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Casavant, Opus 3765, 1998
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Le premier orgue de l'Orchestra Hall, créé par Lyon & Healy, a été installé en 1904 et a été reconstruit par Frank J. Sauter & Sons en 1946.
En 1966, lors d'une rénovation majeure de la salle, on nota que la console était devenue désuète suite à 45 années d'utilisation. Tout espoir de restauration de cet instrument s'est évanoui à l'été de 1967 lorsqu'il fut découvert que des ouvriers peu scrupuleux avaient détruit des sections complètes de tuyaux et que des dommages occasionnés par l'eau étaient survenus. On pensa alors sérieusement à procéder à l'achat d'un nouvel instrument. Comme arrangement temporaire, qui dura au-delà d'une décennie, un orgue électrique prit la relève.
En février 1977, un généreux don (35 000$) provenant de la succession de Mme. Harold C. Smith marqua le début du « Fonds de l'orgue ». Suite à la réception de dons additionnels de la part des membres de la famille de Mme. Smith et d'une performance fructueuse d'investissement, ce fonds crût à presque 400 000$. Avec le support de ce fonds, l'orgue électrique a été finalement remplacé au cours de l'été 1981 par un instrument neuf, créé par la firme M.P. Möller Inc. En plus de pourvoir à l'achat de l'instrument, la famille de Mme. Harold C. Smith commandita le tout premier concert où cet orgue fut utilisé.
En 1994, lors de travaux de construction pour rénover et agrandir l'Orchestra Hall en ce qui est connu aujourd'hui comme Symphony Center, l'orgue fut retiré de la salle et envoyé aux ateliers de Casavant Frères, au Québec, où il a été remanié, élargi, en un mot, transformé.
La ré-installation de l'orgue fut le point central de toutes les activités de construction durant l'été 1998. Un concert de re-dédicace, par l'organiste David Schrader, le 18 février 1999, marqua la fin du projet de Symphony Center, un an après l'ouverture officielle du Symphony Center.
Il est crucial pour un grand orchestre symphonique et une grande salle de concert d'avoir, à sa disposition, un orgue de qualité internationale. Il existe des œuvres remarquables dans le répertoire symphonique requérant la présence d'un orgue, et si la qualité de cet instrument ne correspond pas au reste des autres forces artistiques, un élément important est alors manquant. Meilleurs sont l'orchestre et la salle, plus apparents sont les défauts lorsque l'orgue ne possède pas la richesse et le pouvoir d'un grand instrument. L'Orchestre Symphonique de Chicago est enthousiaste de son nouvel instrument, lequel, utilisant le précédent instrument comme point de départ, est devenu plus grand lors de sa transformation.
Henry Fogel
Président
Orchestre Symphonique de Chicago
La salle
Le nouvel orgue de l'Orchestra Hall est une composante intégrale de l'une des plus fascinantes rénovations architecturales de notre temps. En entrant dans l'auditorium, la salle apparaît comme elle l'a toujours été - l'architecture de Daniel H. Burnham semble intacte. Mais, à l'inspection plus détaillée, il devient évident que toutes les installations ont été complètement et soigneusement rénovées et agrandies. Il y a plus d'espace pour les musiciens sur la scène, une terrasse permanente pour les choristes, d'excellentes installations de support qui n'existaient pas antérieurement, et une galerie, soigneusement conçue, qui abrite le nouvel orgue Casavant.
Lors des premières rencontres, on n'envisageait qu'une nouvelle configuration et une ré-installation de l'orgue, construit en 1981. Toutefois, l'équipe de conception et les membres de l'orchestre ont vite aperçu la grande opportunité qui s'offrait à eux.
Il fut décidé que l'aspect visuel des façades de l'orgue Lyon & Healy de 1904 cadrait mieux avec l'architecture de la salle et procurait une meilleure définition visuelle de l'orgue. Ce simple concept allait paver la voie à d'audacieux changements. Une nouvelle galerie (air climatisé) pour l'orgue et une nouvelle salle pour la soufflerie furent conçues. L'air extérieur est refroidi à 40o Fahrenheit (4.4o Celcius) pour être ensuite chauffé et humidifié afin d'assurer un température continuelle et soigneusement contrôlée non seulement pour l'orgue mais aussi pour chaque membre de l'orchestre et de l'audience.
Les orgues dans les salles de concert doivent accomplir une tâche extraordinaire. Pour être musicalement efficaces, elles doivent être fortes et colorées dans leurs unissons, produire des effets kaléidoscopiques, et posséder des basses héroïques. L'emplacement de l'orgue doit permettre à l'artiste de s'entendre facilement et de contrôler toutes ses ressources. Les pressions de vent sont élevées; les tailles sont amples. Quoique de dimensions modestes, l'orgue possède une énergie abondante quant à l'unisson et à l'unisson grave. Il possède une grande variété de registrations piano et mezzo pour l'accompagnement et le soutien de l'orchestre, mais le tutti est un événement viscéral qui domine l'orchestre et le chœur.
