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Cavaillé-Coll 1867
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Épernay est une commune française située dans le département de la Marne et la région Champagne-Ardenne. Chef-lieu du comté, elle est la troisième ville la plus peuplée de la Marne derrière Reims et Châlons-en-Champagne. Ville implantée au cœur d'une région viticole, l’essentiel de son histoire moderne et de son économie est lié au champagne dont la production s'est développée à partir du XVIIIe siècle et qui en constitue le principal atout touristique.
Historique
Si l'actuelle église, édifiée de 1897 à 1905, est relativement récente, la paroisse peut s'enorgueillir d'une longue histoire qui se confond avec celle de l'Abbaye augustine de Saint-Martin. Cette abbaye de chanoines séculiers aurait été fondé par des comtes de Champagne. Eudes II et sa femme Ermengarde l'auraient rebâtie en 1032, 10 ans après son incendie. En 1127, les religieux sont remplacés par des chanoines réguliers de l'Ordre de Saint-Augustin. L'église, dédiée à l'origine à la Sainte-Croix semble avoir été dédiée à Notre-Dame au cours du XVIe siècle, quand l'église abbatiale est devenue aussi église paroissiale.
Entre 1520 et 1550, Laurent Lepreux, un de ses religieux, est le maître d'oeuvre d'une nouvelle église, de style Renaissance. En 1540, d'après la date inscrite sur le fronton, le portail latéral de l'église, dit "Saint-Martin" est élevé, car il y figure une statue équestre de ce saint, sculpté probablement par Pierre Jacques, dans la niche du fronton.
À la Révolution, en septembre 1792, l'église devient un entrepôt de fourrages; elle est fermée au culte l'année suivante. Après l'écroulement des voûtes du choeur en 1824, une nouvelle église paroissiale, de style italien, est reconstruite entre 1826 et 1833, entraînant des dégradations importantes sur le portail Saint-Martin et notamment la démolition de la statue équestre. Le portail est alors déplacé et incorporé au clocher hors oeuvre, faisant face à la rue Saint-Martin.
Après un nouvel effondrement en 1892, l'église est définitivement démolie, en 1909, et un nouvel édifice est édifié sur l'emplacement de l'ancien couvent des Ursulines, devenu hôpital au XIXe siècle. Le seul vestige de cet édifice demeure l’élégant portail Saint-Martin (1540) qui est, une nouvelle fois, déplacé dans le parc créé sur les ruines de l'église et aligné sur la place Hugues-Plomb. Il est inscrit comme « monument historique » au classement par liste de 1840. Les bâtiments conventuels accueillent la mairie de 1796 à 1913 avant d'être, eux aussi, démolis en 1914. Une grande partie des vitraux, le maître-autel en marbre et l’orgue, ainsi qu’une pierre tombale du XIVe siècle, sont transférés dans la nouvelle église.
L'édifice actuel, conçu par Paul Selmersheim, architecte des monuments historiques, s’inspire du style de la fin du XIIe siècle en prenant pour modèle l'église paroissiale d'Orbais (Marne) et l'Abbaye prémontrée de Braine (Aisne) aujourd'hui devenue une église paroissiale. L'édifice se caractérise par son style de transition médiéval : l'extérieur s'inspire du style roman tandis que l'intérieur s'inspire du style gothique primitif.
La première pierre du nouvel édifice est posée le 19 mai 1888. Le chœur et le transept sont édifiés de 1897 à 1905 et l'église est ouverte au culte le 3 février 1907. Après une interruption de 5 ans, la nef et le transept sont construits de 1910 à 1915. Dans la nuit de 2 au 3 mai 1917, les bombardements endommagent les vitraux, et l'année suivante, dans la nuit du 24 au 25 juillet, un bombardement détériore la substructure provoquant l’effondrement des voûtes de la nef et endommageant une partie de la façade principale.
Restaurée dès 1922 sous la direction d'Antoine Selmersheim, le fils de Paul, l'église est consacrée le 13 avril 1925 par Mgr Joseph-Marie Tissier, évêque de Châlons-sur-Marne (aujourd'hui Châlons-en-Champagne).
L'édifice
Avec ses 83,8 mètres (275 pieds) de hauteur, l'église Notre-Dame domine Épernay, dont elle est un des points culminants. Ayant subi les effets destructeurs des bombardements lors des deux Guerres mondiales, elle a toujours su se reconstruire, étant régulièrement restaurée, ce qui lui vaut d'afficher différents styles architecturaux qui en font sa singularité.
