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Carouge 1679 / Haerpfer, 1986
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Historique
Chambly est une ville de l'Oise située à environ 40 kilomètres (25 milles) au nord de Paris et environ 35 kilomètres (22 milles) de Beauvais.
Dès le VIe siècle, on trouve la trace de Chambly dans l'administration mérovingienne. Au IXe siècle, les massacres des Normands qui remontent l'Oise désorganisent la région et l'administration carolingienne. Au Moyen Âge, Chambly est une terre agricole et industrielle qui porte le nom de Hauberger. Alors possédée par les comtes de Beaumont, la ville devient, entre leurs mains, une forteresse considérable et ose même résister à l'autorité royale. La ville est assiégée en 1103 par Louis VI le Gros sans qu'il puisse autant la détruire.
Durant la guerre de Cent Ans, les habitants de la ville, alors sous domination anglaise, sont obligés de prendre part aux massacres de la Jacquerie. En 1417, le duc de Bourgogne, qui veut riposter contre Beaumont décide d'établir son quartier général à Chambly. Plus tard, Henri IV installera également son quartier général dans la cité à deux reprises. Il ne reste aujourd'hui aucune trace de ces faits d'armes et des fortifications. Au cours du XVIIIe siècle, un grand feu allumé pour fêter la convalescence de Louis XV détruisit la plus grande partie des habitations.
Le prince François-Louis de Bourbon acquiert la seigneurie de Chambly le 20 juin 1701. En 1790, un décret de l'Assemblée législative ordonne la division de la France en 83 départements. Chambly qui aurait dû se retrouver en Seine-et-Oise est finalement rattaché à l'Oise, peut-être en raison d'une ancienne rivalité avec Beaumont-sur-Oise.
L'église
La ville de Chambly possédait deux églises, Saint-Martin et Notre-Dame et un prieuré. La première, la plus ancienne, fut désaffectée en 1782 et démolie l'année suivante ainsi que son presbytère. Le prieuré, proche de l'église Notre-Dame, était sous le vocable de Saint-Aubin et appartenait aux Bénédictins. Il avait été fondé en 1126 par Mathieu Ier de Beaumont, il fut détruit en 1794. Les cloches et les ornements du culte furent vendus selon la coutume révolutionnaire.
Seule l'église Notre-Dame surmonta les multiples assauts du temps. En 1248, saint Louis rend visite à son chambellan Pierre III de Chambly, celui qui lui avait sauvé la vie en le protégeant de son corps d'un coup d'épée qui lui était destiné. La tradition rapporte que la mère du roi (Blanche de Castille) étant malade, celui-ci fait le vœu d'accorder la construction d'une église à Chambly si elle échappe à la mort. La reine guérit et saint Louis finance la construction de l'église Notre-Dame; ce qui est fort possible quand on connaît les liens d'amitié qui unissaient Louis IX et la famille de Chambly et sa générosité envers les institutions religieuses. La meilleure preuve serait la disposition du choeur polygonal de l'édifice qui rappelle celui de la Sainte-Chapelle de Paris. Selon l'abbé Thierry, curé de la paroisse de 1740 à 1754, c'est au cours de travaux que l'on découvrit dans le portail Sud la statue de saint Louis et dans le portail Nord, celle de Blanche de Castille.
L'édifice est construit sur un terrain humide et dont la mobilité est due aux infiltrations du Coisnon, affluent de l'Esches. Ces mouvements de sol expliquent la curieuse inclinaison du clocher. En 1757, le pont franchissant le ruisseau a été emporté lors d'une inondation et c'est à cette époque que le terrain autour de l'église fut surélevé. Un historien signale que l'édifice était déjà sérieusement endommagé depuis 1754 et que les services religieux étaient célébrés pendant quatre ans dans la chapelle du prieuré Saint-Aubin, temps nécessaire pour effectuer les réparations. À l'origine, le clocher contenait quatre cloches de volume inégal, les deux plus petites furent descendues, vendues et fondues pendant la Révolution, partageant le sort de leurs compagnes de l'église Saint-Martin et du prieuré Saint-Aubin, la troisième fut brisée sur place, le poids de la quatrième ayant découragé le zèle des patriotes révolutionnaires, elle fut épargnée.
