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Phébade 1838 / Wenner & Gotty 1853 / Magen 1891 / Koenig 1950 / Chauvin 1979
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Une première église dédiée au Saint-Sauveur est consacrée en 804. Au XIe siècle, la famille comtale de Gascogne décide de créer un monastère à Condom dédié à Saint-Pierre. Entre 1011 et 1020, l'abbé Hugues, neveu du duc Guillaume-Sanche de Gascogne, réforme le monastère bénédictin et reconstruit l'église avec un cloître au nord.
Le 11 juillet 1317, le pape Jean XXII crée le diocèse de Condom et l'église abbatiale devient cathédrale quand Raymond de Gallard est nommé évêque. La cathédrale est complètement démolie en 1368 et rebâtie par l'évêque Bernard Alaman qui achève les travaux en 1400. Au cours de ces travaux, la chapelle Sainte-Marie est construite à l'arrière de la cathédrale dont l'une des clefs de voûte porte les armes de l'évêque Alaman. L'actuel chevet date de cette époque.
Quelque cent ans plus tard, la cathédrale est encore en piteux état. En 1504, l'évêque Jean Marre (1496-1521) entreprend la restauration du clocher occidental qui avait été construit par l'évêque Antoine de Pompadour (1486-1496). Il s'écroule en ébranlant l'église. Cet effondrement nécessite de reconstruire la cathédrale. À partir de 1507, l'évêque entreprend la reconstruction de la cathédrale en reprenant en partie les plans qu'il avait déjà adoptés pour la construction de la cathédrale d'Auch, où il a été vicaire général, et l'église d'Eauze, où il a été prieur. À sa mort, il restait à achever les stalles de chœur et la couverture de plomb. La structure de la cathédrale montre qu'il y a eu deux périodes de construction: côté chœur dont une des clefs porte les armes du constructeur, Marrou, et la partie occidentale. Côté sud, les chapelles latérales sont peu profondes à cause de la présence de l'église paroissiale Saint-Nicolas qui a été détruite au XIXe siècle. La cathédrale, qui a été terminée par l'évêque Hérald de Grossoles de Flamarens (1521-1544), est consacrée en octobre 1531. C’est l’une des dernières réalisations du style gothique méridional avec des voûtes aux clefs ornées et dorées ainsi que de grandes baies à remplages flamboyants. Ce même évêque fait construire le cloître et la chapelle de l'évêque au cours du XVIe siècle.
En 1569, les protestants, sous la direction de Montgomery, envahissent la ville et détruisent le mobilier et les vitraux de la cathédrale. Ils épargnent les murs contre une rançon de 30 000 livres payée par les habitants de la ville. À la Révolution, l'édifice sert de grange, son mobilier est entièrement détruit et son toit de plomb est enlevé tandis que ses sculptures du portail sont bûchées. Le Concordat abolit le diocèse le 29 novembre 1801 et relègue la cathédrale au statut d'une simple église paroissiale.
Ce n'est qu'à partir de 1835 que de nouvelles restaurations seront entreprises. Ainsi, les clefs de voûte sont repeintes en 1841, la clôture du choeur est réalisée par les frères Virebent en 1844, et les vitraux du choeur sont refaits par un atelier local en 1861.
La nef est très bien conservée, tandis que des personnages sculptés (anges et saints) entourent et gardent le choeur.
À l’extérieur, les énormes contreforts qui enserrent les chapelles latérales, le portail flamboyant avec des personnages et des anges sculptés dans les niches à dais ouvragés du portail donnant place Saint-Pierre, et la haute tour carrée qui domine à l’ouest ne manquent pas d’allure. La chapelle axiale de la Vierge, gothique à cinq pans, paraît être un vestige de l’abbatiale du XIVe siècle. Sur le flanc nord, un vaste cloître aux voûtes gothiques, très éprouvé par les Guerres de religion, mais bien restauré, dessert les bâtiments de l’ancien évêché, maintenant occupés par l’hôtel de ville.
L'orgue
Un premier orgue est installé en 1605 mais celui-ci sera complètement détruit lors de la Révolution en 1793.
