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Orgue de tribune / Gallery Organ Cavaillé, 1778 / Cavaillé-Coll, 1862 / Fromentelli, 1978
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Orgue de choeur / Chancel Organ Maucourt, 1865
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Cette église, fruit de l'enthousiasme mystique du Moyen-Âge, a été construite au XIIIe siècle, entre 1240 et 1270, dans le pur style gothique méridional. Située aux confins du nouveau royaume de France depuis le Traité de Paris (1229), l'église est conçue comme un temple forteresse de style roman puis gothique en fonction de ses remaniements successifs. Les contreforts et la tour du clocher datent encore de cette époque. En 1318, le pape Jean XXII érige le diocèse de Saint-Papoul afin de limiter les prétentions de l'évêque de Toulouse jugé trop gourmand. Il était coutume à ce temps-là que l'église de la ville la plus proche d'un évêché soit une collégiale. C'est ainsi que l'église paroissiale Saint-Michel fut élevée au rang de collégiale le 13 février 1318. C'est alors qu'un chapitre de chanoines s'y installe et exerce une charge pastorale et administrative pour le diocèse. Un imposant cloître, maintenant le Palais de Justice, est alors construit contre le mur gouttereau sud de la collégiale. En 1355, au cours de la Guerre de Cent Ans, le Prince Noir, fils d'Edward III d'Angleterre, s'empare de la ville et la brûle. L'église reste ensuite à découvert une cinquantaine d'années. Une restauration gothique est ensuite réalisée. Une voûte de pierre est alors dressée pour remplacer la voûte de bois détruite lors de l'incendie; de cette voûte, il ne reste aujourd'hui que celle de la première travée. Au XVIe siècle, les chapelles latérales sont ajoutées de même qu'une flèche pyramidale sont le sommet culmine à 50 mètres (164 pieds). Enfin, le choeur est réaménagé au XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, la voûte de pierre, trop lourde, est supprimée.Elle est remplacée par une charpente, plus légère, qui est encore modifiée un siècle plus tard. À la même occasion, les voûtes des chapelles latérales sont placées à un niveau uniforme, elles qui, jusque-là, différaient les unes des autres. Plusieurs restaurations ont été faites au XXe siècle.
L'extérieur de l'église est assez austère. De l'édifice roman initial, il reste l'étroitesse des baies meurtrières, l'épaisseur des contreforts et le caractère massif de la tour-clocher. En 1702, le clocher est surélevé de deux étages puis le tout est détruit en 1786. Le seul décor, sur la façade nord, est constitué par les deux portails gothiques et de petits oculi. Le premier, à l'ouest, constitue l'entrée de la collégiale. Il a été élargi en 1878. Son tympan est vitré et il n'est orné que de quelques chapiteaux à motifs végétaux. Le clocher est doté d'un carillon de 35 cloches, un des plus importants de France. Le second portail donne accès directement à la nef et son porche s'encastre entre deux contreforts. Toutes les statues qui l'ornaient ont disparu. Voûté d'ogives et décoré de jolis chapiteaux, il est plus fin que le premier portail.
L'édifice se distingue par sa tour-clocher, très austère, qui adopte une position originale. Le clocher lui-même, avec ses trois niveaux octogonaux percés de petites baies cintrées et surmonté d'une flèche pyramidale, est assez classique dans la région. Il s'agissait initialement d'un clocher porche, par lequel on pénétrait dans la collégiale. Du porche, il reste deux ouvertures qui enjambent la petite rue Saint-Michel. La troisième, face à l'ancien portail, a été comblée en 1835. La tour du clocher est donc coincée entre l'église et les habitations. De manière générale, il faut noter que la collégiale est cernée de près par les habitations. Excepté sur la façade nord, il y a donc peu de place pour sa mise en valeur.
Comme beaucoup d'édifices méridionaux et ce, comparé aux édifices gothiques du nord, la collégiale est une église dotée d'une large nef unique de faible élévation. La charpente en berceau brisé, soutenu par des doubleaux de pierre, atteint 23 mètres (75 pieds) de haut. Des sept travées, seule la travée qui précède le chœur est en pierre et voûtée d'ogives. L'élévation est à deux niveaux. Au-dessus des grandes arcades qui ouvrent sur des chapelles latérales, les longues baies étroites fournissent un éclairage peu abondant.
Aucun transept ne sépare le chœur de la nef. Le chœur est un rond-point à neuf pans, voûté en ogives et bordé de stalles surmontées là encore par des fenêtres à lancettes et vitraux datant du XIXe siècle. Le chœur est isolé des fidèles par une grille en fer forgé du XVIIIe siècle laquelle a été classée « monument historique » le 25 janvier 1963. Les stalles qui s'y trouvent et réservées aux moines et dignitaires épiscopaux sont du XVIIe siècle. Le maître-autel baroque, du XVIIIe siècle et en marbre blanc de Carrare et sanguin de Caunes-Minervois, est surmonté d'un ciborium en haut duquel logent trois anges symbolisant trois vertus théologales : au sommet, l'ange présentant la croix pour la Foi, le deuxième portant une ancre pour l'Espérance et le troisième offrant un cœur embrasé pour la Charité. Une chapelle latérale, plus profonde que les autres, est surnommée Chapelle royale, car la tête de saint Louis décore le devant de la clef de voûte. Comme toutes les chapelles, elle est peinte, mais les peintures ne sont pas d'origine.
