| Description [Français / English] |
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Orgue de tribune / Gallery Organ Cavaillé-Coll, 1874 / Haerpfer-Erman, 1971
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| Orgue de choeur / Chancel Organ Merlin-Schütze, 1867 / Gonzalez, 1937
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La cathédrale se situe à l’emplacement de l’ancien quartier médiéval de la ville, là où se trouvait jadis le temple majeur de la cité antique. Le christianisme s'implante à Rennes à la fin de l'Antiquité ce qui aboutit à l'érection d'une première cathédrale à l'emplacement de l'actuel édifice probablement bâti au VIe siècle, mais l'édifice de construction empirique ne résiste pas longtemps au contexte difficile du Haut Moyen-Âge. Alors que l'art gothique remplace peu à peu le roman, Charles de Blois fait élever, en 1349, une nouvelle cathédrale que la duchesse Anne fait embellir à la sollicitude de l'évêque Yves Mahyeuc, mais elle semble peu solide. En 1490, l'unique tour et le frontispice tombent en ruine. La cathédrale privée de façade, on entreprend entre 1541 et 1705 la construction des tours et de la façade encore visible aujourd'hui. D'une grande austérité et simplicité, la façade ne manque pas de grandeur: 22 colonnes la soutienne ce qui évoque la puissance et la solidité.
La cathédrale est un édifice classique dont l'architecture et le décor sont inspirés des grandes basiliques romaines ce qui en fait un exemple unique en France. La façade comporte deux tours dont la construction a été le fruit d'un interminable chantier de 163 ans, réalisées en granit, elle est dans la plus complète conformité avec le style néo-classique. Les tours furent élevées sur quatre niveaux à des époques successives: le premier niveau fut construit entre 1541 et 1543, les deuxième et troisième niveaux sont construits entre 1640 et 1654 par Tugal Caris alors que le quatrième et dernier niveau à été construit par Pierre Corbineau entre 1654 et 1678. Mais c'est François Hoguet qui achève la façade entre 1679 et 1704 par le couronnement des tours hautes de 48 mètres (157 pieds) et par la mise en place entre les deux tours de la devise du Roi Soleil "Nec pluribus impar: l'incomparable".
Mais la cathédrale, dont le chœur et la nef n'ont pas été restaurés lors de la construction de la façade, menacent ruine comme en témoigne l'incident du 11 février 1754: lors des vêpres un grosse pierre et quantité de terre se détache de la voûte du chœur. Devant la menace d'effondrement on décide d'abattre la chœur et la nef entre 1756 et 1768, seules subsistent les deux tours récemment reconstruites alors qu'il faut envisager la reconstruction d'un nouvel édifice.
Les travaux sur le nouvel édifice débutent en 1787 sur un plan en forme de croix grecque et, dans son ensemble, dans le style ionique. Rapidement les travaux sont interrompus en raison de la Révolution Française qui bloque le chantier jusqu'en 1816. Celui-ci reprend après une interruption de 29 ans sur les plans de Mathurin Crucy, architecte nantais, qui ne verra pas l'achèvement des travaux étant donné qu'il meurt en 1826, c'est donc l'architecte Richelot qui reprend les travaux à son compte jusqu'à leur achèvement en 1845. L'intérieur de l'édifice mesure 68 mètres (223 pieds) de longueur et 20 mètres (65 pieds) de largeur; le déambulatoire tourne autour de l’abside et les chapelles sont disposées le long des bas-côtés. Commencé en 1490, le portail, d’une hauteur de 40 mètres (131 pieds), est formé de cinq étages de colonnes superposées et de deux tours régulières. Au rez-de-chaussée, les colonnes sont d’ordre roman; au premier étage, elles sont ioniques, au second, corinthiennes, aux autres, composites. Entre la base des deux tours s’ouvre une porte d’entrée dont la voûte plate du sommet supporte une très haute fenêtre cintrée qui est couronnée par un fronton sculpté.
