'affaissent et des insectes ravageurs ont attaqué le bois. Un démontage partiel est réalisé en 2009 en vue d'une restauration.
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By 650, St. Aubert, Bishop of Cambrai-Arras, transferred the relics of St. Vaast, the first Bishop, into this location next to the Crinchon. St. Vaast Benedictine Abbey was founded in 667 upon La Madeleine hill where St. Vaast used to come and pray. Belonging to the Benedictine rule, the abbey was the starting point of the city that grew around it. In 783, the abbey is destroyed by fire and Charlemagne orders its reconstruction. It was consecrated on March 18rh, 1032.
In 1746, Abbot Vigor de Briois and Cardinal de Rohan undertook the restoration and the reconstruction based on plans prepared by Jean-François Labbé, King Louis XV's architect. After Labbé's death in 1750, construction works were entrusted to Contant d'Ivry who used for Arras the general plans for La Madeleine church in Paris. Works started only in 1766. D'Ivry died in 1770 but works continued until 1792 when the Revolution suspended them and the monks were evicted.
In 1804, Napoleon Ist ordered the works to resume and offered abbey church to the Bishop of Arras, Jean-Charles De la Tour d'Auvergne-Lauraquais, to replace the destroyed Notre-Dame-de-la-Cité cathedral. Works, which started in 1815 and according to d'Ivry plans, were entrusted to imperial architect François Verly. The cathedral was consecrated on June 6th, 1833, and was dedicated to the Blessed Virgin Mary and St. Vaast.
The Lady Chapel was inaugurated in 1844. Many plans were prepared for a bell tower but none successful. Finally, in 1870, it was decided not to build a bell tower.
The facade presents two stories of Corinthian pillars topped by a triangular pediment, and preceded by a large flight of stairs called the "Large Past". A nice architectural unity is obtained by the use of Corinthian order in all the building's inside perimeter. The northern transept houses two 16th-century triptychs executed by Jean Bellegambe and depicting "The Child's adoration" and "Christ and his torturers". The southern transept houses the Calvary Chapel executed by sculptor Henri Bouchard in Comblanchian stone. There are also paintings by Charles Hollart and Henri Marret depicting various miraculous episodes from St. Vaast's life and baptismal fonts executed by Marcel Gaumont, winner of Rome's Grand Prize. In the side aisles, there are statues commissioned, in 1879 to sculptors like Emmanuel Frémiet, Paul Dubois, François Jouffroy, for St. Genevieve church in Paris, now the Pantheon, that was built in about the same architectural style. They were transferred to the cathedral, between 1922 and 1923, while the cathedral was empty of all furnishings following the 1915 fire. The new high altar is a table made of Labrador black granite, 13.1 feet (4 m) long all in one block, supported by three bronze cubes, and executed by sculptor Georges Saupique.
75% destroyed in July 1915, during the First World War, the cathedral was rebuilt to original starting in 1919 under the supervision of Pierre Paquet, chief architect for the Historic Monuments Commission. It was solemnly reopened on May 13th, 1934. During the Second World War, on March 19th, 1944, a bomb damaged the cathedral, but damages were rapidly repaired.
Just like many other cathedrals, Arras cathedral is not completed. The impressive bell-tower originally planned to be built on top of the apse chapel and its peristyle would decorate its quite dull facade.
The building is 341 feet (104 m) long, 85 feet (26 m) wide in the nave and 171 feet (52 m) at the transept, while the vault is 105 feet (32 m) above the floor. It is one of the most magnificent 18th-century monastic architecture. The rigidness of its Greco-Romanesque architecture is softened by the large interior luminosity. This luminosity is given by the use of white stone. For sure, the cathedral is a unique building. Classic design dictated the cathedral interior to look like an ancient temple. The whole building is grandiose, majestic and well-proportioned, it radiates an impression of nobleness, balance and serene grandeur with radiant lighting.
The building was classified as Historic Monument on October 30th, 1906.
From 1997 to 2014, many restoration works were carried out mainly on stonework and roofing but also on stained glass windows.
The Organ
Organbuilder Edmond-Alexandre Roethinger was commissioned, in 1937, to replace the gallery organ built by Merklin and destroyed in July 1915. The organbuilder proposed to use electro-pneumatic action, a not proven method that will lead to questionings and second thoughts that will slow down the building process already suspended during the war and increasing the cost of the instrument. The total cost of the instrument will be 11 million francs. Second World War was also fateful for the project: badly stored materials in Arras, about 2/3 of the new organ was unusable after the war. And the project hanged around. Finally, the organ was completed in 1962 by André Roethinger. Voicing was executed by Jean Daniellot. 5097 pipes and 3 sets of 6 adjustable combinations were reused.
