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Casavant, Opus 749, 1918
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Saint-Octave-de-Métis, aussi appelée simplement Saint-Octave, est une municipalité de paroisse située dans la municipalité régionale de comté de La Mitis, au Bas-Saint-Laurent.
Le toponyme de Saint-Octave-de-Métis est en l'honneur de Mgr Joseph-Octave Plessis (1763-1825), onzième évêque et premier archevêque de Québec de 1806 à 1825. L'ajout « de-Métis » fait référence à la rivière qui coule à Saint-Octave-de-Métis, mais qui est orthographiée Mitis. Selon la croyance populaire, ce terme proviendrait du mot micmac « mitisk » qui signifie « tremble, bouleau ou petit peuplier ». Pour l'historien, l'abbé Jean-Baptiste-Antoine Ferland (1805-1865), ce serait une déformation du mot « mitioui ou mitiwee » qui signifie « lieu de rencontre ». C'est le nom que les Amérindiens Malécites et Micmacs de Restigouche donnaient à la rivière bordée de bouleaux qu'ils empruntaient pour se rendre jusqu'au fleuve Saint-Laurent.
Historique
Le territoire de la municipalité dans la seigneurie de Mitis concédée à Jean-Baptiste de Peiras par le gouverneur de la Nouvelle-France, Louis de Buade de Frontenac, le 6 mai 1675. Il est presque certain que ni le récipiendaire ni ses héritiers ne mirent les pieds sur le sol de leur nouvelle seigneurie. Celle-ci est, le 29 mai 1902, acquise par l'Écossais Mathew MacNider pour ensuite passer aux mains de son frère, John McNider, le 10 mars 1807. Celui-ci s'emploie à développer son nouveau domaine en y établissant une quarantaine de familles venues d'Écosse. Le 14 août 1855, la seigneurie devient la propriété des seigneurs Archibald et David Ferguson.
En plus des familles écossaises arrivées vers 1810, les premiers colons de langue française arrivent vers 1840 et proviennent pour la plupart des seigneuries de Kamouraska, de Rivière-Ouelle, de Saint-Denis-de-la-Bouteillerie, ainsi que de Sainte-Hélène et de Saint-Philippe. La municipalité de Métis est créée le 8 juin 1845, mais elle est dissoute le 1er septembre 1847. Des colons écossais arrivent en 1850 et fondent l'agglomération qui deviendra Petit-Métis le 19 mars 1921.
Le territoire est constitué en municipalité de paroisse le 1er juillet 1855 sous le nom de Saint-Octave-de-Métis.
Le 9 janvier 1897, une partie du territoire de Saint-Octave-de-Métis se détache pour former Petit-Métis qui sera renommé Métis-sur-Mer. Le 25 avril 1908, la municipalité de Saint-Octave-de-Métis-Sud est créée par détachement de l'ancienne municipalité de Saint-Octave-de-Métis. L'autre partie de Saint-Octave-de-Métis prend alors le nom de Grand-Métis. Le 24 octobre 1931, la municipalité de Saint-Octave-de-Métis-Sud reprend le nom de Saint-Octave-de-Métis et forme une municipalité de paroisse.
L'église
Il devait bien y avoir quelques familles d'expression française et catholique déjà établies dans la région, car le journal de la seigneuresse McNider relate qu'en juillet 1822 Mgr Joseph-Octave Plessis rend une visite dans la région et qu'il loge chez le seigneur des lieux.
Pour satisfaire à leurs devoirs religieux, la population catholique doit se rendre à Sainte-Flavie, fondée en 1829. Les trajets sont longs et périlleux surtout pendant certaines saisons. Le curé de Sainte-Luce et desservant à Sainte-Flavie, l'abbé Gabriel Nadeau, est chargé de la mission de Métis.
Dans une lettre datée du 2 février 1846 Mgr Charles-François Baillargeon, archevêque de Québec, annonce à l'abbé Nadeau son intention de fonder une paroisse à Métis et le prévient qu'il aura la tâche d'acheter un lot pour y construire une chapelle dédiée à saint Octave.
Le projet commence à prendre forme en 1854 alors que l'abbé Nadeau acquiert un terrain sis au coin du 3e rang et du chemin Kempt. Le propriétaire du terrain, Honoré Chaurette, en fait don le 19 janvier 1854. Comme la population est plutôt pauvre, le nouveau curé, l'abbé Moïse Duguay, obtient la permission d'emprunter 300 louis pour couvrir les coûts de construction de l'église. Celle-ci mesure 30,5 mètres (100 pieds) de longueur, 13,7 mètres (45 pieds) de largeur et 7,3 mètres (24 pieds) de hauteur. Les travaux de construction débutent le 23 novembre 1854 par l'entrepreneur Joseph Duguay. Les coûts de construction s'élèvent à 640 $. Les fenêtres et les portes sont fabriquées par Louis Saucier au coût de 200 $ et les bancs sont l'oeuvre de Benoît Aubin. L'édifice est inauguré par Mgr Baillargeon, le 29 juillet 1855.
