| Description [Français / English] |
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Vieille cité gauloise, Metz devient le siège d'un évêché au IIIe siècle. Un sanctuaire, dédié à Saint-Étienne et qui se trouvait à l'emplacement actuel de la cathédrale, fut le seul monument épargné par les Huns lors de la dévastation survenue en 451. Entre 965 et 984, l'évêque Thierry Ier entreprend d'agrandir le sanctuaire primitif, qui sera achevé sous son successeur et consacré en 1040.
En 1220, l'évêque Conrad de Scharfenberg refait la cathédrale. L'exiguïté du site explique la compacité de l'église, en dépit de l'adjonction d'une église voisine, devenue son entrée, et qui évite la construction d'une façade. En fait, deux églises séparées par une simple ruelle, mais orientées différemment sont réunies sous une voûte commune. D'un côté, la cathédrale Saint-Étienne, terminée depuis le XIe siècle; de l'autre, l'église collégiale Notre-Dame-de-la-Ronde, dont le choeur, à la deuxième travée du bas-côté droit, est devenu simple chapelle. La nouvelle nef ne fut terminée qu'en 1380 alors le mur qui séparait les deux églises fut abattu, et sa hauteur de près de 42 mètres (137,8 pieds) sous les voûtes est accentuée encore par l'utilisation d'arcs très aigus. Tout semble avoir été conçu pour donner cette impression d'élan vertical. Le transept et le choeur de la nouvelle cathédrale sont édifiés entre 1486 et 1522.
Un siècle encore est nécessaire pour que le clocher de bois soit remplacé, à la fin du XVe siècle, par une tour de pierre, haute de 88 mètres (288,7 pieds), couronnée d'une flèche délicatement et merveilleusement ouvragée. C'est elle qui sert de beffroi à la ville en abritant la fameuse cloche dite « la Mutte », du mot ameuter, la première fondue au XIVe siècle, la seconde en 1605, pesant près de 10 tonnes, celle-là même qui sonna sinistrement la capitulation de 1870 et l'annexion de Metz à l'Allemagne.
En 1764, un portail occidental neuf est construit, par Jacques-François Blondel. Il était chargé d'édifier un porche néo-gothique. Il y substitue une construction classique tout à fait remarquable qui n'en altére pas moins le caractère de l'édifice médiéval. Il comporte d'imposantes colonnades, flanquées de chaque côté de deux statues représentant la France et la religion. Les empereurs allemands le supporte pendant 27 ans puis craquent! Guillaume II le fait démolir en 1898 et le remplace par un portail néo-gothique, oeuvre de l'architecte allemand Paul Tornow, inauguré en 1903. C'est le même architecte qui dirigea les travaux de reconstruction de la toiture, ravagée par un incendie déclenché par un feu d'artifice tiré en 1877 lors de la visite de Guillaume 1er. C'est aussi pendant cette période que le grand comble est surélevé de 4,5 mètres (15 pieds), ce qui a pour effet d'alourdir la silhouette de l'édifice et d'écraser les deux tours latérales dont la hauteur est déjà insuffisante.
Long de 125 mètres (410 pieds), l'intérieur comprend une nef de huit travées, flanquée de bas-côtés, un transept saillant et un choeur formé d'une seule travée et d'un hémicycle à cinq pans qu'entoure un déambulatoire sur lequel ouvrent trois chapelles polygonales.
La cathédrale possède plus de 6 000 mètres carrés (64 583 pieds carrés) de verrières! Cette surface est sans équivalence, au point que la cathédrale est surnommée la « lanterne du Bon Dieu ». Lorsque le transept et le choeur furent surélevés, au XVIe siècle, ils étaient magnifiquement éclairés par d'impressionnants vitraux atteignant des proportions stupéfiantes : 33 mètres (108 pieds) de haut et près de 13 mètres (42,6 pieds) de large. Des vitraux de la fin du XVe siècle, dus à Théobald de Lyxheim, occupent la vaste fenêtre du croisillon nord du transept. Ceux du croisillon sud, oeuvre de Valentin Bousch, datent du premier quart du siècle suivant : ils se rangent parmi les créations les plus frappantes de la Renaissance. Au côté des verrières datant des XIIIe et XIVe siècles, il faut admirer celles réalisées par Marc Chagall entre 1960 et 1963.