L'impressionnant édifice, en forme de croix latine, mesure 73 mètres (240 pieds) de longueur, dont 28 mètres (92 pieds) de l’abside au transept, et 19 mètres (62 pieds) de largeur. La tour en maçonnerie s’élève à 41,6 mètres (136,5 pieds). Elle est prolongée par une flèche en bois de 35,2 mètres (115,5 pieds) et une croix de 7 mètres (23 pieds). Le coq surplombe à 83,8 mètres (275 pieds).
Le clocher possède une cloche datant de 1491 par Bourdon et provenant de l'ancienne église Saint-Martin.
L'intérieur
Depuis 1963, dans le cadre de la réforme liturgique de Vatican II, l’autel de célébration d’Etrechey (Côte-d’Or) se dresse, sous la tour-lanterne, à la croisée des transepts. Au fond de l’église, sous la belle retombée des voûtes de l’abside, se trouve l’autel du Saint-Sacrement, en marbre blanc antique de la Feuderie/Jeumont (Nord) avec son tabernacle en marbre de la Bouvriette (Hérault). Cet autel a été érigé en 1879 dans l’ancienne église. Il fut, à l'origine, rétabli comme maître-autel où il se trouve encore aujourd’hui après avoir été, momentanément, ramené au milieu du chœur, pour être plus proche des fidèles, et enfin replacé dans l’abside au moment de l’aménagement de l’autel de célébration. La statue, en marbre gris blanc, de Notre-Dame qui dominait la maître autel, a été déplacée à gauche, sur une colonne. C’est la copie d’une Vierge gothique du Musée de Cluny.
La richesse artistique de l’église réside dans ses admirables vitraux du XVIe siècle qui proviennent de l’ancienne église et replacés dans l’abside, dans les chapelles circulaires autour du chœur et dans les fonts baptismaux en bas de la nef. Ils proviennent vraisemblablement des ateliers de verriers de Troyes, fort réputés, à cette époque. Malheureusement ils n’ont pas été replacés ici, dans l’ordre logique des scènes des histoires décrites. Les fenêtres contiennent aussi des vitraux datant de 1925. On distingue, dans l’abside, des scènes évangéliques où se manifeste la présence de Marie, depuis le pseudo évangile de Joachim et de Anne, parents de la Vierge, jusqu’aux récits de la présentation au temple et la fuite en Egypte. Dans les chapelles latérales, on retrouve des scènes de la vie de saint Augustin ou ayant trait à la vie des chanoines augustins, qui desservirent la paroisse d’Epernay jusqu’à leur disparition à la Révolution. Dans les autres chapelles, des scènes assez variées représentent l’histoire de saint Rémi. D'autres verrières représentent la charité de saint Martin, l’arbre de Jessé, le sermon sur la montagne, la Passion, la création d'Ève et une verrière de Noé avec des scènes de vendanges.
L'église contient aussi deux peintures classées : une copie d'époque de « La conversion de la Madeleine » d'Andrea Vaccaro datée du XVIIIe siècle et « Sainte-Geneviève gardant ses moutons », une peinture anonyme du XVIIIe siècle. Une troisième œuvre de Leonello Spada, du XVIIe siècle, représente « La décollation de Saint-Christophe ».
Depuis mai 1977, dans la chapelle du Sacré-Cœur, une véritable statue de la Vierge, datant du XIIe siècle, est exposée. Il semble que cette statue soit l’original de la Vierge du portail nord de la cathédrale Notre-Dame de Paris, déposée au au XIXe siècle par Viollet-le-Duc, à cause de son mauvais état et remplacée par une copie plus réduite en taille. Elle apparaît dans le jardin d’Épernay au moment de la construction de la nouvelle église, sans qu'il n'y est d’explication quant à sa présence à cet endroit.
L'orgue
En 1523, les moines avaient fait placer un orgue au fond de leur église. Cet instrument fut détérioré par un incendie en 1544 et finalement dévasté par les Huguenots lors du saccage de la ville en 1567.
Il faudra attendre 1623 pour qu'un nouvel orgue soit installé par Pierre Lanson. Les religieux fournirent le buffet, peut-être le vieux meuble encore en place, et la partie instrumentale fut payée par les résidents de la ville.
Vers 1700, le facteur Louis Le Bé, de Troyes, est chargé de construire un instrument plus important : une vingtaine de jeux répartis sur deux plans sonores. Cet orgue reste en place jusqu'en 1826, année de son démontage lors de la reconstruction de l'église. Il est remonté sur une nouvelle tribune en 1835, puis transformé et agrandi en 1845 par Nicolas Augustin Hubert, de l'Épine.