La console, dont les tirants de jeux sont disposés en forme de terrasse, est compacte et mobile; son allure surbaissée permet une excellente communication visuelle entre le chef d'orchestre et l'organiste.
Jeff Weiler
Consultant et Curateur de l'orgue
Orchestre Symphonique de Chicago
La restauration de Orchestra Hall fut centrée sur plusieurs points majeurs, incluant l'isolation du bruit provenant des systèmes mécaniques et de l'extérieur ainsi que l'ajout d'espace pour les musiciens, mais les premiers changements affectaient le temps de réverbération à l'intérieur de la salle dans le but d'obtenir une réponse des sonorités graves, un meilleur environnement d'écoute pour les musiciens, et une amélioration de la sonorité dans son ensemble pour les auditeurs, particulièrement ceux placés au plancher principal.
Les objectifs de meilleure communication sur la scène et d'amélioration de la sonorité pour le plancher principal furent réalisés en agrandissant la scène par l'arrière, l'ajout d'un nouveau baldaquin au-dessus de la scène, et l'addition de terrasses étagées sur la scène. L'agrandissement de la scène procure plus de flexibilité quant à la disposition des musiciens surtout lorsque certaines œuvres requièrent la présence de grands ensembles de percussion. Le baldaquin permet au son de se refléter avec un délai acceptable afin de permettre une bonne communication sur la scène et un bon support sonore vers ceux placés au plancher principal. Le baldaquin aide aussi à bloquer les réflexions d'écho sur l'arche proscenium. Les terrasses étagées installées sur la scène permettent aux musiciens de se voir entre eux et, aux auditeurs, de voir chaque musicien et d'entendre directement le son de chaque instrument.
Pour augmenter le temps de réverbération, le plafond original a été enlevé et un nouveau plafond a été installé plus haut au-dessus du plafond acoustique transparent visible de la salle. Cette augmentation est plus significative au-dessus de la scène où le niveau du nouveau plafond acoustique a été élevé de presque 25 pieds (7,62m).
Avec l'augmentation du volume total dans la salle, le plafond au-dessus de la scène a été changé pour un plafond acoustique transparent afin de permettre une circulation facile de l'énergie sonore à partir de la scène vers ce nouvel espace. Ce changement a aussi été bénéfique pour l'orgue car il permet à l'instrument d'être déployé à travers tout l'espace supérieur de la scène sans nécessiter la présence de chambres individuelles. Le son de l'orgue se propage directement dans la salle ce qui aurait été impossible selon l'ancienne configuration de la scène.
La réponse des sons graves a été améliorée par l'ouverture de sections dans les murs laissant entrevoir la construction de briques qui s'y trouve. Les nouveaux murs visibles à l'intérieur de l'attique sont aussi construits de blocs solides, et ceux derrière la scène et l'orgue ont une épaisseur minimum de 16 pouces (0,4m) de maçonnerie. Les nouveaux murs dans la salle ont été épaissis à au moins 4 pouces (0,1m) d'épaisseur alors que plusieurs murs du plancher principal et en façade de la scène ont de 12 à 20 pouces (0,3m à 0,5m) d'épaisseur. L'épaisseur du plafond, là où il n'est pas acoustiquement transparent, fut aussi augmenté pour atteindre une épaisseur moyenne de 2 pouces (0,05m) avec des sections allant jusqu'à 4 pouces (0,1m) d'épaisseur.
Alors que les murs intérieurs de la chambre d'orgue ont une épaisseur allant de 12 à 16 pouces (0,3m à 0,4m) pour permettre une réflexion complète, les murs extérieurs de la division du Récit ont été épaissis dans le but de retenir efficacement le son lorsque les volets sont fermés et de produire une expression maximale pour l'instrument.
Dawn Schuette
Kirkegaard & Associates
Consultants en acoustique
L'orgue
L'orgue Lyon et Healy a été installé en 1904 dans l'Orchestra Hall afin de fournir une fondation solide dans les passages à dynamique variable et l'effet de grand orgue pour atteindre les apogées dans les grandes œuvres écrites à la fin du 19e et au début du 20e siècle par des compositeurs comme Ottorino Respighi, Richard Strauss, et Gustav Mahler.
Alors que la période romantique expérimentait la prestation de ses plus grandes compositions, le pendule artistique, lequel est toujours en mouvement, commençait à s'éloigner de l'expression subjective et à se rapprocher d'un intérêt plus classique. Comme résultat, cette grande littérature fut interprétée moins fréquemment et les orgues des grandes salles de concert devinrent muettes.
Durant l'apogée du mouvement de réforme de l'orgue, très peu de nouvelles orgues furent installées dans les salles de concert et les salles qui en possédaient, les enlevaient. Plusieurs journaux professionnels de l'époque publiaient des articles et des lettres déplorant le fait qu'une nouvelle salle de concert était construite sans qu'un orgue n'y soit inclus ou que des substituts électroniques étaient utilisés lors de concerts. Aussi, la conception sonore selon le principe Orgelbewegung était nettement différente de celle d'un instrument tel que l'on pouvait en retrouver au temps de l'âge d'or de l'orgue romantique dans les salles de concert.
