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La cathédrale Saint-André est un assemblage de deux parties différentes: une nef du XIIIe siècle à base romane, vaste et unique, et un choeur considéré comme un très beau spécimen du gothique rayonnant. Une dissemblance qui renvoie à l'histoire de la ville.
Pendant les premiers siècles de domination anglaise (1154-1453), Bordeaux a prospéré et, très vite, a ressenti le besoin d'agrandir sa cathédrale, jugée trop petite. La cité était riche et rien de lui semblait trop beau. Le transept puis le choeur, tous deux immenses, furent élevés sur les ordres de Bertrand de Got, l'enfant du pays qui, avant de devenir Clément V, fut, entre 1300 et 1305, archevêque de Bordeaux. Mais les travaux furent ensuite pratiquement arrêtés à cause de la guerre de Cent Ans, à l'exception de la tour-clocher Pey-Berland, surmontée d'une haute flèche, construite en 1440 par l'archevêque qui lui donna son nom.
Les travaux ne reprirent que lorsque les Anglais eurent été chassés. Mais les temps étaient encore très durs, le royaume de France tout entier devait se relever de ses ruines et, lorsqu'il fallut entreprendre la construction de la nouvelle nef, faute d'argent, on renonça à démolir la vieille nef et on se contenta de raccorder tan bien que mal les deux parties de l'édifice, ce qui vaut à Saint-André de posséder un choeur plus élevé que sa nef.
La cathédrale a deux façades, nord et sud, aux deux extrémités du transept, la plus achevée étant celle du nord avec ses tours, ses flèches de 81 m (266 pi.) de haut et son portail merveilleusement orné de personnages du XIVe siècle. S'y ajoute, à droite, le fameux portail Royal, dont les statues datent de la moitié du XIIIe siècle.
Au XIXe siècle, la cathédrale fut restaurée car elle avait beaucoup souffert de la Révolution. On renouvela le mobilier entièrement disparu par celui d'autres églises et monastères désaffectés. On en profita pour remplacer la flèche de la tour Pey-Berland, détruite au passage d'un ouragan au XVIIIe siècle, par un gigantesque statue de cuivre doré, Notre-Dame d'Aquitaine. Le bourdon date de 1853 et pèse 11 tonnes.
La cathédrale mesure 124 m (407 pi.) de long, 18 m (59 pi.) de large au transept, 23 m (75 pi.) de haut dans la nef et 29 m (95 pi.) de haut dans le choeur. Elle est classée « monument historique » et inscrite au Patrimoine Mondial de l'UNESCO depuis 1998.
L'orgue
La première mention de la présence d'un orgue, construit par Jacques de Rasta, à la cathédrale Saint-André remonte à 1427. Un nouveau jubé, construit en 1531 sur les ordres de l'archevêque Charles de Granmont, a inspiré le commentaire suivant du chroniqueur anglais Andrew Boorde lorsque celui-ci visita Bordeaux en 1535 : « Dans la cathédrale Saint-André, se trouvent les plus belles et les plus grandes orgues de toute la chrétienté. »
En 1619, alors que le Cardinal François de Sourdis était l'évêque du lieu, le chapitre décida d'agrandir l'instrument. Cette restauration dura au-delà de onze ans et le résultat fut si désastreux que sept autres années furent nécessaires afin que l'instrument puisse être jouable. D'autres travaux furent régulièrement entrepris jusqu'en 1791 alors que - avec tout le mobilier de la cathédrale - l'orgue fut démonté et vendu dans la foulée de la Révolution française. Un édit du 15 décembre 1794 (25 frimaire an III) réquisitionna les tuyaux afin qu'ils soient fondus pour produire des boutons d'uniformes.