Érigée canoniquement le 13 septembre 1855, la paroisse Saint-Octave est formée par détachement de la paroisse Sainte-Flavie et l'abbé Jean-Baptiste Blanchette devient le premier curé résidant. L'érection civile date du 11 décembre 1860.
Comme la population augmente, la situation financière s'améliore. Le curé, l'abbé Charles-François Cloutier, et le conseil de fabrique font exécuter, sur une période de 25 ans, des travaux majeurs pour parachever l'intérieur de l'église et la doter du mobilier essentiel.
Le 2 septembre 1879, la paroisse est autorisée à faire exécuter des réparations importantes tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'édifice afin d'agrandir celui-ci afin répondre aux besoins d'une population toujours grandissante. À l'extérieur, il faut réparer le clocher ainsi que refaire le portail et le perron. À l'intérieur, il faut redoubler le plancher. Enfin, pour souligner le 25e anniversaire de la fondation de la paroisse, la fabrique acquiert un carillon de trois cloches, pesant 1 706 kg (3 761 livres), auprès de la firme The Jones & Company - Roy Bell Foundry, à New York. Il sera béni le 9 septembre 1880 par Mgr Jean Langevin, premier évêque de Rimouski.
Les années qui suivent, de 1882 à 1887, l'intérieur est parachevé ou restauré sous la direction de l'architecte David Ouellet (1844-1915) : ajout d'une voûte, peinture des murs, tribunes, et fonts baptismaux. En 1887, la fabrique acquiert un maître-autel et deux petits autels que l'on retrouve aujourd'hui dans la sacristie et dans les transepts de l'église actuelle. En 1891, la fabrique commande au sculpteur Louis Jobin (1845-1928) une statue de bois recouverte de plomb de saint Octave (3,7 mètres de hauteur et pesant 862 kg / 12 pieds de hauteur et pesant 1 900 livres) qui sera installée sur une tourelle extérieure culminant l'édifice.
En 1899, l'arrivée d'un nouveau curé, l'abbé Jacques Langis, coïncide avec un projet de construire une nouvelle église plus grande et plus spacieuse. Le 29 août 1901, le territoire du canton de Cabot est ajouté à celui de la paroisse ce qui provoque un accroissement du nombre de fidèles et amplifie l'exiguïté de l'édifice. Une requête pour la construction d'une nouvelle église est présentée à Mgr André-Albert Blais, évêque de Rimouski, le 9 novembre 1902 et la permission est accordée le 11 décembre 1902.
Ce n'est qu'en 1905 que la permission sera accordée de retenir les services de l'architecte David Ouellet et de son assistant Pierre Lévesque (1880-1955). Le contrat est signé le 6 mai 1906. Les plans et devis sont pour un édifice mesurant 49,4 mètres (162 pieds) de longueur, 26,5 mètres (87 pieds) de largeur au transept et 19,5 mètres (64 pieds) de hauteur du plancher à la voûte centrale le tout supporté par 22 colonnes. Quant à la sacristie, elle mesure 16,5 mètres (54 pieds) de long, 9,8 mètres (32 pieds) de large et 4,9 mètres (16 pieds) de haut. Les travaux de construction sont confiés, le 4 décembre 1910, à l'entrepreneur Joseph Couture, de Lévis, pour la somme de 46 000 $.
Les travaux préparatoires incluent l'exhumation des corps enterrés au sous-sol de l'église et reconduits vers la nouvelle partie du cimetière ainsi que le déplacement de la deuxième église plus vers l'est où, plus tard, elle sera démolie et dont les matériaux serviront à la construction d'une école. Quant à la sacristie, elle est reculée et servira de salle paroissiale.
Pendant ce temps, le 29 août 1909, une partie du territoire de la paroisse est cédée pour former celle de Saint-Rémi-de-Price. Il en sera de même pour celle de Saint-Antoine-de-Padoue-de-Kempt le 26 septembre 1910.