Heureusement, la récente restauration architecturale et acoustique de l'Orchestra Hall de Chicago survient dans une période où la présence de l'orgue avec l'orchestre est mieux balancée. Lorsque les directeurs de l'Orchestre symphonique de Chicago débutèrent le projet, le sujet de l'orgue devint, très tôt, un centre des discussions. En collaboration avec l'organiste, le consultant, les architectes, et les acousticiens un nombre de points furent discutés afin de déterminer pourquoi l'ancien instrument était devenu inefficace. L'effet sonore désiré d'un d'orgue, qui serait utilisé avec l'orchestre symphonique de Chicago, fut identifié comme en étant un qui pourrait recréer l'effet des anciens instruments avec leur profondeur et la chaleur de leur sonorité dans les registres graves, moyens et aigus.
L'étude menée pour déterminer pourquoi l'ancien instrument n'a pas donné satisfaction aux musiciens révéla d'abord que le devis n'était pas approprié pour un orgue destiné à être utilisé avec un grand orchestre symphonique; il était un instrument de facture plutôt « American Classic » avec une forte influence néo-baroque. Il n'y avait pas assez de jeux de fonds, les tailles étaient inadéquates, et il y avait trop de mixtures aiguës; la pédale était faible et la portée dynamique générale de l'instrument était insuffisante. Les pressions de vent étaient trop basses pour un tel vaisseau. L'harmonisation manquait de caractère parce que la plupart des tuyaux flûtés avaient les pieds fermés et de grandes lumières; conséquemment, le son était mat et sans couleur.
Au cours des années, les chefs d'orchestre et les musiciens se plaignaient souvent du fait que l'orgue était désaccordé. En toute franchise pour le facteur, ceci était concevable parce que l'espace alloué pour loger l'orgue était divisé en trois espaces étroits répartis au fond de la scène, et ces endroits abritaient aussi les systèmes mécaniques et électriques de la salle. De plus, la sonorité de quelques jeux de mixtures avait une forte tendance à s'annuler et ils ne s'amalgamaient pas lorsqu'accouplés à d'autres jeux.
Éventuellement, pour différentes raisons, il fut décidé que le projet devait inclure toute la tuyauterie utilisable provenant de l'orgue Möller de 1981 (Opus 11427) en autant qu'elle serait efficace dans la salle rénovée. Après évaluation de l'instrument, quelques 40 rangs de tuyaux ont été conservés, retaillés, soigneusement réharmonisés, et intégrés à l'intérieur du nouveau schéma sonore. À l'exception de quelques sommiers et réservoirs, toutes les parties mécaniques de l'instrument incluant la console, les sommiers, le système de vent, et l'expression sont neufs.
Tout au long du procédé, le but principal de l'instrument fut défini comme étant un instrument permettant l'interprétation de la littérature orchestrale qui inclut l'utilisation de l'orgue comme un instrument orchestral, de même que pour les œuvres où l'orgue joue un rôle plus proéminent comme dans la Symphonie No. 3 de Saint-Saëns et le Concerto en sol mineur de Poulenc. Au cours de la phase de conception, l'utilisation de l'orgue pour des récitals solo ne fut pas un critère majeur; toutefois, maintenant que l'orgue est complété, l'intérêt pour une telle possibilité s'est accru.
Le nouvel instrument comprend une plus grande variété de jeux de fonds harmonisés de façon plus audacieuse, et des mixtures conçues selon le style symphonique (les mixtures des divisions du Choir et du Swell sont des progressions harmoniques de style symphonique français). La division du Great est équipée d'un nouveau chœur de diapasons et une nouvelle Flûte Harmonique 8'; une Trompette 8' sûre et brillante a été ajoutée à la Double Trompette 16' laquelle a été réharmonisée. Les divisions du Great et du Choir sont harmonisées sur une pression de vent de 6 pouces, la division du Swell est aussi sur 6 pouces à l'exception du chœur de ses trois anches lequel est harmonisé sur 10 pouces. Un nouveau Tuba 8', sur une pression de vent de 25 pouces, a été ajouté à la division du Choir, extensionné pleine-longueur à 16', et rendu disponible en 16', 8', et 4' à la division du Great. Des nouvelles Viola Pomposa 8' et Viola Celeste 8' ont été installées à la division du Choir, et les Salicional 8' et Voix Céleste 8' actuels ont été remaniés pour leur donner une saveur se rapprochant des cordes. Un jeu de bois Contrebasse 16' de large taille a été ajouté à la pédale, les flûtes de cette division ont été harmonisées sur 6 pouces alors que les anches le sont sur 10 pouces. De telles pressions de vent étaient nécessaires afin d'assurer, à l'orgue, une puissance adéquate pour remplir l'espace acoustique de plus d'un million de pieds cubes.