Les orgues
Orgue du triforium
Dans le cadre d'une campagne d'agrandissement et d'embellissement de la cathédrale, marquée par la construction du transept et du choeur (1487-1522), l'installation des immenses verrières des transepts (jusqu'en 1539) et l'édification d'un jubé Renaissance (1521-1525), le chapitre commande, le 26 août 1536, des orgues pour compléter le grand orgue médiéval accroché en nid d'hirondelle contre la tour du chapitre et le petit orgue posé sur le jubé. Il s'adresse à un facteur de Trèves, Johannes von Pronsfeldt dit Jehan de Trèves. La tribune en nid d'hirondelle est commandée à Jehan de Verdun. Le nouvel instrument est achevé en octobre 1538 à l'exception du huitième jeu. La composition originale n'est pas connue, mais il semble qu'il n'y avait qu'un seul clavier de 38 notes (FGA-g2a2), donc basé sur le fa. Malgré des polémiques suscitées au moment de la réception, l'instrument devait être une réussite puisque le même facteur reçoit la commande, en 1542, pour la reconstruction du grand orgue de la cathédrale de Toul.
En juillet 1588, Florent Hocquet arrive de Liège avec ses fils, il exécute un relevage du petit orgue avant de transformer plus profondément le grand orgue. En 1690, le facteur Claude Legros, installé à Metz depuis 1684, reconstruit l'instrument selon la nouvelle esthétique parisienne, celle de l'orgue classique français. À l'issue de ces travaux, l'orgue compte un grand-orgue de 10 jeux sur 48 notes, un positif-écho de 7 ou 8 jeux sur 37 notes et un pédalier accroché de 17 notes.
Au cours du XVIIIe siècle, l'instrument fait l'objet de deux relevages : le premier, en 1733, par Claude Moucherel et le second, en 1784, par Joseph Dupont. À l'issue de la Révolution, les deux instruments de la cathédrale sont les seuls orgues de la ville de Metz à être restés en place. Mais le grand orgue, qui menace de tomber sur les fidèles, est démonté en 1806 sur l'ordre du préfet et n'a toujours pas été reconstruit à ce jour.
Le petit orgue, réparé en 1809 par Pierre Grandjean, remanié en 1823 par Grégoire Rabiny, remis en état en 1844 par Nicolas-Antoine Lété, est le seul instrument de la cathédrale jusqu'à l'installation d'un orgue d'accompagnement dans le transept, en 1862, par Aristide Cavaillé-Coll. Après quoi, ce petit orgue est laissé à l'abandon et peu à peu vidé de son contenu.
Une première reconstruction de l'instrument est menée en 1936 par Frédéric Haerpfer pour compléter le nouvel orgue de transept achevé en 1934. Cette première tentative prématurée, en raison des connaissances très lacunaires qu'on avait alors de l'orgue Renaissance, permit au moins de se rendre compte que l'emplacement de l'instrument était remarquablement choisi, du point de vue de son efficacité acoustique, puisque ce petit orgue de 10 jeux sonnait presque aussi fort que les 47 jeux de l'orgue de transept.
En 1967, l'évêque, Mgr Paul Joseph Schmitt, suit les conseils de son secrétaire, l'abbé Joseph Raber, et le rapport demandé à Michel Chapuis. Contre l'avis de sa commission diocésaine des orgues, il décide d'abandonner le projet de grand orgue en fond de nef et d'entreprendre la construction d'un nouvel orgue d'accompagnement dans le transept, qui fut réalisé en 1970 par la maison Haerpfer-Erman, ainsi que la reconstruction du petit orgue du triforium qui fut construit en 1981 par le facteur Marc Garnier.
Le buffet est classifié « monument historique » le 13 septembre 1973.
La reconstruction présentait deux problèmes distincts : concevoir un orgue neuf à l'aide des restes d'un buffet qui a subi plusieurs interventions depuis quatre siècles, et réutiliser un matériel existant témoin d'une expression artisanale et artistique d'une autre époque. Après de multiples cogitations et plusieurs remises en cause, la solution retenue consistait à utiliser l'endroit privilégié au sein de l'extraordinaire acoustique de cette cathédrale et d'y placer un instrument neuf dans un buffet restauré, reconstruit et reconstitué.