Les travaux de construction de l'église, de style néo-renaissance, débutent en 1911. L'édifice est en forme de croix latine avec choeur en saillie et abside à pans coupés. Son intérieur se compose d'une nef à trois vaisseaux avec une tribune arrière et deux tribunes choeur. La façade et les murs extérieurs sont couverts de pierre de granite diamantée. La tour centrale s'élève à 50,9 mètres (167 pieds) du sol et est coiffée d'une croix en fer martelé de 3 mètres (10 pieds) de hauteur. Les murs intérieurs ainsi que la voûte en arc brisé sont recouverts de plâtre.
L'ameublement de la deuxième église (maître-autel, petits autels, confessionnaux, bancs et armoires) est transféré dans la nouvelle église. Il faudra attendre cinq ans pour terminer l'intérieur de l'église. Elle sera bénite le 8 décembre 1913 par Mgr André-Albert Blais.
À son arrivée comme curé en 1915, l'abbé David Michaud entreprend la finition intérieure de l'église. Pour l'élaboration du concept, il faut appel à l'architecte Pierre Lévesque et, pour sa réalisation, il confie, en 1917, la réalisation des travaux à l'entrepreneur J. Hubert Morin, de Trois-Pistoles. Le sculpteur Louis Jobin fait partie de l'équipe d'artistes et artisans. Un maître-autel avec retable, deux autels latéraux, une chaire avec son abat-voix et un escalier avec rampe, une balustrade, un baptistère et un chemin de croix sont commandés à la firme Daprato, de Chicago, au coût total de 9 223 $. L'ancien maître-autel est déplacé dans la sacristie tandis que les autels latéraux sont relocalisés dans le transept. Tout le mobilier (confessionnaux, bancs, les sièges épiscopal et curial), de même que les boiseries sculptées, sont faits de bois de merisier et réalisés par le sculpteur Henri Angers, de Québec. Trois vitraux sont commandés à la firme Bernard Léonard, de Québec, pour décorer l'abside. Plusieurs objets liturgiques (lampe du sanctuaire, ostensoir, bénitier, encensoir) sont acquis de la firme Cavalierie, de Montréal. La fin des travaux est marquée par une messe pontificale célébrée par Mgr André-Albert Blais, le 11 septembre 1918.
Le 28 novembre 1949, une partie du territoire de la paroisse est cédée pour former celle de Notre-Dame-de-la-Compassion de Métis-sur-Mer.
Une première restauration de l'église est réalisée à partir de 1951 afin de souligner en 1955, le centenaire de la paroisse. Une nouvelle restauration a lieu en 1996-1997 afin de mettre à jour les équipements et exécuter divers travaux d'entretien tant à l'extérieur qu'à l'intérieur de l'édifice.
L'orgue
En 1887, la fabrique acquiert un harmonium. Celui-ci est transporté dans la nouvelle église en 1913.
En 1918, la firme Casavant Frères, de Saint-Hyacinthe, installe l'instrument l'actuel acquis au coût de 4 333 $. Le buffet est en imitation d'acajou pâle avec tuyaux ornés de fleurs de lys. Le levier du souffleur est toujours en place.
La bénédiction a lieu le 10 septembre 1918 par le chanoine Charles-Alphonse Carbonneau, curé de l'Isle-Verte. Elle est suivie d'un concert par Joseph-Arthur Bernier (1877-1944), organiste à l'église Saint-Jean-Baptiste de Québec.
Le 6 janvier 1997, une grande restauration de l'orgue est entreprise par une équipe de bénévoles de la paroisse sous la supervision de la firme Casavant Frères. Pour sensibiliser les paroissiens et obtenir des fonds, un concert bénéfice est organisé le 28 juin 1997.
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St. Octave-de-Métis, or simply St. Octave, is a parish municipality located in the Mitis regional county municipality, in the Lower St. Lawrence region.
The St. Octave toponym is in honor of Archbishop Joseph-Octave Plessis (1763-1825), the eleventh bishop and first archbishop of Québec City from 1806 till 1825. The « Métis » addition refers to the river which runs through the municipality and whose name is spelled « Mitis ». According to many, this name comes from « mitisk », a Micmac word meaning « aspen, birch or small poplar ». For historian Fr Jean-Baptiste-Antoine Ferland (1805-1865), it is a distortion of the word « mitioui or mitiwee » which means « meeting place ». It is the name given by the Restigouche First Nations (Maliseets and Micmacs) to the birch-edged river they used to get to the St. Lawrence River.
History
The territory of the municipality is part of the Mitis seigniory granted to Jean-Baptiste de Peiras by New France Governor, Louis de Buade de Frontenac, on May 6th, 1675. It is almost certain that neither the recipient nor his heirs have ever set foot in their new seigniory. On May 29th, 1802, it was acquired by Scotsman Mathew MacNider and by his brother, John MacNider on March 10th, 1807, who seek to develop his new domain by welcoming about forty families from Scotland. On August 14th, 1855, seigniory was sold to Archibald and David Ferguson.