Le 28 juin 1836, le conseil de fabrique et le facteur Auguste Phébade, d'Agen, signent un accord : Phébade s'engage à fournir, pour 13 000 francs, un orgue d'une trentaine de jeux, à trois claviers (grand-orgue, positif de dos et récit expressif) et pédalier de 17 notes. Le buffet, compris dans le contrat, et classé « Monument historique » le 18 avril 1974, sera construit par le menuisier-ébéniste Comairas, de Condom, à l'exception des ornements. Dans ce beau meuble de style classique, Phébade place, en 1838, un grand soufflet, les claviers et les dix jeux du grand-orgue. Mais le chantier qu'il avait entrepris à l'église Saint-Gervais de Lectoure et sa mauvaise santé l'empêchent de terminer l'instrument de Condom et ce, malgré une deuxième entente signée le 2 juillet 1839.
Une décennie passa. Le 12 décembre 1852, le conseil de fabrique confie l'achèvement de son orgue aux facteurs Georges Wenner et Jean-Jacob Gotty, de Bordeaux. Ces facteurs placent alors, avec leur mécanique, un Positif de six jeux, un Récit expressif de huit jeux sur 37 notes et une Pédale de cinq jeux sur 18 notes. Même avec ses jeux gambés, l'instrument ainsi complété garde son caractère classique : tuyaux coupés sur le ton, console en fenêtre, mécanique suspendue, accouplements à tiroir. Il manque au pédalier une flûte de 16 pieds : elle sera ajoutée par les frères Magen, d'Agen, en 1891.
En 1950, la composition de 1852 est en partie modifiée par le facteur Paul-Marie Koenig. Mais tous les jeux d'origine sont conservés, y compris le Rossignol placé à une date inconnue. Le 8 mars 1972, toute la partie instrumentale est classée « Monument historique ». En 1979, une restauration est confiée au facteur Robert Chauvin, de Dax. La Commission des Orgues Historiques lui demande alors de transformer le Récit expressif en Écho. Depuis ce travail, l'instrument est composé du Grand-Orgue de Phébade, du Positif et du Pédalier de Wenner et Gotty, et d'un Écho de Chauvin. L'instrument a été inauguré en octobre 1979 par Francis Chapelet.
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A first church dedicated to St. Savior is consecrated in 804. In the 11th century, the Gascogne family decided to create a monastery in Condom dedicated to St. Peter. Between 1011 and 1020, Abbot Hugues, nephew of duke Guillaume-Sanche de Gascogne, reformed the Benedictine monastery and rebuilt the church with a cloister on the north side.
On July 11th, 1317, Pope John XXII created the Condom diocese and the abbey church became the cathedral when Raymond de Gallard is appointed as bishop. The cathedral is completely demolished in 1368 and rebuilt by Bishop Bernard Alaman who completed it in 1400. Among these works, a Lady Chapel is built at the back of the cathedral and one of the keystone bears Bishop Alaman's coat of arms. The actual apse dates from this era.
Some one hundred years later, the cathedral was still in poor condition. In 1504, Bishop Jean Marre (1496-1521) undertook the restoration of the western bell tower which had been built by Bishop Antoine de Pompadour (1486-1496). It collapsed while weakening the church. This collapse meant that the cathedral had to be rebuilt. From 1507, the bishop undertook the reconstruction of the cathedral by partly referring to the plans he had already used for the construction of the Auch cathedral, where it was vicar-general, and the church in Eauze, where he was prior. After his death, the chancel stalls and the lead roof remained to be completed. The structure of the cathedral shows that there were two construction periods: the chancel section where one of the keystone bears builder Marrou's coat of arms, and the western section. On the southern side, the lateral chapels are rather shallow because of the presence of St. Nicholas parish church which was destroyed in the 19th century. The cathedral, which was completed by Bishop Hérald de Grossoles de Flamarens (1521-1544), is dedicated in October 1531. It is one of the last example of meridional gothic style vaults decorated and gilded keystones as well as large bays with flamboyant traceries. The same bishop makes built the cloister and the bishop's chapel during the 16th century.