Ces travaux incluent aussi l'érection du chœur qui abrite sous la voûte la célèbre scène biblique où le Christ remet à Saint Pierre les clés du Royaume des cieux mais le chœur développe une juxtaposition de style caractéristique de l'ensemble de l'édifice: à l'austérité des dalles de granit du sol s'opposent, devant le maître-autel, les marbres précieux offerts par Pie IX. La nef a aussi été construite lors de cette campagne de travaux: elle comporte 44 colonnes ioniques érigées en pierre de Crassane. La nef apparaît comme l'une des parties les plus austères de l'édifice bien que son aspect ait changé depuis sa construction: les colonnes ainsi qu'une partie des murs primitivement en granit ont été recouvertes de stuc, mélange de poussière de marbre, de chaux éteinte et de craie afin d'apporter une plus intense luminosité à l'édifice tout en atténuant l'austérité de ces murs.
Par opposition aux murs, la voûte en plein-cintre est intensément décorée d'ors ce qui est l'œuvre de Jobbé Duval sous la direction de l'architecte Langlois. Le transept, dont la construction est contemporaine de celle de la nef et du chœur. présente un ensemble de fresques particulièrement remarquables. Il en est de même pour la chapelle septentrionale. Les chapelles des bas-côtés comportent d'importants tableaux et statuaire. Enfin la cathédrale dispose d'un mobilier fort intéressant comprenant notamment un retable flamand du XVe siècle, véritable chef d'œuvre de la cathédrale, orné de 80 personnages.
L'intérieur a perdu son caractère dépouillé originel, propre au néo-classicisme. Un somptueux décor d'ors, de stucs et de peintures l'a remplacé dans la seconde moitié du XIXe siècle. Le XXe siècle a laissé une importante empreinte dans la cathédrale: l'autel de célébration, le mobilier liturgique, la cathèdre et l'ambon sont l'œuvre d'un peintre et d'un sculpteur: Arcabas (Jean-Marie Pirot) et son fils, Étienne. Cette oeuvre a été consacrée en 1995 par l'archevêque Jacques Jullien.
Créé à la fin du IVe siècle par saint Moderan, l’évêché, qui avait réuni le concile de 1273, fut érigé en archevêché en 1790, pour le prélat constitutionnel Claude Lecoz. Remis au simple rang d’évêché en 1802, une bulle pontificale du 3 janvier 1859 et une loi impériale du 14 mai de la même année lui rendirent son titre d’archiépiscopal.
Les orgues
L'orgue de tribune
Les grandes orgues datent du XIXe siècle. Elles ont été majoritairement offertes par Napoléon III lors de son voyage en Bretagne, en 1858. Les travaux ont été confiés à Aristide Cavaillé-Coll. Le contrat a été signé le 14 juin 1870 et faisait référence à un devis soumis le 27 novembre 1869 pour un instrument de trois claviers manuels et pédalier au coût de 59 469 francs. Un second contrat a été signé le 12 janvier 1872 en faisant référence à un devis daté du 3 octobre 1871 pour la construction de la tribune et du buffet, conçu par l'architecte Alphonse Simil, au coût de 30 175 francs. L'instrument a été construit entre 1872 et 1874 avec la collaboration de J.B. Claus. Au cours de sa construction, six jeux et cinq pédales de combinaisons ont été ajoutés. Lorsqu'il fut finalement livré le 8 août 1874, il comprenait 46 jeux répartis sur 3 claviers manuels de 54 notes et pédalier de 30 notes ainsi que 13 pédales de combinaison.
En 1939/1940, la firme Gonzalez effectue une restauration majeure.
En 1971, l'instrument est reconstruit par la firme Haerpfer-Erman selon les conseils de Gaston Litaize. À cette occasion, l'orgue est agrandi grâce à l'ajout d'un quatrième clavier et d'un positif de dos placé dans un tout nouveau buffet. L'orgue compte alors 67 jeux répartits sur 4 claviers et pédalier. De plus, l'orgue est électrifié et muni d'un combinateur.
L'orgue de choeur
L’orgue du chœur, oeuvre de la filme Merklin-Schütze, a été présenté à l’Exposition internationale de 1867. Il a été installé dans la cathédrale en 1870.
En 1937, la firme Gonzalez effectue un relevage. On profite de l'occasion pour installer la Fourniture prévue par Merklin. De plus, la Voix humaine du Récit est remplacée par une Sesquialtera.
