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Casavant, Opus 1171, 1926
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En 1636, il y avait une chapelle à Châteauguay; elle était desservie par les Jésuites de Caughnawaga.
Le 29 septembre 1673, le gouverneur Louis de Buade, comte de Frontenac, concède une seigneurie (2 lieues de front sur le lac Saint-Louis commençant à 10 arpents en bas de la rivière du Loup, par 3 lieues de profondeur, comprenant les îles de la Paix, Saint-Bernard et Saint-Nicolas) à Charles LeMoyne de Longueuil qui prend le nom de Châteauguay en souvenir d'une commune de ce nom dans le département de Puy-en-Dôme, en France. Le territoire de la seigneurie est traversé par la rivière Châteauguay et la rivière Saint-Régis.
Dix ans plus tard, on y trouve une résidence seigneuriale avec chapelle sise sur l'île Saint-Bernard. Il semble que la chapelle du manoir seigneurial ait suffi à la mission jusqu'au début du XVIIIe siècle.
Au décès de Charles LeMoyne, au début de février 1685, la seigneurie passe à Catherine Thierry dit Primot, son épouse, et à ses 12 enfants. Au décès de celle-ci, le 4 août 1690, la seigneurie passe aux 12 enfants qui la vendront, le 6 août 1706 à Zacharie Robutel de LaNoue qui, à son décès, le 28 mars 1733, la lègue à son épouse, Catherine LeMoyne, et à ses enfants, Joachim, Marie-Anne et Thomas Robutel. Au décès de Catherine LeMoyne, en 1746, la seigneurie passe à ses enfants. Au décès de Thomas Robutel de LaNoue, en 1754, sa part passe à son frère et à sa soeur. Lorsque Joachim Robutel de LaNoue rentre en France, il cède, le 25 août 1764, sa part à sa soeur. Le 8 juin 1765, Anne-Marie vend la seigneurie à Marguerite Dufrost de la Jemmeraye, veuve de François-Madeleine d'Youville, au nom et comme directrice et administratrice des pauvres de l'Hôpital général de Montréal et des Soeurs grises de Montréal. Le 18 juillet 1854, le régime seigneurial est aboli et une municipalité est érigée.
La mission
La mission catholique de Châteauguay est érigée le 3 mars 1722 et est desservie comme telle de 1736 à 1789, date de la nomination du premier curé résidant. Le choix de saint Joachim comme patron à la paroisse en 1727, se veut en l'honneur du seigneur d'alors, Joachim Robutel de la Noue. En 1735, année de l'ouverture des registres, une petite église en bois est érigée sur un terrain d'un arpent trois quarts donné par Hilaire Girardy à environ 1,6 km (un mille) de l'église actuelle. Cette dernière est endommagée par un incendie en 1759 pendant la guerre de la Conquête. Elle est réparée temporairement, mais dès 1768 une requête est remise à Mgr Jean-Olivier Briand, évêque de Québec, lors de sa visite, pour la construction d'une nouvelle église sur le même site. L'évêque ne se presse pas pour répondre; il attend qu'un emplacement aussi convenable que l'ancien soit offert. Mais plus le temps passe, plus il est nécessaire de changer le site de l'église, la seigneurie se peuplant de plus en plus. Le 22 novembre 1773, un terrain de deux arpents est donné à la fabrique par François Lefebvre dit Descôtes. Cet emplacement, aux limites de la zone navigable de la rivière Châteauguay, permet notamment d'économiser sur le transport des matériaux tout en offrant l'accès par l'eau aux habitants des berges.
L'église
L'édifice reprend le type architectural célèbre dit « plan Mailloux/Maillou » alors très répandu sous le Régime français. Ce type architectual rappelle le plan que Jean Mailloux/Maillou (1668-1753), architecte de Québec, élabora au début du XVIIIe siècle comme étant un plan-type d'église de campagne. Cette église à nef unique, sans transept, terminée par une abside en hémicycle, est l'une des dernières de ce modèle dans la région. L'édifice est implanté dans un axe est-ouest suivant les anciennes lignes de division des terres et sa façade, tournée vers l'est et la rivière Châteauguay, va à l'encontre de l'orientation catholique traditionnelle.