Alors que le projet se concrétisait, les expériences antérieures de Casavant dans le domaine des orgues de salles de concert ont été étudiées, la première se retrace en 1909 lorsque l'opus 377 était installé à l'Opera House de Boston. Claver Casavant et Wallace Goodrich, doyen du Conservatoire de Musique de la Nouvelle-Angleterre et directeur associé à l'Opera House de Boston, collaborèrent à la conception du devis. Claver Casavant dirigea, sur place, l'harmonisation finale.
Le premier orgue Casavant construit pour une société orchestrale américaine fut aussi installé durant le règne des frères Casavant. En 1924, l'Orchestra Hall de Détroit, au Michigan, accueillait un instrument à 4 claviers de 64 jeux. Claver Casavant, qui dirigea, sur place, l'harmonisation finale, prépara aussi le devis. Marcel Dupré inaugura cet orgue le 17 mars 1924. En plus de la symphonie pour orgue de Saint-Saëns, jouée avec l'orchestre symphonique de Détroit, sous la direction d'Ossip Gabrilowitsch, Dupré a joué des œuvres solo: Bach, Passacaglia; Widor, Scherzo (Quatrième Symphonie); Bourdon, Carillon; Dupré, Variations sur un Noël; et Schumann, Canon, en bis.
Deux ans après l'inauguration de cet orgue, une division Tuba de 18 jeux a été ajoutée. Charles Courboin, organiste à la cathédrale St. Patrick de New York, qui donna un concert le 18 décembre 1926 pour souligner cet ajout, en avait préparé le devis. Un des plus importants bienfaiteurs de l'Orchestra Hall de Détroit, William H. Murphy, président de la compagnie Pacific Lumber, avait fait don de cet orgue.
Récemment, plusieurs nouvelles salles de concert ont été construites et, à l'intérieur de certaines, l'orgue à tuyaux a trouvé une place proéminente au point d'être une présence architecturale importante. À l'Orchestra Hall de Chicago, la façade originale de Lyon & Healy avait disparue avec l'installation de 1981. Plusieurs archives ont été consultées pour retracer des photographies montrant l'orgue de 1904 de façon à refaire les nouvelles façades dans le style du premier instrument.
Au cours des deux dernières décennies, Casavant a reçu des contrats pour construire des orgues pour des salles de concert. Il est intéressant d'identifier les éléments communs et les particularités de chaque installation, chacune est conçue pour s'intégrer à un contexte architectural spécifique et fait appel à des besoins d'un orgue pour une salle de concert, allant des récitals solo à l'usage avec orchestre à l'intérieur d'un concerto et dans le répertoire symphonique. Le premier de ces instruments, un orgue, de style français, à traction mécanique de 4 claviers, 58 jeux, 84 rangs, construit en 1982 pour le Victorian Arts Center de Melbourne, en Australie.
En 1987, un orgue de 4 claviers, 75 jeux, 111 rangs est installé à Calgary, en Alberta, au Calgary Center for the Performing Arts, dans la salle de concert Jack Singer, qui est la demeure de l'orchestre philharmonique de Calgary. Simon Preston, qui a agi en tant que consultant, a inauguré l'instrument le 6 mai 1987. L'orgue, connu sous le nom de Orgue Carthy, est régulièrement utilisé lors de nombreux récitals donnés par des organistes de renommée mondiale, et lors de la série de concerts "Organ à la Carte" donnés sur l'heure du midi, série qui s'est avérée très populaire et rentable. L'installation de l'orgue et l'acceptation populaire enthousiaste qui s'en suivit sont à la source de la création du Festival International d'orgue de Calgary qui se tient tous les quatre ans depuis 1990.
Les salles de Calgary et de Chicago sont similaires en ce sens que les deux fonctionnent d'abord pour les concerts orchestraux. Les deux orgues sont situés directement derrière l'orchestre de sorte que les musiciens et les chefs d'orchestre peuvent facilement entendre les balances entre l'orgue et l'orchestre. Puisque les instruments sont installés au-dessus de l'orchestre et haut dans la salle, ils projettent leur son directement et sans intermédiaire dans l'auditorium.
Dans les salles de concert où il est nécessaire d'avoir de l'espace libre pour les interprétations dramatiques et d'opéra, le placement de l'orgue derrière l'orchestre peut causer des difficultés acoustiques si aucune provision n'a été faite pour un tel arrangement. Les installations Casavant de Naples, en Floride, et de Green Bay, au Wisconsin, ont eu recours à des solutions différentes dans des salles construites pour être polyvalentes.
