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Orgue de tribune / Gallery Organ Freytag-Tricotaux 2001
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Orgue de choeur / Chancel Organ Godefroy 1974
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D'origine celtique, Béthune viendrait de « Bé » signifiant « près de » et de « Thune » signifiant « haie, buisson ».
Béthune est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais. Sise à cheval entre les collines de l'Artois et la plaine de la Lys, elle participe, avec les villes de l'ancien bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, à l'ensemble métropolitain de Lille.
À moitié détruite à l'issue de la Première Guerre mondiale puis reconstruite, occupée et endommagée durant la Seconde Guerre mondiale, la ville se renouvelle aujourd'hui avec la création d'écoquartiers et un grand projet de rénovation urbaine.
L'église
Une première église, dédiée à saint Vaast, est édifiée « hors les murs » à Béthune en 502. Sur ordre de Charles Quint, le 23 novembre 1533, cette église « hors les murs » est détruite et une nouvelle est érigée à l'intérieur des murs, et ce, afin de diminuer l'enceinte de la place et la fortifier.
Les nefs sont achevées en 1545 et l'église est consacrée en 1547 par Mgr Paschal de Monpayer, évêque de Salisbury et administrateur du diocèse d'Arras. C'est un remarquable monument dont le style ogival flamboyant appartient à la troisième période de l'architecture ogivale. L'édifice, y compris le porche, mesure 53 mètres (173,9 pieds) de long et 26,6 mètres (87,3 pieds) de large. Les grandes voûtes s'élèvent à 15,85 mètres (52 pieds). La tour attenante, commencée seulement en 1590, est terminée en 1611. Elle mesure 52 mètres (170 pieds) de haut et sa largeur à la base est de 12,5 mètres (41 pieds). La première pierre de ce dernier édifice est posée par Vaast de Grenet, abbé de Saint-Bertin, qui fait don de la plus grosse cloche nommée « Védastine ». Deux autres cloches s'ajoutent le 10 septembre 1759. En octobre 1792, ces trois cloches furent échangées contre les trois cloches de la collégiale Saint-Barthélémy. Enfin, le 18 octobre 1793, ces six cloches sont transportées à Douai pour y être converties en canons.
Les premières voûtes s'écroulent et ne sont reconstruites qu'en 1653. Il en est de même le 11 février 1864 où une superficie de quatre mètres s'effondre.
Par décret du 26 janvier 1803, l'église Saint-Vaast est érigée en cure de première classe avec l'abbé Antoine-Joseph Coquelet comme curé. Trois cloches sont ajoutées en 1803 et elles sont remplacées par d'autres en 1804, 1808 et 1811.
Le 11 février 1864, une superficie de quatre mètres (13 pieds) de voûtes s'effondre. S'étant déjà écroulées en 1613, les voûtes refaites en majeure partie. L'église est rendue au culte le 20 octobre 1866 et Mgr Jean-Baptiste-Joseph Lequette, nouvel évêque d'Arras, y célèbre la première messe. On profite de l'interruption du service pour rendre à cet édifice son style primitif : les colonnes en grès sont dégagées de la couche épaisse de plâtre qui les couvrait; on enlève également les magnifiques et très anciennes boiseries sculptées qui lambrissent les murailles jusqu'aux fenêtres et qui avaient été placées vers 1820.
Au cours de la Première Guerre mondiale, le 18 décembre 1917, des bombes s'abattent sur l'église. En avril 1918, une volée d'obus achève de la détruire. Quant au centre-ville, il est détruit à 90 %.
Après l'armistice, l'église ne fait pas partie des édifices prioritaires à reconstruire. Par ailleurs, le financement d'édifices religieux pose problème. En juillet 1921, Béthune adhère à la coopérative des églises du diocèse d'Arras. La ville ne pose qu'une condition à son approbation : celle exigeant que l'architecte Louis-Marie Cordonnier soit chargé de la reconstruction de l'église.
Cette condition acceptée, la nouvelle église est reconstruite de 1924 à 1927. Elle est inaugurée le 20 mars 1927 par Mgr Eugène-Louis-Ernest Julien, évêque d'Arras. L'édifice jouit d'une magnifique architecture romano-byzantine « revisitée » avec un tour massive de 68 mètres de hauteur en façade qui surplombe trois porches en arc brisé. De grands artistes ont pris part à sa décoration : Réal del Sarte pour le statuaire, le maître-verrier Charles Champigneulle et le peintre Henri Pinta pour les vitraux qui retracent l'histoire de saint Vaast, évêque de la Gaule franque, ainsi que l'histoire de la ville.
