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Orgue de tribune / Gallery Organ Danion-Gonzalez 1967 / Dargassies 1991
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Orgue de choeur / Chancel Organ Cavaillé-Coll 1869
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À Lille, la dévotion mariale s’est incarnée depuis les origines de la ville dans la Vierge de la Treille. La statue du dernier quart du XIIe siècle est vénérée depuis cette époque au sein du Vieux-Lille. Ce surnom de « treille » lui vient certainement de Treola, domaine viticole à proximité de ce qui n’est pas encore Lille. Dans cette statue miraculeuse, la tête serait en marbre et attachée au corps par un tenon de fer. Le corps de la Vierge et tout l'Enfant Jésus sont en pierre blanche polychrome et postérieurs de plusieurs siècles à la tête de la Vierge.
C’est entre 1238 et 1254 que la statue est installée dans la collégiale Saint-Pierre où elle siège jusqu’à la Révolution aux côtés du corps de saint Eubert, second patron de Lille. C’est précisément en 1254 que se produisent les premiers miracles qui valent à la statue une ferveur qui croît au fil des siècles.
En 1304, lors du sac de Lille par Philippe Le Bel, à l'époque de sa victoire sur les flamands à Mons-en-Pévèle, la collégiale Saint-Pierre est brûlée, la statue est brisée et détruite, sauf la tête de la Vierge qui fut recueillie.
Philippe le Bon, duc de Bourgogne et comte de Flandre, rebâtit la collégiale et rétablit la statue jusqu'aux genoux. Sur ce corps il fit sceller la tête de l'ancienne statue. Deux autres séries de faits miraculeux ont lieu de 1519 à 1527 et de 1634 à 1638. Jean le Vasseur, mayeur de Lille, dédie la cité à la Vierge le 28 octobre 1634 et dépose les clés de la cité aux pieds de la Madone. En 1667, Louis XIV, après la prise de Lille, désirant respecter les franchises, libertés et privilèges des lillois, souhaite s'engager par serment devant Notre-Dame-de-la-Treille. Aussi s'empressa-t-on avant cela d'achever la statue en faisant sculpter des jambes en chêne.
En 1792, durant la Révolution, collégiale Saint-Pierre est à nouveau détruite. La statue de la Vierge est achetée par le sacristain, Albert Gambier, qui la garde dans sa demeure, puis en fait don à l'église Sainte-Catherine où elle sombre dans l’indifférence avec son histoire pluriséculaire jusqu'en 1842 lorsque l'abbé Charles Bernard, curé de la paroisse, lui rend une place d'honneur dans son église et rétablit un culte qui connaît très rapidement un essor extraordinaire.
En 1846, Mgr Giraud, archevêque de Cambrai, consacre sa personne et son archidiocèse à Notre-Dame-de-la-Treille. En cette fin des années 1840, de riches Lillois décident d'ériger la plus belle, la plus somptueuse et la plus parfaite église dans le style gothique du XIIIe siècle, afin d’y abriter l’antique statue de Notre-Dame-de-la-Treille, bienveillante patronne de la ville depuis ses origines. À l'instigation de Mgr Régnier, archevêque de Cambrai, une nouvelle basilique est reconstruite à partir de 1854. Élevée au cœur même du Vieux Lille sur le site de l’ancienne motte castrale, là même où naquit la cité, l’église abrite la statue depuis le 21 septembre 1872. En 1874, la statue est couronnée au cours de grandes fêtes présidées par le Cardinal Régnier, archevêque de Cambrai et légat du Pape Pie IX.
Mainte fois remaniée, la statue originale disparaît, volée une nuit de juillet 1959. C’est alors que le saint patronage de Notre-Dame-de-la-Treille prit les traits qu’on lui connaît aujourd’hui, sous le ciseau de Marie-Madeleine Weerts.
Le diocèse de Lille est créé en 1913 et, en 1914, Pie X désigne la basilique de Notre-Dame comme cathédrale du nouveau diocèse.
