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Orgue de tribune / Gallery Organ Merklin 1870 / Puget 1898 / Gonzalez-Danion 1956 / Dargassies 1995
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Orgue de choeur / Chancel Organ X, 1999
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L'église Saint-Jacques, située au coeur de la ville de Pau, est une église de style néogothique construite dans la deuxième moitié du XIXe siècle, sur les fondations de la chapelle de l'ancien couvent des Cordeliers (une branche de l'ordre des Franciscains).
Au XVIIe siècle, plusieurs ordres religieux s'installent aux abords de Pau. Le couvent des Cordeliers s'étendait au nord du ravin du Hédas sur l'actuelle place de la Libération. Bientôt, grâce à la construction du pont des Cordeliers, il est relié à la Ville. En 1651, l’ordre des Cordeliers construit une chapelle à l’emplacement de l’église Saint-Jacques. Les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle sont accueillis dans cette chapelle.
En même temps, l'organisation paroissiale de Pau se structure autour de deux paroisses : à l'ouest, autour de l'église Saint-Martin primitive, petite et mal entretenue, face au château, et à l'est, autour de la Chapelle Saint-Jacques qui accueille de plus en plus de fidèles. Vite, la chapelle Saint-Jacques, vétuste, devient inadaptée et, comme pour l'église Saint-Martin, des travaux d'agrandissement s'imposent.
Dès 1850, la ville décide de délocaliser l'église Saint-Martin et de l'ériger entre le château et la place Royale. Quant à l'église Saint-Jacques, des projets furent examinés, mais l'état des finances de la Ville de Pau ne lui permet pas de s'engager sur la construction de deux églises en même temps. Ne voulant pas attendre la mobilisation des pouvoirs publics, les paroissiens, autour du curé, l'abbé Bordenave,, décident alors de lancer une première souscription en mai 1860. Une véritable rivalité s’installe entre les deux paroisses : il faut construire plus vite et bâtir plus haut. La somme de 70 500 francs est ainsi ramassée; elle sert à payer les premiers plans et devis de l'architecte Eugène Loupot, de Luchon. Son projet est présenté et accepté par la Ville de Pau. Le chantier débute et le rythme des travaux est si soutenu que l'église Saint-Jacques est inaugurée le 15 novembre 1868, par Mgr François Lacroix, évêque de Bayonne, bien avant l'église Saint-Martin. Il s'agit d'un vaste édifice néo-gothique à trois nefs, transept et choeur (61,5 mètres/201,8 pieds de long, 24 mètres/78,7 pieds de largeur et 18,3 mètres/60 pieds de hauteur). Les nefs latérales sont surmontées de tribunes. Toujours dans cet esprit de concurrence, l’église Saint-Jacques dispose de deux flèches de 17 mètres / 55,8 pieds de haut; mais alors que la flèche unique de l’église Saint-Martin est en pierre, celles de l’église Saint-Jacques ont une structure en brique et seul le parement est en pierre. Contrairement aux autres églises où le choeur est orienté vers l'est, cette église est orientée vers le nord.
En 1873, le conseil de fabrique remet l'église à la Ville de Pau. L'édifice devient propriété communale.
La construction hâtive de l’église provoqua, des années plus tard, de nombreux problèmes : infiltrations d’eau, fissures, développement de la végétation, instabilité des flèches. À l’intérieur aussi, des dégradations sont constatées. Le manque d’étanchéité a causé des dommages aux peintures murales notamment. Certains vitraux ont subi les affres du temps (tassement, bris…)
L'église, fragilisée en 1999 par une tempête, avait vu, en 2001, ses flèches en pierre tronquées par mesure de sécurité. Par la suite, en 2008, la Ville de Pau, responsable de l'édifice, engage des travaux à hauteur de 1,8 million d'euros afin de reconstruire les flèches, de mettre aux normes d’accessibilité le monument et de veiller à l’entretien de la structure. Les travaux comprennent : la restitution des deux flèches, la réfection de la maçonnerie des deux tours, la révision de l'ensemble de la couverture en ardoise pour supprimer toutes les entrées d'eau qui ont fait beaucoup de dégâts, et la restauration de trois vitraux les plus abîmés. Le chantier comprend aussi la consolidation des socles des flèches et de la charpente d'origine, la couverture en zinc patiné de la charpente en chêne des flèches, la réfection des mortiers, la mise à jour du système électrique, et la fortification des arcs-boutants.