Lorsque le culte fut repris, suite au concordat de 1801, le jubé du 16e siècle était vide depuis dix ans. Comme l'église d'un village voisin, l'église Saint-Pierre de La Réole, était fermée, on décida, en avril 1804, de transférer l'orgue de cette église dans la cathédrale Saint-André. C'était un instrument construit en 1766 par le facteur toulousain Micot. Ces travaux ont été exécutés par Joseph Isnard et Simon Bayssac-Lebruyere. Toutefois, cet instrument s'avéra inadéquat pour la vaste cathédrale et il fut démonté en 1810 lorsque des réparations furent exécutées à la structure du jubé. Les marguilliers de Saint-André, considérant le problème du manque de majesté notoire de cet orgue, loin de tirer un enseignement de cette erreur, convoitaient à présent le plus bel instrument de Bordeux, celui de l'église Sainte-Croix. C'est alors que l'archevêque fit appel à diverses personnalités musicales bordelaises pour obtenir leur appui dans cette cause. Celles-ci rédigèrent une pétition le 11 février 1811 en faveur de l'échange des orgues des deux édifices.
L'orgue de Dom François Bedos de Celles, construit en 1748, admirablement approprié à l'acoustique de Sainte-Croix, fut soumis qu'à de mineures modifications dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Un inventaire de 1756 indique que l'instrument possédait 44 jeux : Grand-Orgue 16 jeux, Positif 14, Récit 2 (cornet et trompette), Pédale 8, avec un jeu de Cromorne et un Cornet dans la division d'Écho.
Au terme d'un conflit arbitré par le ministre des Cultes, l'échange fut confirmé et encore, on fit appel à Joseph Isnard et Simon Bayssac-Lebruyere pour réaliser les travaux. L'orgue de Saint-André fut remonté en décembre 1812 à Sainte-Croix. Les buffets des deux instruments étaient toutefois demeurés à leur emplacement respectif. Si le remontage du Micot n'avait pas posé de problème particulier, il fallait agrandir le modeste buffet de la cathédrale afin qu'il puisse recevoir le matériel Dom Bedos. Le 12 avril 1812, on présenta un devis comprenant la construction de quatre nouvelles tourelles pour les Positif et Grand-Orgue avec diverses modifications, sculptures et peinture « acajour» du buffet, la réalisation de 68 tuyaux neuf pour regarnit la montre restée à Sainte-Croix, la construction d'une soufflerie et de porte-vents neufs, etc.
Toutefois plusieurs obstacles entravèrent la bonne marche des travaux: polémiques à propos de la nouvelle tribune de Combes achevée fin 1811, dont on doutait de la solidité mais surtout divers retards et erreurs administratifs dans le paiement des artisans. Malgré ces difficultés, l'orgue était enfin réceptionné le 27 mars 1817. Quelques modifications avait été apportées au devis initial, à la demande de l'organiste Ouelly qui visita le chantier: ajout d'un jeu de contr-bombarde au Pédalier, suppression de la grosse fourniture, pose d'un dessus de trompette en lieu et place du larigot du Positif, notamment. Les claviers furent en outre portés de 51 à 54 notes.
En général, l'effet de l'orgue de Dom Bedos fut désappointant une fois installé dans la cathédrale puisque celle-ci est huit à dix fois plus grande que l'église de Sainte-Coix. Une reconstruction fut réalisée entre 1837 et 1841 par le facteur Henry qui conçut les ailes convexes du buffet. En 1875-7, le facteur Wenner remplaça les deux jeux du Récit par une division complète de 14 jeux et remplaça l'action mécanique du Grand-Orgue ainsi que des notes basses du Récit par un traction pneumatique Barker.
Des travaux mineurs ont été effectués par Puget en 1921 et par Gloton, en 1933. En 1946, Robert Boisseau remplaça la traction mécanique de la pédale par une traction tubulaire pneumatique et, de 1954 à 1961, la traction des claviers a été complètement électrifiée par la firme Beuchet-Debierre. En 1962, certains tuyaux datant de la restauration de Wenner (1875-7) s'écrasèrent dans la nef et, afin de prévenir tout autre affaissement, cette section de l'orgue a été reconstruit utilisant des tuyaux peu attrayants de zinc électrolysés.
