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Orgue principal / Main Organ Boisseau, 1974
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D'après la légende, le corps supplicié de sainte Réparate, mise à mort à l'âge de 15 ans à Césarée, est placé dans une barque abandonnée à la mer. Une colombe la guide jusqu'au rivage de Nice où elle accoste. Les fidèles construisent un oratoire pour abriter ses reliques que la population n'hésite pas, au début du XVe siècle, à cacher pour ne pas avoir à les remettre au pape Benoît XIII. Plusieurs cachettes sont utilisées avant que l'évêque de Nice les expose dans la cathédrale Sainte Réparate où elles résident depuis 1690.
À l’origine, Sainte-Réparate n’est qu’une chapelle, attestée à partir de 1060, la campagne que constitue le Vieux-Nice ne justifiant pas d’un autre édifice. En 1246, elle devient paroisse suite à la naissance et l’accroissement de la ville basse. Il n'existe pas de descriptif de l’édifice original, mais il est plusieurs fois agrandi (1455-1468) jusqu’à recevoir une première coupole à la fin du XVe siècle.
Le diocèse de Nice a été créé en IVe siècle. Comme tout diocèse, il possède sa propre cathédrale, siège du pouvoir épiscopal. Généralement situé non loin du pouvoir seigneurial, la cathédrale de Nice se trouvait sur le site de la colline du Château. Elle portait le nom de Sainte-Marie du Château. En 1531, suite aux exigences militaires des ducs de Savoie (remaniements des fortifications du château) et l’accroissement de la population, les autorités épiscopales doivent quitter le Château et la cathédrale qui en fait partie. Le choix de l'évêque et des chanoines se porte sur l'église Sainte-Réparate, située dans la ville basse plus populeuse et plus prospère, qui appartient aux moines de l'Abbaye Saint-Pons. Après 17 ans de pourparlers, en 1590, cette église reçoit le titre et la fonction de cathédrale. Le nom officiel devrait dire Sainte-Marie-Sainte-Réparate: Sainte Marie qui rappelle le titre de l’ancienne cathédrale du Château et, Sainte Réparate qui rappelle le nom de la chapelle primitive.
Jugeant l'édifice trop petit, l'évêque Didier Palletis confie en 1649, à l’architecte niçois Jean André Guibert, ingénieur militaire du duc de Savoie, la construction d'une nouvelle cathédrale plus en rapport avec l'importance de la ville et qui sera réalisée en trois phases. Originellement rectangulaire et orientée vers le nord, la cathédrale est reconstruite sur le modèle de l'église Sainte-Suzanne de Rome: un plan en en croix latine, orientée vers l’est. La première phase des travaux va de 1650 jusqu’en 1658 et voit la destruction de l’ancien édifice et la construction de sa partie occidentale jusqu’à la chaire actuelle. En 1658, du fait de la rapidité des travaux, la voûte de la nef centrale, qui vient d’être commencée, s’effondre. L’évêque Palletis, présent dans l’église au moment du sinistre, va mourir d’une blessure provoquée par un choc à la tête. Les travaux sont alors arrêtés et ne reprendront qu'en 1669 pour durer jusqu’en 1673. C’est la deuxième phase. La mort de l’architecte Guibert et son remplacement par Marc-Antoine Grigho marque les début de la troisième phase qui s'échelonne de 1679 à 1699.
Comme beaucoup de grandes églises baroques, la cathédrale s'inspire de Saint-Pierre de Rome, avec son plan basilical à triple nef et sa coupole sur tambour surmontant la croisée du transept. Son dôme est couvert, à l'extérieur, de tuiles vernissées à la mode génoise et constitue l'un des éléments les plus caractéristiques de la vieille ville. De nombreux aménagements et embellissements sont effectués aux XVIIIe et XIXe siècles. Le campanile est élevé, avec plusieurs interruptions, entre 1731 et 1757 masquant partiellement la coupole. Il remplaçe le clocher de l’église précédente, plus modeste et abattu avec elle. Les pierres qui le composent sont issues de Sainte-Marie du Château et marquent ainsi la filiation entre les deux monuments. La façade baroque, plaquée sur la façade originale entre 1825 et 1830, a été restaurée en 1980. Entre 1900 et 1903, une abside a été ajoutée de chaque côté du chœur.
À l'intérieur, la voûte en plein cintre est décorée sur ses arcs d’angelots encadrant des devises latines honorant la Vierge ou d’invocations à sainte Réparate illustrée par ses initiales SR. Comme toute église baroque, la clarté solaire joue un rôle essentiel d’éclairage, renforcé par la coupole surmontant le transept. La dizaine de chapelles que comprend l'édifice étaient, jadis, la propriété de riches familles ou de corporations qui assumaient les frais de la décoration et l'entretien et qui pouvaient faire la sépulture de leur famille.