In 1569, a group of Protestants, led by Montgomery, invaded the city and destroyed the cathedrak's furnishings and its stained glass windows. They spared the walls against a 30,000 pound ransom paid by the residents of the city. During the Revolution, the building was used as a barn, its furnishings were completely destroyed and its lead roof was removed while the portal sculptures were slogged away. The Concordat abolished the diocese on November 29th, 1801 and the cathedral was relegated to the status of a simple parish church.
Restorations started only in 1835. Keystones were repainted in 1841, the chancel railing was executed by the Virebent brothers in 1844, and the chancel's stained glass windows were recreated by local workshop in 1861.
The nave is very well preserved while sculpted figures (angels and saints) surround and guard the sanctuary.
On the outside, huge buttresses fit tightly around the lateral chapels, the flamboyant portal, facing St. Peter Place, with its sculpted figures and angels in canopied alcoves and the high square bell tower have style. The five-sided Gothic axial Lady Chapel appears to be a remain from the 14th-century abbey church. On the north side, a large cloister with Gothic vaults, hard-hit by the wars of religion, but well restored, leads to the former diocesan buildings now occupied by the city hall.
The Organ
A first organ is installed in 1605 but it was completely destroyed during the Revolution in 1793.
On June 28th, 1836, the churchwardens and organbuilder Augustus Phébade, of Agen, signed an agreement: Phébade promises to provide, for 13,000 francs, an organ with about 30 stops over three manuals (Grand-Orgue, Back Positif and enclosed Récit) and a 17-note pedal. The organcase, included in the agreement, and classified as "historical monument" on April 18th, 1974, was built by the carpenter Comairas, of Condom, except for the ornaments. In this nice piece of classical style furniture, Phébade intalled, in 1838, large bellows, manuals and 10 stops for the Grand-Orgue division. But the project he had undertaken in St. Gervais church, in Lectoure, and its bad health prevented it from completing the Condom instrument and this, in spite of a second agreement signed on July 2nd, 1839.
A decade went by. On December 12th, 1852, the churchwardens entrusted the completion of its organ to organbuilders Georges Wenner and Jean-Jacob Gotty, of Bordeaux. These organbuilders installed, with their action, a 6-stop Positif, an 8-stop, 37-note enclosed Récit division and a 5-stop, 18-note pedal. Even with its string stops, the classical aesthetics of the completed instrument were preserved: pipes were cut to length, attached console, suspended mechanical action, shove coupler. A 16' Flute missing in the pedal division will be added by the Magen brothers, of Agen, in 1891.
In 1950, the 1852 stoplist was partly modified by organbuilder Paul-Marie Koenig. But all original were preserved, including the Rossignol intalled at an unknown date. On March 8th, 1972, the instrumental section is classified as "historical monument ". In 1979, a restoration is entrusted to organbuilder Robert Chauvin, of Dax. The Historical Organs Commission asked him then to transform the enclosed Récit into an Echo division. Since then, the instrument is composed of Phébade's Grand-Orgue, Wenner and Gotty's Positif and the Pedal, and Chauvin's Echo. The instrument was inaugurated in October 1979 by Francis Chapelet.
I. Positif de dos |
II. Grand-Orgue |
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|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 8' | Montre | 8' | |
| Salicional | 8' | Bourdon | 8' | |
| Principal | 4' | Flûte | 8' | |
| Nazard | 2 2/3' | Prestant | 4' | |
| Trompette | 8' | Flûte | 4' | |
| Clairon | 4' | Doublette | 2' | |
| Cornet | V | |||
| Plein Jeu | V | |||
| Trompette | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
III. Écho |
Pédale |
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|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 8' | Flûte | 16' | |
| Flûte | 4' | Flûte | 8' | |
| Cornet | III | Flûte | 4' | |
| Hautbois | 8' | Bombarde | 16' | |
| Voix humaine | 8' | Trompette | 8' | |
| Clairon | 4' | |||