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Moucherel, 1739 / Zeyger, 1844 Puget 1856, 1927 / Soutoul, 1985
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Narbonne se constitue en archevêché puissant dès le début du IXe siècle, et ce jusqu'à la Révolution. Lors du concordat de 1802, il fut rétrogradé au simple rang d'évêché avant de disparaître en 1861, data à laquelle le diocèse de Carcassonne l'absorba. La grande et belle cathédrale était désormais reléguée au rang d'église paroissiale. Une dernière humiliation pour cet ambitieux édifice que ni le Moyen-Âge ni l'époque moderne n'avaient réussi à achever.
Cet édifice inachevé, comme la cathédrale de Beauvais, est, comme celle-ci, une des réalisations les plus hardies de l'art gothique. Seul construit, le choeur, commencé le 3 avril 1272, fut terminé, dans ses grandes lignes, en 1295, mais les travaux se poursuivirent jusque vers 1332. À partir de 1286, Jean des Champs fut le maître d'oeuvre de la cathédrale de Narbonne et il en fit le chef-d'oeuvre du style gothique septentrional importé dans le Midi. La construction est interrompue dès 1534 par un refus des consuls de sacrifier une partie des murailles de la ville pour permettre à la cathédrale de s'achever.
Long de 54 mètres (177 pieds), large de 58 (190 pieds), le choeur est couvert d'une voûte qui s'élève à la grande hauteur de 40,1 m. (131,5 pieds). Il comprend quatre travées droites et un rond-point à cinq pans; ses bas-côtés donnent accès à treize chapelles. À noter l'extrême élancement des formes, caractérisé par les colonnettes engagées dans les piliers et par le triforium dont les lignes se confondent avec celles des fenêtres hautes.
L'édifice est partiellement fortifié: au-dessus du toit plat des chapelles et du déambulatoire, un chemin de ronde crénelé réunit certaines des culées des arcs-boutants superposés, dispositif qui contribue à donner à la cathédrale l'aspect extérieur d'une forteresse. Les deux tours carrées, situées au départ du choeur, ne furent bâties qu'au XVe siècle.
L'orgue
La cathédrale restant inachevée, l'orgue est accroché au mur qui clôt le choeur, et surplombe les stalles. L'imposant buffet (hauteur = 23 m (75 pieds); largeur = 12 m (39 pieds); le tout à 14 m (46 pieds) du sol) est certainement l'un des plus beaux du XVIIIe siècle.
Au niveau historique, un premier orgue, fabriqué par Petit, est placé sur un jubé en 1493. Cet orgue a subi des réparations et agrandissements au cours du XVIe et du XVIIe siècle. De 1697 à 1701, les facteurs De Joyeuse et Lesclop restaure l'instrument pour en faire un instrument de 47 jeux répartis sur 4 claviers manuels et pédalier. Malheureusement, un incendie survint en 1727 qui détruisit tout le choeur, son ameublement et l'orgue.
De 1739 à 1741, le facteur Christophe Moucherel construit l'orgue actuel. Il compte alors 48 jeux (dont 14 anches) répartis sur quatre claviers et pédalier. Malheureusement, la mécanique n'est pas aussi parfaite que les lignes du buffet et l'orgue présente rapidement des insuffisances d'alimentation et beaucoup de dureté dans la transmission d'où une reconstruction quasi-totale de l'instrument, de 1766 et 1770, par le facteur Jean-François Lépine. Heureusement, pendant la Révolution, l'orgue fut sauvé de la destruction.
En 1833, la soufflerie et les claviers sont transformés, avec suppression de la division d'écho par Loiselot. En 1840, le buffet a été classifié « Monument historique ». En 1844, l'orgue est reconstruit, selon un esthétique romantique par le facteur Zeyger, de Lyon. À cette époque, l'instrument comporte 39 jeux répartir sur 3 claviers et pédalier. L'orgue devient vite injouable c'est alors qu'une nouvelle reconstruction fut exécutée, de 1856 à 1858, par le facteur Théodore Puget. Il porte le nombre de jeux à 42 jeux, modifie la soufflerie, installe une machine Barker au grand-orgue, et modifie les montres et le Positif.
En 1910, un incendie survient dans le choeur et qui détruit l'orgue de choeur mais qui épargne les stalles et le grand-orgue. Celui-ci a cependant beaucoup souffert de la chaleur. De 1925 à 1927, une reconstruction d'une partie de l'instrument est exécutée avec un système tubulaire pneumatique et l'orgue attire alors les plus organistes du temps. Après quoi, il tombe dans l'oubli.
De 1982 à 1993, le facteur Bertyl Soutoul, de Mîmes, restaure l'instrument. Le Positif de dos est restitué alors que la transmission est électrifiée.
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Narbonne was established as a powerful archbishopric from early in the 9th century till the Revolution. At the time of the Concordat, in 1802, it was demoted to bishopric before it was taken over, in 1861, by the Carcassonne diocese. The large and nice cathedral was relegated to the rank of parish church. A last humiliation for this ambitous building that neither the Middle Ages nor the modern era were able to complete.