L'édifice est classé « monument historique » depuis le 18 octobre 1910.
Les orgues
L'orgue de tribune
L'instrument original, de style classique français, a été construit entre 1774 et 1778 par Jean-Pierre Cavaillé et ne possédait que deux claviers manuels et un pédalier.
En 1859, l'instrument avait subi les outrages du temps et présentait une usure certaine au niveau du mécanisme. Le petit-fils de Jean-Pierre, Aristide Cavaillé-Coll, est chargé non seulement de reconstruire l'instrument à l'identique, mais aussi de l'agrandir. Un premier devis est présenté le 17 septembre 1859 dans lequel il ne put s'empêcher de conserver des jeux et de la tuyauterie qui datent des années 1774-78. Il propose peu de changements pour le Grand-Orgue et le Positif, mais il propose l'ajout d'une division de Récit expressif de 8 jeux qui apportera une coloration romantique à l'instrument et huit pédales de combinaisons. Le coût de cette intervention est de 30 000 francs. L'instrument est inauguré le 5 juin 1862.
La partie instrumentale de l'instrument est classée « monument historique » le 21 décembre 1969.
De 1972 à 1978, l'instrument est restauré par Bartholomé Fromentelli. La soufflerie est restaurée en 1994 par le facteur Claude Berger qui réalise aussi un relevage de l'instrument en 2001.
En 2010, le même facteur restaure la machine Barker afin de rendre encore plus souple la transmission au niveau des claviers manuels.
L'orgue de choeur
En 1865, le facteur Thiébaut Maucourt, d'Albi, construit cet instrument pour l'École Militaire Royale, de Sorèze (Tarn). En 1884, cet instrument est déménagé et installé comme orgue de choeur dans la collégiale Saint-Michel de Castelnaudary.
L'instrument est classé « monument historique » depuis le 26 novembre 1987.
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This church, the result of the mystical enthusiasm of the Middle Ages, was built in the 13th century, between 1240 and 1270, in pure southern Gothic style. Located in the boundaries of the new kingdom of France since the Paris Treaty (1229), the church is originally designed as a Romanesque temple fortress and, in the successive modifications, in the Gothic style. The buttresses and the bell tower still date from that time. In 1318, Pope Jean XXII erected the St. Papoul diocese in order to restrict the claims from the bishop of Toulouse considered too grasping. At that time, it was usual that the church located in the city nearest the new episcopal seat be eleveted to the status of collegiate church. That's how St. Michel parish church was elevated to the rank of collegiate church on February 13th, 1318. A canons' chapter is set up to provide pastoral and administrative duties for the diocese. An imposing cloister, now housing the Law Courts, is built against the collegiate's south lateral wall. In 1355, during of the Hundred Years War, the Black Prince, the son of Edward III of England, took over the city and burned it. The church remained without roof for fifty years. A Gothic restoration is then executed. A stony vault is built to replace the wooden one destroyed by the fire; of this vault only the one in the first bay remains. In the 16th century, lateral chapels are added as well as a pyramidal steeple reaching 164 feet (50 metres). Finally, the chancel is redeveloped in the 18th century. In the 19th century, the too heavy stony vault is removed and replaced with a lighter framework which was again modified a century later. On that same occasion, the vaults in the lateral chapels are brought to a same level which, up to then, were different from each other. Several restorations were executed in the 20th century.
The church's exterior is rather forbidding. From the initial Romanesque building, the tight embrasures, the thick buttresses and the massive bell tower remain. In 1702, the bell tower is raised with a two-storied addition and then the whole construction is destroyed in 1786. The only ornaments, on the north facade, are the Gothic portals and the small oculi. The first portal, on the west side, is the church entrance. It was enlarged in 1878. Its tympanum is glazed and it is adorned only by some capitals decorated with plant patterns. The bell tower houses with a 35-bell carillon, one of the most important in France. The second portal gives direct access to the nave and its porch fits between two buttresses. All adorning statues have disappeared. Rib vaulted and decorated with nice capitals, it is more delicate than the first one.
The building sets itself apart by its very forbiding bell tower and its original position. The bell tower itself, with its three octogonal levels opened with small curved vaults and topped by a pyramidal steeple, is rather typical in the region. Initially, it was a bell tower-porch through which access to the church was possible. Of the porch, only two openings remain which overhangs the small St. Michel street. The third one, facing with the former portal, was filled up in 1835. The bell tower is therefore pinned between the church and the houses. At any rate, it should be noticed that the church is closely surrounded by houses. Excepted on the north facade, there is therefore little room to allow enhancement.