L'orgue
En 1588, sous l'administration du curé Jean Faucqueur, des orgues sont installés dans l'église. Ils y demeurent jusqu'en 1700, époque où le curé Espillet, les remplace par d'autres qui coûtèrent 4 300 francs et dont l'inauguration eut lieu en octobre. Les anciens furent vendus 300 francs et placés dans l'église Saint-Georges de Richebourg.
À la demande du maire Carpentier, en date du 15 avril 1796, les orgues et le buffet sont vendus à Denis Sage au montant de 1 650 livres qui les déménage.
En 1821, le Conseil de fabrique fait installer des orgues d'un facteur de Lille. Le buffet et la tribune furent aussi construits dans cette ville.
En 1888, un nouvel instrument de 33 jeux fabriqué par le facteur Joseph Merklin, de Paris, est installé dans l'église. Le buffet et la tribune sont construits par les ateliers Pattein, d'Hazebrouck. Le 13 mai 1888, Mgr Désiré-Joseph Dennel, évêque d'Arras, bénit le nouvel instrument lequel est inauguré par César Franck.
L'orgue Krischer
L'orgue Merklin est détruit en même temps que l'église qui l'abrite, lors de la Première Guerre mondiale. Grâce aux dommages de guerre, un nouvel orgue de tribune de 34 jeux et un orgue de choeur sont construits entre 1926 et 1930, par la Maison Krischer, de Lille, sous la direction du docteur Bédart, de l'Université de Lille. Ils sont inaugurés le 18 mai 1930 par Flor Peeters, organiste à la cathédrale Saint-Rombaut de Malines (Belgique), et Mme Delière, premier prix d'orgue du conservatoire de Lille et organiste de l'église.
Le buffet de l'orgue de tribune est constitué d'un simple bâti en chêne avec deux plates-faces et trois tourelles en tiers-point (deux aux extrémités et la plus petite au centre). La boîte expressive rectangulaire, en sapin, est située dans la tour. La partie instrumentale repose sur des charpentes indépendantes en bois. Les tuyaux de façade sont en zinc. La console, indépendante, en chêne, est tournée vers l'avant. Les deux claviers sont en tilleul. La transmission est pneumatique tubulaire, pour les notes et pour les jeux.
Les deux orgues deviennent injouables en 1971.
L'orgue Godefroy
En raison de la défaillance du grand orgue et de l'orgue de choeur, tous deux pneumatiques, la paroisse commande un orgue de choeur de 11 jeux, à traction mécanique, à René Godefroy, facteur à Longuenesse. Il est inauguré en 1974.
Le buffet, construit en bois de particules et peint en blanc, comporte trois tourelles plates et deux plates-faces dans sa partie supérieure. Un panneau ajouré est disposé devant le Brustwerk. Les claires-voies sont peintes en vert foncé. Le soubassement en contre-plaqué abrite les basses du Brustwerk. La console est attachée au soubassement. Les deux claviers sont en chêne. La transmission est mécanique suspendue.
L'orgue Freytag-Tricoteaux
L'appel d'offres est lancé sur la base d'un document rédigé par Bernard Hédin. La réalisation est confiée le 1er septembre 1998 à la firme Orgelbau Felsberg (Suisse) sous la direction de Richard et Michael Freytag. Les plans, la construction et le montage sont placés sous la direction de Werner Meier et l'harmonisation est due à Jean-Marie Tricoteaux. La tribune est réalisée par les Entreprises Pecqueur.
Sans être une copie d'aucun instrument existant, il s'inspire dans sa conception de ce que l'on pouvait trouver en Allemagne du Nord vers la fin du XVIIe siècle, style d'orgue qui complète ainsi parfaitement le patrimoine déjà existant dans le Nord-Pas-de-Calais, riche en orgues baroques français et flamands, de transition, romantiques, symphoniques et contemporains.