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The cathedral stands on the city's old medieval district where stood the city' main temple. Christianity arrived in Rennes at the end of the ancient times and led, in the 6th century, to the building of a first cathedral on the site of the actual cathedral. Unfortunately, the empirical building does not withstand the difficult Middle Ages area. While Gothic architecture slowly supersedes Romanesque architecture, Charles de Blois has a new cathedral built in 1349: a building that will be embellished by Duchess Anne at the request of Bishop Yves Mahyeuc, but the building is not very solid. In 1490, the only tower and the facade are going in ruin. Between 1541 and 1705, the facade and the towers are rebuilt. Although the facade appears austere and plain, it features 22 pillars that are symbols of power and solidity.
The building is in the classic style whose architecture and ornementation are derived from large Roman basilicas; a unique example in France. The facade, which includes two towers made of granite and whose construction lasted 163 years, is in complete conformity with the neo-classic style. The four levels of the towers were erected in four successive eras: the first level was built between 1541 and 1543, the second and third ones, between 1640 and 1654 by Tugal Caris while the fourth and last one was built by Pierre Cochineau between 1654 and 1678. The facade is completed by François Hoguet between 1679 and 1704 when he completes the 157-feet (48 meters) towers and installs, between the two towers, the Sun King's coast of arms and motto "Nec pluribus impar: l'incomparable".
The cathedral, whose chancel and nave were restored when the facade was rebuilt, are going in ruin as proven by the February 11, 1754 incident: during the Vespers, a large stone with lot of earth came drown from the chancel's vault. In front of this threat, both the chancel and the nave are demilished betwwen 1758 and 1768. Only the two towers and the facade are left, a new building must be erected.
Works on the new building start in 1787 on a Greek cross layout, and in general, in the Ionic style. Works are quickly suspended during the French Revolution and the poject is stopped until 1816. After a delay of 29 years, works resume upon plans prepared by architect Mathurin Crucy, fron Nantes, who will not see the final results since he died in 1826. Architect Richelot was called in to replace him and he will be responsible for the project until its completion in 1845. The interior is 223 feet (68 meters) long by 65 feet (20 meters) wide; the ambulatory surrounds the apse and chapels are located in the aisles. The portal, whose construction began in 1490, is 131 feet (40 meters) high and features five levels of superimposed pillars and two regular towers with columns of different styles: at the ground level, the pillars are Romanesque, at the first level, they are Ionic, at the second level, they are Corinthian, and at the others, they are composites. Between the base of the two towers, there is an entrance door whose top flat vault supports a very high arched window topped by a sculpted pediment.
The works also include the construction of the chancel who features, under the vault, the famous biblican scene where Christ gives St. Peter the keys to Heaven. In the chancel itself, a mixture of styles coexists: austere granite slabs are opposed to precious marble slabs installed in front of the high altar and given by Pope Pius IX. The nave was also built in that same period: it features 44 Ionic style pillars made of stone from Crassane. The nave appears to be the most austere section of the building while its appearance has been modified since its construction: original granite pillars and walls have been covered with stucco, mixture of marble dust, slaked lime, and limestone in order to brighten the nave without affecting its starkness.
In contrast with the walls, Jobbé Duval, under the supervision of architect Langlois, intensely decorated the semi-circular vault with gilded caissons. The transept, built at the same time as the nave and the chancel, and the northern chapel feature a large number of remarkable frescos while side chapel feature important paintings and remarkable statuary. Finally, the cathedral features interesting furnishings namely a 15th-century Flemish reredos, a real masterpiece, decorated with 80 statues.
The interior lost its original austere neo-classic feature. A magnificent gilded decor, stuccos and paintings were introduced in the second half od the 19th century. The 20th century also brought modifications: the celebration altar, the liturgical furnishings, the bishop's seat, and the pulpit have been executed by a painter and a sculptor: Arcabas (Jean-Marie Pirot) and his son, Étienne. These works were blessed in 1995 by Archbishop Jacques Jullien.