Le 1er avril 2011, les cloches ont été retirées de la chambre des cloches pour être restaurées auprès des Établissements Laumaillé, à Tarbes. Ces cloches avaient été fondues, en 1880, dans les ateliers Bollée, d'Orléans. Le 8 décembre 2011, le bourdon « Cécile », d'un poids de 6 000 kg / 13 228 livres, a été hissé dans la tour ouest à son emplacement puis la flèche, d'une hauteur de 22 mètres / 72,2 pieds, a été posée sur la tour. Le 14 juin 2012, les cinq autres cloches, pesant de 700 kg / 1 543,2 livres à 1 800 kg / 3 968.3 livres, ont réintégré le beffroi est; leur installation fut suivie de la mise en place de la seconde flèche. Ces flèches sont en zinc sur charpente de bois. Après quelques travaux de maçonnerie, d'électricité et l'installation du paratonnerre, le chantier fut complété au mois d'octobre 2012.
Intérieur
Cinquante-quatre vitraux ornent les baies de l’église. La plupart sont l’œuvre du célèbre Étienne Thibaud, maître-verrier de Clermont-Ferrand. Les vitraux de la chapelle ont un style bien différent inspiré de l’Art nouveau. Ils ont été conçus par la famille Mauméjean, artisans verriers locaux depuis 1860. Lors de l’Exposition internationale des Arts décoratifs de 1925, les Mauméjan reçoivent des félicitations pour leur travail. La Ville et son partenaire, la Fondation du Patrimoine, ont mis en place une souscription afin de financer la restauration des vitraux les plus abîmés. Les coûts de ces travaux sont estimés à 110 000 euros.
Trois ateliers de peintres ont décoré le chœur et le transept. Les frères Étienne, Louis et Martin Decrept, peintres décorateurs de Bayonne, ont eu la charge des peintures ornementales. Le peintre François-Henri Morisset (1870-1956) a réalisé, en 1898, la « Vie de Saint-Jacques » selon la technique de la toile marouflée. Joseph Castaing (1860-1918), célèbre artiste local, a peint en 1906, « l’Adoration de la Vierge ».
La nef contient une chaire gothique en chêne sculpté tandis que le choeur abrite des stalles en chêne massif.
Les orgues
Orgue de tribune
Nous ignorons ce que fut l'orgue avant la Révolution, sans doute un instrument de taille assez modeste. À cette époque, l'église, tel que nous la connaissons aujourd'hui n'existait pas. C'était une simple chapelle dite des Cordeliers (ordre religieux chassé à la Révolution) construite en 1651.
La paroisse fut créée en 1803. L'ancien orgue avait disparu avec les religieux à la Révolution. En 1818, la décision fut prise de procéder à l'achat d'un nouvel orgue et c'est le curé de l'époque qui fit les démarches nécessaires. Avec un facteur d'orgues local, il s'est rendu à Hagetmau (Landes) afin d'examiner l'orgue appartenant à madame Marrau. L'orgue fut acheté pour la somme de 5 000 francs plus les frais de transport et de remontage qui coûtèrent 2 000 francs supplémentaires. Il fut aussi décidé que « pour ajouter à la décoration de l'orgue, on y ferait un ajout au buffet pour recevoir de nouveaux jeux ». L'orgue est inauguré le 25 août 1818, jour de la fête du roi.
En 1823, la paroisse reçoit un don anonyme de 1 000 francs; somme qui doit être utilisée pour l'agrandissement et l'amélioration de l'orgue. Après accord du roi, la fabrique demande au facteur Jean-Dominique Jeandel, de Dax, l'adjonction de nouveaux jeux, car l'orgue était trop petit pour l'édifice. De nouvelles réparations sont effectuées sur l'orgue en 1841 par le même facteur; en effet, plusieurs jeux étaient muets, car l'orgue avait souffert de la poussière occasionnée par de longs travaux dans l'église.