L'édifice
La construction de la basilique a débuté en 1854. La conception initiale d’une cathédrale gothique idéale par l'architecte Charles Leroy, inspirée par Viollet-le-Duc, a été soumise à de nombreuses modifications au fil des ans. La façade Ouest, conçue avec une rosace et deux grandes tours, n’a jamais été exécutée. La décision de terminer la cathédrale avec une nouvelle façade Ouest, qui remplace un ouvrage provisoire de briques posées en 1947, a été prise au début des années 1990.
En 1874, de généreux donateurs offrent des cloches. Comme les deux tours clochers de la façade Ouest n’existent pas (elles n’existeront d’ailleurs jamais), on décide d’élever un campanile provisoire. En moins d’un mois est ainsi élevée une tour de 35 mètres, qui depuis lors abrite les cloches de la cathédrale.
Le portail Sud, dédié à saint Joseph etcomplété en 1924, et le portail Nord, consacré à saint Eubert, sont inaugurés le 23 Octobre 1938, pour marquer les 25 ans du diocèse et les 10 ans d’épiscopat de Mgr Achille Liénart (évêque de 1928 à 1968), en présence de Mgr Valerio Valeri, nonce apostolique en France.
Dès le début des années 1980, l’architecte Pierre-Louis Carlier montre un intérêt marqué pour l’achèvement de la cathédrale. Dix ans plus tard, il propose avec Peter Rice (le concepteur de l’opéra de Sydney) la construction de cette déconcertante façade. Un mur de marbre translucide de près de 30 mètres, totalement indépendant du reste de l’édifice, est élevé à la demande de Mgr Jean Vilnet. Cette œuvre qui tranche avec le reste de la construction n’en est pas moins en pleine continuité avec le style néo-gothique du reste de l’édifice. Un projet de façade de style sobre et contemporain, de couleur grise à l'extérieur et orange translucide à l'intérieur, a été retenu. La translucidité du marbre qui constitue l’ogive centrale et la rosace laisse entrer un maximum de lumière. Cette façade garde aussi des arcs rappelant les façades gothiques. Sa structure architecturale est complètement indépendante du reste du bâtiment. Au centre, l’ouverture de la nef principale est constituée d’un arc ogival en béton armé et en pierre agrafée. Cet arc fermé supporte un vitrail circulaire de 6,50 m de diamètre. Constitué de 20 plaques de verre trempé, insérés dans une armature inox, le vitrail, sur le thème de la Résurrection, a été dessiné et réalisé par Ladislas Kijno. Le grand portail est l’œuvre de Georges Jeanclos (1933-1997). Ce portail de verre et de bronze reprend le thème d’une treille de ceps sur laquelle s’accrochent des groupes de dormeurs naïfs et priants repliés sur eux-mêmes à demi-voilés.
Lors des travaux d’achèvement de la cathédrale, il a été décidé de réorganiser l’espace liturgique et d’aménager un nouveau chœur. La réalisation du nouveau mobilier est alors confiée au sculpteur Philippe Stopin. Un autel octogonal de bronze doré (1,5 m de diamètre) remplace l’immense autel de marbre blanc de type tombeau. Les couleurs chaudes d’ocre et d’or qui caractérisent le chœur, réchauffent et tranchent avec la pierre bleue des colonnes. Pour compléter ces aménagements, une tapisserie d’Yves Millecamps a été placée derrière l’ambon. Enfin, Alban Behagle a conçu un grand lustre, haut de 10 mètres, qui forme au dessus du chœur une couronne de lumière.
Chantier de longue haleine, la première pierre est bénie le 1er juillet 1854 et la dernière, scellée en 1999, la “Treille” comme on l’appelle, se place de ce point de vue dans la lignée de ses aînées. La construction, largement portée par l’éminente figure du cardinal Achille Liénart, connaît des vicissitudes nécessitant des compromis et des renoncements. Dernière cathédrale du XXe siècle, elle est le fruit de techniques traditionnelles et de technologies d’avant-garde.
