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Wentzel 1892 / Schwenkedel 1949
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Cette synagogue est le principal lieu de culte juif de la ville de Mulhouse. Édifiée de 1843 à 1849, elle est caractéristique de tendances orientalisantes en vogue vers 1840 dans l'architecture des synagogues. La présence d'un orgue, exceptionnelle dans un tel édifice, signale l'existence d'une communauté israélite libérale.
L'édifice fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 5 décembre 1984.
Historique
Les premiers Juifs arrivent en Alsace, en provenance d'Allemagne, vers 1150 alors que la région commence son développement. Ils s'organisent progressivement en communautés exclusivement citadines généralement aisées. Les premières manifestations de rejet se produisent vers 1250. À partir de 1300 environ, suite à l'arrivée des Juifs chassés de France, la communauté juive d'Alsace se renforce considérablement, économiquement et démographiquement.
Mulhouse, petite république indépendante au temps du Saint-Empire romain germanique, adhère à la Réforme au début du XVIe siècle, en même temps qu'elle signe un traité d'alliance avec les 13 cantons helvétiques. Pendant les trois siècles que Mulhouse fut république suisse (1515-1798), les Juifs et les catholiques ne sont pas admis à y demeurer, aucun autre culte que celui de la Réforme n'est toléré à Mulhouse. Ce n'est que lorsque Mulhouse redeviendra française, en 1798, que des Juifs et les catholiques pourront y revenir. Les synagogues sont d'abord répandues dans les campagnes alsaciennes, car, antérieurement, les Juifs étaient contraints de résider dans des villages et sont exclus de certaines professions. L'annexion française lève tous ces interdits et les Juifs viennent s'installer dans les villes.
À Mulhouse, un oratoire, installé dans la maison de Joël Bategay, est remplacé par un local moins exigu en 1821. Mais cette synagogue s'avère insuffisante pour accueillir convenablement tous les fidèles. La construction d'un nouveau « temple israélite » est envisagée en 1839-1840, mais les polémiques suscitées par le choix de l'emplacement et les dissensions au sein de la communauté juive locale font échouer le projet.
En 1846, la communauté achète un terrain de l'ancien hôpital pour y bâtir la nouvelle synagogue. Le projet de construction d'une nouvelle synagogue va se réaliser, grâce à la générosité des membres de la communauté, mais également avec la participation financière des patrons protestants, qui ont toujours le pouvoir municipal et qui partagent avec les Juifs les valeurs du libéralisme économique et de l'appartenance au même milieu socio-économique. Bénéficiant d'une subvention de la municipalité, le projet est confié à l'architecte municipal Jean-Baptiste Schacre qui, en vingt ans, aura bâti l'église catholique Saint-Étienne, le temple Saint-Étienne et la synagogue. Entrepris en 1847, les travaux sont interrompus au bout de quelques mois par la faillite et la fuite de l'entrepreneur. Les frais causés par ce contretemps entraînent l'abandon de la construction d'une coupole, le remplacement de la voûte en berceau de la nef par un plafond à caissons, ainsi que de nombreuses modifications de détails. Achevé en 1848-1849, l'édifice est inauguré le 13 décembre 1849. De structure plutôt néoclassique, la nouvelle synagogue est remarquable pour son décor riche en allusions au culte israélite : tables de la Loi sur le fronton du chevet et dans les acrotères, menorahs en bas-relief.
Après la défaite militaire de la France aux mains de l'Allemagne, en 1870, nombreux Juifs optent pour la France et quittent l'Alsace. L'occupant allemand amène son flot de Juifs germaniques qui veulent profiter des possibilités économiques de la ville.
Au début du XXe siècle, deux portes latérales sont percées dans la façade du chevet, et un grand escalier donnant accès aux tribunes est construit par l'architecte Heinrich Joerg.
À partir de 1939, la population mulhousienne est dispersée pour se mettre à l'abri. Les troupes nazies devaient prendre possession de la Ville à compter du 14 juin 1940. Les Juifs restés à Mulhouse furent expulsés et plusieurs d'entre eux, par désespoir, préférèrent se suicider plutôt que de partir à l'aventure. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'édifice est endommagé par les nazis, mais sauvé de la destruction par sa transformation en annexe du théâtre municipal. Mulhouse est libérée le 21 novembre 1944. Le sort des armes n'étant pas encore réglé en Alsace, il faut attendre l'armistice du 8 mai 1945 pour pouvoir les Juis revenir dans la ville.
