| Description [Français / English] |
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Dès 1850, les Irlandais font circuler une pétition pour obtenir une église d'expression anglaise. En 1867, Mgr Ignace Bourget, archevêque de Montréal, décrète l'érection canonique de la paroisse le 7 décembre 1867. La riche famille Logan cède le terrain sur lequel on érigera l'église qui sera dédiée à Sainte-Brigide, seconde patronne de l'Irlande.
La construction de l'église est entreprise en 1878 sur les plans de l'architecte Louis-Gustave Martin de la firme Martin, Poitras et Martin. L'édifice est de style néo-roman « à la française » pour souligner la filiation avec la France. Ce style, préconisé par Mgr Édouard-Charles Fabre, successeur de Mgr Bourget, marque un renouveau architectural de l'Église de Montréal, jusque-là entichée de modèles baroques romains. La construction de l'édifice se déroule en trois phases : la nef (1878), le clocher-portail (1886) selon les plans de l'architecte Victor Roy et enfin le choeur, la sacristie et le baptistère (1928) selon les plans de l'architecte Ludger Lemieux.
La très grande finesse de la décoration intérieure se veut d'inspiration baroque. Entreprise en 1880, elle est complétée en 1885 selon les dessins d'Alphonse Raza par Delphis-Alphonse Beaulieu. Les fresques de la voûte sont peintes par Toussaint-Xénophon Renaud en 1895.
Le maître-autel, en marbre massif, est l'un des rares exécutés entièrement à Montréal. Il est dessiné par Victor Roy, de Québec, et réalisé par Robert Reid. Quant aux autels latéraux, ils s'inspirent du mobilier français, notamment de la basilique Saint-Martin, de Tours (France). Les bancs d'église sont en châtaignier et en merisier. Ils sont fabriqués par la maison H. Chagnon. Ils peuvent accueillir 850 fidèles.
Des vitraux qui se caractérisent par leur rehaussement à la grisaille. Ils sont l'oeuvre d'Arthur Jobin et ils furent installés en 1928. Les motifs furent commandés par catalogue, soit en Europe ou aux États-Unis. De facture commerciale, à l'époque, ils sont devenus assez rares avec le temps. Une impressionnante rosace ajoure le chevet plat qui ferme le choeur.
Le clocher s'inspire des églises byzantines et orthodoxes. Il reprend le modèle de celui de l'église Saint-Ambroise de Paris de l'architecte Théodore Ballu (1863-1869). On le considère comme l'un des plus envoûtants de la ville aux cent clochers parce qu'il conjugue à la fois la rigueur technique et la beauté formelle. Il contient cinq cloches provenant de la maison H. et J. Russell, de Londres. Elles furent acquises en 1886.
En 1900, la diminution de l'importance démographique de la communauté irlandaise dans le faubourg force les immigrants à abandonner le temple au profit des catholiques d'expression française.
L'église a fermé ses portes le 5 octobre 2008 et les édifices sont convertis en centre communautaire.
L'orgue
Peu de choses sont connues quant au premier instrument installé si ce n'est qu'il a été construit par Eusèbe Brodeur au début des années 1880 et qu'il était à traction mécanique.
En 1904, l'instrument est agrandi par J.E. Pépin qui porte le nombre de jeux à 44 répartis sur 3 claviers et pédalier de 30 notes. La nouvelle soufflerie est actionnée par un moteur hydraulique.
En 1946, la firme Casavant Frères reconstruit l'instrument. Une console neuve de 4 claviers avec pédalier de 32 notes est installée. L'instrument est électrifié et le nombre de jeux est porté à 52 avec 2890 tuyaux.
Après des années difficiles, l'orgue présente des signes de faiblesses évidentes. Plusieurs fuites d'air empêchent l'instrument de donner son plein rendement et l'harmonie d'origine s'est un peu ternie avec le temps. En 1997, une restauration et une reconstruction sonore sont opérées par la maison Guilbault-Thérien, de Saint-Hyacinthe, sous la direction d'Aurèle Laramée. La composition sonore est améliorée par la transformation, la réharmonisation et l'adjonction de jeux neufs ce qui donne plus de présence, de couleurs et de polyvalence à l'instrument.
L'instrument ainsi révisé fut inauguré le 15 juin 1997 par Réjane Pépin-Desautels.
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Beginning in 1850, English-speaking Irish immigrants signed a petition to have their own church. In 1867, Archbishop Ignace Bourget, of Montreal, signs the canonical erection of the parish on December 7th, 1867. The wealthy Logan family donated the land on which the church dedicated to St. Brigid, the second patron saint of Ireland, will be built.