Construire un orgue capable d'être un membre ou un soliste avec un orchestre symphonique requiert une approche très différente de celle de construire des instruments pour utilisation dans une église. Tous ces instruments doivent posséder des synthèses sonores très complètes de même que des jeux solo puissants. Chaque devis est basé sur une division de Great qui comprend un plenum de 16' et des plena de 8' sur chacune des autres divisions manuelles, le tout supporté par une pédale avec des voix à 16' et 32'. La division du Swell est assez vaste; elle contient un effectif complet de jeux, incluant une flûte de 16' et un chœur complet d'anches. Des anches sous haute pression et des cornets de grande taille sont disponibles pour utilisation solo et pour couronner le tutti lors d'apogées. Puisque l'orgue de Chicago est plus d'esthétique anglo-américaine, un Tuba, harmonisé sur 25 pouces de pression de vent, est disponible en 16', 8' et 4'. Dans chaque instrument, le choix et la taille des jeux au ton fondamental doivent être soigneusement faits de façon à ce qu'il y ait un ensemble complet et riche qui se balance avec le son de l'orchestre symphonique dans un grand auditorium.
Casavant Frères
Jean-Louis Coignet, Simon Couture, Michael Perrault,
Jacquelin Rochette, Stanley Scheer
[cliquer sur l'image ou ici pour obtenir une version agrandie]
The original pipe organ in Orchestra Hall, created by Lyon & Healy, was installed in 1904 and rebuilt by Frank J. Sauter and Sons in 1946.
By 1966, when a major renovation of Orchestral Hall began, the console had become completely worn out after 45 years of continuous service. All thoughts of restoring the original organ were dashed in the summer of 1967 when it was discovered that careless workmen had not only destroyed major sections of organ pipes, but that water damage had occurred as well. At that time serious thought was given to the purchase of a new organ for Orchestra Hall. In a temporary arrangement, which lasted over a decade, an electric organ was pressed into service.
In February of 1977, a generous gift ($35,000) from the estate of Mrs. Harold C. Smith started the Organ Fund. With a remarkable succession of additional gifts from members of Mrs. Smith's family and with fruitful investment performance, this fund soon grew to almost $400,000. With support from this fund, the electric organ was finally replaced in the summer of 1981 by a brand-new instrument, the creation of M.P. Möller Inc. Besides providing for its purchase, the family of Mrs. Harold C. Smith also underwrote the very first concert performance for which this organ was used.
In 1994, when construction began to renovate and expand Orchestra Hall into what is now known as Symphony Center, the organ was removed and shipped off to the workshops of Casavant Frères, in Quebec, where it was overhauled, expanded, and utterly transformed.
The organ's dramatic reinstallation was the focal point of construction activity in Orchestra Hall during the summer of 1998. On February 18, 1999, a rededication performance - featuring organist David Schrader - marked the successful conclusion of the Symphony Center project, one year after the official opening of Symphony Center.
It is crucial to a major symphony orchestra and a major concert hall to have at its disposal an organ of world-class quality. There are significant pieces in the symphonic repertoire that require an organ, and if the quality of that instrument does not match the rest of the performing forces, an important element is missing. The better the orchestra and the hall, the more glaring the shortcoming is when the organ lacks the richness and power of a great instrument. The Chicago Symphony is thrilled with its new instrument, which, while it used the previous organ as a foundation, has become something much greater in its transformation.
Henry Fogel
President, Chicago Symphony Orchestra
The Hall
The new organ for Orchestra Hall is an integral component of one of the most fascinating architectural renovations of recent time. Stepping into the auditorium, the hall appears much as it always has - the Daniel H. Burnham architecture seemingly intact. But upon closer inspection, it becomes clear that the entire facility has been thoroughly and thoughtfully renewed and expanded. There is more space on stage for musicians, a permanent choral terrace, excellent support facilities where none had existed previously, and a carefully designed organ loft that houses the new Casavant organ.
First meetings considered nothing more than a reconfiguration and reinstallation of the orchestra's existing pipe organ, built in 1981. However, the design team and orchestra soon became convinced of a much greater opportunity.
It was decided that the appearance of the original 1904 Lyon & Healy facades better suited the architecture of the room and gave greater visual definition to the organ. This simple concept paved the way for sweeping changes. A new climate-controlled organ loft and blower room were designed. Outside air is super-cooled to 40o Fahrenheit (4.4o Celcius), then re-heated and humidified to ensure that a consistent and carefully controlled environment surrounds not just the organ but every member of the orchestra and audience. The new organ loft spans the full width of the hall and extends approximately 30 feet into the attic space of the building - all part of the active acoustic. The entire organ loft is topped by a large concrete reflector and, although unseen by the audience, its effect is unmistakable; acoustically coupling both organ and orchestra to the greatly expanded audience chamber.
Concert hall organs have an extraordinary job. To be musically effective, they must have strong and colorful unison pitch lines, kaleidoscopic effects, and heroic basses. The organ's placement must allow the performer to hear easily and control these resources. The wind pressures are high; the scaling is ample. Although only of moderate size, the organ has abundant unison and sub unison energy. There is a wide range of piano and mezzo registrations available for accompaniment and orchestra underpinning, but full organ is a visceral event rising hell above orchestra and chorus.
The terraced drawknob console is compact and movable, and its low-profile design allows for excellent visual communication between conductor and performer.