En 1862, des pierres s'étant détachées de la voûte du choeur, l'accès à cette partie de l'église fut interdit par le gouvernement impérial et un crédit fut accordé pour sa remise en état. Les travaux furent interrompus par la guerre de 1870 et ne reprirent qu'en 1880. Les travaux terminés, la fête de l'Immaculée-Conception, le 8 décembre 1885, fut célébrée dans le sanctuaire rénové.
La nef mesure 35 mètres (115 pieds) de longueur jusqu'à l'entrée du choeur et 25 mètres (82 pieds) de largeur; elle est divisée en quatre travées soutenues par de puissants piliers couronnés de colonnettes, dont quelques-unes s'élèvent jusqu'à la hauteur des combles, les autres s'arrêtent à la hauteur des latéraux. Les bases de ces piliers sont à pans coupés et leurs chapiteaux sont ornés de crosses, de volutes ou de feuillages. L'ensemble est majestueux; les voûtes de la nef et des bas-côtés sont sillonnées de moulures à angles aigus, une disposition remarquée dans les églises obéissant à certaines lois de l'acoustique.
Un jubé, supprimé en 1735, séparait la nef du choeur. Il fut remplacé par une grille offerte par un chevalier de l'ordre de Saint-Louis laquelle fut démontée et vendue pendant la Révolution.
Le choeur, la partie la plus intéressante de l'édifice, est vaste et clair, six hautes fenêtres dispensent la lumière. Les vitraux ont disparu, seule la fenêtre absidale est décorée d'une Assomption exécutée au siècle dernier selon les directives de l'architecte Eugène-Emmanuel Viollet-Le-Duc.
L'église comprend deux chapelles se terminant par une abside basse et curviligne. Celle du côté droit est consacrée à la Vierge. Elle abrite une statue en bois de la Vierge et l'Enfant Jésus datant du XVIe siècle. Un bas-relief de bois peint représentant saint Martin partageant son manteau et ayant appartenu à l'église disparue, orne le mur latéral du même côté. Dans le bas-côté gauche, une chapelle formant saillie à l'extérieur et construite au XVIe siècle, est consacrée au Saint-Sacrement; elle est protégée par une très belle grille provenant d'une ancienne abbaye.
Le mobilier de l'église est particulièrement riche. La chaire est de style Louis XIV : sa tribune est ornée sur sa face principale d'un apôtre saint Jean écrivant son Évangile et la rampe d'accès est décorée de rinceaux encastrés dans de solides moulures, l'abat-voix est surmonté d'un ange aux ailes déployées sonnant de la trompette. Les stalles du choeur sont de la même époque et portent cette signature : « Pierre Oudin compagnon menuisier qui travaillait chez Pierre Templier en l'année mil sept cent cinquante-sept ». La chaire et les stalles étaient auparavant dans l'église Saint-Sauveur de Paris, supprimée et démolie en 1785. Les fonts baptismaux sont du XVe siècle et ont la forme du vaisseau symbolique.
À noter le retable au fond du choeur. Il s'agit d'un retable en bois sculpté, doré et peint composé de quatre volets. Chaque volet est composé de deux panneaux de bois fixés dans un cadre de bois doré et mouluré. Ces volets font partie d'un immense polyptyque d'origine anversoise ou brabançonne et proviennent d'un retable flamand du XVIe siècle. Ils représentent la Messe de saint Grégoire,et des scènes de la vie du Christ (la Cène, le Baiser de Judas, Ecce Homo, le Jardin des Oliviers, la Pentecôte et la Résurrection). Quoiqu’en mauvais état, ils ont été classés en tant que « monuments historiques » le 31 mai 1897. D'autres volets ayant appartenu au même polyptyque sont exposés dans l'église de Tournehem (Pas-de-Calais).
L'édifice est classifié « monument historique » en 1862.
L'orgue
L'orgue est un instrument du XVIIe siècle. Son histoire est méconnue et son auteur n'est pas identifié avec certitude. Pendant longtemps, l'oeuvre était attribuée à Robert Dallam qui a travaillé à Senlis, dans l'Oise. Or,il n'existe pas d'orgue de Dallam à Senlis et précisément, l'orgue de Chambly provient de Senlis. Maintenant, l'oeuvre est attribuée à Jacques Carouge dont l'orgue proviendrait de l'ancien monastère de la Présentation, à Senlis. L'instrument est même arrivé avec sa rambarde de tribune, incurvée. Mais comme une nouvelle tribune avait été érigée, cette rambarde, inutile mais jolie, a été disposée à droite et à gauche, au niveau du buffet principal.