Les orgues
L'orgue de tribune
Véritable objet du patrimoine architectural et musical, cet orgue, de facture néo-classique, a été construit entre 1957 et 1966 par les établissements Danion-Gonzalez et relevé en 3 tranches par Bernard Dargassies en 1989. L'orgue a été inauguré le 17 février 1967 par Gaston Litaize.
Seul instrument d'importance existant dans une salle de concert, il a participé aux grandes heures musicales de la salle Olivier-Messian (studio 104) de Radio-France à Paris. Sa composition permet une polyvalence dans l'interprétation du répertoire musical et sa renommée mondiale est associée à des organistes tels que Marcel Dupré, Olivier Messian, Jean Langlais, Gaston Litaize, Pierre Cochereau, Jean Guillou ou Thierry Escaich.
En 2007, la reconfiguration du studio 104 ne permet plus de conserver ce monument dans son état actuel et doit quitter intelligemment la Maison de la Radio. Après étude et élaboration d'un projet culturel ambitieux, une seconde vie lui est offerte au sein de la cathédrale de Lille qui l'acquiert pour la somme symbolique d'un euro.
Confié à la firme allemande Klais, le gigantesque chantier de transplantation a débuté en juillet 2007. Utilisé pour la première fois le 14 décembre 2007, il sera officiellement inauguré le 1er juin 2008.
Doté de 104 jeux, il s'agit de l'un des quatre plus grands instruments français. L'instrument bénéficie d'une console mobile et de toutes les possibilités modernes. Il s'agit véritablement d'un orgue de facture exceptionnelle dont la renommée mondiale s'est faite avec les plus grands concertistes depuis plus de quarante ans. Replacé dans un écrin exceptionnel, l'activité cultuelle du Grand Orgue sera doublée d'une intense activité culturelle de niveau européen (concerts, auditions, master-class, concours internationaux...). D'ailleurs, la Région Nord-Pas-de-Calais soutient cette initiative qui sera sans nul doute un atout culturel pour l'ensemble de ses habitants.
L'orgue de choeur
Depuis 1869, une voix chaude et noble participe à tous les évènements, celle de l'orgue Cavaillé-Coll qui est devenu, dans les mémoires, le son de la cathédrale.
Le 15 mars 1869, Aristide Cavaillé-Coll présente un devis pour un grand d'orgue d'accompagnement à traction mécanique de 16 jeux (dont 4 jeux empruntés pour la pédale) répartis sur deux claviers et un pédalier complets pour la somme de 16 000 F. Le contrat est signé le 24 mars suivant. L'installation est complétée le 17 août 1869.
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In Lille, Marian devotion is embodied since the city origins in the Virgin de la Treille. The statue, dating from the last quarter of the 12th century, is venerated since that time within the old part of the city. This nickname of "treille" comes from Treola, a wine domain located near the place that was not still Lille. The head of this miraculous statue would be made of marble and tied to the body by an iron tenon while the body of the Virgin and the complete Infant Jesus are made of polychrome white stone dating several centuries subsequent to the Virgin's head.
The statue was installed, between 1238 and 1254, in St. Pierre Collegiate church where it is worshipped until the Revolution beside saint Eubert's body, second patron saint of the city of Lille. First miracles occured in 1254 and the statue became famous over the centuries.
In 1304, during the pillage of Lille led by Philippe Le Bel, at the time of his victory over the Flemish at Mons-en-Pévèle, the St. Pierre Collegiate church is burned, the statue is smashed and destroyed, except the Virgin's head which was preserved.
