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Collon 1986
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L’église collégiale Sainte-Gertrude est une église romane située dans la ville de Nivelles en Belgique. Elle fut consacrée en 1046, par Wazon, évêque de Liège en présence d’Henri III empereur romain germanique. Sainte Gertrude, née à Landen en 626, est la fille de Pépin de Landen et d'Itte Idoberge (sainte Itte), et donc la sœur de Begge d'Andenne (sainte Begge) et de Grimoald Ier. Son père, maire du palais de Dagobert Ier roi d'Austrasie, est l'ancêtre de Charles Martel, de Pépin le Bref et de Charlemagne. Sainte Gertrude est la sainte patronne de la ville de Nivelles.
Historique
L'évangélisation des bassins de l'Escaut et de la Meuse se fait au VIIe siècle. C'est à cette époque que saint Amand, évêque de Maastricht, convainc Itte, veuve de Pépin de Landen de transformer le château familial en monastère mixte dont elle devient la première abbesse. L'abbaye abrite deux communautés, l'une d'hommes et l'autre de femmes. Elle est placée sous les règles de saint Colomban et de saint Benoît. Peu après la fondation du monastère, Itte cède sa place à sa fille qui devient abbesse. Gertrude s’implique beaucoup dans la vie religieuse et est surtout reconnue et aimée pour l’aide qu’elle apporte aux plus démunis. À l'âge de 30 ans, elle laisse la direction de l'abbaye à sa nièce Vulfetrude qui devient abbesse. Elle meurt trois ans plus tard, le 17 mars 659. Ses restes sont inhumés dans l'église abbatiale de saint Pierre, qui prend le nom d'église Sainte-Gertrude au Xe siècle.
Dans la deuxième moitié du VIIe siècle, l'abbaye compte plusieurs lieux de culte : l'église Saint-Pierre qui est un édifice funéraire, l'église Saint-Paul, reconstruite en 992 après un incendie, qui est un oratoire pour les hommes et l'église Notre-Dame qui est le principal lieu de culte.
Au IXe siècle, l'abbaye devient un chapitre de chanoinesses et de chanoines. Après l’incendie de l’an 1000, sous l'abbatiat d'Adélaïde, cousine d'Otton III, les moniales rebâtissent l’église actuelle Saint-Pierre. La construction est achevée en 1046 et l'église est rebaptisée Sainte-Gertrude. Son caractère s’affirme dans le plan basilical à deux chœurs, mis au point par les Carolingiens s’inspirant à la fois de Rome et de Byzance. L’église a des dimensions importantes : plus de 100 mètres d’un chœur à l’autre, 25 mètres de large à la nef et plus de 44 mètres au transept oriental et une voûte à 20 mètres de hauteur dans la nef centrale.
Deux incendies, en 1166 et 1177, sont immédiatement suivis de reconstructions. Au XIIIe siècle, le chapitre devint séculier et réservé à la noblesse.
Une ville se développe autour de l'abbaye de Nivelles et, vers 1220, elle devient importante. L'église Sainte-Gertrude se transforme une collégiale qui anime le cœur de Nivelles et où les reliques de sainte Gertrude y sont conservées dans une châsse.
Dans la première partie du XIXe siècle, des restaurations maladroites sont effectuées. De 1886 à 1911, le choeur est restauré. Le 14 mai 1940, alors que commence la Seconde Guerre mondiale, le centre-ville de Nivelles est bombardé par l'aviation du Troisième Reich. La flèche gothique de la collégiale, touchée par une bombe incendiaire, s'effondre en flamme et l'avant-corps occidental est détruit.
Dès 1948, des travaux de restauration de la collégiale sont entamés. Exécutés en plusieurs campagnes, ils sont achevés en 1984. À cette occasion, l'abside occidentale, qui avait été supprimée au XVIIe siècle, est rétablie retrouvant ainsi son style entièrement roman, tel qu'il était lorsque l'avant-corps à abside fut construit à la fin du XIIe siècle contre l'église abbatiale du XIe siècle. Par référendum, une tour ottonienne est préférée à une flèche du XIXe siècle lors de la reconstruction. Celle-ci culmine à 50 mètres. Les bâtiments de l'abbaye sont détruits et ne seront pas reconstruits. Seuls les cloîtres du XIIIe siècle ont été épargnés et conservés autour desquels un nouvel hôtel de ville a été construit remplaçant ainsi les murs de l'abbaye qui fermaient l'extérieur des cloîtres avec, au sud, le mur de la collégiale.