On top of the Scottish families who settled around 1810, the first French-speaking settlers arrived by 1840 and for most of them came from the Kamouraska, Rivière-Ouelle, St. Denis-de-la-Bouteillerie seigniories, as well as from St. Hélène and of St. Philippe. The Métis municipality was created on June 8th, 1845, but it was dissolved on September 1st, 1847. Additional Scottish settlers arrived in 1850 and created an agglomeration which will become Petit-Métis on March 19th, 1921.
The territory was organized as a parish municipality on July 1st, 1855, under the name of St. Octave-de-Métis.
On January 9th, 1897, the St. Octave-de-Métis territory was split to create Petit-Métis which will be renamed Métis-sur-Mer. On April 25th, 1908, the St. Octave-de-Métis-South municipality was created from part of the St. Octave-de-Métis municipality. The remaining part of St. Octave-de-Métis became known as Grand-Métis. On October 24th, 1931, St. Octave-de-Métis-South municipality took back the name of St. Octave-de-Métis and became a parish municipality.
The Church
Some French-speaking and Catholic families must have been already established in the region because Mrs. McNider's journal relates that in July 1822, Bishop Joseph-Octave Plessis visited the region and that he stayed at the landlord's residence.
To meet their religious duties, the Catholic population must travel to St. Flavie, founded in 1829. The journeys were long and perilous mainly during certain seasons. St. Luce parish priest who was also serving St. Flavie, Fr Gabriel Nadeau, was designated to also serve the Métis mission.
In a letter dated February 2nd, 1846, Archbishop Charles-François Baillargeon, of Québec City, announced to Fr Nadeau his intention to establish a parish in Métis and that he will have to buy a piece of land to build a chapel which will be dedicated to St. Octave.
The project emerged in 1854 when Fr Nadeau acquired a piece of land on the corner of the 3rd rural road and Kempt Road. The land owner, Honoré Chaurette, donated it on January 19th, 1854. As the population was rather poor, the new parish priest, Fr Moïse Duguay, was authorized to borrow 300 louis to cover the building expenses of the church. The building measured 100 feet (30.5 meters) long, 45 feet (13.7 meters) wide and 24 feet (7.3 meters) high. Construction started on November 23rd, 1854, by contractor Joseph Duguay. The building cost $640. Windows and doors were executed by Louis Saucier at the cost of $200 while the pews are from Benoît Aubin. The building was inaugurated by Archbishop Baillargeon, on July 29th, 1855.
The parish was canonically established on September 13th, 1855, taking its territory from St. Flavie parish and Fr Jean-Baptiste Blanchette became the first resident parish priest. Civil erection dates from December 11th, 1860.
As the population increased, financial standing improved. The parish priest, Fr Charles-François Cloutier, and the churchwardens decided to complete, over a period of 25 years, the church interior and to acquire the essential furnishings.
On September 2nd, 1879, the parish was authorized to make carry out important repairs to the interior and to the exterior of the building to enlarge it to meet the needs of an ever-increasing population. On the exterior, it was necessary to repair the steeple as well as to rebuild the portal and the porch. On the interior, it was necessary to redouble the floor. Finally, to celebrate the 25th anniversary of the foundation of the parish, the churchwardens acquired a three-bell carillon, weighing 3,761 lb (1,706 kg), from The Jones and Company - Roy Bell Foundry, in New York. It was blessed on September 9th, 1880, by Bishop Jean Langevin, first bishop of Rimouski.
In the following years, from 1882 till 1887, the interior was completed or restored under the supervision of architect David Ouellet (1844-1915): addition of a vault, painting of the walls, galleries, and baptismal font. In 1887, the churchwardens acquired a high altar and two small altars which are now installed in the sacristy and in the transepts of the actual church. In 1891, the churchwardens commissioned sculptor Louis Jobin (1845-1928) to provide a lead-covered wooden statue of St. Octave (12 feet high and weighing 1 900 pounds / 3.7 meters high and weighing 862 kg) to be installed on an exterior turret culminating the building.
In 1899, the arrival of a new parish priest, Fr Jacques Langis, coincides with a project to build a new larger church. On August 29th, 1901, the Cabot District territory was added to the parish what caused an increase among the number of faithful and amplified the smallness of the building. A request for the construction of a new church was introduced to Bishop André-Albert Blais, of Rimouski, on November 9th, 1902, and permission was granted on December 11th, 1902.