Jeff Weiler
Organ Consultant and Organ Curator
Chicago Symphony Orchestra
The renovation of Orchestra Hall focused on many major areas, including isolation of noise from mechanical systems and the exterior and the addition of needed breathing room for the symphony, but the primary changes centered around increasing reverberation time in the hall, providing good bass response, providing a good listening environment for musicians, and improving overall sound for patrons, particularly on the main floor.
Communication on stage and improvement of sound to the main floor were provided by increased stage depth, a new canopy over the stage, and the addition of orchestra raisers on the stage. The increased stage depth allows musicians more freedom of arrangement on stage, particularly for works requiring large percussion ensembles. The canopy provides reflections with a proper time delay to promote good communication on stage and good support of sound to the main floor. The canopy has helped also to block focused echo reflections off the proscenium arch. Orchestra raisers on the stage allow musicians and the main floor listeners to see each musician and hear the direct sound of each instrument.
The increase reverberation time, the original roof was removed and a new, higher ceiling was installed above the acoustically transparent visual ceiling within the hall. This increase was most significant over the stage, where the new acoustic ceiling height was increased by roughly 25 feet.
In conjunction with the increase in overall volume in the hall, the ceiling over the stage was changed from solid to acoustically transparent to allow an easy flow of sound energy from the stage in to the new, expanded attic space. This change also benefited the organ by allowing the instrument to be located within the upstage area without being separated into individual chambers. The organ now speaks directly into the room with sound in a way that was not possible in the previous configuration.
Bass response was improved by opening sections of the visual walls and exposing the solid brick construction behind. New walls exposed within the expanded attic were constructed of solid block as well, with walls behind the stage and organ constructed of a minimum of 16-inch-tick masonry. New plaster walls within the room were increased to no less than four inches of thickness with many walls on the main floor and front of the stage being twelve to twenty inches thick. The ceiling, where not acoustically transparent, was also increased to an average thickness of two inches, with some sections up to four inches thick.
While the inner walls of the organ chamber are now twelve to sixteen inches thick masonry to provide full frequency reflection, the enclosure walls of the organ swell chambers were also increased in mass to properly retain sound when the swell shutters are closed and provide full expression for the instrument.
Dawn Schuette
Kirkegaard & Associates
Acoustics Consultant
The organ
The 1904 Lyon and Healy organ was installed in the Orchestra Hall in order to fill the role of adding solid foundation in passages of varying dynamic level and the full organ ensemble to build exciting climaxes in large-scale works written by late 19th and early 20th-century composers such as Ottorino Respighi, Richard Strauss, and Gustav Mahler.
As the Romantic era was experiencing performances of some of its grandest compositions, the artistic pendulum, which is always in motion, began to swing away from such subjective expression, toward more classical interest. As a result, this grand literature was performed less frequently and concert hall organs gradually fell silent.
During the height of the organ reform, few new organs were installed in concert halls and some halls that had pipe organs removed them. Various professional journals of that time often contained articles and letters lamenting the fact that a new hall was being built without an organ or that electronic substitutes were used for performances. Then, too, the concept of tonal design during the Orgelbewegung was decidedly different from that of those instrument of what might be called the golden age of the Romantic concert hall organ.
Fortunately, the recent architectural and acoustic renovation of Orchestra Hall in Chicago occurred at a period when the understanding of the use of the organ with orchestra is more balanced. When the leaders of the Chicago Symphony Orchestra began to embark on the project, the subject of the organ entered into the discussions early in the process. In collaboration with the organist, consultant, architects, and acousticians a number of issues were addressed in order to determine what had made the previous instrument ineffective. The desired tonal effect of an organ appropriate for use with the Chicago Symphony Orchestra was determined to one that would recreate the effect of older instruments with their depth and warmth of sound in the mid, low, and sub octave ranges.
The study to determine why the previous instrument had not given satisfaction to musicians pointed out that first the specification was not suitable for an organ to be used with a large symphony orchestra; in fact, it was more of an "American Classic" organ with a strong neo-Baroque influence. There was not enough foundation, scaling was inadequate, and there were too many high-pitched mixtures; the Pedal was weak and the general dynamic range of the instrument was insufficient. Though the wind pressures were not low, there were not high enough for such a large space. The voicing lacked character because most flue pipes had closed toes and large flues; consequently, their sound was dim and colorless.
Over the years, conductors and orchestra members often complained that the organ was never in tune. In fairness to the original builder, this was understandable considering that the space allocated to housing the organ, which divided into three cramped locations across the back of the stage, also contained electrical and mechanical systems for the hall. In addition, the pitches of some of the compound stops had a strong tendency to draw with each other and did not blend when played with other stops.
Eventually, for various reasons, it was determined that the project would include as much of the 1981 Möller organ (Opus 11427) as could be made effective in the renovated hall. After evaluation of the instrument, some 40 ranks of pipes were retained, rescaled, carefully revoiced, and integrated into the new tonal scheme. With the exception of some offset chests and a few reservoirs, all mechanical parts of the instrument including the console, windchests, wind system, and expression are new.