La présence d'une date « 1679 » décelée lors de la restauration prouve que l'ensemble est ancien. Au moment de son acquisition par Chambly en 1789, l'instrument possédait 25 jeux répartis sur quatre claviers manuels et pédalier. L'orgue avait été acheté avec sa tribune mais celle-ci n'était pas assez haute ni assez large pour le portail de Chambly. De plus, sa forme incurvée se prêtait mal au réemploi. Lors du transfert, une tribune pavée de tomettes est posée sur une poutre transversale droite avec un lambris de panneaux sans ornement où sera incrusté le positif tel quel avec les débuts de la décoration de la tribune restant engagés de part et d'autre du cul-de-lampe. Économes et de grands bons sens, les gens de Chambly ne voulurent pas se priver d'une menuiserie qu'ils avaient payée. Ils firent séparer la tribune en deux parties et la firent installer de part et d'autre du grand buffet comme une colonnade décorative en hémicycle, rachetant le fait que le grand buffet pouvait avoir l'air un peu étriqué dans ce vaste édifice.
D'après les registres de la paroisse, l'orgue a fait l'objet de plusieurs réparations pendant tout au long du XVIIe siècle. Parmi celles-ci, la soufflerie a été remplacée en 1838 par le facteur Suret.
En 1942, le facteur Eugène Rochesson est choisi pour effectuer une restauration de l'instrument. Mais avec la Deuxième Guerre mondiale qui fait rage, les travaux sont interrompus alors que tous les éléments mécaniques et la tuyauterie étaient déjà partis en atelier à Pontoise. Après la guerre, il n'était plus question de faire face à cette dépense et le facteur Rochesson doit rapporter les éléments en sa possession. Tout est dispersé sur la tribune et la façade garnie à la va-vite avec n'importe quoi. Tout? Enfin presque. Beaucoup d'éléments ont disparu même les claviers sauf un retrouvé sur une épinette. En fait, il ne reste plus grand-chose si ce n'est les petits tuyaux, les plus grands ayant été placés en façade, mais bien incomplets. Le résultat : un orgue quasi vide, mais avec ses sommiers en place. Avec ceux-ci, il était possible d'en connaître la composition.
L'instrument est récupéré en 1957 par la ville de Chambly. En 1976, grâce à l'intervention de Pierre Hardouin, la valeur de l'ensemble est reconnue ce qui permet d'engager une demande de classement au titre des monuments historiques. Ce statut est reconnu le 30 novembre 1984. Un comité pour la rénovation des orgues est créé et de multiples devis de restauration sont sollicités. En octobre 1984, l'orgue, démonté et mutilé, est confié au facteur Théo Haerpfer pour une restauration complète.
La tuyauterie éparse sur la tribune est rassemblée, nettoyée puis classée. On y retrouve de nombreux tuyaux de Plein-jeu, la Doublette quasi complète, et quelques spécimens d'une Flûte de 4', du Prestant 4' et quelques résonateurs de trompettes. En façade, quelques tuyaux de Montre, d'autres tuyaux du Prestant et des corps de Cromorne avec leurs noyaux qui avaient été enfilés dedans pour compléter la hauteur de la façade, mais sans leurs anches ni leurs rigoles.
La division de pédale est neuve. La division d'Écho manquante a été reconstituée sous la forme d'un Cornet d'Écho. Les claviers ont été refaits sur le modèle de celui servant sur une épinette. La soufflerie est composée de deux soufflets cunéiformes dont un seul sert de réservoir à un ventilateur électrique.
De la mécanique, subsiste seulement le grand abrégé. Les claviers ont disparu et, apparemment, le buffet commençait à être charcuté pour poser de plus grands claviers. Quelques étiquettes de registres subsistent. Les sommiers sont en place de même que les accroches des tirages des soupapes. Les tirants de registres ont disparu, mais les axes des pilotes tournants et les épées des registres sont présents. Au fond de la tribune subsistent une soufflerie à plis parallèles et ses deux pompes alternatives. Cette soufflerie a été installée par Suret en 1838 pour remplacer les trois vieux soufflets cunéiformes.