Philippe le Bon, duke of Burgundy and count of Flanders, rebuilds the Collegiate and restores the statue up to its knees. The head of the ancient statue is fixed unto this new body. Two other series of miracles take place from 1519 till 1527 and from 1634 till 1638. Jean le Vasseur, mayor of Lille, dedicates the city to the Virgin on October 28th, 1634 and deposits the keys of the city at the feet of the Madonna. In 1667, Louis XIV, after the storming of Lille, wanted to make the solemn promise to respect the frankness, freedom and privileges of the citizens of Lille in front of the statue Notre-Dame-de-la-Treille. Just before that ceremony, the statue is completed with sculpted oak legs.
In 1792, during the Revolution, St. Pierre Collegiate church is again destroyed. The statue of the Virgin is purchased by the sexton, Albert Gambier, who keeps it in his residence, then gives it to St. Catherine church where it sinks into indifference along with its history until 1842 when Rev Charles Bernard, parish priest of St. Catherine, puts it in evidence in his church and restores a worship that rapidly grows.
In 1846, Archbishop Giraud, of Cambrai, dedicates himself and his archdiocese to Notre-Dame-de-la-Treille. By the end of 1840s, rich men from Lille decide to build the nicest, most sumptuous and the most perfect 13th-century Gothic style church, to house the old statue of Notre-Dame-de-la-Treille, the kind patroness of the city since its origins. At the instigation of Archbishop Régnier, of Cambrai, a new basilica is rebuilt starting in 1854. Built in the heart of the old section of the city of Lille on the site of the ancient clod where the city was born, the church houses the statue since September 21st, 1872. In 1874, the statue is crowned during festivities presided over by Cardinal Régnier, archbishop of Cambrai and Pope Pius IX legate.
En 1846, Mgr Giraud, archevêque de Cambrai, consacre sa personne et son archidiocèse à Notre-Dame-de-la-Treille. En cette fin des années 1840, de riches Lillois décident d'ériger la plus belle, la plus somptueuse et la plus parfaite église dans le style gothique du XIIIe siècle, afin d’y abriter l’antique statue de Notre-Dame-de-la-Treille, bienveillante patronne de la ville depuis ses origines. À l'instigation de Mgr Régnier, archevêque de Cambrai, une nouvelle basilique est reconstruite à partir de 1854. Élevée au cœur même du Vieux Lille sur le site de l’ancienne motte castrale, là même où naquit la cité, l’église abrite la statue depuis le 21 septembre 1872. En 1874, la statue est couronnée au cours de grandes fêtes présidées par le Cardinal Régnier, archevêque de Cambrai et légat du Pape Pie IX.
Many time altered, the original statue disappears, having been stolen during a night in July 1959. The actual Notre-Dame-de-la-Treille statue is the work of Mary-Madeleine Weerts.
The Lille bishopric is established in 1913 and, in 1914, Pius X names the Notre-Dame basilica as cathedral church of the new diocese.
The Building
The construction of the basilica started in 1854. The initial plan for an ideal Gothic cathedral made by architect Charles Leroy and inspired by Viollet-le-Duc, was subjected to several modifications over the years. The western facade, designed with a rose window and two large towers, was never carried out. The decision to complete the cathedral with a new western facade, to replace a temporary brick wall erected in 1947, is made early in the 1990s.
In 1874, generous donors give bells. Since both towers of the western facade are not built (and they never will), it is decided to built an temporary campanile. In less than a month, a 35-metre tower is erected which since then houses the cathedral bells.
The southern portal, dedicated to St, Joseph and completed in 1924, and the northern portal dedicated to St. Eubert, are inaugurated on October 23rd, 1938, to celebrate the bishopric's 25th anniversary and Bishop Achille Liénart's 10th anniversary as bishop (he was bishop from 1928 till 1968), in the presence of Bishop Valerio Valeri, apostolic nuncio of France.