De l'orgue de 1537, il ne reste qu'une partie du buffet, tout le reste est refait à neuf. Il ne s'agit pas d'une reconstitution d'un état ancien, mais d'une réinterprétation de la tradition de l'orgue des Pays-Bas au XVIe siècle à l'aide de quelques éléments extérieurs du concept original et ce, à une époque distante de près d'un demi-millénaire. Quelques instruments construits par les contemporains de Jehan de Trèves et pouvant être consultés dans le Brabant, les Pays-Bas et toute la vallée du Rhin ont guidé cette réalisation.
L'orgue est doté de deux claviers commençant sur le do et non sur le fa, le sommier du grand-orgue est à ressorts, les leviers du tirage des jeux sont en fer forgé et toute la tuyauterie est confectionnée de plomb.
L'instrument a été inauguré le 13 septembre 1981 par Harald Vogel et la Musikalische Compagney de Berlin. L'instrument connaît alors un grand rayonnement dans le monde de la musique ancienne et est salué comme une réalisation exemplaire.
Le 1er mars 1984, la partie instrumentale de l'instrument est classifiée « monument historique ». En 1993, Marc Garnier effectue un relevage de l'instrument.
Orgue de transept
Pour remplacer le grand orgue médiéval démonté en 1806 sur l'ordre du préfet, les projets ne manquent pas, émanant de Georges Wegmann (1836 et 1839), des frères Claude (1837), de Joseph Callinet (1837), d'Augustin Zeiger (1838 et 1840), des frères Verschneider (1838), de Daublaine-Callinet (1842 et 1844), de Dalstein-Haerpfer (1900), de Charles Mutin (1900 et 1914), de Weigle (1900), de la maison Cavaillé-Coll (1930) et d'Haerpfer-Erman (1966). Encore en 1998, une nouvelle association destinée à promouvoir la construction d'un grand orgue est fondée, sans succès.
Pour compenser cette absence, divers orgues d'accompagnement se succèdent. Lorsque le petit orgue du triforium est abandonné, le chapitre commande, en 1862, un orgue de 20 jeux à Aristide Cavaillé-Coll dans un buffet néo-gothique dessiné par l'architecte diocésain Jean François Jules Racine et edstiné à être placé au sol dans le transept de droite. Cet instrument possède deux claviers manuels (Grand-Orgue, 12 jeux, 54 notes; Récit expressif, 8 jeux, 42 notes) et pédale en tirasse. Il a été inauguré le 3 mai 1864. Dépourvu, à l'origine, de jeux indépendants pour la pédale, Jean-Frédéric Verschneider ajoute, en 1882, six jeux commençant au contre-la.
L'instrument est reconstruit en 1934 par Frédéric Haerpfer, mais, malgré ses 47 jeux, il reste un orgue d'accompagnement très défavorisé par son emplacement contre le mur de droite du transept. Endommagé par la pluie au cours de la Seconde Guerre mondiale, l'instrument est démonté en 1962.
Lorsque le projet de grand orgue, élaboré durant les années 1960, est rejeté en 1967 par Mgr Schmitt, la décision est prise de construire un nouvel orgue d'accompagnement dans le transept. Commandé à la maison Haerpfer-Erman, cet instrument est achevé en atelier durant l'été 1968, mais le buffet en chêne déplaît à Robert Renard, architecte en chef des Monuments historiques. Celui-ci dessine et fait construire un nouveau buffet en noyer massif qui coûta près de la moitié du coût de la partie instrumentale. C'est pourquoi l'instrument ne put être livré qu'en 1970.
Quelques éléments de l'ancien orgue y sont réutilisés, notamment la Trompette du grand-orgue de Cavaillé-Coll et le Principal 16' de pédale de Verschneider. Un dispositif, à la console, permet de faire appel aux jeux de l'orgue de choeur.
Lors d'un relevage réalisé en 1994 par Théo Haerpfer, son harmoniste, Pierre Bastien, remanie partiellement l'harmonie de certains jeux.