Rendue au culte après la Libération, la synagogue avait conservé tout son aspect externe... mais elle était entièrement vide, même son sol en parquet avait été arraché, certainement pour servir de bois de chauffage! Les murs intérieurs étaient entièrement barbouillés, car la synagogue à la réalisation et au stockage des décors du théâtre. Il ne restait plus que deux lustres originaux, les autres avaient été transformés pour servir à l'éclairage du théâtre. Toutefois, dans l'oratoire, on retrouve, intact, un rouleau de la Torah.
Devant le travail immense de reconstruction, tant de la ville que du département, tant des infrastructures, que de l'économie, du dédommagement des particuliers victimes de la guerre, il a fallu s'armer de patience pour faire avancer les dossiers. Des dédommagements pour réparer un édifice religieux devaient-il être prioritaires sur ceux pour l'économie ou pour les particuliers? Ce fut un travail considérable : pour engager les travaux, il faut trouver des entreprises ayant obtenu les matières premières nécessaires pour réaliser l'ouvrage. L'année 1949, date du centenaire de la synagogue, approchait et ne pouvait pas se déplacer dans le temps! Le délai est respecté grâce à l'architecte Jacques Picard. Le plancher est refait dans un produit de synthèse de création récente, les lustres sont remis à la forme initiale, le chauffage est refait, l'intérieur est repeint, les nouveaux bancs sont fabriqués et la tribune est érigée.
Le 10 avril 2010, un incendie provoqué par un court-circuit dans la soufflerie de l'orgue détruit une grande partie de la toiture et de sa charpente en bois, abîme considérablement l'intérieur (murs, décorations, luminaires) et détruit l'orgue. La restauration qui s'échelonne sur 15 mois de chantier a coûté 2,6 millions d'euros. Sur les 900 000 euros non pris en charge par les assurances, les institutions publiques ont financé près de 500 000 euros. Les dons des fidèles et de fondation ont couvert le reste. La synagogue est inaugurée le 2 septembre 2012.
L'orgue
Une interdiction d'utiliser des instruments de musique existe depuis la destruction du Temple de Jérusalem, la seule exception étant pour les cérémonies de mariage. Une autre interdiction bannit les imitations d'usages en vigueur chez les non-Juifs.
Afin de donner plus de splendeur au culte, les synagogues consistoriales ont parfois recours à des ensembles instrumentaux ou à l’orgue pour rehausser les voix des chœurs. En dépit des canons traditionnels du judaïsme restreignant la pratique des instruments durant le culte, l’usage de l’orgue est officiellement validé par le grand rabbin de France, Salomon Ullman, en 1856. Cette reconnaissance tardive ne fait qu’entériner une situation déjà bien établie. En effet, dès 1810, un orgue accompagnait les prières de shabbat et des fêtes à la synagogue réformée de Seesen (Allemagne). Cette utilisation de l’orgue découle de l’action d’Israël Jacobson (1768-1828), un pionnier du judaïsme réformé. Dirigeant du consistoire du royaume de Westphalie entre 1808 et 1813, ce dernier instaure un chœur de jeunes garçons qui chante des chorals en langue allemande avec accompagnement à l’orgue. Peu de temps après, cet usage s’implante à Kassel, à Berlin (1815), puis à Hambourg (1818). Ce mouvement réformiste allait progressivement s’enraciner dans de nombreuses synagogues allemandes.
La réaction des rabbins de stricte observance ne s'est pas fait attendre, et dès 1819, ils publient un ouvrage, avec le soutien des autorités rabbiniques d'Allemagne, de Pologne, de France, d'Italie, de Bohême-Moravie et de Hongrie, appelant à résister à la « nouvelle religion ». Ce n'est qu'un début et le conflit fait bientôt rage dans toutes les communautés d'Europe et des Amériques, surtout dans celles de rite ashkénaze.
La position du judaïsme « orthodoxe » s'appuyait pour une grande part, surtout en Europe de l'Est, sur sa méfiance envers les idées issues de la Révolution française et les risques qu'elles faisaient courir à la préservation de la spécificité, mais également sur des données halakhiques qu'il fallait préserver à tout prix.
Cette querelle entre réformateurs et tenants de la stricte observance s'est quelque peu apaisée, en raison surtout du fait que le judaïsme de type « consistorial » s'est beaucoup rapproché du courant « orthodoxe » lequel a cessé par conséquent d'être sur la défensive.