This unfinished building, like the Beauvais cathedral, is one of those daring Gothic projects. Only the chancel is built. Begun on April 3, 1272, the chancel was completed, in its broad outline, in 1295 mais works continued until 1332. From 1286, Jean des Champs is appointed the main architect of the Narbonne cathedral that would become a septentrional Gothic-styled masterwork in the South of France. Construction was suspended in 1534 because the city counsellors refused to sacrifice a part of city walls to allow the construction of the cathedral.
The chancel is 177 feet (54 m) long by 190 feet (58 m) wide and is topped by a vault at 131.5 feet (40.1 m) high. There are four straight bays and a five-sided apse. Side aisles give access to thirteen chapels. Its elegant structure is characterized by small columns inserted into pillars and by the triforium whose lines merge with the high windows.
The building is partly fortified: on top of the flat roof above the chapels and ambulatory, a crenelated way joins abutment piers in the flying buttresses, a device that contributes to give the cathedral the outside look of a fortress. The two square towers, located at the entrance of the chancel, were built only in the 15th century.
The organ
In the unfinished cathedral, the organ is hung on the wall that closes the chancel and overlooks the stalls. The imposing organcase (height = 75 feet (23 m); width = 39 feet (12 m); 46 feet (14 m) from the floor) is one of the most beautiful ones from the 18th century.
Historically, a first organ, built by Petit, is located on a gallery in 1493. This organ was repaired and enlarged during the 16th and 17th centuries. From 1697 to 1701, organbuilders De Joyeuse and Lesclop restored the instrument into a 47-stop organ over 4 manuals and pedal. Unfortunately, in 1727, a fire destroyed the chancel, its furniture, and the organ.
From 1739 to 1741, organbuilder Christophe Moucherel built the actual instrument. It was a 48-stop instrument (14 reed stops) over 4 manuals and pedal. Unfortunately, the mechanical action was not as perfect as the organcase and, rapidly, wind problems and increased hardness in the key action lead to a nearly complete reconstruction of the instrument, between 1766 and 1770, by organbuilder Jean-François Lépine. Luckily, during the Revolution, the organ was saved from destruction.
In 1833, the wind system and the keyboards were transformed, with the removal of the Echo division by organbuilder Loiselot. In 1840, the organcase was classified "Historical landmark". In 1844, the organ was rebuilt to a Romantic aesthetics by organbuilder Zeyger, from Lyon. At that time, the instrument has 39 stops over 3 manuals and pedal. Very soon, the organ became unplayable. A new reconstruction was carried out, from 1856 to 1858, by organbuilder Théodore Puget. The number of stops is increased to 42, the wind system is modified, a Barker machine is installed in the Grand-orgue division, and Montre stops and Positif are modified.
In 1910, a fire occurrs in the chancel and the chancel organ is destroyed but stalls and the main organ are spared. The organ suffered much from heat. From 1925 to 1927, part of the instrument was rebuilt using a pneumatic tubular action system and, at the time, the rebuilt instrument attracts the greatest organists. Soon after, the instrument sinks into oblivion.
From 1982 to 1993, organbuilder Bertyl Soutoul, fron Mîmes, restores the instrument. The back Positif is restituted while the action is electrified.
I. Positif de dos |
II. Grand-orgue |
|||
|---|---|---|---|---|
| Montre | 8' | Montre | 16' | |
| Bourdon | 8' | Bourdon | 16' | |
| Prestant | 4' | Montre | 8' | |
| Flûte | 4' | Bourdon | 8' | |
| Nazard | 2 2/3' | Flûte harmonique | 8' | |
| Doublette | 2' | Salicional | 8' | |
| Quarte de Nazard | 2' | Prestant | 4' | |
| Tierce | 1 3/5' | Flûte | 4' | |
| Larigot | 1 1/3' | Grosse Tierce | 3 1/5' | |
| Fourniture | III | Doublette | 2' | |
| Cymbale | III | Piccolo | 1' | |
| Trompette | 8' | Cornet | V | |
| Cromorne | 8' | Fourniture | V | |
| Clairon | 4' | Cymbale | IV | |
| Bombarde | 16' | |||
| Trompette | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
III. Positif |
IV. Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 8' | Bourdon | 16' | |
| Salicional | 8' | Flûte harmonique | 8' | |
| Unda Maris | 8' | Gambe | 8' | |
| Flûte | 4' | Voix céleste | 8' | |
| Nazard | 2 2/3' | Flûte | 4' | |
| Doublette | 2' | Octavin | 2' | |
| Tierce | 1 3/5' | Cornet | V | |
| Plein-Jeu | II-IV | Bombarde | 16' | |
| Trompette | 8' | Trompette | 8' | |
| Musette | 8' | Voix humaine | 8' | |
| Clairon | 4' | Basson-Hautbois | 8' | |
| Clairon | 4' | |||
Pédale |
|
|---|---|
| Principal | 16' |
| Bourdon | 16' |
| Flûte | 16' |
| Quinte | 10 2/3' |
| Principal | 8' |
| Bourdon | 8' |
| Flûte | 8' |
| Principal | 4' |
| Flûte | 4' |
| Combre Bombarde | 32' |
| Bombarde | 16' |
| Trompette | 8' |
| Chalumeau | 4' |