Aujourd’hui, l’église est devenue paroissiale.
Architecture extérieure
La collégiale Sainte-Gertrude est l’une des plus anciennes et des plus grandes églises romanes d’Europe. Elle est protégée par un arrêté de classement et considérée comme patrimoine exceptionnel. Sa construction a débuté à l'époque ottonienne vers 992.
L'édifice présente un haut chevet plat prolongé par une abside semi-circulaire qui, bien que de proportions non négligeables, semble petite en comparaison. Le chevet est plat et percé de trois petites fenêtres et de trois hautes fenêtres cintrées.
La façade sud du transept est rythmée par quatre puissants pilastres qui prennent appui sur le soubassement. Le pignon, appelé « pignon saint Pierre », présente une remarquable ornementation sculptée du XIIe siècle. Quant à la facade nord du transept, elle présente aucun décor extérieur, seules quelques fenêtres cintrées sont présentes.
Du côté ouest, l'édific présente un puissant massif (ou avant-corps) édifié à l'époque romane tardive (vers 1160-1170) à l'emplacement du "Westbau" de l'édifice carolingien antérieur. Le massif barlong présente cinq registres de hauteurs inégales séparés par de puissants cordons de pierre. Il est surmonté d'un puissant clocher octogonal, reconstruit lors de la restauration menée durant les années 1970-1980 sur un projet des architectes Simon Brigode et M. Ladrière. Il abrite un carillon de 49 cloches et est surmonté d'une courte flèche couverte d'ardoises.
La contre-abside originale fut remplacée en 1662 par un portail baroque qui fut démonté et remonté dans le parc de la Dodaine en 1972 pour céder la place à la reconstruction de l'actuelle contre-abside durant les travaux de restauration des années 1970-1980. Elle présente trois registres étagés au-dessus d'un puissant soubassement en saillie et séparés l'un de l'autre par des cordons de pierre.
Les derniers éléments constitutifs du massif occidental sont les deux hautes tourelles qui flanquent le massif barlong au nord et au sud. La tourelle sud abrite le jacquemart Jean de Nivelles, datant du début du XVe siècle. La tourelle nord, appelée « tour Madame », était jadis contiguë au palais abbatial. Les linteaux des portails d’entrée sculptés représentent d’un côté l’archange Saint Michel et de l’autre l’histoire de Samson. Ces tourelles comportent six niveaux séparés par des cordons de pierre.
La crypte (22 mètres sur 10,5) sous le chœur oriental se compose de trois nefs d’égale hauteur voûtées d’arêtes, divisées en six travées par des colonnes octogonales en pierre bleue et deux piliers. La nef centrale est prolongée par une petite abside à l’est.
Le cloître a été complètement restauré au XIXe siècle. Seule la galerie nord a gardé son aspect primitif du début du XIIIe siècle. Le cloître est tout ce qui subsiste de l’important complexe abbatial qui abritait le chapitre de Sainte Gertrude de Nivelles.
Le sous-sol archéologique, mis à jour après les bombardements de 1940 et aménagé sous la nef principale de la collégiale, permet de visiter les restes des précédentes constructions mérovingiennes et carolingiennes. On y voit les couches superposées de cinq églises, construites les unes après les autres, et l'agrandissement progressif du plan.
Architecture intérieure
L'église appartient, par son plan bicéphale, au style roman rhénan de tradition ottonienne. Il compte deux transepts et deux chœurs opposés.
Le chœur oriental, à chevet plat, est surélevé au-dessus d’une crypte à voûtes d’arêtes. Au fond du chœur, une armoire en laiton portée par un édicule en pierre bleue abrite la châsse de sainte Gertrude.
Le puissant avant-corps occidental – westbau, en allemand – comporte un chœur avec abside flanqué de deux portes d’entrées et de deux chapelles tribunes, une vaste salle haute dite « salle impériale » accessible par un escalier de 132 marches, un clocher et deux tourelles d’angle.