À ce moment, l'orgue contient 56 jeux : 26 de l'instrument original de Dom Bedos; 10 récupérés d'anciens instruments du 19e siècle, et 20 jeux modernes. Tel était l'instrument, capable de produire des sonorités inoubliables malgré son âge et la nature de sa composition, que le chanoine André Lacaze a présidé en tant qu'organiste titulaire jusqu'à sa mort en 1964. Il avait déjà soulevé la possibilité d'une restauration complète de l'instrument mais ce projet a été pris en charge par son successeur, Christian Robert qui avait l'appui de l'archevêque Mgr. Marius Maziers, le maire de Bordeaux, Jacques Chaban-Dalmas, et le ministre de la culture.
La principale question à résoudre était jusqu'où peut-on récupérer et préserver les jeux originaux de Dom Bedos. Sur avis d'André Marchal, de la Commission des Monuments Historiques, l'option de construire un nouvel instrument devait être privilégiée. Après des délais causés par les rénovations architecturales apportées à la cathédrale elle-même, les travaux de construction d'un nouvel orgue furent entrepris par la firme Gonzalez sous la direction de Émile Mothere, Francis Chapelet et Christian Robert.
Le nouvel instrument est inclus dans un buffet splendide conçu par les firmes Limouzin et Vernay dans le style que l'ancien buffet était avant 1875. L'instrument est complètement neuf à l'exception de quelques tuyaux de façade du Positif qui datent de 1934. L'orgue a été conçu en se basant sur l'information disponible concernant l'instrument original (1748) de Dom Bedos, sur le traité écrit par celui-ci « L'art du facteur d'orgue », sur l'instrument démonté en 1973, et sur les exigences du répertoire moderne.
Les facteurs ont voulu imiter certaines caractéristiques de l'orgue original de Dom Bedos : la flûte, le flageolet et le cornet du Positif; la doublette, mistures et la grande tierce du Grand-Orgue; le cornet de l'Écho, et la traction mécanique. Son traité, ci-devant mentionné, décrit un « Grand Jeu de Tierce de Pédale », lequel a été imité dans le nouvel orgue en construisant une division d'Écho qui soit expressive. Lorsque la boîte est fermée, cette division joue réellement son rôle d'écho mais lorsque elle est ouverte, l'accouplement de son Cornet à celui de la Pédale (Cornet 16') forme la Grande Tierce de Pédale préconisée par Dom Bedos. L'addition des jeux de Bourdon 16' et 32' à la Pédale ainsi que le maintien de la Flûte 4' au Positif se conforment aussi au traité.
Le nouveau Récit fut conçu pour refléter celui construit en 1875 par Georges Wenner avec l'addition d'une famille complète de Principaux (8'-4'-2') et une Mixture de 5 rangs, le tout de métal plus acceptable. Afin de permettre l'exécution du répertoire romantique et moderne, les claviers manuels ont été extensionnés à 61 notes et celui du pédalier, à 32 notes.
Georges Danion, de la firme Gonzalez, a dirigé les travaux de reconstruction. Jacques Bertrand a été responsable de l'harmonisation : son travail de reconciliation de l'accoustique de la cathédrale, les principaux de Dom Bedos et toutes les exigences de la part d'experts et d'organistes impliqués, mérite une admiration particulière. Le nouvel instrument a été inauguré, en 1982, par Jean-Jacques Grunenwald.
En 1987, un relevage a été confié à la maison Pesce de Pau par la Commission des Monuments Historiques sous le direction de Jean-Pierre Decavele. À cette occasion, un nouveau combinateur, conçu par Christian Robert, a été installé.
L'orgue a subit d'importants travaux de modernisation destinés à améliorer ses qualités sonores (notamment au pédalier), et le confort de l'organiste à la console. Ces travaux ont été réalisés par le facteur Marc Hédelin et inaugurés le 30 mai 2002 par l'organiste Guy Bovet.