From early in the 1980s, architect Pierre-Louis Carlier is interested in the completion of the cathedral building. Ten years later, he proposes along with Peter Rice (deesigner of the Sydney opera building) the construction of this disconcerting facade. A wall of translucent marble of about 30 metres, completely independent of the rest of the building, is erected at Bishop Jean Vilnet's request. This work, which stands out against the rest of building, is nevertheless in full continuity with the building's neo-Gothic style. The plan for a sober and contemporary style facade of grey colour outside and translucent orange indoors, is retained. The translucence of marble which constitutes the central ogive and the rose window allow for a maximum of light to enter the building. This facade also features arches, a remainder of Gothic facades. Its architectural structure is completely independent of the building. In the centre, the opening of the main nave is made of a concrete ogival arch and stapled stone. This closed arch supports a circular stained glass window of 6,50 meters in diameter. Made of 20 plates of toughened glass, inserted in a stainless steel shell, the stained glass window, depicting the Resurrection, was designed and executed by Ladislas Kijno. The large portal is the work of George Jeanclos (1933-1997). This bronze and glass portal takes up the theme of a clibimg vine on which hang on groups of naïve and kneeling sleepers folded up on themselves and half veiled.
During the completion of the cathedral building, it was decided to reorganize the liturgical area and to lay out a new chancel. The design and execution of the new furniture is entrusted to sculptor Philippe Stopin. An gold bronze octagonal altar (1,5 meter in diameter) replaces the large main tombstyle white marble altar. The warm ochre and gold colours which characterize the chancel, warm up and stand out with the blue stone colour of the columns. To complete these modifications, a tapestry executed by Yves Millecamps is hung behind the pulpit. Finally, Alban Behagle designed a large chandelier, 10 metres high, which forms a crown of light above the chancel area.
A long-drawn-out construction site, the first stone was blessed on July 1st, 1854 and the last, sealed in 1999, the "Treille" (Vine arbour) as they name it, shares, on that point of view, the fate of other older cathedrals. The building, largely supported by the distinguished Achille Cardinal Liénart, knows misadventures requiring compromises and renunciations. Last cathedral of the 20th century, it is the mixture of traditional techniques and of modern technologies.
The Organs
The Gallery Organ
True object of architectural and musical heritage, this organ, of neoclassical construction, was built between 1957 and 1966 by Danion-Gonzalez and renovated in 3 stages by Bernard Dargassies in 1989. The organ was inaugurated on February 17th, 1967 by Gaston Litaize.
The only large instrument installed in a concert hall, it was part of the famous musical events in Olivier-Messian room (studio 104) in Radio-France studios in Paris. Its stoplist allows versatility in the performance of the musical repertoire and its worldwide reputation is linked to organists such as Marcel Dupré, Olivier Messian, Jean Langlais, Gaston Litaize, Pierre Cochereau, Jean Guillou or Thierry Escaich.
In 2007, the reconfiguration of studio 104 does not any more allow to keep the instrument in its present condition and must intelligently leave. After study and careful elaboration of an ambitious cultural plan, a second life is given to it within the Lille Cathedral who acquires it for the symbolic sum of one euro.
Entrusted to the German organbuilding firm Klais, the colossal transplant construction site started in July 2007. First used on December 14th, 2007, it will be officially inaugurated on June 1st, 2008.
With its 104 stops, it is one of the four largest French instruments. It features a mobile console equipped with all modern accessories. It is a special organ whose worldwide reputation was made with the most famous concert artists for more than forty years. Installed in a cathedral, the religious activities of the organ will be doubled with intense European level cultural activities (concerts, auditions, master-class, international competitions, etc.). Furthermore, the Nord-Pas-de-Calais Region supports this initiative which will be undoubtedly a cultural asset for everyone.
The Chancel Organ
Since 1869, the warm and noble voice of the Cavaillé-Coll instrument has contributed to all ceremonies and has became, for many, the cathedral's sound.
On March 15th, 1869, Aristide Cavaillé-Coll submits a proposal for a large mechanical action accompaniement organ with 16 stops (4 of which are borrowed for the pedal division) over two full manual keyboards and a full pedalboard at the cost of 16,000 F. The contract is signed March 24th next. The installation is completed on August 17th, 1869.