Sous un plafond plat, la nef, qui constitue la partie la plus ancienne de l'édifice, s'allonge entre deux files de neuf piliers reliés par de grands arcs en plein cintre. Un cordon continu court le long des murs gouttereaux sous l’enfilade de deux fois quatre baies cintrées. La même ordonnance, mais en réduction, caractérise les bas-côtés. Ici, le plafond initial a été remplacé, à la fin du XVe siècle et au début du XVIe siècle, par des voûtes sur nervures en pierre bleue, dont les clés sont peintes aux armes des abbesses. Le plafond de la nef se poursuit au-dessus des croisées des deux transepts, dont les bras ont été couverts de voûtes sur nervures au XVIIe siècle. Les chapelles au plan carré qui y sont greffées sont voûtées d’arêtes.
Ameublement
Trente-deux stalles en chêne et leurs pupitres, de style Renaissance, réalisées par Laurent Delvaux et terminées en 1566, constituent un véritable ensemble architectural.
La chaire, en marbre et bois, avec Jésus et la Samaritaine conversant au puits de Jacob, date de 1772. Les trois médaillons illustrent les paraboles du semeur, de l'enfant prodigue et du père de famille. La superstructure de style baroque et les décors de la cuve et des escaliers de tendance Louis XVI se côtoient harmonieusement en un ensemble impressionnant. Laurent Delvaux a été assisté de Philippe Lelièvre (sculpteur ornemaniste) et Nicolas Bonnet (menuisier).
Le retable de la conversion de Paul sur le chemin de Damas, date de 1735. C'est une remarquable sculpture en chêne reflétant l'attitude dynamique du personnage. Il provient de l'ancienne église Saint-Paul de Nivelles.
Les statues en chêne représentant les parents de sainte Gertrude, Itte d'Aquitaine et Pépin de Landen, datent d'aux environs de 1750.
L'église abrite quatre statues en chêne représentant saint Pierre, saint Paul, saint André et sans Jacques le Majeur ainsi que des sculptures illustrant l'agneau de l'Apocalypse, en bois peint, datant de 1760 et celles datant de 1739 et illustrant la force et la prudence coiffant la porte méridionale.
Elle abrite aussi la chaire en chêne de l'ancienne église des Carmes, dont le groupe sculpté représente le prophète Élie au désert nourri par l'ange, et réalisée par Laurent Delvaux vers 1740-1745 ainsi que le char qui, depuis le XVe siècle, est destiné à porter la châsse de saint Gertrude.
L'orgue
En 1986, le facteur Patrick Collon installe l'instrument dans l'église en remplacement d'un instrument prédécesseur détruit lors du bombardement de 1940.
À cause du froid et de l'humidité présents dans l'église, l'instrument progressivement se dégrade et, en 2010, il devient inutilisable.
En 2014, une restauration complète est réalisée par la firme Manufacture Thomas. Il aura fallu pas moins de huit mois et 300 000 euros pour lui redonner ses couleurs d'origine.
Le 30 mai 2015, l'instrument restauré a été béni par Mgr Jean-Luc Hudsyn, évêque auxiliaire de Malines-Bruxelles, au cours d'un rituel particulier où les improvisations de l'organiste Rudy Jacques répondent aux invitations de l'évêque à jouer. Un concert donné par Robert Ferrière et Jean Ferrard a suivi la cérémonie.
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St. Gertrude collegiate church is a Romanesque church located in the city of Nivelles in Belgium. It was dedicated in 1046, by Bishop Wazon, of Liège in presence of Henri IIIrd, Germanic Roman emperor. St. Gertrude, born in Landen in 626, is the daughter of Pepin de Landen and Itte Idoberge (St. Itte), and therefore is the sister of Begge d'Andenne (St. Begge) and Grimoald Ist. His father, palace mayor of Dagobert Ier king of Austrasia, is the forefather of Charles Martel, Pepin le Bref and Charlemagne. St. Gertrude is the patron saint of the city of Nivelles.
History
The evangelization of the Scheldt and the Meuse basins occurred in the 7th century. It was when St. Amand, bishop of Maastricht, persuaded Itte, widow of Pepin de Landen to transform the family castle into a mixed monastery and to become the first abbess. The abbey housed two communities, one masculine and another one feminine. They lived according to St, Columban's and St. Benedict's rules. Shortly after the foundation of the monastery, Itte gave up her place to her daughter who became abbess. Gertrude got very involved into religious life and was especially known and loved for her help to the poor. At the age 30, she resigned in favor of her niece Vulfetrude who became abbess. She died three years later, on March 17th, 659. Her remains were buried in St. Peter abbey church whose name was changed to St. Gertrude's in the 10th century.