Le buffet, provenant de La Réole et agrandi à plusieurs reprises, est classé « monument historique ».
Maurice Touzet et Christian Robert
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St. André Cathedral is a structure made of two different sections: a late 13th-century Roman style single and large nave, and a High Gothic style chancel considered to be one of the most beautiful specimens in that style. This dissimilarity reflects the history of the city.
During the first centuries of English domination (1154-1453), Bordeaux was prosperous and soon it was evident that the cathedral was too small. The city was rich and nothing was too beautiful. Both the transept and the chancel are huge. The construction began when Bertrand de Got, future Pope Clement V, was archbishop of Bordeaux between 1300 and 1305. Because of the One Hundred Years War, the works were virtually stopped except for the Pey-Berland campanile, topped by a high spire, built in 1440 by the archbishop after which it was named.
Construction resumed when English troops have been driven out. Following the war, it was hard times because whole France had to get over its ruins. Due to lack of money, when it was time to build the new nave, it was decided not to demolish the old nave but to link as best as possible the two existing parts of the building. This situation earned St. André to have a chancel taller than its nave.
The cathedral has two façades: northern and southern, at both ends of the transept. The most finished is the northern one with its towers, its 266-ft. (81 m) spires and its portal wonderfully decorated with 14th-century characters. The famous Royal portal, on the south end, presents mid 13th-century statues.
In the 19th century, the cathedral was restored because it was badly damaged during the Revolution. Since all its furniture was gone, it was decided to bring in furniture coming from deconsecrated churches and monasteries. The spire on the Pey-Berland campanile, destroyed by a wind storm in the 18th century, was replaced by a gigantic gilded copper statue, Our Lady of Aquitaine. The great bell was cast in 1853 and weighs 11 tons.
The cathedral is 407-ft (124 m) long by 59-ft (18 m) wide at the transept and 75-ft (23 m) high in the nave and 95-ft (29 m) high in the chancel. It is classified as an "historic landmark" and is part of the UNESCO World Heritage since 1998.
The Organ
The first mention of a major organ at St. André dates from 1427 built by Jacques de Rasta. A new loft, built in 1531 on the orders of archbishop Charles de Granmont, inspired the following comment from the English chronicler Andrew Boorde, who visited Bordeaux in 1535: "In St. Andrew's Cathedral is to be found the finest, the most splendid organ in all Christendom."
In 1619, when François Cardinal de Sourdis was bishop, the Chapter decided to enlarge the instrument. This restoration lasted over eleven years, but had such disastrous consequences that a further seven years' work was needed before the instrument became playable. Further work was carried out regularly until 1791, when - in common with the rest of the cathedral's furnishings - the organ was dismantled and sold off in the aftermath of the French Revolution. An edit of December 15, 1794 (25 frimaire an III) required the pipes to be melted down to manufacture uniform buttons.
When worship could be resumed, following the concordat of 1801, the 16th-century loft had been empty for ten years. In April 1804, the organ in St. Pierre church in La Réole , now closed, built by the Toulouse builder Micot en 1766 was transferred to St. André. This transfer was entrusted to Joseph Isnard and Simon Bayssac-Lebruyere. However, this instrument proved inadequate for the scale of the cathedral, it was dismantled in 1810 to enable the loft to be repaired. Considering the fact that the organ was not according to their wishes, the churchwardens, instead of learning from this error, lust after the most beautiful instrument in Bordeaux, the one installed in St. Croix church. The archbishop called upon influent musical personalities to support him in this case. on February 11, 1811, they signed a petition approving the exchange of organs between the two churches.
Dom François Bedos de Celles' organ, admirably suited to the acoustics of St. Croix, had undergone only minor modifications in the second half of the 18th century. An inventory of 1756 lists 44 stops: Great 16 stops, Choir 14, Swell 2 (cornet and trumpet), Pedal 8, with a solo Krummhorn and an Echo organ Cornet.