La construction est confiée à Bazile Proulx, charpentier de Pointe-Claire, dans un contrat daté du 31 janvier 1774. Le contrat de construction spécifie un édifice de 27,4 mètres (90 pieds) de long, 12,2 mètres (40 pieds) de large et 6,4 mètres (21 pieds) de haut. Ce chantier est par contre bien lent, car certains travaux sont exécutés par corvées. L'invasion américaine de 1775 entraîne une interruption des travaux jusqu'en 1778. L'église est inaugurée en 1779 alors que le gros oeuvre est achevé.
En 1792, des démêlés interviennent entre les syndics et l'entrepreneur, car les premiers trouvent que le travail exécuté n'est ni achevé ni conforme au devis de 1774, et de son côté, l'entrepreneur veut être payé pour son ouvrage. Le litige est remis à des arbitres qui concluent en faveur des syndics. L'entrepreneur se voit contraint d'ériger une façade avec clocher unique et à compléter tous les travaux prévus lesquels seront achevés en 1797.
De 1812 à 1815, le charpentier Pierre Laberge (1789-1865) érige une sacristie dans l'axe du choeur, pour remplacer la précédente qui était disposée contre l'un des longs pans.
En 1831, une pétition est adressée à Mgr Bernard-Claude Panet, archevêque de Québec, lui demandant l'autorisation de reconstruire sur un autre site, mais d'autres paroissiens demandent d'allonger l'ancienne église et d'y construire un nouveau clocher. La question est tranchée par son successeur, Mgr Joseph Signay, en 1834, en autorisant l'agrandissement. Les travaux comprennent l'allongement de la nef de huit mètres (26,2 pieds) et la construction d'une façade d'inspiration néo-baroque encadrée de deux tours massives dont le concepteur demeure inconnu. Les travaux s'échelonnent de 1837 et 1840. Encore une fois, des troubles politiques freinent les travaux. L'épisode de la révolte des Patriotes provoque leur interruption entre 1837 et 1838. Ces transformations confèrent un style architectural différent à l'église : le baroque vernaculaire, dont elle demeure le seul exemplaire aujourd'hui. Le processus d'agrandissement utilisé est le même que celui utilisé pour Notre-Dame de Montréal en 1723. Au surplus, les restaurateurs prennent comme modèle la façade construite par l'ingénieur Gaspard Chaussegros de Léry à Notre-Dame, alors même que cette église venait d'être démolie.
En 1887, la sacristie est agrandie pour aménager une chapelle d'hiver. À la fin du XIXe siècle, le crépi des murs extérieurs est retiré et, en 1867, une statue du patron de la paroisse remplace l'urne sur le pignon de la façade.
En 1961, l'ensemble original est fortement transformé lorsque la décision est prise d'ajouter des bas-côtés et d'élargir ainsi la nef aux dimensions de la façade selon les plans de l'architecte Victor Depocas (1901-1985). Les tribunes latérales sont démolies et les murs latéraux sont repoussés vers l'extérieur et reconstruits afin d'aménager des bas-côtés.
L'intérieur
Une fois la construction terminée en 1792, l'intérieur de l'église est laissé sans décoration, mais juste ce qu'il fallait pour célébrer les sacrements convenablement.
En 1802 et 1803, le sculpteur Philippe Liébert (1733-1804) réalise le décor intérieur. Il exécute le maître-autel, le retable, la corniche et l'ameublement du choeur. Les pilastres jumelés du retable et du choeur, l'entablement en plein cintre, la corniche ornée de guirlandes et de denticules, tout comme les arcades aveugles en plein cintre, reflètent l'utilisation du vocabulaire classique durant la première moitié du XIXe siècle. Liébert peint également le tableau du retable représentant saint Joachim. Ce tableau est considéré comme la seule oeuvre picturale à caractère religieux de Liébert subsistant aujourd'hui.
Vers 1840, la fabrique acquiert un maître-autel et un tabernacle surmonté d'un dôme du sculpteur Amable Gauthier (1792-1873). On ne sait rien sur son acquisition, mais une chose est certaine, c'est qu'il ne fut pas conçu pour l'église de Châteauguay, puisque sa coupole cache presque entièrement, le personnage du tableau qui est suspendu derrière.