Les boiseries, parfois disloquées et la console dans un état de décomposition avancée nécessitent un important travail. Les buffets sont décapés et cirés. L'instrument possède un soubassement garni de deux volets dont la vocation acoustique est indéniable. Il s'agit d'un spécimen d'orgue classique rarement conservé : un double quatre-pieds contrairement aux habituels huit-pieds avec réplique en quatre. Tant pour la console que pour la soufflerie, l'orgue est complété en matériels neufs manufacturés dans les mêmes bois ou métaux qu'au XVIIe siècle, et ce, en utilisant des méthodes anciennes de travail afin que le résultat s'approche grandement de l'original qui remonte à trois siècles. Les travaux ont pris fin à l'été 1986.
L'instrument a été officiellement inauguré en 1987.
Le buffet est composé de deux corps, le grand orgue et le Positif dorsal. Le grand buffet comporte trois tourelles de sept tuyaux, celle du centre étant plus petite que les deux autres. Les deux grandes tours encadrent deux plates faces de treize tuyaux à entablement horizontal. La tourelle centrale est couronnée par une statue représentant la Vierge à l'Enfant. Le Positif dorsal reprend la structure du grand orgue, mais en inversant les proportions, puisque c'est la tourelle centrale qui est plus haute que les tourelles latérales. Les plates faces du Positif possèdent seulement huit tuyaux.
L'instrument est l'unique témoin d'un quatre claviers d'esthétique classique français datant du XVIIIe siècle dans toute la région.
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Backgrounds
Chambly is a city in the Oise department and is located about 25 miles (40 kilometres) north of Paris and about 22 miles (35 kilometres) from Beauvais.
In the 4th century, Chambly was part of the Merovingian administration. In the 9th century, massacres by the Normans who sailed up the Oise River disrupted the region and the Carolingian administration. In the Middle Ages, Chambly is an agrarian and industrial land named Hauberger. Owned by the counts of Beaumont, the city becomes, in the hands, a considerable fortress and even dares to resist to royal authority. The city is besieged in 1103 by Louis VI le Gros who is not able to destroy it.
During the Hundred Years War, the residents, then under English domination, are obliged to take part in the Peasant massacres. In 1417, the duke of Burgundy, which wants to counter Beaumont, decides to set up his headquarters in Chambly. Later, Henri IV twice installed his headquarters in the city. There is no extant trace of these feats of arms and fortifications. During the 18th century, a large fire lit to celebrate the recovery of Louis XV destroyed a major part of the city.
Prince François-Louis de Bourbon bought the Chambly seigniory on June 20th, 1701. In 1790, a decree by the Legislative Assembly orders the division of France into 83 departments. Chambly who should have joined the Seine-et-Oise department is finally attached to the Oise department, mainly due to an ancient rivalry with Beaumont-sur-Oise.
The Church
The city of Chambly had two churches, St. Martin and Notre-Dame, and a priory. The first one, the most ancient, was disused in 1782 and demolished the next year along with its presbytery. The priory, close to Notre-Dame church, was dedicated to St. Aubin and belonged to the Benedictines. It had been founded in 1126 by Mathieu Ier de Beaumont, it was destroyed in 1794. Bells and ornaments of worship were sold according to revolutionary usage.
Only the Notre-Dame church was able to overcome the numerous attacks over the years. In 1248, St. Louis visited his chamberlain Pierre III de Chambly, the one who had saved his life by shielding him with his body from a sword attack intended for him. Tradition reports that the king's mother (Blanche de Castille) being sick, St Louis made the vow to build a church in Chambly if death eluded her. The queen recovered and St Louis financed the building of Notre-Dame church; this is very probable when taking into account the friendship linking Louis IX and the Chambly family and his generosity towards religious institutions. The best proof would be the building's polygonal chancel which reminds the one in the St Chapel in Paris. According to Rev Thierry, Notre-Dame parish priest from 1740 till 1754, a statue of St Louis was found in the south portal and one of Blanche de Castille in the north portal.
The building is erected on humid ground and instability due to the seepages of the Coisnon stream, an affluent of Esches River. These soil movements explain the curious incline of the bell tower. In 1757, the bridge over the stream was torn apart during an inundation and it is, at that time, that the ground around the church was raised. A historian mentions that the building was already seriously damaged since 1754 and that church services were celebrated during four years in the chapel of St. Aubin priory while repairs were being executed. Originally, the bell tower boused four bells of unequal volume; the smaller two were taken away, sold and melted during the Revolution, sharing the fate of the ones from St. Martin church and St. Aubin priory, the third one was broken into pieces on site, the weight of the fourth one having discouraged the passion of the revolutionary patriots, was spared.
