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L'église catholique Holy Trinity est une église paroissiale de l'archidiocèse catholique de New York située dans le secteur Upper West Side de Manhattan, dans la ville de New York.
Historique
Le 23 octobre 1898, l'abbé Joseph H. Bigley est autorisé à établir une nouvelle paroisse dans le secteur West Side entre la 77e rue et la 86e et entre Central Park et la rivière. Le terrain qu'il sélectionne est situé du côté nord de la 82 rue, 100 pieds de l'avenue Amsterdam et est enregistré au nom de l'Église catholique romaine Holy Trinity. Même si la paroisse voit le jour à la fin de 1898, la construction de l'édifice que nous connaissons aujourd'hui ne débute pas avant 1900 alors que l'église est la direction de l'abbé Michael J. Considine.
Le territoire du district West Side en 1900 n'est pas un désert et, par conséquent, présente un problème pour l'abbé Considine qui désire agrandir le terrain de l'église. Ce n'est que deux ans plus tard qu'il réussit à acheter les terrains avoisinants ceux de l'église. La pierre angulaire de l'église est posée le 3 juillet 1910.
L'abbé Considine est déterminé à construire une église dont « la beauté sera une inspiration pour l'homme et un hommage à Dieu ». Contrairement aux autres églises du quartier, l'abbé Considine et l'architecte Joseph Hubert McGuire décident de s'éloigner des concepts classiques populaires et couramment utilisés. Ils décident de ne pas lier l'architecture de l'église uniquement aux formes gothiques ou romanes. Considine et McGuire choisissent de revenir à la forme originelle de l'architecture chrétienne : le Byzantin. Au moment où l'église a été bénite le 11 mai 1912, la décision d'utiliser principalement la forme byzantine se révèle un excellent choix qu'ils ne regrettent pas. Selon l'article Medieval New York - Holy Trinity Church écrit par Frederick D. Taylor, celui-ci confirme que le style byzantin retenu a été un choix réfléchi et inhabituel pour l'époque et que l'église doit être « considérée comme l'un des plus beaux exemples de l'architecture byzantine au pays ».
L'édifice ressemble quelque peu à Hagia Sophia (Sainte-Sophie), l'église mère des chrétiens orientaux à Constantinople. Construite en briques et terra-cotta, l'église ornée de mosaïques et de tuiles à motif, avec du marbre et des feuilles d'or. S'élevant à 30,5 mètres (100 pieds) du sol, le dôme de 20,1 mètres (66 pieds) de diamètre est couvert de tuiles Guastavino de couleur miel et possède une lanterne qui apporte une lumière directement du sommet.
L'extérieur
Malgré les efforts de l'église pour préserver le principe du dôme byzantin tel qu'utilisé à Sainte-Sophie, McGuire et Considine durent faire des ajustements pour s'adapter aux besoins de la modernité. En d'autres termes, des tribunes ont été érigées dans le pourtour de l'église. La chorale et l'orgue utilisent la plus vaste tribune à l'extrémité ouest. Plusieurs considèrent que tant de l'extérieur que de l'intérieur, l'édifice est une réplique moderne de l'original à Constantinople.
La façade aussi respecte les standards byzantins par son utilisation d'ornements dorés. Plusieurs séquences de trois cercles dorés joints et d'égales tailles sont présentes dans la façade. La phrase latine "Gloria Patri et Filio et Spiritui Sancto" (Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit) apparaissant sur la façade est mis en évidence dans une mosaïque dorée de 22 carats. La façade comprend aussi d'autres éléments byzantins tels la série de croix grecques et les deux tours, surmontées chacune d'un petit dôme, qui encadrent la façade. Huit énormes portes de bronze donnent accès à l'intérieur de l'église.
Il est facilement concevable qu'un tel projet requière un budget important. À cause de cet obstacle, l'abbé Considine ne fut pas capable d'atteindre la pleine expression de l'art byzantin dans la décoration. Toutefois, le cinquième curé de la paroisse, l'abbé Meehan, a fait progresser l'église vers l'idéal de l'abbé Considine. Entre 1929 et 1932, l'église fait l'objet d'une série de rénovations dans le but d'accentuer davantage les thèmes byzantins.
Quoique l'église soit de rite catholique romain et que sa conception ait été influencée par le rite orthodoxe oriental, l'abbé Meehan a cru nécessaire de symboliser le mariage entre les deux composantes de l'ancien Empire romain. Ainsi, deux statues de bronze, l'une de saint Pierre et l'autre de saint Jean furent placées à l'opposé l'une de l'autre sur la façade. Pierre, l'évêque de Rome et le premier pape, est associé à l'occident et à l'Église de Rome alors que Jean, qui vécut à Éphèse où il rédigea son Évangile, est associé à l'orient. Basant leur association avec l'une ou l'autre partie de l'empire, Jean a été placé du côté occidental et Pierre du côté oriental de la façade. Leur présence et leur symbolisme représentent la réunion de l'est et de l'ouest.