Vers 1850, une aile latérale est ajoutée à la tribune, qui sera complétée par une seconde vers 1864. En 1851, l'entrepreneur Vital Laberge est chargé d'effectuer différents travaux de menuiserie et de maçonnerie : construire et installer de nouveaux bancs, construire et installer, dans le choeur, deux panneaux à motifs rococo pour couvrir les niches qui recevaient les statues de saint Joseph et du Sacré-Coeur, nettoyer toutes les dorures et repeindre le choeur.
En 1852, les frères Hitchins, de Beauharnois, repeignent tout l'intérieur de l'église et réalisent un décor peint en trompe-l'oeil imitant le chêne et le marbre. En 1864, deux autels latéraux sont achetés chez Guesnov et sont installés à l'endroit où se trouvaient la porte de l'ancienne sacristie et celle du cimetière qui ont dû être murées entre-temps. Le choeur est réaménagé en 1876 et 1877. Les stalles d'origine sont alors retirées.
Le décor subit d'importantes modifications en 1913 et 1914. Le peintre Toussaint-Xénophon Renaud (1860-1946), de Montréal, pose des arcades dans le choeur et repeint la voûte.
Outre le grand tableau du retable, l'église possède cinq autres oeuvres provenant de peintres de renom. Quatre d'entre elles, acquises entre 1829 et 1836, sont attribuées à Joseph Légaré (1795-1855) : « La Sainte Famille », « La vision de saint Jérôme », « La fontaine probatique » et « Le baptême de l'eunuque de la reine Candace ». À l'origine, ces oeuvres étaient placées sur les murs de la nef. Elles y ont été délogées, en 1894, par l'installation du chemin de la croix acheté chez un dénommé A. Gauthier. Comme il n'y avait pas de place dans le choeur pour y reloger les quatre tableaux, seulement deux y furent installés et les deux autres l'ont été dans la sacristie. Le peintre Renaud, en 1914, découpa ces deux derniers tableaux à sa guise pour les installer dans les arcades dans la voûte du choeur.
La cinquième oeuvre, représentant « Notre-Seigneur attirant à lui une âme pénitente », a été peinte par Joseph Dynes (1825-1897) et acquise en 1873. François-Édouard Meloche (1855-1914) est l'auteur de « l'Agnus Dei » du garde-corps de la tribune arrière.
Les travaux d'agrandissement de 1961 entraînent la disparition de la plupart des décorations peintes sur les murs de la nef. On profite de l'occasion pour cacher les tableaux qui ornaient la voûte de bois avec du contre-plaqué peint et les trois tableaux au cul-de-four de l'abside sont enlevés. Le lambris foncé de pourtour du chœur est remplacé par l'actuel, en bois clair.
Pour se conformer aux directives du Concile Vatican II, l'ancien tombeau du maître-autel de Liébert sert maintenant d'autel de célébration.
En 1985, les toiles du choeur retrouvent leur emplacement d'origine. En 1997 et 1998, le décor peint de la voûte est restauré dans l'esprit des travaux de Renaud. Peints sur de la toile marouflée, privés d'air pendant près de 40 ans, altérés, mais résistants malgré tout, les médaillons de Renaud sont enlevés soigneusement en 1998. Ils ont été remplacés par une copie exacte des arts décoratifs de l'artiste. Quant aux tissus originaux, ils ont été remisés en sécurité.
L'église est classée « immeuble patrimonial » par le ministère de la Culture et des Communications du Québec le 3 janvier 1957. Le site paroissial est classé « lieu historique national du Canada », le 1er janvier 1998, par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada.
L’orgue
Construit en 1926 par Casavant Frères, de Saint-Hyacinthe, cet instrument possède, à l'origine, une traction tubulaire pneumatique. La traction est électrifiée en 1964 par Odilon Jacques. À cette occasion, la console originale est remplacée par une console générique. De plus, il procède à des changements majeurs dans la composition sonore de l'instrument. Selon la mode de l'époque, il lui donne une composition plus néo-classique en plus de supprimer plusieurs jeux de 8 pieds. Il supprime aussi les accouplements graves et aigus.