Aristide Cavailllé-Coll s'inscrit dans la vie musicale d'Épernay le 22 mai 1867 quand il reçoit la commande pour un orgue de choeur de 10 jeux et 13 rangs répartis sur deux claviers manuels de 54 notes et un pédalier en tirasse de 20 notes au coût de 12 000 francs. L'instrument est inauguré le 21 septembre 1867.
Le choix de ce facteur fut dicté par le comte Paul Chandon de Briailles, patron fortuné de la célèbre Maison de vins de Champagne et amateur éclairé de musique, qui propose un prêt de 30 000 francs à la fabrique afin de pourvoir à la construction d'un grand orgue de tribune destiné à remplacer le vieil instrument essoufflé.
Après avoir reçu trois devis, le conseil de fabrique se résout à commander, le 30 juillet 1868, un instrument de 24 jeux répartis sur deux claviers manuels et 56 notes et un pédalier de 30 notes. Après avoir vainement essayé de convaincre la paroisse de travaux complémentaires, Cavaillé-Coll livrera finalement un ensemble comportant 34 jeux et 39 rangs sur trois claviers et un pédalier pour un montant de 46 000 francs (11 000 francs de plus que le devis accepté) tout en offrant de démonter le plan sonore supplémentaire si le conseil de fabrique juge « cette partie nouvelle et essentielle de l'orgue » inopportune. Cette stratégie se révélera efficace et l'instrument complet sera reçu et inauguré le 2 décembre 1869 par Alexis Chauvet et Charles-Marie Widor. Le prêt proposé par Paul Chandon est alors transformé en don.
À la suite de l'effondrement de 1892 et de la constrction d'une nouvelle église, l'orgue de choeur est transféré sur une tribune provisoire au fond de la nef inachevée. Suivra la construction de l'actuelle tribune du transept sud sur laquelle le grand orgue est remonté en 1910. Il est vraisemblable que le jeu de Basson du Positif ait été remplacé à ce moment-là par une Trompette pour mieux répondre à la taille du nouvel édifice.
En juillet 1918, l'instrument est démonté afin de le mettre à l'abri des bombardements qui seront fatals à l'orgue de choeur dans la nuit du 24 au 25 juillet. Le grand orgue sera à nouveau remonté en 1922 et un orgue de choeur neuf de Charles Mutin fera son apparition en 1924. Ce dernier sera revendu à la paroisse de Marson en 1971.
Après plus de 75 ans, sans autre intervention que l'entretien courant, ce chef-d'oeuvre de Cavaillé-Coll est à bout de souffle. Son titulaire, Jean Collard l'aura maintenu dans un état proche de l'origine à l'exception du remplacement d'un jeu au Positif.
En 2000, la restauration est confiée à Bernard Hurvy, de Nantes, qui a tout démonté, nettoyé, restauré, parfois remplacé à l'identique quelques-unes des multiples pièces. Après remontage, il a procédé à la remise en harmonie, aussi proche que possible de l'origine, des 1 932 tuyaux de l'orgue.
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Épernay is a French city located in the Marne department in the Champagne-Ardenne region. A county administrative center, it is the third most populated city within the Marne department after Reims and Châlons-en-Champagne. As a city established in the middle of a wine region, most of its modern history and economy is linked to champagne whose production is being developped since the 18th century and which constitutes the main tourist attractive feature.
Historical backgrounds
If the actual church, built from 1897 till 1905, is relatively recent, the parish history has a long history which is closely linked with the Augustine Abbey of St. Martin. This abbey of secular canons has been founded by the counts of Champagne. Eudes II and his wife Ermengarde rebuilt it in 1032, 10 years after its destruction by fire. In 1127, the monks are replaced with St. Augustine regular canons. The church, originally dedicated to the Holy Cross, has been dedicated to the Virgin Mary in the 16th century when the abbey church was also the parish church.
Between 1520 and 1550, Laurent Lepreux, one of its monks, was the prime contractor of a new Renaissance style church. In 1540, according to the date inscribed on the pediment, the lateral portal of the church, called "St. Martin" is erected, because there was an equestrian statue of this saint, probably sculpted by Pierre Jacques, in the alcove of the pediment.
At the Revolution, in September 1792, the church became a feed warehouse; it was closed to worship the following year. After the collapse of the archways of the chancel in 1824, a new parish church, of Italian style, was built between 1826 and 1833, leading to important deteriorations to the St. Martin portal and mainly the destruction of the equestrian statue. The portal was then moved and incorporated into the detached bell tower, facing up St. Martin street.