Un orgue neuf, dont le devis est daté le 15 février 1892 et financé par madame Bernheim, est construit par le facteur Charles Wetzel. Côté composition et caractéristiques techniques, il s'agit d'un instrument romantique, plutôt concertant. Le devis est très classique et reste fidèle à une esthétique germanique du milieu du XIXe siècle : très riche dotation en jeux de fonds (Salicional, Voix céleste et Unda maris au Récit), jeux harmoniques, Hautbois au Récit expressif. Pas de pédales de combinaisons ou autres accessoires de console, à l'exception d'un évocateur du tonnerre. Les jeux d'anches, tout en étain, témoignent de la qualité des matériaux utilisés.
Le magnifique buffet « de style oriental, en chêne, verni à l'huile et au copal », tel que précisé dans le devis est plutôt néo-roman si on fait abstraction des arcs outrepassés. Il présente deux groupes principaux séparés par un troisième, plus petit. Les deux grandes tourelles sont des demi-hexagones flanquées de plates-faces. La partie centrale est constituée d'une tourelle plate encadrée par deux plates-faces doubles. L'ornementation, très riche, est constituée de créneaux, de frises d'oves et de claires-voies délicatement ajourées, surmontant des arcs outrepassés. Le buffet de gauche abrite les deux sommiers diatoniques du Grand-Orgue alors que celui de droite abrite la Pédale et le sommier chromatique du Récit. La console est indépendante, placée au centre de la tribune et orientée vers la partie gauche.
En 1949, Georges Schwenkedel répare l'orgue et atteste qu'il n'avait pas été abîmé et non modifié. Il fait plusieurs changements de jeux : la Gambe du Grand-Orgue est recoupée en Quinte 2 2/3', le Geigenprincipal du Récit est transformé en Flûte conique, quant aux Salicional, Unda Maris et Cor de nuit, ils sont remplacés par de très néo-baroques Flûte conique 2', Tierce 1 3/5' et Larigot 1 1/3', complètement étrangers à l'esthétique première de l'instrument. À la Pédale, la Flûte 8' (Octavebasse) est recoupée en un Choralbass 4 ', et la Trompette 8' en étain est remplacée par un Basson 16' en zinc. Il pose probablement aussi un Tremblant en remplacement du fameux effet de Tonnerre. Il conserve le système d'alimentation mécanique de la soufflerie actionné par les pieds et placé sous les sommiers du Grand-Orgue. Malgré ces changements, l'orgue Wetzel est dans un état d'authenticité remarquable, ce qui justifie pleinement le classement de sa partie instrumentale à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, le 1er avril 1985.
Le 10 mai 2010, un incendie, provoqué par un court-circuit dans la soufflerie de l'orgue, ruine complètement l'orgue. Le « grand Wetzel de Mulhouse », témoin de l'influence du judaïsme réformé allemand sur la région à la fin du XIXe siècle, est donc à présent entré dans la légende, rejoignant celui de la grande synagogue de la place des Halles de Strasbourg, démonté et dispersé en 1940 juste avant que les nazis n'incendient l'édifice.
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This synagogue is the main Jewish worship place in the city of Mulhouse. Built from 1843 till 1849, the building is characteristic of Oriental trend going on in the 1840s in the architecture of synagogues. The presence of an organ, rare in such building, hows the existence of a liberal Israelite community.
The building was classified as « Historic Monument » on December 5th, 1984.
History
The first Jews arrived in Alsace, from Germany, around 1150 while the region began its development. They progressively got organized in generally affluent city congregations. The first demonstrations of rejection occurred by 1250. From around 1300, following the arrival of Jews expelled from France, the Alsace Jewish community increased considerably, economically and demographically.
Mulhouse, small independent republic in the era of the Holy Germanic Roman Empire, joined the Reformation at the beginning of the 16th century, at the same time, it signed an alliance treaty with the 13 Helvetic districts. During the three centuries Mulhouse was a Swiss republic (1515-1798), Jews and Catholics were not allowed to reside in the city and only the Reformed services were authorized in Mulhouse. It is only when Mulhouse joined France, in 1798, that Jews and Catholics were allowed to come back. Synagogues were first established in the Alsatian campaigns because Jews was forced to reside in villages and were excluded from certain occupations. French annexation raised all these proscriptions and Jews came to reside in cities.
In Mulhouse, an oratory, installed in Joël Bategay's home, was replaced with a larger place in 1821. However this synagogue proved to small to accommodate properly the full congregation. The building of a new « Israelite temple » was planned in 1839-1840, but debates around the proposed site and conflicts within the local Jewish community caused the plan to fail.
