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Orgue de tribune / Gallery Organ Clicquot 1703 / Merklin 1882 Gütschenritter 1954 / Hurvy 2000
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Orgue de choeur / Chancel Organ Bonn 1846 / Gutschenritter 1927
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Historique
C'est au Ve siècle que la chapelle Saint-Pierre, première église de Blois, est érigée sur la colline en face du château. Au VIIe siècle, Solenne, évêque de Chartres, est enterré dans cette chapelle. Peu avant la mort de Thibaut le Tricheur, en 977, une crypte est aménagée afin d'y déposer les reliques de saint Solenne. Au début du XIe siècle, devant l'afflux de pèlerins, sa veuve et les fils du comte fondent un chapitre de chanoines. Le choeur est exhaussé sur la crypte. La crypte est agrandie à deux reprises et devient l'une des plus vastes de son époque. Cette crypte constitue aujourd'hui la partie la plus ancienne de l'édifice.
En 1132, l'évêque de Chartres confie la collégiale Saint-Solenne aux chanoines de l'abbaye Notre-Dame de Bourgmoyen située près de la Loire, aujourd'hui disparue. Ceux-ci entreprennent de nouveaux travaux vers 1150. Il en subsiste l'étage inférieur du clocher actuel et l'amorce d'une arcade en plein centre de la nef romaine. Le porche oblique de la façade occidentale est construit au cours du XVe siècle.
L'église est reconstruite en 1544 à l'initiative de François Ier, en terminant par la façade et les étages supérieurs du clocher, mais la structure reste fragile. Le lanternon sommital du clocher est construit entre 1603 et 1609. Le 6 juin 1678, un ouragan brise les grandes verrières, soulève les lambris de la nef et ruine l'édifice. Après ce sinistre, la reconstruction est entreprise grâce à l'intervention de Colbert, dont l'épouse était originaire de Blois. L'édifice est reconstruit dans un style gothique tardif entre 1679 et 1703 par Arnoult-Séraphin Poictevin, architecte des bâtiments du roi, et conserve l'abside à cinq pans et la façade Renaissance.
En 1697, un siège épiscopal est créé à Blois et la collégiale Saint-Solenne devient la cathédrale Saint-Louis. Depuis sa construction, l'édifice a subi très peu de transformations. Au moment de la Révolution, le 28 novembre 1793, la cathédrale devient un Temple décadaire.
Le décor sculpté du choeur est terminé en 1847. En 1867, l'architecte Jules (Potier) de La Morandière construit un déambulatoire à trois chapelles.
L'édifice est classé « Monument historique » le 9 août 1906.
En 1954, la façade ouest ne résiste pas à une tempête et le vitrail s'effondre. Le ministère des Beaux-Arts supervise sa restauration ainsi que le montage d'un mur de protection en briques, derrière l'orgue.
Lors de la Deuxième Guerre mondiale, les bombardements américains détruisent la plupart des vitraux. Dans le cadre d'une restauration générale de l'édifice entreprise en 1985 et aujourd'hui terminée, l'artiste hollandais Jan Dibbets et le maître-verrier français Jean Mauret réalisent de 1993 à 2000 de nouveaux vitraux qui couvrent 33 baies, hautes et basses, et qui représentent une surface totale de plus de 360 mètres carrés (3 875 pieds carrés). Ils ont été inaugurés le 22 décembre 2000.
Architecture
Datée du milieu du XVIe siècle, la façade témoigne d'un compromis entre le style gothique tardif traditionnel et les débuts du classicisme. La partie la plus remarquable est la tour-clocher située au nord de la façade et qui domine toute la ville. Si son soubassement date du XIIe siècle, la construction débute en 1544. Elle est pourvue de colonnes ioniques et corinthiennes qui témoignent du passage au style classique. Le dernier étage est coiffé d'un dôme surmonté d'un lanternon édifié en 1603.
L'intérieur est composé d'une large nef à collatéraux nord et sud (1680-1700) sur lesquels s'ouvrent des chapelles latérales, ainsi que d'un chœur avec son déambulatoire. Il n'y a ni transept, ni triforium. Le chœur possède une abside à cinq pans des XVIe et XVIIe siècles. Encadrant le chœur, le déambulatoire et ses chapelles rayonnantes datent du XIXe siècle. Le déambulatoire avec ses piliers torsadés est un pastiche du style Louis XII. Dans les fenêtres hautes se trouvent des vitraux du XIXe dus à Lobin.