In the second half of the 7th century, the abbey used several places of worship: St. Peter church was a funeral building, St. Paul church, rebuilt in 992 after a fire, was an oratory for men and Notre-Dame church was the main place of worship.
In the 9th century, the abbey became a chapter of canonesses and canons. After the fire in year 1000, while Adelaide, cousin of Otton III was the abbess, the actual St. Peter church was built. Construction was completed in 1046 and the church was renamed St. Gertrude's. Its design used the basilical layout with two opposing chancels, introduced by the Carolingians who used elements from Rome and from Byzantium. The church has important dimensions: more from 328 feet (100 metres) from one chancel to the other, 82 feet (25 metres) wide in the nave and more than 144 feet (44 metres) wide in the eastern transept and a 65.6-foot (20-metre) high vault in the central nave.
Two fires, one in 1166 and the other in 1177, were immediately followed by reconstructions. In the 13th century, the chapter became secular and reserved to nobility.
A city developed itself around the Nivelles abbey and, by 1220, it became an important one. St. Gertrude church became a collegiate church in the heart of Nivelles and where the St. Gertrude's relics were preserved in a shrine.
In the first half of the 19th century, awkward restorations were carried out. From 1886 till 1911, the chancel was restored. On May 14th, 1940, during the Second World War, Nivelles town center was air-bombed by the Third Reich. The gothic spire, hit by an incendiary bomb, collapsed in flame and the western facade was destroyed.
Restoration works on the collegiate started in 1948. Carried out in several campaigns, they were completed in 1984. On this occasion, the western apse, which had been abolished in the 17th century, was restored to its full-Romanesque style, like it was when the facade with an apse was built at the end of the 12th century against the 11th-century abbey church. An Ottonian tower was preferred, by referendum, to a 19th-century steeple during the reconstruction. It is 164 feet (50 metres) high. The abbey buildings were destroyed and were not rebuilt. Only the 13th-century cloisters were spared and preserved around which a new city hall was built. It replaced the abbey walls which closed the cloisters to the exterior with, in the south, the wall of the collegiate church.
The collegiate church is now a parish church.
Exterior Architecture
St. Gertrude collegiate church is one of the oldest and largest Romanesque churches in Europe. It is a classified building and considered to be a special heritage. Its construction started in the Ottonian period around 992.
The building presents a high flat chevet extended by a semicircular apse which, although of not negligible proportions, looks small in comparison. The chevet is flat with three small windows and three high-arched ones.
The south facade of the transept shows four powerful pilasters that take support on the foundation. The gable, called « St. Peter's gable », shows remarkable sculpted ornamentation dating from the 12th century. The north facade has no exterior decoration and shows only some arched windows.
On the west side, the building shows a powerful massif (or avant-corps) built in the late Romanesque period (c 1160-1170) to replace the "Westbau" from the previous Carolingian building. The massif wall shows five levels of unequal heights separated by powerful stone banding elements. It is topped of an octagonal tower, rebuilt during the 1970-1980 restoration based on designs by architects Simon Brigode and Mr Ladrière. It houses a 49-bell carillon and is topped of a short slate-covered steeple.
The original facing apse was replaced in 1662 with a baroque portal which was dismantled and rebuilt in the Dodaine park in 1972 to make room for the reconstruction of the actual facing apse during the 1970-1980 restoration. It shows three levels above a powerful protruding foundation and separated from one another by stone banding elements.
The last contributing elements of the western massif are the two high turrets which surround the large wall in the north and in the south. The south turret houses the jacquemart Jean de Nivelles which dates from the beginning of the 15th century. The north turret, called « Madam tower », was, in the past, adjoining the abbey palace. The lintels of the sculpted portals of the entrance represent on one side archangel St. Michael and on other side Samson's story. These turrets include six levels separated by stone banding elements.
The crypt (72.2 feet x 34.4 / 22 metres by 10.5) under the eastern chancel has three naves of equal height with groined vaults, divided into six bays by octagonal blue stone columns and two pillars. The central nave is extended, in the east, by a small apse.
The cloister was completely restored in the 19th century. Only the north gallery kept its primitive look from the beginning of the 13th century. The cloister is all what remains of the important abbey complex which housed St. Gertrude of Nivelles chapter.
The archeological basement, exposed after the 1940 bombings and set up under the main nave of the collegiate, allows to see the remains of the previous Merovingian and Carolingian buildings. These remains show, in layers, the five churches built one after the other and the progressive enlargement of its size.