Established at the end of the 4th century by St. Moderan, the bishopric, who hosted the 1273 Council, was established as an archbishopric in 1790 by constitutional prelate Claude Lacoz. Demoted to bishopric in 1802, the January 3, 1859 papal bull and the May 14 Imperial Law reinstated its archbishopric status.
The Organs
The Gallery Organ
The organ was built in the 19th century. It was mainly paid for by Napoléon III during his visit in Britany in 1858. It was built by Cavaillé-Coll between 1872 and 1874 with the collaboration of J.B. Claus. Inuagurated on August 8, 1874, it was a 48-stop instrument with three 54-note manuals and a 30-note pedal. The organcase was designed by architect Alphonse Simil.
A major restoration was carried out in 1939/1940 by organbuilder Gonzalez.
In 1971, the instrument was rebuilt by organbuilding firm Haerpfer-Erman upon recommendations set forth by Gaston Litaize. In this operation, the organ was enlarged with the addition of a fourth manual and a back positif dividion in a new organcase. The new instrument features 67 stops over 4 manuals and pedal. Furthermore, the action was electrified and a combinator was added.
The Chancel Organ
The chancel organ, built by Merklin-Schütze, was presented at the 1867 World Fair. It was installed in the cathedral in 1870.
In 1937, a restoration was carried out by Gonzalez. On that occasion, the planned Fourniture by Merklin was installed and the Voix humaine in the Récit division was replaced by a Sesquialtera.
I. Positif |
II. Grand-Orgue |
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|---|---|---|---|---|
| Montre | 8' | Montre | 16' | |
| Bourdon | 8' | Bourdon | 16' | |
| Prestant | 4' | Montre | 8' | |
| Flûte | 4' | Bourdon | 8' | |
| Nazard | 2 2/3' | Prestant | 4' | |
| Quarte | 2' | Flûte | 4' | |
| Doublette | 2' | Grosse Tierce | 3 1/5' | |
| Tierce | 1 3/5' | Doublette | 2' | |
| Larigot | 1 1/3' | Dessus de Cornet | V | |
| Fourniture | IV | Grosse Fourniture | II | |
| Cymbale | IV | Fourniture | IV | |
| Trompette | 8' | Cymbale | IV | |
| Cromorne | 8' | Bombarde | 16' | |
| Clairon | 4' | Trompette | 8' | |
| Trompette (chamade) | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
III. Récit |
IV. Écho |
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|---|---|---|---|---|
| Diapason | 8' | Bourdon (bois) | 8' | |
| Flûte ouverte | 8' | Principal | 4' | |
| Quintaton | 8' | Flûte conique | 4' | |
| Voix céleste | 8' | Doublette | 2' | |
| Principal italien | 4' | Quinte | 1 1/3' | |
| Doublette | 2' | Piccolo | 1' | |
| Cornet | V | Cymbale | III | |
| Fourniture | IV | Dulciane | 16' | |
| Cymbale | IV | Voix humaine | 8' | |
| Bombarde | 16' | Chalumeau | 8' | |
| Trompette | 8' | Chalumeau | 4' | |
| Hautbois | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
Pédale |
|
|---|---|
| Soubasse | 32' |
| Principal | 16' |
| Soubasse | 16' |
| Principal | 8' |
| Bourdon | 8' |
| Prestant | 4' |
| Flûte | 4' |
| Doublette | 2' |
| Flûte | 2' |
| Fourniture | IV |
| Bombarde | 16' |
| Bombarde douce | 16' |
| Trompette | 8' |
| Clairon | 4' |
Grnad-Orgue |
Récit |
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|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 16' | Principal | 8' | |
| Montre | 8' | Bourdon | 8' | |
| Bourdon | 8' | Viole de gambe | 8' | |
| Flûte harmonique | 8' | Flûte octaviante | 4' | |
| Salicional | 8' | Octavin | 2' | |
| Prestant | 4' | Sesquialtera | II | |
| Flûte harmonique | 4' | Trompette harmonique | 8' | |
| Fourniture | IV | Basson-Hautbois | 8' | |
| Trompette | 8' | |||
| Clarinette | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
Pédale |
|
|---|---|
| Soubasse | 16' |
| Octave basse | 8' |