Après l'ouragan de 1678, seuls la façade, l'abside à cinq pans et les piliers du chœur sont réutilisés. À cette occasion, le sanctuaire est recouvert, pour la première fois, d'une voûte d'ogives. L'église possède une seule chapelle fort ancienne, datant du XIIe siècle et située à gauche sous la tour, avec voûte d'ogives d'époque retombant sur des chapiteaux d'acanthe.
La crypte Saint-Solenne se trouve sous le chœur. En 1927, les vestiges d'une église carolingienne y sont découverts. Ils appartiennent à un édifice bâti à la fin du Xe siècle par les comtes de Blois pour abriter les reliques de saint Solenne. Plus tard, au XIIe siècle, lors de l'édification de l'église suivante, le chœur de cette église carolingienne devint une crypte dont subsiste seulement le vaisseau central et l'abside de cette ancienne église-basilique. La trace de son abside semi-circulaire est apparente derrière l'autel.
Les orgues
L'orgue de tribune
Rien n'est connu des orgues qui résonnèrent dans l'édifice antérieur à l'actuelle cathédrale.
Le premier orgue de la cathédrale est construit par Jean-Baptiste et Robert Clicquot en 1703 dans un buffet donné par le roi Louis XIV. Il s'agit d'un « orgue de huit pieds sonnant le seize ». Cet orgue comprend 35 jeux et 51 rangs répartis sur quatre claviers manuels (Grand-Orgue et Positif de 48 notes, Écho de 32 notes, Récit de 25 notes) et une pédale de 30 notes. Les mécaniques sont acheminées par bateau en juin et la pose est immédiate. Il est réceptionné par Nicolas Lebègue le 25 août.
Au moment de la Révolution, en juillet 1789, le clergé et l'organiste, Léonard Mathieu, souscrivent aux vues nouvelles et contribuent ainsi à la sauvegarde de l'orgue. Lorsque la cathédrale devient Temple décadaire, le 28 novembre 1793, la décoration du buffet, dans ce qu'elle avait de symbolique (fleurs de lys, emblèmes royaux et épiscopaux), est détériorée; mais, le 18 décembre, la Commission temporaire des Arts protège l'orgue, lequel échappe à la vente du mobilier national, décidée le 6 mars 1794. Sur demande d'un directeur, le 1er septembre 1794, Jean-Baptiste Isnard (1726-1800) effectue des réparations dont le coût s'élève à 700 livres.
Le 11 mai 1799, ce même Isnard redonne voix à un orgue devenu injouable et apporte quelques modifications : ajout d'une note au Grand-Orgue et au Positif; remplacement, au Positif, du Larigot par un dessus de Flûte 8' et de la Voix humaine par une Trompette 8'; remplacement, au Grand-Orgue, de la Flûte 4' par une Trompette 8' et de la Quarte 2' par un dessus de Flûte 8'; refonte de l'Écho qui ne conserve que le Bourdon 8'; ajout d'un Clairon 4' à la Pédale qui est réduite à 25 notes; le Récit reste inchangé.
Des réparations sont effectuées, en 1804, par le facteur Jacques Huet et en 1829 par le facteur Janvier. Dès 1834, on pense à reconstruire l'instrument et de 1835 à 1838, Louis Callinet le remanie, sans l'agrandir, pour la somme de 6 055 francs payés par l'État.
Les rapports de Pierre-Marie Hamel (août 1848 et octobre 1849), celui de Joseph Merklin & Schütze (1857), le devis et le descriptif des travaux de reconstruction soumis par Joseph Merklin (1878) conduisent aux travaux qui seront exécutés par Joseph Merklin entre 1880 et 1882.
Rival d'Aristide Cavaillé-Coll, Joseph Merklin est au sommet de sa gloire en 1880 lorsque survient l'entente, en mars 1880, par le ministère des Cultes et l'évêché. Son projet consiste à rebâtir toute la partie instrumentale dans le buffet Louis XIV, mais sur trois plans manuels au lieu de quatre, avec console retournée, machine Barker et combinaisons diverses, bref, un orgue symphonique : fonds nombreux, anches puissantes, boîtes expressives.