Like many southern buildings and compared to northern Gothic buildings, the church has a lowly-elevated large unique nave. The broken barrel vaulted structure, supported by stony traverse ribs, is 75 feet (23 metres) high. From the seven bays, only the first one near the chancel is made of stone and is rib vaulted. Elevation has only two levels. Above the large archways which give access to the lateral chapels, the long narrow bays do not provide profuse lightning.
No transept separates the chancel from the nave. The nine-section chancel is rib vaulted and bordered with stalls topped by windows with lancets and stained glass windows dating the 19th century. The chancel is isolated from the nave by an 18th-century forged iron gate which was classified as "historical monument" on January 25th, 1963. The stalls, which are reserved for the monks and episcopal dignitaries, date from the 17th century. The 18th-century Baroque high altar, made of Carrara white marble and blood colour one from Caunes-Minervois, is topped by a ciborium on which there are three angels representing the three theological virtues: at the top, the angel introducing the cross for Faith, the second one carrying an anchor for Hope and the third onel offering an ablazing heart for Charity. A lateral chapel, deeper than all others, is nicknamed Royal Chapel because St Louis' face can be seen in front of the keystone. Like all chapels, it is painted, but the paintings are not originals.
The building is classified as "historical monument" since October 18th, 1910.
The Organs
The Galley Organ
The original French classical style two-manual and pedal instrument was built between 1774 and 1778 by Jean-Pierre Cavaillé.
In 1859, the instrument showed signs of wear and tear at the action level. Jean-Pierre's grandson, Aristide Cavaillé-Coll, is entrusted not only to rebuilt the instrument to original and also to enlage it. A first proposal is submitted on September 17th, 1859 in which he proposes to reuse stops and pipework dating from 1774-78. Few changes are recommended for the Grand-Orgue and Positif divisions but he proposes to add an 8-stop enclosed Récit division that would bring Romantic colours to the instrument and eight combination pedals. The works are carried out at the cost of 39,000 francs. The instrument is inaugurated on June 5th, 1862.
The instrument is classified as "historical monument" on December 21st, 1969.
From 1972 till 1978, the instrument is restored by Bartholomé Fromentelli. The wind system is restored in 1994 by organbuilder Claude Berger who also executed a renovation of the instrument in 2001. In 2010, the same organbuilder restored the Barker machine in order to improve the transmission at the manuals level.
The Chancel Organ
In 1865, organbuilder Thiébaut Maucourt, of Albi, built this instrument for the Royal Military Academy, in Sorèze (Tarn). In 1884, this instrument is moved and installed as chancel organ in St. Michel Church in Castelnaudary.
I. Positif de dos |
II. Grand-Orgue |
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|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 8' | 1Montre | 16' | |
| 1Salicional | 8' | Bourdon | 16' | |
| 1Unda Maris | 8' | Montre | 8' | |
| Montre | 4' | Bourdon | 8' | |
| 2Flûte douce | 4' | 1Violoncelle | 8' | |
| Nazard | 2 2/3' | 1Flûte harmonique | 8' | |
| Doublette | 2' | Prestant | 4' | |
| 3Tierce | 1 3/5' | 1Violon | 4' | |
| 1Piccolo | 1' | Quinte | 2 2/3' | |
| 3Plein Jeu | V | Doublette | 2' | |
| 1Trompette | 8' | Cornet | V | |
| 3Cromorne | 8' | 3Plein Jeu | VII | |
| 1Basson | 16' | |||
| Trompette | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
III. Récit |
Pédale |
|||
|---|---|---|---|---|
| Flûte harmonique | 8' | 1Contrebasse | 16' | |
| Viole de gambe | 8' | Flûte | 8' | |
| Voix céleste | 8' | Flûte | 4' | |
| Flûte octaviante | 4' | 1Bombarde | 16' | |
| Octavin | 2' | Trompette | 8' | |
| Trompette | 8' | Clairon | 4' | |
| Voix humaine | 8' | |||
| Basson-Hautbois | 4' | |||
| 1 | Jeu de 1862 / 1862 stop | |
| 2 | Jeu de 1862-1978 / 1862-1978 stop | |
| 3 | Jeu de 1778-1978 / 1778-1978 stop |
I. Positif de dos |
II. Grand-Orgue |
|||
|---|---|---|---|---|
| Flûte harmonique | 8' | En tirasse / By pulldown | ||
| Viole de gambe | 8' | |||
| Voix céleste | 8' | |||
| 1Bourdon | 8' | |||
| Prestant | 4' | |||
| Octavin | 2' | |||
| 2Trompette | 8' | |||
| 3Hautbois | 8' | |||
| 1 | Basse et dessus / Bass and treble | |
| 2 | Basse / Bass | |
| 3 | Dessus / Treble |