The conflict was settled by the minister of Cults and the exchange was confirmed. Again we called upon Joseph Isnard and Simon Bayssac-Labruyere to carried out the works. The cathedral organ was reinstalled in December 1812 in St. Croix church. Organcases remain in their respective churches. If no major problem occurred in reinstalling the Micot organ, it was necessary to enlarge the cathedral's modest organcase in order to include all Dom Bedos' material. On April 12, 1812, a plan was proposed to build four new turrets for the Choir and Great divisions with various modifications, sculptures and mahogany paint on the organcase, the manufacturing of 68 new pipes to refurnish the Montre left behind in St. Croix, the buildinig of a new wind system and new windtrunks, etc.
However, many problems occurred: polemic about the solidity of new gallery built by Combes and completed at the end of 1811 but mainly several administrative delays and errors in the craftsmen's pay. In spite of these difficulties, the organ was received on March 27, 1817. On demand by organist Ouelly, modifications were made to the original stoplist: addition of a Contre-bombarde stop in the Pedal division, removal of the Grosee Fourniture, addition of a Trompette (treble) replacing the Larigot in the Choir Division. Manual compass was extended from 51 to 54 notes.
But the overall effect was disappointing, Dom Bedos' organ was overwhelmed by the cathedral, eight to ten times larger than St. Croix, and a further rebuilding was undertaken between 1837 and 1841 by the organbuilder Henry, who designed the current convex wings of the case. In 1875-7, Wenner replaced the old two-stop Swell with a full 14-stop Swell organ, and replaced the tracker action of the Great and of the bass notes of the Swell, with a Barker pneumatic action.
More work was carried out in 1921 by Puget, and in 1933 by Gloton. In 1946, the tracker action of the pedal division was replaced by a tubular pneumatic action, by Robert Boisseau, and from 1954 to 1961, the keyboard action was fully electrified by Beuchet-Debierre. In 1962, some pipes dating from Wenner's restoration (1875-7) fell into the nave, and to prevent further collapses, that section of the organ was temporarily rebuilt, using unattractive electrolytic zinc pipes.
At that stage, the organ contained 56 stops: 26 from Dom Bedos de Celles' original instrument, 10 salvaged from early instruments during the 19th century, and 20 modern. Such was the instrument, capable of producing unforgettable sonorities despite its age and composite nature, over with Canon André Lacaze presided as principal organist until his death in 1964. He had already raised the possibility of total restoration and this project was taken up by his successor Christian Robert who was supported by Archbishop Marius Maziers, the Mayor of Bordeaux, Jacques Chaban-Dalmas, and the Minister of Culture.
The principal question to be resolved was how far Dom Bedos' original stops could be preserved. On the advice of André Marchal, of the Commission for Historical Monuments, the option of building a new organ was preferred. After delays caused by architectural renovations of the cathedral itself, the work of building a new organ was carried out by the organbuilding firm Gonzalez, under the supervision of Emile Mothere, Francis Chapelet and Christian Robert.
The new organ is housed in a splendid case designed by the firms of Limouzin and Vernay, in the style which the old organ had had before 1875. The instrument is entirely new except for a few wooden display pipes on the Choir, dating from 1934. The organ was designed in the light of information available about Dom Bedos' original instrument (1748), of the same builder's treatise "On the Art of Organ-building", of the instrument dismantled in 1973, and of the requirements of the modern repertoire.
The builders wished to imitate several features of Dom Bedos' original organ: the flute, flageolet and cornet stops of the Choir; the fifteenth, mixtures and grande tierce of the Great; the cornet of the Echo, and the tracker action. His treatise, mentioned above, described a "Grand Jeu de Tierce de Pédale", which was imitated in the new organ by constructing the Echo as a swell-box, with a Cornet stop; when the box is closed, this keyboard acts as a genuine Echo organ, while with the box open, its Cornet, coupled with the 16' Pedal Cornet, forms the Pedal Grande Tierce advocated by Dom Bedos. The addition of 16' and 32' Bourdon stops on the Pedal and the preservation of a 4' Flute on the Choir also comply with the treatise.