En 1861, au moment où la décision de construire une nouvelle église, le curé indique au conseil de fabrique qu'il serait bon de placer le vieil orgue dans la nouvelle église pour « la dignité du culte ». M le Baron, facteur d'orgues à Vic-en-Bigorre, se charge de ce travail en ajoutant quelques jeux. À cette époque, l'orgue, à traction mécanique, comportait 18 jeux répartis sur deux claviers manuels de 54 notes et un pédalier de 18 notes.
Quelques jours après l'inauguration de l'église le 15 novembre 1868, le conseil de fabrique déclare que « l'ancien orgue est en très mauvais état et il est urgent de le remplacer par un nouvel instrument qui serait en rapport avec la grandeur de l'édifice ». Un fonds de 10 000 francs est offert par l'empereur, le reste sera payé, espère-t-on par des dons particuliers.
Le 20 novembre 1868, Joseph Merklin, facteur d'orgues à Paris, est reçu par le conseil de fabrique afin qu'il expose un projet de construction d'un instrument à traction mécanique de 28 jeux répartis sur trois claviers manuels et pédalier. Le buffet en chêne sera réalisé par M. Mignon, un ébéniste local. La proposition est acceptée et l’instrument est inauguré le 7 juin 1870 par Édouard Batiste. Il s’agit d’un instrument de trois claviers manuels et pédalier de 37 jeux, dont 29 réels (les jeux du clavier du Positif sont empruntés à ceux du clavier du Grand-Orgue). Le buffet, de style néo-gothique en chêne, comprend 14 plates faces au grand corps et une petite tourelle au centre, et trois tourelles et deux doubles plates faces au Positif de dos. Les tuyaux de façade sont en étain écussonné.
En 1891, le facteur Michel Roger restaure l’orgue et installe une boîte expressive à bascule tout en effectuant une réharmonisation de l'instrument et un réglage du système de vent. Les travaux sont exécutés sous la direction de Jérôme Antoine Emmanuel de Lescazes, organiste titulaire.
En 1898, une nouvelle tranche de travaux a lieu. Cette fois, on ne touche ni à la tuyauterie ni à leur sonorité. Sous la direction de De Lescazes, Jean-Baptiste Puget remplace la traction mécanique originale avec machine Barker de l'instrument par une traction pneumatique tubulaire, qui rendra l'instrument plus maniable (légèreté des claviers, commodité de la console) mais moins précis pour restituer le jeu de l'organiste. Le récital d'inauguration est donné le 10 avril 1902 par Charles-Marie Widor.
En 1908, Gaston Maille, facteur d'orgues à Bordeaux, procède à une révision de l’instrument n’apportant que de légères modifications à la boîte expressive et aux jeux du Récit.
En 1912, la maison Puget installe la soufflerie électrique libérant ainsi l'instrument des souffleurs et de ces lourdes mécaniques à balancier que manoeuvraient deux hommes avec leurs pieds. En 1926, la même firme ajoute un jeu de Gambe.
En novembre 1933, sans doute à la demande de l'organiste Francis Ancibure, Victor Gonzalez, inspecte l'orgue et fait un état de l'instrument. Un devis est proposé et, en 1934, le curé de l'époque, l'abbé Domecq, entame les premières démarches auprès de la mairie pour l'obtention de fonds. Les travaux prévoient le démontage complet de la tuyauterie, le nettoyage de l'orgue, et le colmatage des fuites de vent. Par la même occasion, la décision est prise d'agrandir l'instrument en ajoutant des pleins jeux au Grand-Orgue et en dotant le Positif de jeux réels (dans l'ancienne composition, les jeux du Positif étaient empruntés au Grand-Orgue). Le Positif est rendu expressif. L'instrument subit ici sa première grande transformation et passe d'un instrument purement romantique à un orgue dit néo-classique avec des jeux complètement nouveaux comme la Ranquette, le Chalumeau et les Plein-jeu, la Cymbale et de nombreuses mutations. Les travaux s'échelonnent sur une année et le nombre de jeux passe de 30 à 54. L'instrument est inauguré par André Marchal les 28 et 29 décembre 1935; concerts commentés par Norbert Dufourcq.