After a new collapse in 1892, the church was definitely demolished, in 1909, and a new one built on the former Ursulines convent site that used to be an hospital in the 19th century. The only remnants of this building is the nice St. Martin portal (1540) which was moved, once more, in the small public garden created on the site of the church ruins and aligned with Place Hugues-Plomb. It was classified as "historical monument" in the 1840 classification list. The conventual buildings became the city hall from 1796 till 1913 before they were demolished in 1914. A major part of the stained glass windows, the marble high altar, and the organ, as well as a 16th-century headstone were transferred into the new church.
The actual building, designed by Paul Selmersheim, Historical Monuments architect, draws its inspiration from churches dating from late 13th-century mainly from the parish church in Orbais (Marne) and from the Premonstratensian Abbey in Braine (Aisne) now a parish church. The building is characterized by its medieval transitional style: the exterior is Romanesque while the interior is early Gothic.
The foundation stone of the new building was laid down on May 19th, 1888. The chancel and the transept were built from 1897 till 1905 and the church was opened to worship on February 3rd, 1907. After a 5-year break, the nave and the transept were built from 1910 till 1915. During the night of May 2nd to May 3rd, 1917, the stained glass windows were damaged by bombings, and the following year, during the night of July 24th to July 25th, a bombing damaged the substructure causing the collapse of the archways of the nave and damaging part of the main facade.
Restauration works took place from 1922 under the supervision of Antoine Selmersheim, Paul's son. The church was consecrated on April 13th, 1925 by Bishop Joseph-Marie Tissier, of Châlons-sur-Marne (now Châlons-en-Champagne).
The Building
With its 275 feet (83,8 metres) height, Notre-Dame church dominates Épernay, of which it is one of the culminating points. Subjected to the destructive effects of bombings during both World wars, the church was always rebuilt and regularly restored, that is why the building shows different architectural styles which make its uniqueness.
The impressive latine cross building is 240 feet (73 metres)long, of which 92 feet (28 metres) are from the apse to the transept, and 62 feet (19 metres) wide. The brick tower is 136.5 feet (41.6 metres) high. It is extended by a 115.5-foot (35.2 metre) wooden steeple and a 23-foot (7-metre) cross. The cockerel overhangs at 275 feet (83.8 metres).
The bell tower houses bell dating from 1491 by Bourdon and comes from the former St. Martin church.
The Interior
Since 1963, as part of Vatican II liturgical reform, the Etrechey (Côte-d'Or) celebration altar stands under the tower-lantern, at the transept crossing. At the end of the church, under the nice vault droppings in the apse, stands the Blessed Sacrament antique white marble altar from Feuderie/Jeumont (Nord) with its marble tabernacle from Bouvriette (Hérault). This altar was erected in 1879 in the former church. It was transferred as high altar in the new church where it now stands after having been brought forward in the chancel in order to be closer to the assembly, and finally returned into the apse when the celebration altar was installed. The white grey marble statue of Our Lady, which dominated the main altar, was moved to the left, on a column. It is the copy of a Gothic Virgin kept in the Cluny Museum.
The church's artistic wealth is in its magnificent 16rh-century stained glass windows that were transferred from the former church and placed in the apse, in the circular chapels around the chancel and in the baptismal font area at the end of the nave. They were probably executed in the glassblowers' workshops in Troyes, which were well renowned at that time. Unfortunately, they were not installed, in the new church, according to the logical order of the scenes of the depicted stories. Windows also contain stained glass windows dating from 1925. In the apse, there are evangelical scenes depicting Virgin Mary's presence, according to the pseudo Gospel of Joachim and Ann, her parents, up to the the Presentation in the Temple and the Flight into Egypt. In the lateral chapels, there are scenes from the life of St. Augustine or relating to the life of Augustine canons who served the Epernay parish until their forced eviction at the Revolution. In some other chapels, there are various scenes related to the history of St. Rémi. Other stained glass windows portray the charity of St. Martin, the tree of Jesse, the sermon on the Mount, the Passion, the creation of Eve, and Noah in a grape harvest scene.
The church houses two classified paintings: an 18th-century period copy of the "Penitent Mary Magdalene" by Andrea Vaccaro and "St. Genevieve guarding her flock", an anonymous painting from the 18th century. A third one, by 17th-century Leonello Spada represents the beheading of St. Christopher.