The new Swell was designed to reflect the one built in 1875 by Georges Wenner, with the addition of a full family of Principals (8'-4'-2') and a 5-rank Mixture, all in more acceptable metal. To enable the whole Romantic and Modern repertoire to be performed, the manuals were extended to 61 notes and the pedalboard to 32.
Georges Danion, of the Gonzalez firm, directed the rebuilding operation. Jacques Bertrand was responsible for voicing the stops: his work in reconciling the acoustics of the cathedral, Dom Bedos' principles and all the requirements of experts and organists involved, deserves particular admiration. The organ was inaugurated, in 1982, by Jean-Jacques Grunenwald.
In 1987, a rehabilitation was carried out by organbuilding firm Pesce under the authority of the Commission for Historical Monuments and under the supervision of Jean-Pierre Decavele. On this occasion, a new electronic combinator, designed by Christian Robert. was installed.
Important modernization works have been carried out by organbuilder Marc Hédelin to improve tonal structures (mainly in the Pedal division) and the organist's convenience at the console. The renovated organ was inaugurated by Guy Bovet on May 30, 2002.>
The organcase, originating from Le Réole and many times enlarged, is classified as an "historical landmark".
Maurice Touzet and Christian Robert
II. Grand-Orgue |
III. Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| Montre | 16' | Bourdon | 16' | |
| Bourdon | 16' | Principal | 8' | |
| Montre | 8' | Bourdon | 8' | |
| Bourdon | 8' | Flûte | 8' | |
| Flûte | 8' | Violoncelle | 8' | |
| Gros Nazard | 5 1/3' | Voix céleste | 8' | |
| Prestant | 4' | Principal | 4' | |
| Grosse Tierce | 3 1/5' | Flûte | 4' | |
| Quinte | 2 2/3' | Doublette | 2' | |
| Doublette | 2' | Plein Jeu | V | |
| Tierce | 1 3/5' | Cornet | V | |
| Grosse Fourniture | III | Basson | 16' | |
| Fourniture | VI | Trompette | 8' | |
| Cymbale | IV | Hautbois | 8' | |
| Grand Cornet | V | Voix humaine | 8' | |
| Bombarde | 16' | Clairon | 4' | |
| Trompette | 8' | |||
| Trompette (chamade) | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
| Clairon (chamade) | 4' | |||
I. Positif de dos |
IV. Écho |
|||
|---|---|---|---|---|
| Montre | 8' | Cor de nuit | 8' | |
| Bourdon | 8' | Flûte à fuseau | 4' | |
| Flûte | 8' | Quarte de nazard | 2' | |
| Prestant | 4' | Piccolo | 1' | |
| Flûte | 4' | Sesquialtera | II | |
| Nazard | 2 2/3' | Cymbale | III | |
| Doublette | 2' | Régale | 8' | |
| Tierce | 1 3/5' | Chalumeau | 4' | |
| Larigot | 1 1/3' | |||
| Fourniture | IV | |||
| Cymbale | III | |||
| Cornet | V | |||
| Trompette | 8' | |||
| Cromorne | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
Pédale |
|
|---|---|
| Soubasse | 32' |
| Principal | 16' |
| Soubasse | 16' |
| Flûte | 16' |
| Principal | 8' |
| Bourdon | 8' |
| Flûte | 8' |
| Principal | 4' |
| Flûte | 4' |
| Principal | 2' |
| Grosse Sesquialtera | II |
| Plein Jeu | V |
| Bombarde | 32' |
| Bombarde | 16' |
| Trompette | 8' |
| Trompette (chamade GO) | 8' |
| Clairon | 4' |
| Clairon (chamade GO) | 4' |
| Clairon | 2' |