Le démontage débute le 24 août 1880. Dans l'ancien buffet, estimé à 15 000 francs, Merklin monte un orgue neuf, à l'exclusion du sommier du Positif et d'une fraction de la tuyauterie précédente. Essayé en atelier, il est auditionné à Lyon le 9 février 1882, puis transporté et remonté en mai par Sabatier et Lemoine, harmonisé en juin par Vogt et Lemoine. L'inauguration a lieu le 13 juin 1882 par Alexandre Guilmant.
Le nouvel instrument est une splendide réalisation, mais pas sur le plan architectural. Le buffet du Positif est vide mais celui du Grand-Orgue est surchargé : le soubassement cache soufflerie, traction et sommiers; derrière la Montre, toute la tuyauterie, sur un même niveau. D'un point de vue sonore, l'ensemble est pensé pour diffuser le répertoire symphonique. On y trouve les sommiers à doubles layes, la transmission pneumatique à levier Barker, la soufflerie à double réservoir en plis parallèles, les pédales d'accouplement, de combinaison et d'expression.
Au cours du XXe siècle, l'orgue ne connaît guère d'interventions mise à part celle du facteur Dulaquais qui, en 1909, pose un ventilateur électrique tout en conservant les deux pédales de l'ancienne soufflerie. Le buffet est classé « Monument historique » le 17 novembre 1908.
Lorsque le vitrail de la façade ouest est restauré suite de son effondrement en 1954, on profite de l'occasion pour rénover l'instrument et lui ajouter quatre jeux afin d'élargir sa palette sonore dans un esprit néo-classique. Confiés au facteur Joseph Gütschenritter fils, les travaux sont réceptionnés par Albert Alain et Félix Raugel et inaugurés par André Marchal. Les modifications suivantes sont apportées : les rangs du Cornet du Grand-Orgue sont séparés; la Bombarde de ce clavier est transférée au Récit et remplacée par un Fourniture de IV rangs empruntant des rangs au Cornet et incluant des tuyaux neufs; au Positif, on ajoute un Doublette et une Tierce; quant au Récit, il reçoit la Bombarde à la place de la Voix humaine, plus un Clairon et une Fourniture, conçue comme une Cymbale. L'orgue comporte alors 39 jeux répartis sur trois claviers de 56 touches et un pédalier de 30 notes.
La partie instrumentale de l'instrument, datant de 1703 et 1880, est classée « Monument historique » le 2 juillet 1979.
Après un relevage effectué par Philippe Emeriau en 1996, l'orgue est reconstruit par le facteur Bernard Hurvy en 2000.
L'orgue de choeur
En 1846, Louis Bonn installe l'orgue de choeur qui sera reconstruit par Joseph Gütschenritter père, en 1927, et inauguré par Joseph Bonnet. L'instrument a été relevé par le facteur Robert Masset en 1966.
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History
The first church in Blois, St Pierre chapel, is established in the 5th century on the hill in front of the castle. In 7th century, Solenne, bishop of Chartres, is buried in that chapel. Some time before Thibaut le Tricheur's death, in 977, a crypt is set up to receive St Solenne's relics. Early in the 11th century, face with a large influx of pilgrims, the count's widow and his sons set up a chapter of canons. The chancel is raised on the crypt. The crypt is twice extended and becomes one of the largest in its time. This crypt is, today, the most ancient section of the building.
In 1132, the bishop of Chartres entrusts the St Solenne collegiate church to the canons of the no longer existing Bourmoyen's Notre-Dame Abbey located near the Loire. By 1150, the canons undertake new constructions from which remain the lower section of the actual bell tower and the beginning of an arcade right in the center of the Romanesque nave. The slanting porch of the western facade is built in the the 15th century.
The church is rebuilt in 1544 on the initiative of François Ier, ending with the construction of the facade and the upper floors of the bell tower, but the structure remains fragile. The bell tower's crowning lantern is built between 1603 and 1609. On June 6th, 1678, a hurricane breaks the large stained glass windows stirring up the nave's roof panels and ruining the building. After this disaster, reconstruction is undertaken thanks to Colbert's intervention, whose spouse was originally from Blois. The building is rebuilt in a late Gothic style between 1679 and 1703 by Arnoult-Séraphin Poictevin, the King's building architect, and preserves the five-sided apse and the Renaissance facade.
In 1697, an episcopal see is created in Blois and St Solenne collegiate church becomes St Louis cathedral. Since its construction, only minor modifications are made to the building. At the Revolution, on November 28th, 1793, the cathedral becomes a Temple.
The building is classified as "Historical Monument" on August 9th, 1906.