L'orgue de choeur
Cet orgue, placé en 1980 derrière le maître-autel à l'initiative du chapitre, contient le buffet et la plupart de jeux de l'instrument de 1862 de Cavaillé-Coll.
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Old Gallic city, Metz became a bishopric seat in the 3rd century. A shrine, dedicated to St. Étienne (St. Stephen) and located on the actual cathedral site, was the only monument spared by the Huns during the invasion that occurred in 451. Between 965 and 984, Bishop Thierry Ist extended the primitive shrine which was completed by his successor and dedicated in 1040.
In 1220, Bishop Conrad de Scharfenberg rebuilt the cathedral. The small site explains the compactness of the church, in spite of the addition of a neighboring church that became its entrance, thus avoiding the construction of a facade. In fact, two churches separated by a simple alleyway, but differently oriented are united under a common vault. On one hand, the St. Etienne cathedral, completed since the 11th century; on other one, the Notre-Dame-de-la-Ronde collegiate church whose chancel located in the side aisle of the second bay became a simple chapel. The new nave was completed only in 1380 when the wall separating both churches was taken down, and its height of about 137.8 feet (42 metres) under the vault is enhanced by very high-pointed archways. Everything seems to have been designed to give the impression of vertical impulse. The transept and the chancel of the new cathedral were built between 1486 and 1522.
Another century was necessary to replace the wooden bell tower, at the end of the 15th century, with a 288.7-foot (88-meter) stony tower crowned with a delicate and elaborate steeple. The city used this belfry to house the famous bell called "Mutte", from the French word "ameuter" (awakening), the first one cast in the 14th century and the second one in 1605, weighing about 10 tons, which sinisterly sounded, in 1870, the capitulation and the annexation of Metz to Germany.
In 1764, a new western portal was built by Jacques-François Blondel. He was asked to build a neo-Gothic porch. Instead, he built a completely remarkable classical porch which nevertheless altered the building's medieval look. It included imposing colonnades, flanked on each side by two statues representing France and Religion. German emperors put up with it during 27 years and then it was enough! In 1898, Guillaume II demolished it and replaced it with a neo-Gothic portal inaugurated in 1903 and designed by German architect Paul Tornow. He is the same architect who supervised the reconstruction works of the roof, devastated by a fire set by fireworks in 1877 during a visit of Guillaume Ist. It is also at that time that the large gable was raised by 15 feet (4,5 metres) which added weight to the building silhouette and dwarfed both lateral towers whose height was already insufficient.
The 420-foot (125-meter) interior includes an eight-bay nave with side-aisles, a transept, a one-bay chancel and of a five-section semicircular apse which is surrounded by an ambulatory which opens into three polygonal chapels.
The cathedral has more than 64,583 square feet (6,000 square metres) of stained glass! This surface is unique to the point where the cathedral is nicknamed « God's lantern ». When the transept and of the chancel were erected, in the 16th century, they were magnificently lit by impressive stained glass windows attaining astounding proportions: 108 feet (33 metres) high and about 42.6 feet (13 metres) wide. The 15th-century stained glass windows, created by Théobald de Lyxheim, occupy the large window in the north transept. Those in the south transept, created by Valentin Bousch, date from the first quarter of following century: they are among the most remarkable creations of the Renaissance era. Next to the stained glass dating from the 13th and the 14th centuries, there are those created by Marc Chagall between 1960 and 1963.
The Organs
The Triforium Organ
As part of a campaign of enlargement and decorating of the cathedral, marked by the construction of the transept and of the chancel (1487-1522), the installation of the large stained glass windows in the transepts (until 1539) and the erection of a Renaissance rood screen (1521-1525), the chapter members decided, on August 26th, 1536, to purchase an organ to supplement the large medieval instrument installed in a swallow's nest against the chapter room tower and the small organ installed on the rood screen. They called on an organbuilder living in Trier, Johannes von Pronsfeldt dit Jehan de Trèves. The swallow's nest was entrusted to Jehan de Verdun. The new instrument was completed in October 1538 except for the eighth stop. The original stoplist is not known, but it seems that there was a single 38-note keyboard (FGA-g 2a2), therefore based on F. Despite debates when the organ was received, the instrument had to be a success since the same organbuilder was awarded, in 1542, the reconstruction of the large organ in the Toul cathedral.