En 1987, Guilbault-Thérien procède à une restauration complète de l'instrument et en profite pour confirmer l'esthétique néo-classique en supprimant la Gambe du Récit et en ajoutant une anche de 16' à la pédale. Le nombre des jeux est augmenté à 19.
En 2014, la paroisse fait appel à la firme Levesque-Roussin pour effectuer une restauration complète de la console et du système de tirage de jeux. Tout le système en place est alors remplacé par un système électronique Peterson qui comporte un combinateur de 128 niveaux de mémoires ainsi qu'un transpositeur.
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In 1636, there was a chapel in Châteauguay; it was served by the Jesuits from Caughnawaga.
On September 29th, 1673, Governor Louis de Buade, Count of Frontenac, granted a seigniory (2 leagues along St. Louis Lake beginning 10 acres below Rivière du Loup, by 3 leagues deep, including Peace, St. Bernard and St. Nicolas Islands) to Charles LeMoyne de Longueuil who named it Châteauguay in memory of a village by this name in the Puy-en-Dôme Department, in France. The territory of the seigniory is crossed by the Châteauguay and St. Régis Rivers.
Ten years later, there was a manorial residence with a chapel located on St. Bernard Island. It seems that the manorial residence chapel was satisfactory for the mission till the beginning of the 18th century.
When Charles LeMoyne died in early February 1685, the seigniory went to his spouse, Catherine Thierry dit Primot, and to his 12 children. When his spouse died, on August 4th, 1690, the seigniory went to the 12 children who sold it, on August 6th, 1706, to Zacharie Robutel de LaNoue who, when he died on March 28th, 1733, left it to his spouse, Catherine LeMoyne, and to his children, Joachim, Marie-Anne and Thomas Robutel. When Catherine LeMoyne died in 1746, the seigniory went to her children. When Thomas Robutel de LaNoue died in 1754, his part went to his brother and to his sister. When Joachim Robutel de LaNoue went back to France, on August 25th, 1764, he gave his part to his sister. On June 8th, 1765, Anne-Marie sold the seigniory to Marguerite Dufrost de la Jemmeraye, widow of François-Madeleine d'Youville, who in the name and as head and manager of the Montreal General Hospital for the Poors and the Grey Nuns of Montreal. On July 18th, 1854, the seigniorial regime was abolished and a municipality was established.
The Mission
The Châteauguay Catholic mission was established on March 3rd, 1722, and was served as such from 1736 till 1789, date of the appointment of the first resident priest. The choice of St. Joachim as parish patron saint in 1727 was to honor Joachim Robutel de la Noue, landlord at the time. In 1735, year when the registers were set up, a small wooden church was built on a 1.75-acre piece of land donated by Hilaire Girardy and located about one mile (1.6 km) from the actual church. This church was damaged by fire in 1759 during the Conquest War. It was temporarily repaired, but from 1768 a petition was handed to Bishop Jean-Olivier Briand, of Quebec City, during his visit, to obtain permission to build a new church on the same site. The bishop was not in a hurry up to answer; he waited for a site as favorable as the actual one to be available. As time passes, it became obvious that a new site was required for a church because the seigniory was expanding more and more. On November 22nd, 1773, a two-acre piece of land was donated to the church by François Lefebvre dit Descôtes. The site, near the navigable zone of the Châteauguay River, allowed to save on the transport of materials while giving access by water for those living on the river banks.
The Church
The building uses the famous "Mailloux Plan" architectural plan very in demand under the French Regime. This plan was designed by architect Jean Mailloux (1668-1753), of Quebec City, at the beginning of the 18th century as being ideal for rural churches. This church, with a single nave, without transept, ending up with a semicircular apse, is one of the last examples found in the region. The building is erected on an east-west axis according to the old land division lines and is facing eastward and the Châteauguay River, which is contrary to the traditional Catholic orientation.
The construction was entrusted to carpenter Bazile Proulx, of Pointe-Claire, in a contract dated January 31st, 1774. The contract specified a 90-foot (27.4-meter) long, 40-foot (12.2-meter) wide and 21-foot (6.4-meter) high building. The construction works went on very slowly because most of them were carried out by corvées. The 1775 American invasion led to a stoppage until 1778. The church was inaugurated in 1779 while only the structure was completed.