Une nouvelle restauration a lieu en 1956 dont les travaux sont confiés à deux employés des Établissements Gonzalez : M. Bertrand, harmoniste, et Barthélémy Formantelli, apprenti facteur. Cette restauration se situe dans la continuité de la restauration de 1935 qui été restée inachevée. Il s'agissait, entre autres, d'ajouter deux jeux (Clairon et Bombarde) au clavier du Récit et de porter à 32 notes l'étendue du clavier de pédale. L'inauguration eut lieu le 15 janvier 1956 avec la participation de la Schola sous la direction d'Albert Lavigne et de l'organiste titulaire, Jean Laporte.
En 1970, l'orgue est entièrement reconstruit par les Établissements Gonzalez-Danion. En effet, le système pneumatique avait atteint un degré d'usure assez avancé. Les travaux débutent à l'automne 1969. La composition est sensiblement modifiée ainsi que la disposition des sommiers. La traction pneumatique est remplacée par une traction mécanique pour les claviers. La console est mise en fenêtre et la traction des jeux est électrique avec un système de double registration. Le sommier du clavier de Positif prend place derrière la console et devient ainsi un Positif de dos.
En 1992, un combinateur électronique est ajouté. En 1995, un nouveau relevage est effectué par la Manufacture Vosgienne de Grandes Orgues dirigée par Bernard Dargassies. L'orgue est, à cette occasion, nettoyé et une partie de la Montre de façade est rendue parlante. Les pressions du vent sont légèrement augmentées ce qui a pour conséquence de donner plus d'éclat à l'harmonie. Quelques tuyaux sont décalés pour en grossir la taille. Enfin, la Cymbale du Récit est supprimée et la Sesquialtera est dédoublée en Nasard et Tierce.
Orgue de choeur
Cet orgue fut construit en 1999 par quelques amateurs aidés par des facteurs d'orgues, à partir d'éléments de récupération provenant des orgues d’Urt, de Saint-Pierre-du-Mont et d’autres. L’inauguration eut lieu le 21 novembre 1999.
Une première restauration, effectuée par la firme locale Pesce, eut lieu en 2000 grâce à une subvention exceptionnelle de la ville de Pau. Ainsi, les jeux de Montre, Prestant, Doublette et Plein-jeu ont été remplacés par une tuyauterie neuve. Les travaux s’achèvent pour Noël 2000.
Aujourd'hui, l’orgue de chœur est utilisé pour accompagner le chœur et l’assemblée chaque dimanche à la messe dialoguant ainsi avec l'orgue de tribune. Il est également de nombreuses fois sollicité pour les concerts. En effet, sa console mobile permet à l’organiste d'être près des instrumentistes.
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St Jacques church, located in the center of the city of Pau, is a neo-Gothic building erected in the second half of the 19th century, on the foundations of the chapel of the ancient Cordeliers (a branch of the Franciscan Order) monastery.
In the 17th century, several religious orders settled in the area around Pau. The Cordeliers monastery was built north of the Hédas ravine over the actual Liberation Square. Soon, thanks to the construction of the Cordeliers bridge, it was linked up with the city. In 1651, the Cordeliers built a chapel on the actual site of St Jacques church. The pilgrims, en route to St Jacques-de-Compostelle were received in this chapel.
At the same time, Pau's parish organization was structured around two churches: in the West, around the primitive, small and badly maintained St Martin church facing the castle, and in the East, around St Jacques chapel who was being attended by more and more people. Rapidly, the dilapidated St Jacques chapel became unsuited and, as for St Martin church, enlargement works were obvious.