In July 1588, Florent Hocquet arrived from Liège with his sons, he carried out a restoration on the small organ before deeply transforming the large organ. In 1690, organbuilder Claude Legros, installed since 1684 in Metz, rebuilt the instrument according to the new Parisian aesthetic, the French classical organ. When the works were completed, the organ had a 48-note 10-stop Grand-Orgue division, a 37-note 7- or 8-stop Positif-Echo division and a 17-note attached pedal.
In the 18th century, the instrument was twice restored: first, in 1733, by Claude Moucherel and, second, in 1784, by Joseph Dupont. At the end of Revolution, both instruments in the cathedral were the only organs in the city of Metz to be extant. However, the large organ, which threatened to fall on people, was taken down in 1806 on the prefect's order and was never rebuilt.
The small organ, repaired in 1809 by Pierre Grandjean, modified in 1823 by Gregory Rabiny, repaired in 1844 by Nicolas-Antoine Lété, was the only instrument in the cathedral up to the installation, in 1862, in the transept, of an accompaniment organ built by Aristide Cavaillé-Coll. After that, the small organ was abandonned and slowly its contents was removed.
The first reconstruction of the instrument took place in 1936 by Frédéric Haerpfer to supplement the new transept organ completed in 1934. This first premature trial, due to the very incomplete information known at the time about the Renaissance organ, allowed at least to take note that the location chosen for the instrument was remarkable, for its acoustical effectiveness, since this small 10-stop organ was almost as loud as the 47-stop transept organ.
In 1967, Bishop Paul Joseph Schmitt followed the recommendations from his secretary, Father Joseph Raber, and a report from Michel Chapuis. Against the opinion of his diocesan organ commission, he decided to cancel the planned large organ for the end of nave and to favor the construction of a new accompaniment organ in the transept, which was completed in 1970 by Haerpfer-Erman, as well as the reconstruction of the small triforium organ which was built in 1981 by organbuilder Marc Garnier.
The organcase was classified as an « historic landmark » on September 13th, 1973.
Reconstruction faced two different problems: the design of a new organ with what was left from an organcase many times altered over the past four centuries, and to reuse existing elements whose craftsmanship and artistic expression are from another era. After much thought and many call into question, the final decision was to use the privileged location within the extraordinary acoustics of this cathedral and to install a new instrument in a restored, rebuilt and reconstructed organcase.
From the 1537 organ, only a portion of the organcase is original, everything else was rebuilt. It is not about the reconstitution of an ancient condition, but a new interpretation of the 16th-century Netherlands organ tradition using some outside elements from the original concept and about half a millennium away. Some instruments built by contemporaries of Jehan de Trèves located in the Brabant region, in the Netherlands and in the Rhine Valley were used as guides in this project.
The organ has two keyboards beginning on C and not on F, the Grand-Orgue has a spring windchest, the stop drawknobs are made of forged iron and all pipework is made of lead.
The instrument was inaugurated on September 13th, 1981 by Harald Vogel and Musikalische Compagney from Berlin. The instrument was well received by the ancient music artists and was greeted as an exemplary achievement.
On March 1st, 1984, the instrumental components were classified as an « historic landmark ». In 1993, Marc Garnier carried out a restoration.
The Transept Organ
To replace the large medieval organ taken down in 1806 on the prefect's orders, many propositions were submitted, coming from Georges Wegmann (in 1836 and 1839), Claude Brothers (1837), Joseph Callinet (1837), Augustin Zeiger (in 1838 and 1840), Verschneider Brothers (1838), Daublaine-Callinet (in 1842 and 1844), Dalstein-Haerpfer (1900), Charles Mutin (in 1900 and 1914), Weigle (1900), Cavaillé-Coll firm (1930) and Haerpfer-Erman (1966). Still in 1998, a new association aimed at the promotion for the construction of a large organ was founded, unsuccessfully.