In 1792, problems intervened between the trustees and the contractor because the trustees thought the works were not completed and were not according to the 1774 contract while, on the other hand, the contractor wanted to be paid for his work. Litigation was handed over to referees who concluded in favor of the trustees. The contractor was compelled to erect a facade with a single bell tower and to complete all the contracted works which will be completed in 1797.
From 1812 till 1815, carpenter Pierre Laberge (1789-1865) built a sacristy in the chancel axis to replace the previous one which was built alongside one of the side walls.
In 1831, a petition was sent to Archbishop Bernard-Claude Panet, of Quebec City, requesting the approval to rebuild the church on another site, but other parishioners proposed to enlarge the existing church and to build a new bell tower. The request was answered by his successor, Archbishop Joseph Signay who, in 1834, authorized the enlargement. The works, from an unknown architect, included an 26.2-foot (8-meter) extension to the nave and the construction of a neo-Baroque facade flanked by two massive towers. Works spread out from 1837 to 1840. Once again, political disturbances slowed down the project. Works were stopped in 1837 and 1838 due to the Patriots uprising. These modifications gave a different architectural style to the church: the vernacular baroque, the only example still extant today. The enlargement process used was the same as the one used for Notre-Dame Church in Montreal in 1723. Furthermore, the designers took as model the facade built by engineer Gaspar Chaussegros de Léry for Notre-Dame, even though this church had just been demolished.
In 1887, the sacristy was enlarged to include a winter chapel. At the end of the 19th century, the roughcast on the outside walls was removed and, in 1867, a statue of the parish patron saint replaced the urn on the facade gable.
In 1961, the original building was heavily transformed when it was decided to add side aisles and to enlarge the nave to the dimensions of the facade according to plans prepared by architect Victor Depocas (1901-1985). The lateral galleries were demolished and the lateral walls were pushed back towards the outside and rebuilt.
The Interior
Once the building exterior was completed in 1792, the interior of the church was left without decoration but with only what was needed to properly celebrate the sacraments.
In 1802 and 1803, sculptor Philippe Liébert (1733-1804) executed the interior decor. It executed the high altar, the reredos, the cornice and the chancel furnishings. The reredos and chancel twinned pilasters, the semicircular entablature, the cornice adorned with garlands and with rows of dentils, as well as the semicircular blind archways reflect the use of the classical vocabulary during the first half of the 19th century. Liébert also executed the reredos painting representing St. Joachim. This painting is considered to be the only religious pictorial work by Liébert still extant.
By 1840, the church acquired a high altar and a tabernacle topped with a cupola from sculptor Amable Gauthier (1792-1873). There are no details about this acquisition, but one thing is sure, it was not designed for the Châteauguay Church because its dome almost completely hides a figure in the painting hanging behind it.
A lateral gallery was added to the back gallery by 1850, and a one second was added by 1864. In 1851, contractor Vital Laberge was hired to execute several woodwork and bricklaying works: building and installing new pews, building and installing two rococo style panels, in the chancel, to cover the alcoves which previously housed the St. Joseph and Sacred Heart statues, cleaning all gilding and repainting the chancel.
In 1852, the Hitchins Brothers, from Beauharnois, completely repainted the church interior and executed a painted decor in trompe-l'oeil style imitating oak and marble. In 1864, two lateral altars were purchased from Guesnov and installed where the door to the former sacristy and the one leading to the graveyard were; both had, in the meantime, to be walled. The chancel was refurbished in 1876 and 1877. The original stalls were removed.
The interior decor received important modifications in 1913 and 1914. Painter Toussaint-Xénophon Renaud (1860-1946), from Montreal, installed archways in the chancel and repainted the vault.
Besides the large painting in the reredos, the church has five other paintings coming from famous artists. Four of them, purchased between 1829 and 1836, are ascribed to Joseph Légaré (1795-1855): « The Holy Family »,« St. Jerome's vision », « The probatic fountain » and « The Christening of Queen Candace's eunuch ». Originally, these paintings were hung on the nave walls. They were removed when the Way of the Cross, purchased from a certain A. Gauthier, was installed in 1894. As there was no place in the chancel to hang all four paintings, only two were installed there and the two others were installed in the sacristy. Painter Renaud, in 1914, cut up these last two paintings to install them in archways in the chancel vault.