Throughout the process, the main purpose of this instrument was defined as being for the performance of the orchestral literature that includes the organ as an orchestral instrument, as well as those works with a more prominent solo role such as the Saint-Saëns Symphony No. 3 and the Poulenc Concerto in G Minor. In the planning phase, the concept of using the organ for solo recitals was not a major criterion; however, now that the organ is completed, interest in such a possibility has been raised.
The new instrument is provided with a greater variety of foundation stops voiced more boldly, and with mixtures designed along symphonic lines (the Choir and Swell mixtures are progressions harmoniques in the French symphonic tradition). The Great was fitted with a new Diapason Chorus and a new Harmonic Flute 8'; a bright assertive Trumpet 8' was added to the revoiced Double Trumpet 16'. The Great and Choir were voiced on six inches of wind pressure, the Swell on six inches except for three chorus reeds, which were voiced on ten inches. A new Tuba 8', on 25 inches of wind pressure, was added to the Choir, extended full-length to 16', and made available in 16', 8', and 4' pitches on the Great. A new Viola Pomposa 8' and Viola Celeste 8' were installed on the Choir, and the existing Salicional 8' and Voix Celeste 8' were reworked to make them more string-like. A wooden Contrebasse 16' of huge scale was added to the Pedal, the flues of the division were voiced on six inches and its reeds on ten inches. Such wind pressures were necessary in order to make the organ powerful enough to fill the huge acoustic space of more than one million cubic feet.
As work on this project progressed, Casavant's previous experiences in concert halls organs were studied, the first of which can be traced to 1909, when Opus 377 was installed at the Boston Opera House. Claver Casavant and Wallace Goodrich, dean of the New England Conservatory of Music and associate conductor of the Boston Opera House, collaborated on the specification. Claver Casavant directed the on-site tonal finishing.
The first Casavant organ built for a major American orchestra was also installed during the Casavant brothers' tenure. In 1924, Orchestra Hall in Detroit, Michigan, became the house of a four-manual instrument of 64 stops. Claver Casavant, who directed tonal finishing on site, prepared the specification. Marcel Dupré dedicated the organ on March 17, 1924. In addition to the Organ Symphony by Saint-Saëns, played with the Detroit Symphony Orchestra, conducted by Ossip Gabrilowitsch, Dupré played solo works: Bach, Passacaglia; Widor, Scherzo (Fourth Symphony); Bourdon, Carillon; Dupré, Variations sur un Noël; and Schumann, Canon, as an encore.
Two years later following the inauguration of the organ, a Tuba Organ of 18 stops was added. Charles Courboin, organist at St. Patrick's Cathedral in New York, who played a concert on December 18, 1926, to inaugurate this addition, prepared the specification. One of the most important benefactors of the Detroit Orchestral Hall, William H. Murphy, president of the Pacific Lumber Company, donated the organ.
In recent years, numerous new concert halls have been built and, in many, the pipe organ has found a prominent place even to the point of having an important architectural presence. In Orchestra Hall, the original Lyon & Healy facade had disappeared with the 1981 installation. Various archives were researched for photographs of the 1904 organ in order to fashion the new facades in the style of the first instrument.
In the last two decades, Casavant has received a number of commissions to build organs for concert halls. It is interesting to identify the common elements and particularities of these installations, each of which is designed to work within a specific architectural context and address the requirements of an organ in a concert halls, from solo recitals to use with orchestra in concerto and symphonic literature. The first of these instruments, a four-manual, 58-stop, 84-rank mechanical-action organ in the French style, was built in 1982 for the Victorian Arts Center in Melbourne, Australia.
In 1987, a four-manual organ of 75 stops, 111 ranks was installed in Calgary, Alberta, at the Calgary Center for the Performing Arts, in the Jack Singer Concert Hall, which is the home of the Calgary Philharmonic Orchestra. Simon Preston, who served as consultant, dedicated the instrument on May 6, 1987. The organ, known as the Carthy Organ, is regularly featured in numerous recitals by world-renowned organists, and in the lunchtime organ concert series, "Organ à la Carte", which has been tremendously popular and successful. The installation of the organ and subsequent enthusiastic acceptance by the public became the impetus for the creation of the Calgary International Organ Festival held every four years since 1990.
The Calgary and Chicago halls are similar to the degree that both function primarily as venues for orchestral performance. Both organs are located directly behind the orchestra so that the performers and conductor can hear balances between the organ and orchestra easily. Since the instruments are installed above the orchestra high in the hall, they are able to speak directly and freely into the auditorium.
In concert halls where there is need to have fly space for dramatic and operatic performances, placing the organ behind the orchestra can cause acoustical difficulties if no provision is made for such an arrangement. The Casavant installations in Naples, Florida, and Green Bay, Wisconsin, followed somewhat different solutions in these halls that were built for multipurpose use.