In 1846, the congregation purchased a piece of land from the old hospital to build the new synagogue. The construction of a new synagogue was going to come true, thanks to the generosity of the members of the congregation, but also to the financial participation of Protestant leaders who were also municipal leaders and who shared with the Jews the values of economic liberalism and membership in the same socioeconomic environment. Benefiting from a subvention from the municipality, the project was entrusted to the local architect Jean-Baptiste Schacre who, within 20 years built the St. Étienne Catholic Church, the St. Étienne Temple and the Synagogue. Undertaken in 1847, works were interrupted after a few months due to the contractor's bankruptcy and flight. Expenses caused by this setback drew away the construction of a dome, the replacement of a barrel vaulted nave with a coffered ceiling, as well as of several detail modifications. Completed in 1848-1849, the building was inaugurated on December 13th, 1849. The rather neoclassical structure is remarkable for its rich Israelite worship decor: Tablets of Law on the pediment of the apse and in the acroterion, menorahs in bas-relief.
After France's military defeat in the hands of Germany, in 1870, numerous Jews decided to leave Alsace and for France. The German occupier brought its flood of Germanic Jews who wanted to take profit of the city's economic possibilities.
Early in the 20th century, two lateral doors were pierced in the apse facade and a large staircase leading to the galleries were built by architect Heinrich Joerg.
From 1939, Mulhouse population was dispersed to take shelter. Nazi troops took over the city on June 14th, 1940. Jews who stayed in Mulhouse were evicted and some of them, by despair, preferred committing suicide rather than to leave to adventure. During the Second World War, The Nazis damaged the building, but it was saved from destruction by its transformation into an addition to the local theatre. Although, Mulhouse was liberated on November 21st, 1944, the situation in Alsace was not settled. Jews will have to wait until the armistice on May 8th, 1945 to be allowed to come back into the city.
The synagogue was returned to worship after the Liberation. Its exterior had been preserved but its interior was completely empty, even the wooden floor had been torn off, certainly to act as firewood! The interior walls were completely daubed, because the synagogue had been used in theatre productions and as storage for the decors. Only two original chandeliers were left, the others had been transformed to be of use as stage lights. Nevertheless, in the oratory, an undamaged Torah scroll was retrieved.
As the city and the department were facing the huge reconstruction job: infrastructures, economy, compensations for war victims, it was necessary to have patience to get projects forward. Do repair to a religious building have priority over economic and individual projects? It was a substantial work: to start works it was necessary to find firms who have the necessary raw materials to execute the job. Year 1949, date of the centenary of the synagogue, approached and could not be moved in time! The deadline was met thanks to architect Jacques Picard. Floor was rebuilt using a recently created synthetic product, chandeliers were rebuilt as the originals, the heating system was rebuilt, the interior was repainted, the new pews were manufactured and the gallery was erected.
On April 10th, 2010, a fire caused by a short-circuit in the organ wind system destroyed most of the roofing and its wooden framework, considerably damaged the interior (walls, decorations, chandeliers) and destroyed the organ. The restoration which was spread over 15 months cost 2.6 million euros. Of the 900,000 euros not taken care of by the insurance, public institutions financed about 500,000 euros. Donations from the congregation and foundations covered the rest. The synagogue was inaugurated on September 2nd, 2012.
The Organ
There is a ban on the use of musical instruments ever since the destruction of the Jerusalem Temple, except for weddings. Another ban prohibits all practices used by non-Jews.
To give more magnificence to worship, consistorial synagogues sometimes resort to instrumental groups or to the organ to enhance choir voices. Despite traditional Judaism cannons restraining the use of instruments during worship, organ use was officially validated by the Chief Rabbi of France, Salomon Ullman, in 1856. This late recognition was only the ratification of an already well established situation. In fact, from 1810, an organ accompanied Sabbath and holiday prayers in the Seesen reformed synagogue (Germany). This use of the organ followed the position of Israel Jacobson (1768-1828), a pioneer of reformed Judaism. As leader of the Westphalia kingdom consistory between 1808 and 1813, he established a young boys choir to sing German language chorals with organ accompaniment. Shortly after, it was established in Kassel, in Berlin (1815), then in Hamburg (1818). This reformist movement was progressively going to take root in several German synagogues.
The reaction of the traditional rabbis did not take long to come. In 1819, they published a paper, with the support of the rabbinical authorities of Germany, Poland, France, Italy, Bohemia-Moravia and Hungary, calling to resist to the "new religion". It was just the beginning and soon, the conflict raged in all communities in Europe and in America, mainly among the ashkenazis.