Around 1850, the city decided to delocalize St Martin church and to erect it between the castle and the Royal Square. As for St Jacques church, projects were examined, but the financial situation of the City of Pau did not allow the City to get involved in the construction of two churches at the same time. St Jacques parishioners, around their parish priest, Father Bordenave, decided not to wait for the City to authorize the construction of their church and they to set up a first subscription in May 1860. A true rivalry developped between the two parishes: it was a must to build more quickly and to build higher. A sum of 70,500 francs was collected; it will serve to pay for the plans and proposal prepared by architect Eugène Loupot, from Luchon. His project is submitted and approved by the City of Pau. The construction starts and progresses so rapidly that St Jacques church is inaugurated on November 15th, 1868, by Bishop François Lacroix, of Bayonne, that is long before St Martin church will be completed. It is a large neo-Gothic building with three naves, transept and chancel (201.8 feet/61.5 metres long, 78.7 feet/24 metres wide and 60 feet/18.3 metres high). Lateral naves are topped by galleries. Always in the mood competition, St Jacques church has two 55.8-foot/17-metre high bell towers; while St Martin church's unique bell tower is made of stone. St Jacques church's bell towers have a brick structure and only the facade is made of stone. Unlike other churches where the chancel is orientated eastward, this church is orientated northward.
In 1873, the church council handed the church over to the City of Pau. The building then becomes a communal property.
Years later, the hurried construction of the church caused numerous problems: water leaks, fissures, development of vegetation, instability of the bell towers. Inside, deteriorations are also observed. Water leaks caused damage mainly to wall paintings. Stained glass windows were subjected to the throes of time (subsidence, breaks...)
The church, weakened in 1999 by a tempest, saw, in 2001, its stone steeples removed for safety reasons. Later, in 2008, the City of Pau, responsible for the building, approved works estimated at 1.8 million euros to rebuild the steeples, to upgrade the building's accessibility and to look after the maintenance of the structure. Works included: the restitution of both steeples, the reconstruction of the bricklaying of both towers, the evaluation of the slate roof in order to prevent all water leakages which caused a lot of damage, and the restoration of the three most damaged stained glass windows. The construction also includes the strengthening of the steeple bases and the original framework, the installation of a zinc cover over the oak framework of the steeples, the mortar reconstruction, the upgrading of the electrical system, and the strengthening of the flying buttresses.
On April 1st, 2011, bells were removed from the room of bells to be restored by the Laumaillé firm, in Tarbes. These bells had been melted in the Bollée workshops, in Orléans, in 1880. On December 8th, 2011, the 13,228-pound/6,000-kg bourdon "Cécile", was hoisted into the west tower and then the 72.2-foot/22-meter high steeple was installed on the tower. On June 14th, 2012, the five other bells, weighing from 1,543.2 pounds/700 kg to 3,968.3 pounds/1,800 kg, returned to the east belfry; their installation was followed by the installation of the second steeple. These arrows are covered with zinc over a wooden framework. After some bricklaying and electricity works and the installation of the lightning rod, the total project was completed in October 2012.
Interior
Fifty-four stained glass windows are installed in the bays. Most of them are the work of renowned Étienne Thibaud, master-glassmaker from Clermont-Ferrand. The stained glass windows in the chapel show a very different style inspired by the Art nouveau. They were designed by the Mauméjean family firm, local glass craftsmen since 1860. During the International Decorative Arts Show in 1925, Mauméjan received congratulations for their work. The City and its partner, the Heritage Foundation, set up a subscription to finance the restoration of the most damaged stained glass windows. Costs are estimated at 110,000 euros.
Three painters' workshops decorated the chancel and the transept. Brothers Étienne, Louis and Martin Decrept, interior painters-decorators from Bayonne, were entrusted with the ornamental paintings. Painter François-Henry Morisset (1870-1956) executed, in 1898, the "Life of St Jacques" according to the backed picture technology. Joseph Castaing (1860-1918), renowned local artist, painted in 1906, "the Adoration of the Virgin".
The nave houses an oak sculpted Gothic pulpit while the chancel houses massive oak stalls.
The Organs
Gallery Organ
There is no available information concerning the organ that was used before the Revolution, it was probably a rather modest-sized instrument. At that time, the actual church did not exist; it was a chapel called the Cordeliers (a religious order expelled at the Revolution) chapel built in 1651.