In 1862, stones broked loose from the chancel vault, the access to this part of the church was forbidden by the imperial government and funds were granted for executing repairs. Works were interrupted by the 1870 war and resumed only in 1880. When the works were completed, the feast of the Immaculate-Conception, on December 8th, 1885, was celebrated in the renovated chancel.
The nave is 115 feet (35 metres) long up to the chancel and 82 feet (25 metres) wide; it is divided into four bays supported by powerful pillars crowned with columns, some of which rising up to the roof, the others stopping as high as the lateral walls. The base of these pillars are canted and their capitals are adorned with crosiers, volutes or foliages. The whole is majestic; the nave and side aisles vaults are furrowed with acute angled mouldings, a disposition found in churches obeying to certain acoustics laws.
A rood screen, removed in 1735, separated the nave from the chancel. It was replaced with a gate given by a knight of the order of St. Louis; this gate was removed and sold during the Revolution.
The chancel, the building's most interesting part, is vast and bright, light is provided by six high windows. Stained glass windows disappeared, alone the absidal window is decorated with an Assumption executed in the last century according to directives given by architect Eugène-Emmanuel Viollet-Le-Duc.
The church has two chapels ending by a low and curvilinear apse. The one on the right side is dedicated to the Blessed Virgin. It housed a wooden statue of the Virgin and the child Jesus dating from the 16th century. A painted wooden bas relief depicting St. Martin sharing the coat and once owned by the former St. Martin church, adorns the lateral wall on the same side. On the left side, a chapel, protruding on the outside and built in the 16th century, is dedicated to the Blessed Sacrament; it is protected by a very nice gate coming from a former abbey.
The church furniture is particularly rich. The pulpit is in Louis XIV style: its tribune is decorated on its main face by a St. John writing his gospel and its staircase is decorated with foliated patterns sculpted in solid mouldings, the louver is topped of an unfolded winged angel sounding the trumpet. The stalls in the chancel are the same era and carry this signature: "Pierre Oudin apprentice carpenter who worked for Pierre Templier in year one thousand seven hundred and fifty-seven". The pulpit and the stalls are coming from the abolished St. Sauveur church in Paris that was demolished in 1785. The font is from the 15th century and is shaped as a vessel.
The reredos in the back of the chancel is worthy of notice. It is a sculpted, gilded and painted wooden reredos made of four section. Each section is made of two wooden panels and is fixed in a moulded gilded frame. These sections are part of a larger polyptych of Antwerp or Brabant origin and come from a 16th century Flemish reredos. They despict the Mass of St Gregory, and scenes from the life of Christ (the Last Supper, the Kiss of Judas, Ecce Homo, the Mount of Olives, Pentecost and Resurrection). Actually in poor condition, they were classified as "historical monuments" on May 31st, 1897. Other sections belonging to the same polyptych are displayed in the church in Tournehem (Pas-de-Calais).
The buildiing is classified as "historical monument" in 1862.
The Organ
The organ is a 17th-century instrument. Its history is unsung and its builder is not identified with certainty. For a long time, the work was allocated to Robert Dallam who worked in Senlis, in the Oise department. But, there is not organ of Dallam in Senlis and precisely, the Chambly organ comes from Senlis. Now, the work is allocated to Jacques Carouge whose organ would come from the former Presentation monastery, in Senlis. The instrument even arrived with its curved gallery guardrail. But since a new gallery had been erected, this guardrail, pretty but useless, was installed to the right and to the left sides of the main organcase.
The presence of the date "1679" unvealed during the restoration proves that the instrument is ancient. At the time of its acquisition by Chambly in 1789, the instrument had 25 stops over four manuals and pedal. The organ had been bought with its gallery but it was not high enough nor wide enough for the portal of Chambly. Besides, its curved shape did not lend itself to easy reuse. During the transfer, a gallery with floor tiles is set up on a transverse beam with undecorated panels where the Positive case will be inlaid as it is along with the start of the gallery decoration remaining fixed on either side of the cul-de-lampe. Thrifty and with large common senses, the people of Chambly did not want to lose the woodwork they have paid for. They separated the gallery in two sections and installed them on either sides of the main organcase as fancy semicircular colonnades, enlarging the main organcase that could have looked a bit cramped in this vast building.