Construit au coût total de 654 372 euros, il a été inauguré du 28 septembre au 9 octobre 2001 Jean-Marie Tricoteaux, Jean Boyer, Michel Chapuis, Bernard Foccroule, Olivier Latry, Philippe Lebfevre, Michel Alabau, Nicolas Bucher, Ghislain Leroy, David Gallois, Bernard Hédin, Étienne Vallin, Luc Weeger, les Swingle Singers, et l'orchestre d'harmonie de Béthune.
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Of Celtic origin, Béthune would come from "Bé" meaning "near" and from "Thune" meaning "hurdle, shrub".
Béthune is a French village located in the Pas-de-Calais department. Straddled between the hills of Artois and the Lys lowlands, it is, with the cities in the Nord-Pas-de-Calais former mining region, part of metropolitan Lille.
Half destroyed at the end of the First World War then rebuilt, occupied and damaged during the Second World War, the city renews itself with the creation of eco-districts and a large urban renovation project.
The Church
A first church, dedicated to St. Vaast, was built "outside the walls" in Béthune in 502. On order by Charles the Fifth, on November 23rd, 1533, the "outside the walls" church was destroyed and a new one was built "inside the walls" to diminish the precinct and to fortify it.
Naves were completed in 1545 and the church was dedicated in 1547 by Bishop Paschal de Monpayer, of Salisbury and Arras diocese administrator. It is a remnarquable monument in the flamboyant ogival style which belongs with the third period of ogival architecture. The building, including the porch, is 173.9 feet (53 metres) long and 87.3 feet (26.6 metres) wide. The main vault is 52 feet (15,85 metres) high. The adjoining tower, started only in 1590, was completed in 1611. It is 170 feet (52 metres) high and its width at the foundation level is 41 feet (12,5 metres). The first stone of tower was laid by Vaast de Grenet, abbot of Saint-Bertin, who donated the large bell named "Védastine". Two other bells were added on September 10th, 1759. In October 1792, these three bells were exchanged for the three bells from St. Barthélémy Collegiate Church. Finally, on October 18th, 1793, these six bells were sent to Douai where they were melted into cannons.
By January 26th, 1803 decree, St. Vaast church was established as a first-rate parish with Fr Antoine-Joseph Coquelet as parish priest. Three bells were added in 1803 and were subsequently replaced with others in 1804, in 1808 and in 1811.
On February 11th, 1864, a 13-foot (4-metre) area of the vault collapsed. Most of them were rebuilt since they already collapsed in 1613. The church returned to worship on October 20th, 1866 and Bishop Jean-Baptiste-Joseph Lequette, new bishop of Arras, celebrated the first mass. At the same time, the building returned to its primitive style: sandstone columns were cleared from the thick plaster coat which covered them; the splendid and very old sculpted woodwork panels covering the walls up to windows that had been installed in 1820 were removed.
During the First World War, on December 18th, 1917, bombs pounded on the church. In April 1918, a series of bombs completed its destruction. As for the city itself, it was 90% destroyed.
After armistice, the church was not part of priority buildings to be rebuilt. Moreover, financing religious building is problematic. In July 1921, Béthune joined the Arras diocese churches cooperative. The city puts has only one condition for its approval: architect Louis-Marie Cordonnier must be in charge with the reconstruction of the church.
The condition was accepted and the new church was rebuilt from 1924 till 1927. It was inaugurated on March 20th, 1927 by Bishop Eugène-Louis-Ernest Julien, of Arras. The building features a splendid "re-visited" romano-Byzantine architecture with a 68-meter high massive tower in facade which overhangs the three porches. Famous artists took part in its decoration: Réal del Sarte for the statuary, master glassmaker Charles Champigneulle and the painter Henry Pinta for the stained glass windows which recall the life of St. Vaast, bishop of the Frankish Gaul, as well as the history of the city.
The Organ
In 1588, under the administration of parish priest Jean Faucqueur, an organ was installed in the church. They were in use until 1700, when parish priest Espillet replaced it at the cost of 4,300 francs and which were inaugurated in October. The old organ was sold for 300 francs and installed in St. Georges church in Richebourg.
At the request of the mayor Carpentier, on April 15th, 1796, the organ and the organcase were sold to Denis Sage for 1,650 pounds and were removed.
In 1821, the Church council decided to install a new organ built by an organbuilder from Lille. The organcase and the gallery were also built in that city.