It was only in 1905 that permission was granted to hire architect David Ouellet and his assistant Pierre Lévesque (1880-1955). The contract was signed on May 6th, 1906. Plans are for a building measuring 162 feet (49.4 meters) long, 87 feet (26.5 meters) wide in the transept and 64 feet (19.5 meters) high from the floor to the central vault, the whole supported by 22 columns. The sacristy will measure 54 feet (16.5 meters) long, 32 feet (9.8 meters) wide and 16 feet (4.9 meters) high. Construction was entrusted, on December 4th, 1910, to contractor Joseph Couture, of Lévis, for $46,000.
Preparatory works include the exhumation of bodies buried in the church basement and moved into a new section of the graveyard as well as the eastward displacement of the second church where, later, it will be demolished and materials will be reused in the construction of a school. As for the sacristy, it moved backward and will act as a parish hall.
Meanwhile, on August 29th, 1909, part of the parish territory was given up to form St. Rémi-de-Price parish. The same will occur on September 26th, 1910, for the St. Antoine-de-Padoue-de-Kempt parish.
Construction of the church, in the neo-revival style, started in 1911. The Latin cross shaped building has a protruding chancel with a canted apse. Its interior features a three-vessel nave, a rear gallery and two chancel galleries. The facade and the exterior walls are covered with cut stone. The central tower is 167 feet (50.9 meters) high and is crowned by a 10-foot (3-meter) high iron cross. The interior walls as well as the pointed-arch vault are covered with plaster.
The furnishings of the second church (high altar, lateral altars, confessionals, pews and cabinets) were transferred into the new church. A five-year delay will be necessary to complete the interior of the church. It will be blessed on December 8th, 1913, by Bishop André-Albert Blais.
Upon his arrival as a parish priest in 1915, Fr David Michaud undertook the completion of the church interior. For the concept development, architect Pierre Lévesque was called in and, for his execution, works were entrusted, in 1917, to contractor J, Hubert Morin, of Trois-Pistoles. Sculptor Louis Jobin was part of the team of artists and craftsmen. A high altar with reredos, two lateral altars, a pulpit with its sounding board and a staircase with a ramp, a communion rail, a baptismal font and the Way of the Cross were ordered from the Daprato firm, of Chicago, for the amount of $9,223. The former high altar was moved into the sacristy while the lateral altars were relocated in the transept. All furnishings (confessionals, pews, episcopal and curial seats) as well as sculpted woodwork, were executed in wild cherry wood by sculptor Henri Angers, from Québec City. Three stained glass windows were ordered from the Bernard Léonard firm, of Québec City, to decorate the apse. Several liturgical objects (sanctuary lamp, monstrance, stoup, censer) were acquired from the Cavalierie firm, of Montréal. To celebrate the end of the project, a pontifical mass was celebrated by Bishop André-Albert Blais, on September 11th, 1918.
On September 28th, 1949, part of the parish territory was given up to form Notre-Dame-de-la-Compassion parish in Métis-sur-Mer.
A first restoration of the church was executed from 1951 to meet the parish's 100th anniversary in 1955. A new restoration took place in 1996-1997 to update the equipment and carry out various maintenance works on the exterior and the interior of the building.
The Organ
In 1887, the churchwardens acquired a reed organ which was moved into the new church in 1913.
In 1918, Casavant Frères, of St. Hyacinthe, installed the actual instrument purchased at the cost of $4,333. The organcase is in faux mahogany with pipes adorned with fleur-de-lys. The pumper's lever is still present.
It was blessed on September 10th, 1918, by Canon Charles-Alphonse Carbonneau, parish priest in L'Isle-Verte. The ceremony was followed by a concert by Joseph-Arthur Bernier (1877-1944), organist at St. Jean-Baptiste Church in Québec City.
On January 6th, 1997, a major restoration project was set up and carried out by a group of parish volunteers. A concert was organized on June 28th, 1997, to create awareness about the project and to collect funds.
Grand-Orgue |
Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 16' | Principal | 8' | |
| Montre | 8' | Viole de gambe | 8' | |
| Mélodie | 8' | Bourdon | 8' | |
| Dulciane | 8' | 1Voix céleste | 8' | |
| Prestant | 4' | Flûte traversière | 4' | |
| Flûte harmonique | 4' | Gemshorn | 4' | |
| Doublette | 2' | Hautbois | 8' | |
| Mixture 1 1/3' | III | Tremolo | ||
| Trompette | 8' | |||
Pédale |
|
|---|---|
| Bourdon | 16' |
| Flûte ouverte | 16' |
| Flûte douce (ext) | 8' |
| 1 | à partit du deuxième DO / From tenor C |