According to parochial archives, the organ was repaired several times throughout the 17th century. Among them, the blower was replaced in 1838 by organbuilder Suret.
In 1942, organbuilder Eugène Rochesson is entrusted to execute a restoration of the instrument. But with the Second World War under way, works are interrupted while all action elements and pipework had already left for the Pontoise workshop. After the war, there was no way the expenditures could be met and organbuilder Rochesson is asked to bring back all the elements he has in his possession. Everything is scattered on the gallery and and the facade is hastingly filled up with anything that could be found. Everything? Well almost. Many elements disappeared even the manuals except one which was found installed on a spinet. Not much remained except the small pipework, the largest ones having been put in the facade, but very incomplete. The result: a quasi empty organ but with its windchests in place. With these, it was possible to recreate the stoplist.
The instrument is reclaimed in 1957 by the city of Chambly. In 1976, thanks to Pierre Hardouin's intervention, the value of the instrument is recognized which allows to set up a request for classification as an historical monument. This status is granted on November 30th, 1984. An organ renovation committee is set up and numerous restoration proposals are seeked. In Octobe, 1984, the organ, dismantled and mutilated, is entrusted to organbuilder Théo Haerpfer for a full restoration.
The dispersed pipework on the gallery is gathered, cleaned and then classified. Several Plein-Jeu pipes, the quasi complete Doublette, and some specimens of a 4' Flute, 4' Prestant and some trumpet resonators are found. In the facade, some Montre pipes, other Prestant pipes and Cromorne bodies slipped on their blocks in order to meet the required facade height, but without their reeds nor their shallots, are found.
The Pedal division is new. The missing Echo division was reconstructed as an Echo Cornet. Manuals were rebuilt using the one found on a spinet as model. The wind system is made of two wedge-bellows with only one acting as a reservoir for the electrical blower.
The large rollerboard is the only element extant of the action. Manuals disappeared and, obviously, works were under way on the organcase to install new larger ones. Some stop labels survived. Windchests are in place as well as the valve hooks. The drawstop rods are missing, but the stop-trundles axis and the connecting rods are present. An horizontal reservoir with its two alternative pumps are present in the back of the gallery. This blower was installed by Suret in 1838 to replace the three old wedge-bellows.
Major works must be executed on the, sometimes dislocated, wood panels and on the console which is in a condition of advanced decay. Organcases are cleaned and waxed. The instrument has a lower case trimmed with two shutters used for acoustical reasons which are indisputable. It is a rare preserved specimen of a Classical organ: a double four-feet instrument contrary to the usual eight-feet with regress to four. Both for the console and for the wind system, the organ is completed with new elements fabricated with the same wood or metals as in the 17th century and using ancient working methods so that result comes close to the original that goes back up to three centuries. Works were completed in the summer od 1986.
The instrument was officially inaugurated in 1987.
The instrument uses two organcases, the main one and back Positive one. The main organcase includes three seven-pipe turrets, the one in the centre being smaller than the two others. The two large turrets frame two 13-pipe flats in an horizontal entablature. The central turret is crowned with a statue representing the Virgin and the Child. The back Positive reuse the structure of the main organcase, but by reversing proportions, the central turret is higher than the side turrets. The Positive flats have only eight pipes.
The instrument is the sole example of a French Classical 4-manual organ dating from the 18th century in the area.
I. Positif |
II. Grand-Orgue |
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|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 8' | Bourdon | 8' | |
| Montre | 4' | Bourdon | 8' | |
| Flûte | 4' | Montre | 4' | |
| Nasard | 2 2/3' | Flûte | 4' | |
| Doublette | 2' | Nasard | 2 2/3' | |
| Tierce | 1 3/5' | Doublette | 2' | |
| Larigot | 1 1/3' | Quarte de nasard | 2' | |
| Plein Jeu | IV | Tierce | 1 3/5' | |
| Cromorne | 8' | Fourniture | III | |
| Cymbale | III | |||
| Grand Cornet | V | |||
| Trompette | 8' | |||
| Cromorne | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
III. Récit |
IV. Écho |
|||
|---|---|---|---|---|
| Cornet | V | Cornet | V | |
| Trompette | 8' | Cromorne | 8' | |
| Hautbois | 8' | |||
Pédale |
|
|---|---|
| Flûte | 8' |
| Flûte | 4' |
| Trompette | 8' |
| Clairon | 4' |