The construction of the church began in 1878 on plans drawn by architect Louis-Gustave Martin from the Martin, Poitras and Martin architectural firm. The building belongs of neo-Romanesque style « à la française » to underline filiation with France. This style, recommended by Archbishop Édouard-Charles Fabre, Archbishop Bourget's successor, marks an architectural revival by the Church of Montreal who until then mainly built baroque Romanesque styled churches. The construction took place in three stages: the nave (1878), the bell tower-portal (1886) according to plans prepared by architect Victor Roy and finally the chancel, the sacristy and the baptistery (1928) according to plans prepared by architect Ludger Lemieux.
The very delicate interior decoration claims to be inspired by the baroque style. Begun in 1880, it was completed in 1885 on plans drawn by Alphonse Raza by Delphis-Alphonse Beaulieu. The frescoes in the vault were painted in 1895 by Toussaint-Xénophon Renaud.
The main marble altar was completely made in Montreal. It was designed by Victor Roy, from Quebec City and executed by Robert Reid. The design of the lateral altars was inspired from St. Martin's basilica in Tours (France). The pews are made of chestnut tree and cherry wood. They were produced by the H. Chagnon firm. The church can accommodate 850 people.
Stained glass windows are characterized by their grisaille enhancement. They were produced by Arthur Jobin and were installed in 1928. Their subjects were ordered through catalogue either from Europe or the United States. Commercially available, at the time, they have since become quite rare. An impressive rose window decorates the flat apse that closes the sanctuary.
The design of the bell tower is inspired by Byzantine and Orthodox churches. It is a replica of the one at St. Ambrose church in Paris by architect Theodore Ballu (1863-1869). It is considered to be one of the most spellbinding in the city because it marries both technical precision and definite beauty. It contains five bells, purchased in 1886, and made by H & J Russel, from London (England).
By 1900, the importance of the Irish community in the era declined sharply and the church was transferred to the French-speaking community.
The church closed its doors on October 5th, 2008 the buildings are being converted into a community center.
The organ
Little is known about the first instrument installed in the church apart from the fact that it was a tracker organ and it had been made by Eusèbe Brodeur in the early 1880s.
In 1904, the instrument was enlarged, by J.E. Pépin, to a total number of 44 stops over 3 manuals and a 30-note pedal. The wind was provided by an hydraulic motor.
In 1946, Casavant Frère rebuilt the instrument. A new 4-manual, 32-note pedal console was installed. The instrument was electrified while the number of stops was increased to 52 with 2890 pipes.
After difficult years, the instrument showed evident weaknesses. The instrument could not be used to its full extent due to many wind leaks and the original voicing, with the passing of time, had become somewhat dull. In 1997, a restoration and reconstruction were carried out by organbuilders Guilbault-Thérien, from St. Hyacinthe, under the supervision of Aurèle Laramée. The tonal structure was improved due to the transformation, the revoicing and the addition of new stops giving the instrument more presence and more colors then more versatile.
The restored instrument was inaugurated on June 15, 1997 by Réjane Pépin-Desautels.
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Grand-Orgue |
Récit |
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|---|---|---|---|---|
| Montre | 16' | Bourdon | 16' | |
| Montre | 8' | Principal | 8' | |
| Principal | 8' | Bourdon | 8' | |
| 1Bourdon à cheminée | 8' | Viole de gambe | 8' | |
| Kéraulophone | 8' | Voix céleste | 8' | |
| Flûte traversière | 8' | Flûte harmonique | 4' | |
| Dulciane | 8' | Octavin | 2' | |
| Prestant | 4' | Larigot | 1 1/3' | |
| Flûte harmonique | 4' | Sesquialtera | II | |
| Quinte | 2 2/3' | Trompette | 8' | |
| Doublette | 2' | Hautbois-basson | 8' | |
| Mixture | III | Voix humaine | 8' | |
| Posaune | 8' | Tremolo | ||
| Trompette | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
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Positif |
Solo |
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|---|---|---|---|---|
| 1Bourdon | 8' | 1Flûte double | 8' | |
| Dulciane | 8' | Violoncelle | 8' | |
| Prestant | 4' | Flûte harmonique | 4' | |
| Flûte ouverte | 4' | Piccolo | 2' | |
| Nazard | 2 2/3' | 2Cornet | III | |
| 1Doublette | 2' | 1Trompette harmonique | 8' | |
| Tierce | 1 3/5' | Saxophone | 8' | |
| 1Plein Jeu | III | Tremolo | ||
| 1Cromorne | 8' | Carillon | 21 | |
| Tremolo | ||||
|
Pédale |
|
|---|---|
| Flûte acoustique | 32' | Flûte | 16' |
| Bourdon | 16' |
| Gedeckt | 16' |
| Violon | 16' |
| Flûte | 8' |
| Bourdon | 8' |
| Violoncelle | 8' |
| Bombarde | 16' |
| 1 | Modifié / Modified | |
| 2 | Nouveau jeu / New stop |