In 1954, the west facade does not stand up to a storm and the stained glass window collapses. The State's Fine Arts department supervises its restoration and the construction of a protective brick wall behind the organ.
During the Wrold War II, American bombings destroy most of the stained glass windows. As part of a general restoration of the building undertaken in 1985 which is now completed, Dutch artist Jan Dibbets and French master-stainglass maker Jean Mauret produce, from 1993 till 2000, new stained glass windows which cover 33 high and low bays, representing the complete surface of more than 3 875 square feet (360 square metres). They were inaugurated on December 22nd, 2000.
Architecture
Dated from the middle of the 16th century, the facade is a compromise between traditional late Gothic style and the beginning of Classicism. The most remarkable section is the tower located north of the facade and which dominates the city. If its foundations date from the 13th century, the construction starts in 1544. It contains Ionic and Corinthian columns that show the passage to the Classic style. The last section is crowned with a cupola topped by a lantern built in 1603.
The interior is composed of one large nave with north and south aisles (1680-1700) which open into lateral chapels, and a chancel with its ambulatory. There is neither transept, nor triforium. The chancel has a five-sided apse dating from the 16th and 17th centuries. Surrounding the chancel, the ambulatory and its radiant chapels date from the 19th century. The ambulatory with its twisted pillars is a pastiche of Louis XII style. The high windows contain stained glass windows dating from the 19th century produced by Lobin.
After the 1678 hurricane, only the facade, the five-sided apse and the chancel's pillars are reused. On that occasion, the chancel is covered, for the first time, with a diagonal rib vault. The church has only one very ancient chapel dating from the 12th century and located to the left under the tower, with its own diagonal rib vault resting on capitals decorated with acanthus.
The St Solenne crypt is located under the chancel. In 1927, the vestiges of a Carolingian church are discovered. They belong to a building built at the end of the 10th century by the counts of Blois to house St Solenne's relics. Later, in 12th century, during the construction of the next church, the chancel of this Carolingian church became a crypt of which only the central section and the apse of this ancient church-basilica remain. Trace of its semicircular apse is visible behind the altar.
The Organs
The Gallery Organ
Nothing is known of organs which were present in the building previous to the actual cathedral.
The first organ in the cathedral is built by Jean-Baptiste and Robert Clicquot in 1703 in an organcase given by king Louis XIV. It is an " eight-feet organ sounding sixteen ". This organ has 35 stops and 51 ranks spread over four manual (48-note Grand-Orgue and Positif, 25-note Echo, 25-note Récit) and a 30-note pedal. Action parts are sent by boat in June and the installation soon follows. The instrument is received by Nicolas Lebègue on August 25th.
At the Revolution, in July 1789, the clergy and the organist, Leonard Mathieu, support the new ideas and so contribute to the safeguard of the organ. When the cathedral becomes a Temple, on November 28th, 1793, the organcase's symbolic decor (fleur-de-lys, royal and episcopal emblems) is damaged; but, on December 18th, the temporary Arts Commission protects the organ preventing it from being sold in the national furniture sale decided on March 6th, 1794. At a manager's request, on September 1st, 1794, Jean-Baptiste Isnard (1726-1800) executes repairs costing 700 pounds.
On May 11th, 1799, the same Isnard again repairs the organ which had become unplayable and carries out some modifications: addition of a note in the Grand-Orgue and the Positif; replacement, in the Positif division, of the Larigot by the treble of an 8' Flute and of the Voix humaine by an 8' Trumpet; replacement, in the Grand-Orgue, of the 4' Flute by an 8' Trumpet and of the 2' Quarte by the treble of an 8' Flute; overhaul of the Echo divion which keeps only the 8' Bourdon; addition of an 4' Clairon in the Pedal division which is reduced to 25 notes; the Récit division remains unchanged.
Repairs are carried out by Jacques Huet in 1804 and by organbuilder Janvier in 1829. From 1834, the rebuilding of the instrument is considered and from 1835 till 1838, it is carried out by Louis Callinet who modifies it without extending it, at the cost of 6,055 francs paid by the State.
Reports submitted by Pierre-Marie Hamel (August 1848 and October 1849), the one submitted by Joseph Merklin and Schütze (1857), and Joseph Merklin's proposal and detailed description of reconstruction works (1878) lead to the works that will be carried out by Joseph Merklin between 1880 and 1882.