Interior Architecture
The church belongs, with its doubled-headed layout, to the Rhineland Romanesque style of Ottonian tradition. It has two transepts and two facing chancels.
The eastern chancel with its flat apse is above a groin-vaulted crypt. At the end of the chancel, a brass armoire set on a blue stone aedicula houses St. Gertrude's shrine.
The massive western avant-corps - westbau, in German – includes a chancel with an apse flanked by two entry doors and by two gallery chapels, a large high ceiling room called "imperial room" reachable by a 132-step staircase, a bell-tower and two angular turrets.
Under a flat vault, the nave, which is the building's most ancient section, lies between two series of nine pillars linked up by large semicircular arches. An uninterrupted stone band runs along the side walls under a eight semicircular bays set in groups of four. The same layout, but on a smaller scale, characterizes the side aisles. Here, the initial vaulting was replaced, at the end of the 15th century and at the beginning of the 16th century, by a blue stone ribbed vault, whose painted keystones show the abbesses' coats of arms. The nave vault continues above the crossing of both transepts whose arms were covered with ribbed arches in the 17th century. Square chapels adjacent to the nave are also groin-vaulted.
Furnishings
Thirty-two oak Renaissance stalls and their pulpits, executed by Laurent Delvaux and completed in 1566, show a genuine architectural ensemble.
The pulpit, made of marble and wood, with Jesus and the Samaritan conversing at Jacob's well, dates from 1772. The three medallions depict the parables of the sower, the prodigal child and the family father. The baroque superstructure and the Louis XVI styled ornaments and staircases show an impressive ensemble. Laurent Delvaux was assisted by Philippe Lelièvre (sculptor) and Nicolas Bonnet (carpenter).
The St. Paul's conversion on way to Damascus reredos dates from 1735. It is a remarkable oak sculpture reflecting the dynamic attitude of the figure. It comes from the former St. Paul church in Nivelles.
The oak statues representing St. Gertrude's parents, Itte d'Aquitaine and Pepin de Landen, date circa 1750.
The church houses four oak statues representing St. Peter, St. Paul, St. Andrew and St. James the Great as well as wooden painted sculptures depicting the lamb from the Revelation dating from 1760 and the ones dating from 1760 illustrating Force and Prudence located above the southern door.
It also houses an oak pulpit from the former Carmelites church whose sculpted group represents prophet Elijah in the desert nourished by an angel that was executed by Laurent Delvaux in 1740-1745 as well as the cart used, since the 15th century, to carry St. Gertrude's shrine.
The Organ
In 1986, organbuilder Patrick Collon installed the instrument in the church to replace the previous instrument destroyed during the 1940 bombing.
Because of cold and humidity present in the church, the instrument progressively deteriorated and, by 2010, it became unplayable.
In 2014, a complete restoration was carried out by Manufacture Thomas. Eight months and 300,000 euro were required to give the instrument its original colors.
On May 30th, 2015, the restored instrument was blessed by Auxiliary Bishop Jean-Luc Hudsyn, of Mechelen-Brussels, during a special ritual where improvisations by organist Rudy Jacques answered the bishop's invitations to play. A concert given by Robert Ferrière and Jean Ferrard followed the ceremony.
I. Positif |
II. Grand-Orgue |
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|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 8' | Bourdon | 16' | |
| Prestant | 4' | Montre | 8' | |
| Flûte | 4' | Bourdon | 16' | |
| Nazard | 2 2/3' | Prestant | 4' | |
| Doublette | 2' | Grosse Tierce | 3 1/5' | |
| Tierce | 1 3/5' | Nazard | 2 2/3' | |
| Larigot | 1 1/3' | Doublette | 2' | |
| Fourniture | IV | Quarte de Nazard | 2' | |
| Cymbale | III | Tierce | 1 3/5' | |
| Cromorne | 8' | Sesquialter | II | |
| Cornet | V | |||
| Fourniture | VI | |||
| Cymbale | III | |||
| Trompette | 8' | |||
| Voix humaine | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
III. Écho |
Pédale |
|||
|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 8' | Bourdon | 16' | |
| Flûte | 4' | Flûte | 8' | |
| Cornet | III | Flûte | 4' | |
| Trompette | 8' | Bombarde | 16' | |
| Cromorne | 8' | Trompette | 8' | |
| Clairon | 4' | |||
Autres caractéristiques / Other details