I. Grand-Orgue |
II. Positif |
|||
|---|---|---|---|---|
| Montre | 16' | Flûte creuse | 8' | |
| Bourdon | 16' | Montre | 8' | |
| Flûte | 8' | Bourdon | 8' | |
| Montre | 8' | Salicional | 8' | |
| Bourdon | 8' | Prestant | 4' | |
| Gros Nasard | 5 1/3' | Flûte | 4' | |
| Prestant | 4' | Nasard | 2 2/3' | |
| Flûte à cheminée | 4' | Doublette | 2' | |
| Nasard | 2 2/3' | Tierce | 1 3/5' | |
| Grosse Tierce | 3 1/5' | Larigot | 1 1/3' | |
| Quinte | 2' | Piccolo | 1' | |
| Doublette | 2' | Plein-jeu | IV | |
| Tierce | 1 3/5' | Cymbale-tierce | III | |
| Cornet | V | Trompette | 8' | |
| Fourniture | V | Cromorne | 8' | |
| Cymbale | IV | Clairon | 4' | |
| Bombarde | 16' | |||
| Trompette | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
| Chamade | 8' | |||
| Chamade | 4' | |||
III. Récit |
IV. Écho/Solo |
|||
|---|---|---|---|---|
| Quintaton | 16' | Bourdon | 16' | |
| Flûte harmonique | 8' | Flûte harmonique | 8' | |
| Flûte céleste | 8' | Principal | 8' | |
| Principal | 8' | Flûte à cheminée | 8' | |
| Gemshorn | 8' | Quintaton | 8' | |
| Gambe | 8' | Flûte | 4' | |
| Voix céleste | 8' | Octave | 4' | |
| Cor de nuit | 8' | Nazard | 2 2/3' | |
| Flûte octaviante | 4' | Flageolet | 2' | |
| Octave | 4' | Tierce | 1 3/5' | |
| Cor de chamois | 4' | Fourniture | IV | |
| Nasard harmonique | 2 2/3' | Cymbale | II | |
| Octavin | 2' | Ranquette | 16' | |
| Principal | 2' | Régale | 8' | |
| Tierce harmonique | 1 3/5' | Clarinette | 8' | |
| Piccolo | 1' | Chalumeau | 4' | |
| Plein-jeu | III-V | |||
| Bombarde | 16' | |||
| Trompette | 8' | |||
| Basson-Hautbois | 8' | |||
| Voix humaine | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
Pédale |
|
|---|---|
| Principal | 32' |
| Soubasse | 32' |
| Flûte | 16' |
| Principal | 16' |
| Soubasse | 16' |
| Grande quinte | 10 2/3' |
| Flûte | 8' |
| Principal | 8' |
| Bourdon | 8' |
| Grande Tierce | 6 2/5' |
| Quinte | 5 1/3' |
| Flûte | 4' |
| Principal | 4' |
| Principal | 2' |
| Mixture | V |
| Bombarde | 32' |
| Bombarde | 16' |
| Basson | 16' |
| Trompette | 8' |
| Basson | 8' |
| Clairon | 4' |
| Basson | 4' |
| Clairon | 2' |
I. Grand-Orgue |
II. Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 16' | Cor de nuit | 8' | |
| Principal | 16' | Viole de gambe | 8' | |
| Flûte harmonique | 8' | Voix céleste | 8' | |
| Bourdon | 8' | Flûte harmonique | 8' | |
| Prestant | 4' | Flûte o ctaviante | 2 2/3' | |
| Plein-Jeu | V | Basson | 8' | |
| Basson | 16' | |||
| Trompette | 8' | |||
| Basson-Hautbois | 8' | |||
| Tremolo | ||||
Pédale |
|
|---|---|
| Soubasse (GO) | 16' |
| Flûte (GO) | 8' |
| Basson (REC) | 18' |
| Trompette (REC) | 8' |