The parish was organized in 1803. The old organ had disappeared with the monks at the Revolution. In 1818, a decision was made to purchase a new organ and the then parish priest was authorized to undertake the preliminary steps. With a local organbuilder, he traveled to Hagetmau (Landes) to examine the organ belonging to Mrs Marrau. The organ was bought for 5,000 francs excluding transport and reassembly charges which amounted to an additional 2,000 francs. In order to « add to the decoration of the organ, the organcase would be modified to receive new stops ». The organ was inaugurated on August 25th, 1818, on King's Day.
In 1823, the parish received an anonymous 1,000-franc donation; this money must be used for enlargement and improvement of the organ. After receiving the Kings's agreement, the churchwardens entrusted organbuilder Jean-Dominique Jeandel, of Dax, to add new stops because the organ was too small for the building. Repairs are carried out on the organ in 1841 by the same organbuilder; several stops were silent because the organ had suffered from dust caused by lengthy works carried out in the church.
In 1861, when the decision was taken to build a new church, the parish priest informed the churchwardens that it would be a good thing to transfer the old organ into the new church for « the dignity of worship ». Organbuilder Le Baron, of Vic-en-Bigorre, was entrusted with the works and new stops were added. At that time, the mechanical action organ had 18 stops over two 54-note manuals and an 18-note pedalboard.
A few days after the inauguration of the church, on November 15th, 1868, the churchwardens declare that « the old organ is in very poor condition and it is urgent to replace it with a new instrument which would match the beauty of the new church ». The emperor sent a 10,000-franc donation, the rest to be paid by private donations.
On November 20th, 1868, organbuilder Joseph Merklin, of Paris, was received by the churchwardens so that he can sumbit a proposal for a 28-stop mechanical action instrument with three manuals and pedal. The oak organcase will be built by Mr Mignon, a local cabinetmaker. The proposal was accepted and the instrument was inaugurated on June 7th, 1870 by Édouard Batiste. It was a 37-stop instrument with three manuals and pedal, among which there are only 29 real stops (the stops for the Positif division are borrowed from the Grand-Orgue division). The oak neo-Gothic organcase has 14 flats and a central small turret in the main case while the back Positive organcase has three turrets and two double flats. The facade pipework is bud tin.
In 1891, organbuilder Michel Roger restored the organ and installed a swell box with an expression pedal while revoicing the instrument and adjusting the wind system. Works were carried out under the supervision of organist Jérôme Antoine Emmanuel de Lescazes.
In 1898, a new series of works took place. This time, neither the pipework nor their voicing were modified. Under the supervision of Lescazes, organbuilder Jean-Baptiste Puget replaced the original mechanical action and using a Barker machine with a tubular pneumatic action; a modification that will make the instrument easier to use (lightness of touch for the manuals, convenience of the console) but less precise to restore the organist's play. The inaugural recital was given on April 10th, 1902 by Charles-Marie Widor.
In 1908, organbuilder Gaston Maille, of Bordeaux, undertook a review of the instrument making only small modifications to the swell box and to the stops of the Récit division.
In 1912, the Puget firm installed an electrical blower freeing the instrument from the pumpers and those heavy balanced mechanics which were operated by two men using their feet. In 1926, the same firm added a Gambe stop.
In November 1933, probably at the request of Francis Ancibure, organbuilder Victor Gonzalez examined the organ and wrote a report on the condition of the instrument. A proposal was submitted and, in 1934, the then parish priest, Father Domecq, was authorized to start negociations with City Hall to get the necessary funds. Works included the full dismantling of the pipework, the cleaning of the organ, and the plugging of wind leaks. At the same time, decision was made to enlarge the instrument by adding Plein-Jeu to the Grand-Orgue division and by endow the Positif division with stops of its own (in the former composition, stops for the Positif division were borrowed from the Grand-Orgue division). The Positif division is enclosed. The instrument was submitted to its first major transformation and going from a purely romantic instrument to a so-called neoclassical organ with completely new stops such as Ranquette, Chalumeau, Plein-Jeu, Cymbale and several mutations. Works extended over one year and the number of stops went from 30 to 54. The instrument was inaugurated by André Marchal on December 28th and 29th, 1935 while commentaries were given by Norbert Dufourcq.