Aristide Cavaillé-Coll's rival, Joseph Merklin is at the top of his art in 1880 when the agreement happens, in March 1880, between the Worship ministry and the Bishop's Office. His plan is to rebuild all the instrumental components in the Louis XIV organcase, but over three manual instead of four, reversed console, Barker machines for combinations, in a word, a symphonic organ: numerous flues, powerful reeds, swell boxes.
Dismantling starts on August 24th, 1880. In the ancient organcase, estimated at 15 000 francs, Merklin installs a new organ except for the Positif's windchest and a fraction of the previous pipework. Tried in the workshop, it is auditioned in Lyons on February 9th, 1882, then transported and reassembles in May by Sabatier and Lemoine, and harmonized in June by Vogt and Lemoine. The inauguration takes place on June 13th, 1882 by Alexander Guilmant.
The new instrument is a masterpiece but not on the architectural plan. The Positif's organcase is empty but the main organcase is overcrowded: the organcase's lower section houses the blower, the action and the windchests; behind the Montre, all the pipework is on the same level. From a tonal point of view, the layout is set up for the symphonique organ repertoire. There are double pallet windchests, pneumatic action with Barker lever, blower with double horizontal bellows, and coupling, combination and expression pedals.
In the 20th century, the organ is not modified apart for the installation of an electric blower installed by organbuilder Dulaquais in 1909; the old blower's two manual pedals are preserved. The organcase is classified as "Historical Monument" on November 17th, 1908.
When the west facade's stained glass window is restored following its collapse in 1954, the instrument is renovated and add four stops are added in order to enlarge its tonal palette in a neoclassical aesthetics. These works are entrusted to organbuilder Joseph Gütschenritter Son and are received by Albert Alain and Félix Raugel. The instrument is inaugurated by André Marchal. The following modifications are carried out: the Cornet ranks in the Grand-Orgue are separated; the Grand-Orgue Bombarde is transferred to the Récit and is replaced by a IV-rank Fourniture borrowing ranks from the Cornet and including new pipework; in the Positif, a Doublette and a Tierce are added; as for the Récit, it receives the Bombarde to replace the Voix humaine plus a Clairon and a Fourniture designed as a Cymbal. The organ has 39 stops spread over three 56-note manuals and a 30-note pedalboard.
The organ's instrumental components, dating from 1703 and 1880, are classified as "Historical Monument" on July 2nd, 1979.
Following a restoration carried out by Philippe Emeriau in 1996, the organ is rebuilt by Bernard Hurvy in 2000.
The Chancel Organ
In 1846, Louis Bonn installs the chancel organ which will be rebuilt by Joseph Gütschenritter Father, in 1927, and inaugurated by Joseph Bonnet. The instrument was restored by organbuilder Robert Masset in 1966.
I. Positif |
II. Grand-Orgue |
|||
|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 8' | Bourdon | 16' | |
| Salicional | 8' | Montre | 8' | |
| Flûte harmonique | 4' | Flûte harmonique | 8' | |
| Quinte-Flûte | 2 2/3' | Salicional | 8' | |
| Fourniture | IV-V | Gambe | 8' | |
| Trompette harmonique | 8' | Prestant | 4' | |
| Clarinette | 8' | Doublette | 2' | |
| Cornet | V | |||
| Bombarde | 16' | |||
| Trompette | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
III. Récit |
Pédale |
|||
|---|---|---|---|---|
| Flûte traversière | 8' | Contrebasse | 16' | |
| Cor de nuit | 8' | Soubasse (GO) | 16' | |
| Gambe | 8' | Octave-basse (GO) | 8' | |
| Voix céleste | 8' | Bourdon | 8' | |
| Flûte octaviante | 4' | Violoncelle (GO) | 8' | |
| Octavin | 2' | Bombarde | 16' | |
| Trompette harmonique | 8' | Trompette | 8' | |
| Voix humaine | 8' | Clairon | 4' | |
| Basson-Hautbois | 4' | |||
| Tremolo | ||||
I. Grand-Orgue |
II. Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 16' | Flûte | 8' | |
| Montre | 8' | Cor de nuit | 8' | |
| Flûte | 4' | Gambe | 8' | |
| Bourdon | 8' | Voix céleste | 8' | |
| Prestant | 4' | Octave | 4' | |
| Nazard | 2 2/3' | |||
| Fourniture | II | |||
| Trompette | 8' | |||
| Hautbois | 8' | |||
Pédale |
|
|---|---|
| Soubasse | 16' |
| Bourdon | 8' |