L'intérieur
En entrant dans l'église, on remarque que la présence du style byzantin se poursuit. Le sanctuaire se distingue par la multiplicité des lignes droites, d'angles droits et de formes géométriques. Des mosaïques brillantes et les marbres multicolores de différentes origines contrebalancent les lignes droites.
Un baldaquin est installé au-dessus du maître autel. Une arche placée au-dessus de quatre piliers non seulement supporte le baldaquin, mais assure aussi la continuité du motif byzantin avec le lustre des jaunes, des verts, des bleus, des rouges et des blancs de la mosaïque de l'arche. Les deux autels latéraux ont été légèrement modifiés et dévient quelque peu de la forme ornementale byzantine typique. Des marbres multicolores et des mosaïques sont aussi présents sur les murs près des autels.
Peut-être, l'élément byzantin le plus proéminent, à l'exception du dôme, est le large crucifix de bronze. D'une hauteur de 3,6 mètres (12 pieds), il est suspendu d'un arc du côté est du sanctuaire et s'oppose à la représentation moderne du Christ. Entre les VIe et XIe siècles, le Christ était représenté comme étant attaché à la croix et non suspendu à celle-ci. Le Christ n'était pas vu comme un personnage souffrant. Dans cette représentation byzantine ancienne, le Christ est un vainqueur et non personnage invaincu. Toutefois, depuis le 11e siècle, la représentation du Christ sur la croix est passée du triomphe à celle de la souffrance et de la douleur. Le style du crucifix s'inscrit avec l'usage byzantin de personnages angulaires dans des costumes aux couleurs de rouges et d'ors.
L'orgue
Le premier orgue installé dans l'église a été construit en 1927 par la firme Estey Organ de Brattleboro, VT en tant que leur Opus 2564. Estey installe cet orgue à traction électropneumatique sur la tribune arrière derrière deux buffets identiques entourant la rosace. Cet instrument comportait deux claviers de 61 notes, un pédalier de 32 notes, 27 jeux et 18 rangs.
Pour commémorer le centenaire de la paroisse, le conseil de la paroisse décide d'installer un nouvel orgue. Il est construit par Orgues Létourneau, de Saint-Hyacinthe (Québec, Canada) en tant que leur Opus 53. L'instrument est conçu pour exceller dans l'interprétation du répertoire d'orgue provenant tant du baroque allemand que du symphonique français. La nomenclature des jeux est en français et plusieurs des jeux ont été construits se basant sur ceux produits par les grands facteurs d'orgues français tel Cavaillé-Coll. Les anches, en particulier, possèdent un caractère français et les flûtes, de taille généreuse, principalement la Flûte harmonique, ont un accent français. Les principaux, clairs et chantants, se joignent à l'ensemble pour former un plein jeu qui soit idéal pour l'interprétation de la musique polyphonique, principalement celle du XVIIe siècle.
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The Church of the Holy Trinity is a Roman Catholic parish church in the Roman Catholic Archdiocese of New York, located in the Upper West Side neighborhood of Manhattan, New York City.
History
On October 23, 1898, Father Joseph H. Bigley was appointed the right to establish a new parish on the West Side between 77th Street and 86th from Central Park to the River. The property he selected was the north side of 82nd Street, 100 feet west of Amsterdam Avenue and was incorporated under the name of "The Holy Trinity Roman Catholic Church." Although a parish was established at the end of 1898, the construction of the building, as we know it today, did not begin until 1900, when the church was under the supervision of Father Michael J. Considine.
The area on the West Side in 1900 was by no means desolate and therefore presented a problem for Father Considine who wanted to expand the church. Thus, it was not until two years later when he managed to purchase the surrounding properties. On July 3rd, 1910, the cornerstone of the church’s superstructure.
Father Considine was determined to build a church whose "beauty would be an inspiration to man and a tribute to God." Unlike the other churches of the same era, Father Considine and Joseph Hubert McGuire, the church’s chief architect, decided to stray away from the popular and common use of the classic designs. Both decided not to bind the church’s architecture extensively to Gothic or Romanesque forms. Instead, Considine and McGuire chose to revert to the initial form of Christian Architecture – Byzantine. By the time of the church’s dedication on May 11, 1912, the decision to implement a predominantly Byzantine form for the church proved to be an excellent and regretless choice. According to Frederick D. Taylor, in his article Medieval New York - Holy Trinity Church, says that Holy Trinity Church was deliberately built in the Byzantine style, unusual for the time, and is to be "considered to be one of the finest examples of Byzantine architecture in this country".
The building somewhat resembles Hagia Sophia, the mother church of Eastern Christians in Istanbul. Built of brick and terra cotta, the church is further adorned with mosaics and patterned tiles, and with marble and gold leaf. Soaring 100 feet (30.5 metres) above the floor, the 66-foot (20.1-metre)-diameter dome is faced with honey-colored Guastavino tiles and features a lantern for natural illumination from the apex.
The Exterior
Despite the church’s attempt to preserve the principle of the Byzantine dome as seen in the Sophia, McGuire and Considine had to make some necessary adaptations in order to accommodate the needs of modernity. In other words, balconies were put in around the church. The choir and organ occupy the largest gallery in the liturgical west end. Many consider both the exterior and the interior to be a modern replicant of the original in Istanbul.