A new restoration took place in 1956; works were entrusted to two Gonzalez employees: Mr Bertrand, a voicer, and Barthélémy Formantelli, an apprentice organbuilder. This restoration was in the continuity of the 1935 restoration which had been left incomplete. Two new stops were added (Clairon and Bombarde) in the Récit division and the pedal compass was extended to 32 notes. Inauguration took place on January 15th, 1956 with a concert by the Schola directed by Albert Lavigne and organist, Jean Laporte.
In 1970, the organ was entirely rebuilt by the Gonzalez-Danion firm. The pneumatic system had reached a well advance degree of wear. Works started in autumn 1969. The stoplist was noticeably modified as well as the windchest layout. Pneumatic action was replaced with mechanical action for the manuals. The console was attached and the stop action was modified to electrical with a double registration system. The Positif windchest was moved behind the console and the division became a back Positive.
In 1992, an electronic combinator was added. In 1995, a new restoration was executed by the Manufacture Vosgienne des Grandes Orgues headed by Bernard Dargassies. The works included the cleaning of the organ and part of the facade Montre pipework is now speaking. Wind pressures were slightly increased to bring in more brightness. Some pipework were rescaled in order to increase their scale. Finally, the Cymbale of the Récit was removed and the Sesquialtera was divided into a Nasard and a Tierce.
Chancel Organ
This organ was built in 1999 by some amateurs with the help of organbuilders, using salvaged elements from organs from Urt, Saint-Pierre-du-Mont and others. Inauguration took place on November 21st, 1999.
A first restoration, executed by the local Pesce firm, took place in 2000 thanks to a special subvention of the City of Pau. Montre, Prestant, Doublette and Plein-Jeu pipework were replaced with a new pipework. Works were completed for Christmas 2000.
Today, the chancel organ is used to accompany the choir and the assembly every Sunday interacting with the gallery organ. It is often used for concerts since its mobile console allows the organist to be closer to the instrumentalists.
I. Positif de dos |
II. Grand-Orgue |
|||
|---|---|---|---|---|
| Montre | 8' | Montre | 16' | |
| Bourdon | 8' | Bourdon | 16' | |
| Prestant | 4' | Montre | 8' | |
| Flûte à cheminée | 4' | Bourdon | 8' | |
| Nasard | 2 2/3' | Flûte harmonique | 8' | |
| Doublette | 2' | Prestant | 4' | |
| Tierce | 1 3/5' | Flûte à cheminée | 4' | |
| Larigot | 1 1/3' | Doublette | 2' | |
| Piccolo | 1' | Cornet | V | |
| Plein Jeu | IV | Plein Jeu | IV | |
| Cromorne | 8' | Cymbale | IV | |
| Chalumeau | 4' | Bombarde | 16' | |
| Tremolo | Trompette | 8' | ||
| Clairon | 4' | |||
III. Récit |
Pédale |
|||
|---|---|---|---|---|
| Quintaton | 16' | Flûte | 16' | |
| Bourdon | 8' | Soubasse | 16' | |
| Principal | 8' | Principal | 8' | |
| Dulciane | 8' | Bourdon | 8' | |
| Voix céleste | 8' | Principal | 4' | |
| Prestant | 4' | Flûte | 4. | |
| Flûte | 4' | Mixture | V | |
| Nasard | 2 2/3' | Bombarde | 16' | |
| Flûte | 2' | Trompette | 8' | |
| Tierce | 1 3/5' | Clairon | 4' | |
| Plein Jeu | V | |||
| Bombarde | 16' | |||
| Trompette | 8' | |||
| Voix humaine | 8' | |||
| Basson-Hautbois | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
| Tremolo | ||||
Grand-Orgue |
Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| Montre | 8' | Bourdon | 8' | |
| Flûte harmonique | 8' | Dulciane | 8' | |
| Prestant | 4' | Voix céleste | 8' | |
| Nazard | 2 2/3' | Flûte | 4' | |
| Doublette | 2' | Trompette | 8' | |
| Tierce | 1 3/5' | |||
| Plein Jeu | V | |||
| Voix humaine | 8' | |||
Pédale |
|
|---|---|
| Bourdon acoustique | 32' |
| Bourdon | 16' |
| Bourdon | 8' |
| Flûte | 4' |