To compensate for this absence, various accompaniment organs succeeded one another. When the small triforium organ was abandoned, the chapter members purchased, in 1862, a 20-stop organ from Aristide Cavaillé-Coll in a neo-Gothic organcase designed by the diocesan architect Jean François Jules Racine to be installed on the floor of the right transept. It was a 2-manual instrument (54-note 12-stop Grand-Orgue, 42-note 8-stop enclosed Récit division) with attached pedal. It was inaugurated on May 3rd, 1864. Originally with no independent pedal stop, Jean-Frédéric Verschneider added, in 1882, 6 stops beginning at double octave A.
The instrument was rebuilt in 1934 by Frédéric Haerpfer but, in spite of its 47 stops, it remained as a very underprivileged accompaniment organ due to its location which is against the wall in the right transept. Damaged by rain during the Second World War, the instrument was taken down in 1962.
When the plan for a large organ, initiated during the 1960s, was rejected in 1967 by Bishop Schmitt, it was decided to build a new accompaniment organ in the transept. Ordered from the Haerpfer-Erman firm, this instrument was completed in their workshop during the summer of 1968, but the oak organcase dissatisfied Robert Renard, Ancient Monuments chief architect. He designed and built a new massive walnut organcase whose cost nearly halved of the cost of the instrument. That is why the instrument could be delivered only in 1970.
Some elements from the former organ were reused, mainly the Grand-Orgue Trompette by Cavaillé-Coll and the pedal 16' Principal from Verschneider. A device in the console allows to play the transept and the chancel organs simultaneously.
During a restoration carried out in 1994 by Théo Haerpfer, his voicer, Pierre Bastien, partly altered the voicing of a few stops.
The Chancel Organ
This organ, located in 1980 behind the main altar at the chapter members' request, contains the organcase and most of the 1862 Cavaillé-Coll stops.
I. Grand-Orgue |
II. Brustwerk |
|||
|---|---|---|---|---|
| Montre | 8' | Régale | 8' | |
| Grosse Flûte | 8' | |||
| Prestant | 4' | |||
| Quinte | 2 2/3' | |||
| Traversine | 2' | |||
| 1Tiercelette | 1 3/5' | |||
| Fourniture | III-IV | |||
| Cymbale | II-III | |||
| Trompette | 8' | |||
Pédale |
|
|---|---|
| Trompette (GO) | 8' |
| 1 | c1-c3 |
I. Grand-Orgue |
II. Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| Montre | 16' | Principal conique | 8' | |
| Montre | 8' | Cor de nuit | 8' | |
| Bourdon | 8' | Principal | 4' | |
| Prestant | 4' | Flûte à cheminée | 4' | |
| Nasard | 2 2/3' | Doublette | 2' | |
| Doublette | 2' | Larigot | 1 1/3' | |
| Tierce | 1 3/5' | Mixtur | IV-VI | |
| Fourniture | V | Régale | 16' | |
| Cymbale | IV | Trompette | 8' | |
| Trompette | 8' | |||
Pédale |
|
|---|---|
| Principal | 16' |
| Soubasse | 16' |
| Gemshorn | 8' |
| Prestant | 4' |
| Nachthorn | 2' |
| Mixture | IV |
| Bombarde | 16' |
| Trompette | 8' |
I. Grand-Orgue |
II. Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 16' | Principal | 8' | |
| Montre | 8' | Bourdon | 8' | |
| Bourdon | 8' | Gambe | 8' | |
| Prestant | 4' | Voix céleste | 8' | |
| Flûte à cheminée | 4' | Prestant | 4' | |
| Doublette | 2' | Flûte | 4' | |
| Cornet | V | Nazard | 2 2/3' | |
| Fourniture | V | Quarte | 2' | |
| Trompette | 8' | Tierce | 1 3/5' | |
| Voix humaine | 8' | Cymbale | III | |
| Clairon | 4' | Trompette | 8' | |
| Tremblant | Cromorne | 8' | ||
| Tremblant | ||||
Pédale |
|
|---|---|
| Contrebasse | 16' |
| Soubasse | 16' |
| Flûtebasse | 8' |
| Principal | 4' |
| Basson | 16' |
| Trompette | 8' |
| Clairon | 4' |