The façade also exhibits the Byzantine standard use of gold adornments. Several sequences of three equally sized and connected golden circles brace the church’s front. The Latin phrase "Gloria Patri et Filio et Spiritui Sancto" (Glory be to the Father, to the Son, and to the Holy Spirit), found on the building’s façade, is highlighted by a 22 karat gold mosaic. Other Byzantine objects of the church’s façade include a series of Greek Crosses and two towers, on either side of the building, each topped off with a small dome. There are eight enormous bronze doors leading to the interior of the church.
As one may assume, such an undertaking requires and demands a large budget. Because of this economic obstacle, Father Considine was unable to achieve the full Byzantine expression in decoration. However, the parish’s fifth pastor, Father Meehan, brought the church closer to Father Considine’s original ornamental vision. Between 1929 and 1932, the church under went a series of renovations in order to better emphasize its Byzantine theme.
Although the church is Roman Catholic and its design is of an Eastern Orthodox influence, Father Meehan felt it was necessary to symbolize the marriage between the two different parts of the old Roman Empire. Thus, two bronze statues, one of St. Peter and the other is of St. John, were placed on opposite sides of the facade. Peter, the bishop of Rome and the first Pope, is associated with the West and the Church of Rome while John, who lived in Ephesus when he wrote his Gospel, is associated with the East. Based on their associations with these areas, John was put on the Western side and Peter was put on the eastern side of the façade. Their presence and images represent the joining of the East and West.
The Interior
Upon entering the church, the Byzantine style continues to be observed. Multiples of rigid straight lines, exact angles and geometric patterns endow the sanctuary. Intensely gleaming mosaics and multicolored marbles of diverse origins offset the rigid lines.
A baldachino is installed above the main altar. An arch placed on top of four pillars not only supports the baldachino, but also continues with the Byzantine motif, as does the luster of the gold, green, blue, red and white mosaic of the arch. The two side altars have been slightly altered away from the typical ornamented Byzantine form. Multi-colored marbles and mosaics are also present on the walls near the altars.
Perhaps the church's most prominent Byzantine mark, with the exception of the dome, is the large bronze crucifix. The 12-foot (3.6-metre) crucifix hangs down from an arch on the east side of the sanctuary and defies the typical modern day representation of Christ. Between the 6th and 11th centuries, Christ was shown as attached to the cross, and not hanging forward from it. Thus, Christ was by no means shown as a suffering figure. Instead, this early Byzantine form represents Christ as a victorious and unbeaten figure. However, since the 11th century, the representation of Christ on the Cross changed from one of triumph to one of pain and suffering. The crucifix also complies with the Byzantine use of angular figures in detailed costumes of vivid reds and golds.
The Organ
The original organ in the upper church was built in 1927 by the Estey Organ Company of Brattleboro, VT. as their Opus 2654. Estey installed the electro-pneumatic action organ in the rear gallery behind twin cases that flanked the rose window. It was a two 61-note manuals and 32-note pedal, 27-stop and 18-rank instrument.
To commemorate the parish's 100th anniversary, the church decided to have a new organ installed. It was built by Orgues Létourneau, of St. Hyacinthe (Quebec, Canada) as their Opus 53. The instrument was designed to excel in both French Symphonic and German baroque organ literature. The nomenclature of the various stops is French and many of the stops are modeled after those of the great 19th-century French organ builders such as Cavaillé-Coll. The reeds, in particular, are in the fiery French mold and the generously scaled flutes, particularly the Flûte harmonique, have a French accent. The clean, singing principals join to form an organum plenum that is ideal for polyphonic music, particularly that of the 17th century.
I. Grand-Orgue |
II. Récit |
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|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 16' | Principal étroit | 8' | |
| Montre | 8' | Cor de nuit | 8' | |
| Flûte harmonique | 8' | Viole de gambe | 8' | |
| Flûte à cheminée | 8' | Voix céleste (TC) | 8' | |
| Prestant | 4' | Principal | 4' | |
| Flûte conique | 4' | Flûte à fuseau | 4' | |
| Nazard | 2 2/3' | Flûte à bec | 2' | |
| Doublette | 2' | Larigot | 1 1/3' | |
| Tierce | 1 3/5' | Plein jeu | IV | |
| Fourniture | IV | Basson | 16' | |
| Trompette | 8' | Hautbois | 8' | |
| Tremblant | Clairon | 4' | ||
| Tremblant | ||||
III. Bombarde |
Pédale |
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|---|---|---|---|---|
| 2Trompette Royale | 8' | 1Bourdon (ext) | 32' | |
| Clochettes | 8' | Contrebasse | 16' | |
| Soubasse | 16' | |||
| Principal | 8' | |||
| Bourdon | 8' | |||
| Basse de choral | 4' | |||
| Bombardon (ext) | 32' | |||
| Bombarde | 16' | |||
| Basson | 16' | |||
| Trompette | 8' | |||
Légende / Legend
| 1 | extension, 1-12 électornique/digital | |
| 2 | chamade |
Autres caractéristiques / Other details