The position of "orthodox" Judaism was based, for a significant portion and especially in Eastern Europe, on its suspicion towards the ideas advocated by the French Revolution and the risks for its distinctiveness, but also on halakhic interpretations that were to be preserved at all costs.
This quarrel between reformers and traditional supporters settled down a little, especially because the "consistorial" Judaism got closer to the "orthodox" group who stopped being on the defensive.
A new organ, whose contract was dated February 15th, 1892 and whose cost was financed by Mrs. Bernheim, was built by organbuilder Charles Wetzel. Its composition and technical characteristics classify it as a more concertante romantic instrument. The stoplist is very classic and is faithful to middle 19th-century German aesthetics: several foundation stops (Salicional, Voix céleste and Unda maris in the Récit), harmonic stops, Hautbois in the enclosed Récit. No combination pedals or other accessories at the console, except for "tonnerre" pedal. The tin reed stops bear witness of the quality of the materials used.
The magnificent organcase « of oriental style, in oak, varnished in oil and in copal », as specified in the contract is rather neo-Romanesque if horseshoe arches are excluded. It introduces two main groups separated by a third, smaller. The two large turrets are half hexagons flanked by flats. The central section has a flat turret surrounded by two double-faced flats. The rich decoration includes crenels, egg-and-dart mouldings and delicate openwork pipe shades, over horsehoe arches. The left hand organcase houses both Grand-Orgue diatonic windchests while the right hand one houses the Pedal and the chromatic winchest of the Récit. The console is detached, located in the centre of the gallery and faces left.
In 1949, Georges Schwenkedel repaired the organ and certified that it had not been damaged and not modified. He carried out several stop modifications: the Gambe in the Grand-Orgue was cut into a Quinte 2 2/3', the Geigenprincipal of the Récit was transformed into a Flûte conique, the Salicional, Unda Maris and Cor de nuit were replaced with neo-baroque Flûte conique 2', Tierce 1 3/5' and Larigot 1 1/3', which are completely alien to the original instrument aesthetics. In the Pedal, the Flûte 8' (Octavebasse) was cut into a Choralbass 4', and the tin Trompette 8' was replaced with a zinc Basson 16'. He installed a Tremblant probably using the famous "Tonnerre" pedal. He preserved the original foot-operated wind system installed under the Grand-Orgue windchests. Despite these changes, the Wetzel organ is in a relative original condition which completely justifies its classification in the additional inventory of historic monuments on April 1st, 1985.
On May 10th, 2010, a fire, caused by a short circuit in the organ wind system, completely ruined the instrument. The « Large Wetzel of Mulhouse », witness of the influence of German Reformed Judaism on the region at the end of the 19th century, is now a legend, joining the one in Strasbourg's Place des Halles Great Synagogue, disassembled and dispersed in 1940 just before the Nazis burned the building.
I. Grand-Orgue |
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|---|---|---|---|---|
Wetzel 1892 |
Schwenkedel 1953 |
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| Bourdon | 16' | Bourdon | 16' | |
| Montre | 8' | Montre | 8' | |
| Flûte majeure | 8' | Bourdon | 8' | |
| Bourdon | 8' | Dolce | 8' | |
| Gambe | 8' | Prestant | 4' | |
| Prestant | 4' | Flûte harmonique | 4' | |
| Flûte traverse | 4' | Quinte | 2 2/3' | |
| Plein Jeu 2' | III | Plein Jeu 2' | III | |
| Trompette harmonique | 8' | Trompette | 8' | |
II. Récit |
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|---|---|---|---|---|
Wetzel 1892 |
Schwenkedel 1953 |
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| Geiggenprincipal | 8' | Flûte conique | 8' | |
| Salicional | 8' | Gambe | 8' | |
| Flauto dolce | 8' | Voix céleste | 8' | |
| Unda maris | 8' | Prestant | 4' | |
| Voix céleste | 8' | Flûte conique | 2' | |
| Octave | 4' | Tierce | 1 3/5' | |
| Cor de nuit | 4' | Larigot | 1 1/3' | |
| Basson/Hautbois | 8' | Basson/Hautbois | 8' | |
Pédale |
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|---|---|---|---|---|
Wetzel 1892 |
Schwenkedel 1953 |
|||
| Soubasse | 16' | Soubasse | 16' | |
| Octave basse | 8' | Bourdon | 8' | |
| Bourdon | 8' | Flûte | 4' | |
| Trompette | 8' | Basson | 16' | |