The fifth painting, representing « Our Lord drawing a penitent soul to him », was executed by Joseph Dynes (1825-1897) and was purchased in 1873. François-Edouard Meloche (1855-1914) is the author of the « Agnus Dei » painting on the guardrail of the back gallery.
The 1961 enlargement works led to the removal of most of the decorations painted on the nave walls. At the same time, paintings which adorned the wooden vault were hidden with painted plywood and the three paintings in the apse were removed. The dark wood panels in the chancel were replaced by the actual clear wooden ones.
To meet Vatican II Council's recommendations, Liébert's high altar tomb was installed as a celebration altar.
In 1985, the chancel paintings were reinstated. In 1997 and 1998, the painted decor in the vault was restored in Renaud's style. Painted on marouflaged canvas, deprived of air during almost 40 years, modified, but nonetheless resistant, Renaud's medallions were carefully removed in 1998. They were replaced with exact copies according to the artist's decorative arts style. As for the original paintings, they were safely stored.
The church is classified as a « patrimonial building » by the Quebec Culture and Communications Ministry on January 3rd, 1957. The parish site is classified as a « Canadian national historic site », on January 1st, 1998, by the Canadian Historic Sites and Monuments Commission.
The Organ
Built in 1926 by Casavant Frères, of St. Hyacinthe, this instrument used, originally, a tubular pneumatic action. The action was electrified in 1964 by Odilon Jacques. At the same time, the original console was replaced with a generic one. Furthermore, he carried out major changes to the stoplist. According to what was fashionable at the time, he gave the instrument a more neoclassical sound structure and removed several 8' stops. He also removed both bass and treble octave couplers.
In 1987, Guilbault-Thérien carried out a complete restoration of the instrument and confirmed it neoclassical aesthetics by removing the Gambe from the Récit division and adding a 16' reed to the pedal. The number of stops was increased to 19.
In 2014, the church wardens entrusted the console and stop action restoration works to Lévesque-Roussin. All existing systems were replaced with an electronic Petersen system which included a 128-memory level electronic combinator and a transposer.
Grand-Orgue |
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|---|---|---|---|---|---|---|---|
1926 |
1964 |
Actuel |
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| Montre | 8' | Montre | 8' | Montre | 8' | ||
| Mélodie | 8' | Flûte à cheminée | 8' | Flûte à cheminée | 8' | ||
| Dulciane | 8' | Prestant | 4' | Prestant | 4' | ||
| Prestant | 4' | Doublette | 2' | Doublette | 2' | ||
| Doublette | 2' | Mixture | III | Mixture | III | ||
| Trompette | 8' | Trompette | 8' | Trompette | 8' | ||
Récit |
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|---|---|---|---|---|---|---|---|
1926 |
1964 |
Actuel |
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| Principal | 8' | Bourdon | 8' | Bourdon | 8' | ||
| Bourdon | 8' | Gambe | 8' | Gemshorn | 4' | ||
| Viole de gambe | 8' | Flûte | 4' | Flûte | 2' | ||
| Voix céleste | 8' | Sesquialtera | II | Quinte | 1 1/3' | ||
| Flûte harmonique | 4' | Cromorne | 8' | Sesquialtera | II | ||
| Hautbois | 8' | Trémolo | Cromorne | 8' | |||
| Trémolo | Trémolo | ||||||
Pédale |
|||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
1926 |
1964 |
Actuel |
|||||
| Bourdon | 16' | Bourdon | 16' | Bourdon | 8' | ||
| Flûte | 8' | Flûte | 8' | Flûte | 8' | ||
| Bourdon (ext) | 8' | Bourdon (ext) | 8' | ||||
| Flûte (ext) | 4' | Flûte (ext) | 4' | ||||
| Mixture (GO) | III | ||||||
| Trompette (ext) | 16' | ||||||
| Trompette (GO) | 8' | ||||||