In 1888, a new 33-stop instrument built by the organbuilder Joseph Merklin, of Paris, was installed in the church. The organcase and the gallery were built by the Pattein workshops, of Hazebrouck. On May 13th, 1888, Bishop Désiré-Joseph Dennel, of Arras, blessed the new instrument which was inaugurated by César Franck.
The Krischer Organs
The Merklin organ was destroyed at the same time as the church which housed it, during the First World War. Thanks to war damages, a new 34-stop gallery organ and a chancel organ were built between 1926 and 1930, by the Krischer firm, of Lille, under the direction of Dr. Bédart from the University of Lille. They were inaugurated on May 18th, 1930 by Flor Peeters, organist in St. Rumbold cathedral in Mechelen (Belgium), and by Mrs Delière, a First prize in organ at the Lille Conservatory and church organist.
The gallery organcase is a simple osk structure with two flats and three triangular turrets (two at both ends and the smallest ont in the centre). The rectangular swell box, in fir, is located in the tower. The instrument rests on wooden independent frameworks. The facade pipework is made of zinc. The detached oak console faces the nave. Both keyboards are made of linden. Key and stop actions are pneumatic tubular.
Both organs were unplayable by 1971.
The Godefroy Organ
Due to the malfunction of both organs, the parish orders the construction of an 11-stop tracker chancel organ from René Godefroy, an organbuilder in Longuenesse. It is inaugurated in 1974.
The organcase, made of wood particles and painted in white, includes three flat turrets and two flats in its upper section. An openwork panel is installed in front of the Brustwerk. The pipe shades are painted in dark green. The plywood basement houses the Brustwerk basses. The console is attached. Both keyboards are made of oak. Action is suspended mechanical.
The Freytag-Tricoteaux Organ
The invitation to tender was based on a document written by Bernard Hédin. Construction was entrusted on the September 1st, 1998 to Orgelbau Felsberg (Switzerland) managed by Richard and Michael Freytag. Plans, construction and mounting were under the direction of Werner Meier and the voicing was performed by Jean-Marie Tricoteaux. The gallery was built by the Pecqueur firm.
Without being a copy of any existent instrument, it was built with the notion of what could be found in North Germany towards the end of the 17th century, an organ style which perfectly supplements the already existing heritage in North-Pas-de-Calais, rich in French and Flemish baroque organs, in transition, romantic, symphonic and contemporary organs.
Built at the total cost of 654,372 euros, it was inaugurated from September 28th till October 9th, 2001 Jean-Marie Tricoteaux, Jean Boyer, Michel Chapuis, Bernard Foccroule, Olivier Latry, Philippe Lebfevre, Michel Alabau, Nicolas Bucher, Ghislain Leroy, David Gallois, Bernard Hédin, Steven Vallin, Luke Weeger, the Swingle Singers, and the Béthune concert band.
I. Rückpositiv |
II. Hauptwerk |
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|---|---|---|---|---|
| Principal | 8' | Principal | 16' | |
| Gedackt | 8' | Quintadena | 16' | |
| Quintadena | 8' | Octava | 8' | |
| Octava | 4' | Rohrflöte | 8' | |
| Rohrflöte | 4' | Viola | 8' | |
| Octava | 2' | Octava | 4' | |
| Waldflöte | 2' | Spitzflöte | 4' | |
| Siffflöte | 1 1/3' | Salicet | 4' | |
| Sesquialtera | II | Quinta | 3' | |
| Scharff | VI-VII | Octava | 2' | |
| Dulcian | 16' | Mixtur | VI-VIII | |
| Trichterregal | 8' | Zimbel | III | |
| Tremblant | Trompete | 16' | ||
| Trompete | 8' | |||
| Vox humana | 16' | |||
III. Brustwerk |
Pedal |
|||
|---|---|---|---|---|
| Gedackt | 8' | Principal | 16' | |
| Flöte | 4' | Subbass | 16' | |
| Principal | 2' | Octava | 8' | |
| Tertian | II | Octava | 4' | |
| Scharff | III | Flauto | 2' | |
| Krummhorn | 8' | Mixtur/Terz | VI | |
| Schalmey | 4' | Fagott | 32' | |
| Tremblant | Posaune | 16' | ||
| Trompete | 8' | |||
| Cornet | 2' | |||