Since May 1977, in the Sacred Heart chapel, an authentic 12th-century statue of the Virgin is in display. It seems that this statue is the original Virgin statue from the north portal of the Notre-Dame cathedral in Paris, removed in the 19th century by Viollet-le-Duc, because of its poor condition and replaced by a smaller copy. It was found in the Épernay garden at the time when the new church was being built, without knowing how it got there.
The Organ
In 1523, the monks had an organ installed at the end of their church. This instrument was damaged by a fire in 1544 and finally destroyed by the Huguenots during the ransack of the city in 1567.
It will be necessary to wait until 1623 for a new organ to be installed by Pierre Lanson. The monks provided the organcase, perhaps the old one still in place, and the organ itself was paid by the city residents.
Around 1700, organbuilder Louis Le Bé, of Troyes, is entrusted for the construction of a more important instrument of about twenty stops over two divisions. This organ remained in place until 1826, year it was taken down during the reconstruction of the church. It was reinstalled on a new gallery in 1835, then transformed and extended in 1845 by Nicolas Augustin Hubert, from L'Épine.
Aristide Cavailllé-Coll came into the musical life of Épernay when, on May 22nd, 1867, he received an order for a chancel organ with 10 stops and 13 ranks over two 54-note manuals and a 20-note pull-down pedal, at the cost of 12 000 francs. The instrument was inaugurated on September 21st, 1867.
The choice of this organbuilder was dictated by count Paul Chandon de Briailles, rich owner of the famous Wine House in the Champagne region and knowledgeable music lover, who offered a 30 000-franc loan to the churchwardens for the construction of a large gallery organ to replace the old breathless instrument.
After receiving three proposals, the churchwardens decided to order, on July 30th, 1868, a 24-stop instrument with two 56-note manuals and a 30-note pedal. After unsuccessfully trying to persuade the churchwardens to order supplementary works, Cavaillé-Coll decided to deliver an instrument with 34 stops and 39 ranks over three manuals and a pedal at the cost of 46,000 francs (11,000 francs over the accepted quote) while offering to remove the additional division if the churchwardens judge "this new and essential part of the organ" inopportune. This strategy will turn out to be an efficient one since the entire instrument was accepted and inaugurated on December 2nd, 1869 by Alexis Chauvet and Charles-Marie Widor. The loan offered by Paul Chandon was then transformed into a donation.
Following the 1892 collapse and the constrction of a new church, the chancel organ was transferred on a temporary gallery at the end of the incomplete nave. Then the actual south transept gallery was built and the large organ was reinstalled in 1910. It is likely that the Basson stop in the Positif division was replaced, at that time, with a Trompette in order to better meet the size of the new building.
In July 1918, the instrument was taken down and stored in order to shelter it from the bombings which will be fatal for the chancel organ in the night from July 24th to 25th. The gallery organ was reinstalled in 1922 and a brand new chancel organ from Charles Mutin was installed in 1924. This instrument will be sold to Marson parish in 1971.
After more than 75 years, without other interventions than usual maintenance, this Cavaillé-Coll's masterpiece was out of breath. Organist Jean Collard will have maintained it in a condition close to original except for the replacement of a stop in the Positif division.
In 2000, restoration works were entrusted to Bernard Hurvy, of Nantes, who disassembled everything, cleaned, restored, sometimes replaced to identical some of the numerous elements. After reassembly, the instrument's 1,932 pipes were revoiced, as close as possible to original.
II. Positif |
I. Grand-Orgue |
|||
|---|---|---|---|---|
| Quintaton | 8' | Bourdon | 16' | |
| Salicional | 8' | Montre | 8' | |
| Unda Marie (TC) | 8' | Bourdon | 8' | |
| Flûte douce | 4' | Violoncelle | 8' | |
| Doublette | 2' | Flûte harmonique | 8' | |
| Piccolo | 1' | Prestant | 4' | |
| Clarinette | 8' | Octave | 4' | |
| Trompette | 8' | Doublette | 2' | |
| Plein-jeu harmonique | III-VI | |||
| Basson | 16' | |||
| Trompette | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
III. Récit |
Pédale |
|||
|---|---|---|---|---|
| Flûte traversière | 8' | Flûte | 16' | |
| Viole de gambe | 8' | Basse ouverte | 8' | |
| Voix céleste (TC) | 8' | Flûte | 4' | |
| Flûte octaviante | 4' | Bombarde | 16' | |
| Octavin | 2' | Trompette | 8' | |
| Trompette | 8' | Clairon | 4' | |
| Basson-Hautbois | 8' | |||
| Voix humaine | 8' | |||