The detached console, with its 4 manuals made of fir and its oak pedalboard, is located on the left of the organcase and facing the Positif. Factory-made pipework is made of tin, spotted, copper and fir.
The specifications were drawn by Joseph Bonnet and the official inaugural concert took place on June 24, 1962, played by Maurice and Marie-Madeleine Duruflé. Until 1968, year the instrument was officially received by Jean Krug-Basse, many problems had to be corrected. The tonal structure and its voicing were slightly modified, in 1970, by Jean-Marie Tricoteaux: on the Great, the 8' Gambe became a 3 1/5' Grosse Tierce, and on the Pedal, the 4 rank Mixture became a Sesquialtera and a Doublette was added.
The bad condition of the instrument since the 1980s gives rise, in 1994, to a project for a new instrument that could be installed elsewhere in the church. The western gallery, too high and too far from the chancel, is considered as an obstacle to good sound propagation.
The instrument is now in ruins : stained glass windows having been taken down, water considerably damaged the windchests, the wooden pipework and the action. Facade pipework is crumbling down and insect infestations damaged the wooden structure. A partial dismantling was executed in 2009 for the purpose of a restoration.
I. Positif |
II. Grand-Orgue |
|||
|---|---|---|---|---|
| Montre | 8' | Montre | 16' | |
| Bourdon | 8' | Bourdon | 16' | |
| Flûte creuse | 8' | Montre | 8' | |
| Salicional | 8' | Bourdon | 8' | |
| Prestant | 4' | Flûte harmonique | 8' | |
| Flûte douce | 4' | Prestant | 4' | |
| Nazard | 2 2/3' | Grosse Tierce | 3 1/5' | |
| Quarte | 2' | Nazard | 2 2/3' | |
| Tierce | 1 3/5' | Doublette | 2' | |
| Plein-Jeu | IV | Quarte | 2' | |
| Cymbale | IV | Tierce | 1 3/5' | |
| Trompette | 8' | Plein-Jeu | IV-VI | |
| Cromorne | 8' | Cymbale | IV | |
| Clairon | 4' | Bombarde | 16' | |
| Trompette | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
III. Récit |
IV. Solo |
|||
|---|---|---|---|---|
| Quintaton | 16' | Bourdon | 16' | |
| Diapason | 8' | Grand Principal | 8' | |
| Flûte traversière | 8' | Quintaton | 8' | |
| Gambe | 8' | Prestant | 4' | |
| Voix céleste | 8' | Doublette | 2' | |
| Prestant | 4' | Plein-Jeu | IV | |
| Flûte triangle | 4' | Cornet | III-V | |
| Doublette | 2' | Bombarde | 16' | |
| Plein-Jeu | IV | Trompette | 8' | |
| Cymbale | IV | Clairon | 4' | |
| Cornet | V | |||
| Bombarde | 16' | |||
| Trompette | 8' | |||
| Basson-Hautbois | 8' | |||
| Voix humaine | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
Pédale |
|
|---|---|
| Principal | 32' |
| Principal | 16' |
| Grosse Flûte | 16' |
| Soubasse | 16' |
| Grosse Quinte | 10 2/3' |
| Principal | 8' |
| Flûte | 8' |
| Bourdon | 8' |
| Principal | 4' |
| Grosse Flûte | 4' |
| Doublette | 2' |
| Grosse Fourniture | VI |
| Sesquialtera | II |
| Bombarde | 32' |
| Bombarde | 16' |
| Basson | 16' |
| Trompette | 8' |
| Clairon | 4' |
I. Grand-Orgue |
II. Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| Montre | 8' | Gambe | 8' | |
| Salicional | 8' | Voix céleste | 8' | |
| Flûte harmonique | 8' | Flûte | 4' | |
| Prestant | 4' | Nazard | 2 2/3' | |
| Plein-jeu | xx | Doublette | 2' | |
| Tierce | 1 3/5' | |||
| Trompette | 8' | |||
Pédale |
|
|---|---|
| Soubasse | 16' |
| Bourdon | 8' |
| Flûte | 4' |