To build an organ capable of being a member of or soloist with a symphony orchestra requires an approach quite different from building instruments for use in the church. All of these instruments are provided with very complete tonal synthesis, as well as powerful solo stops. Each design is based upon a Great division with a 16' plenum and 8' plena on the other manual divisions, all of which are supported by a substantial Pedal at 16' and 32' pitches. The Swell division is quite large, containing a full complement of stops, including a flue of 16' pitch and full reed chorus. High-pressure reeds and large-scale cornets are available for solo use and to crown full organ in climaxes. Since the Chicago organ follows more closely Anglo-American aesthetics, a Tuba voiced on 25 inches of wind pressure is available at 16', 8', and 4'. In each instrument, the choice and scaling of the stops at fundamental pitch has been carefully made to ensure that there will be a full, rich ensemble to balance with the sound of a symphony orchestra in a large auditorium.
Casavant Frères
Jean-Louis Coignet, Simon Couture, Michael Perrault,
Jacquelin Rochette, Stanley Scheer
II. Great |
III. Swell |
|||
|---|---|---|---|---|
| Diapason | 16' | 1Bourdon (ext) | 16' | |
| 2Bourdon | 16' | 1Diapason | 8' | |
| Open Diapason | 8' | Major Flute | 8' | |
| Chimney Flute | 8' | 1Salicional | 8' | |
| Harmonic Flute | 8' | 1Voix Celeste | 8' | |
| 1Spitz Flute | 8' | 1Flutes Celestes 8' | II | |
| Octave | 4' | 1Octave | 4' | |
| 1Open Flute | 4' | Spindle Flute | 4' | |
| 1Fifteenth | 2' | 1Nazard | 2 2/3' | |
| Founiture 1 1/3' | IV-VI | 1Piccolo | 2' | |
| 1Double Trumpet | 16' | 1Tierce | 1 3/5' | |
| Trumpet | 8' | 1Plein Jeu 2' | III-V | |
| Major Tuba (ext) | 16' | 1Posaune | 16' | |
| Tuba Mirabilis (CH) | 8' | Trumpet | 8' | |
| Tuba Clairon (ext) | 4' | Oboe | 8' | |
| 1Clarion | 4' | |||
| Tremulant | ||||
III. Choir |
Pedal |
|||
|---|---|---|---|---|
| 1Gemshorn | 16' | 3Diapason | 32' | |
| Viola Pomposa | 8' | Contra Bourdon | 32' | |
| Viola Celeste | 8' | 4Contrabass | 16' | |
| 1,5Bourdon | 8' | Diapason (GT) | 16' | |
| 1Gemshorn (ext) | 8' | 1Bourdon (ext) | 16' | |
| 1Principal | 4' | Gemshorn (CH) | 16' | |
| 1Spillflute | 4' | Echo Bourdon (SW) | 16' | |
| 1Mixture 1 1/3' | II-IV | 6Open Flute | 8' | |
| 1Fagott | 16' | Octave | 8' | |
| 1Trumpet | 8' | Chimney Flute (GT) | 8' | |
| Clarinet | 8' | Gemshorn (CH) | 8' | |
| Tremulant | Still Gedeckt (SW) | 8' | ||
| Tuba Mirabilis | 8' | Super Octave | 4' | |
| Chimney Flute (GT) | 4' | |||
| 7Théorbe 10 2/3' | III | |||
| 1Mixture 2 2/3' | IV | |||
| 3Bombarde | 32' | |||
| 1Ophicleide | 32' | |||
| Major Tuba (CH) | 16' | |||
| 1Ophicleide (ext) | 16' | |||
| Double Trumpet (GT) | 16' | |||
| Posaune (SW) | 16' | |||
| Fagott (CH) | 16' | |||
| Tuba Mirabilis (CH) | 8' | |||
| 1Trumpet (ext) | 8' | |||
| Tuba Clarion (CH) | 4' | |||
| 1Clarion (ext) | 4' | |||
| 1 | Provenant de l'ancien instrument / From previous organ | 2 | Du Bourdon de la Pédale et Chimey Flute du Great / From Pedal Bourdon and Great Chimney Flute |
| 3 | Électronique / Digital |
| 4 | En bois et ouvert / Open wood |
| 5 | En bois et fermé / Stopped wood |
| 6 | Extension de Contrebass / Extended from Contrabass |
| 7 | Dérivé du Bourdon 16' et Diapason 16' / Derived from 16' Bourdon and 16' Diapason |
| Great | Swell | Choir | Pedal | Total | Rangs/Ranks | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Jeux réels / Individual stops | 11 | 15 | 12 | 6 | 44 | 60 |
| Jeux dérivés / Derived stops | 1 | - | - | 1 | 2 | |
| Jeux empruntés / Borrowed stops | 1 | - | - | 13 | 14 | |
| Jeux extensionnés / Extensioned stops | 2 | 1 | 1 | 5 | 9 | |
| Jeux électroniques / Digital stops | - | - | - | 2 | 2 | |
| Total | 14 | 16 | 13 | 27 | 71 |