Le choeur monumental conserve une partie de son décor fin XVIIe - début XVIIIe. Le maître-autel, élevé en 1685, est surmonté d’un tableau représentant la «Gloire de Sainte Réparate». Ce tableau a été exécuté par Bernardin Baldorino vers 1655. Dans l'autel, une châsse contient les reliques de saint Victor, amenées de Rome en 1685. Les chapelles latérales, richement décorées, ont conservé une partie de leur mobilier baroque. Dans celle dédiée à sainte Réparate, la balustrade, l'autel et ses gradins, ainsi que les encadrements de toiles sont en marqueterie de marbre. Au centre, une toile d'Hercule Trachel, réalisée vers 1850, représente, dans un décor niçois, la vierge martyrisée.
Lors de la Révolution, le 28 septembre 1792, les troupes françaises entrent dans Nice et se retournent immédiatement contre l'évêque du diocèse, Valperga de Maglione, qui s'enfuit. Le 14 juillet 1794, la cathédrale devient le temple de l'Être Suprème et est utilisé, jusqu'en 1795, comme un magasin de dépôt pour le blé et les objets de couchage. Durant cette période, l'édifice a peu souffert car des précautions avaient été prises: les cloches avaient été démontées et enterrées à Cimiez alors que la tuyauterie de l'orgue avait été déposée chez les frères Grinda, facteurs d'orgues.
La cathédrale est rendue au culte, à titre provisoire, le 30 mars 1795, et le concordat de 1801 lui rend définitivement sa destination véritable.
Avec ses décorations d'origine, la cathédrale Sainte-Réparate est l'un des principaux témoignages du premier art baroque romain à Nice.
Les orgues
La cathédrale possède trois orgues :
L'orgue principal
Il est connu que la cathédrale possède un orgue dès le début du XVIIe siècle. C'est l'évêque Martinengo qui, nommé en 1600, s'empresse de rénover et d'embellir la cathédrale et, à ce titre, prit, au cours du synode de 1602, prit la décision d'établir des orgues dans la cathédrale. Dans un acte du 16 juillet 1601, le conseil de fabrique décide de faire construire un orgue. Cet instrument est réalisé aux environs de 1604 puisque l'évêque écrit, en 1606, que « l'église est assez mal ornée, elle n'a ni trône épiscopal, ni orgues, j'y ai remédié... ». Il est possible que cet instrument fut le tout premier instrument installé dans l'église puisque celle-ci ne reçut son titre officiel de cathédrale qu'en 1590 et que celui-ci était installé dans le choeur, selon la coutume italienne.
Cet instrument a survécu aux travaux d'agrandissement réalisés à partir 1650 et qui comprennent la réfection totale du choeur puisqu'il y eut deux réparations effectuées sur l'instrument: l'une en 1652, l'autre en 1655.
Il faut attendre 1732 pour découvrir la trace d'un autre instrument, dont la description est inconnue, alors que les archives mentionnent le fait que « l'évêque Recrosio a enrichi la cathédrale d'un campanile et d'un orgue ».
Lors de la Révolution, le 4 novembre 1794, l'administration du district de Nice autorise le facteur Honoré Grinda « à recueillir et retirer dans ses ateliers tous les orgues qui restent dans les églises et chapelles de la commune ». Au cours de cette opération, le facteur recueille 208 tuyaux de l'église Saint-Augustin, 286 tuyaux et 2 soufflets de l'église Saint-Jean-Baptiste, 2 claviers de l'église des Cordeliers, et enfin 212 tuyaux de l'orgue de Sainte-Réparate.
Lors de l'installation de l'évêque Colonna d'Istria, premier évêque français de Nice, en 1802, la fabrique demande, à l'administration de la ville, l'autorisation de retirer des mains de Grinda une partie des tuyaux dont il était dépositaire, tout ceci en vue de faire construire un orgue pour la cathédrale. L'administration accepte la requête et demande au facteur Grinda de remettre « tous les effets nécessaires à la reconstruction de l'instrument ». Malheureusement, les tuyaux ont beaucoup souffert durant leur transport et il devient impossible de remonter un orgue avec ces tuyaux, du fait de leur état et de leur quantité insuffisante.
Dans une lettre adressée a préfet du département et datée du 15 février 1803, la fabrique exprime le désir, pour la construction de son orgue, de s'adresser à un facteur reconnu, en occurence à Honoré Grinda. Il s'agit d'un orgue neuf de facture française comprenant 34 jeux répartir sur trois claviers manuels et pédalier pour un total de 2 220 tuyaux. La fabrique, dépourvue de fonds, décide qu'il est nécessaire d'ouvrir une souscription pour l'achat d'un tel orgue. Toutefois, les sommes recueillies ne permettent pas sa réalisation et, en 1805, l'orgue de la cathédrale est seulement restauré avec des matériaux provenant de différentes églises de Nice.
L'orgue ainsi restauré ne donnant pas satifaction, l'évêque fait appel, vers 1816, aux frères Serassi, célèbres facteurs de Bergame (Italie), qui, après avoir visiter l'instrument, refusèrent d'y travailler.
L'orgue, restauré par Grinda, reste tel quel jusqu'en 1831, date à laquelle une réparation s'impose et est réalisé par le facteur Josué Agati, de Pistoia (Italie). Celui-ci démonte, dépoussière, répare les mécanismes, accorde l'instrument, et transforme la Voix humaine en Voix angélique, le tout pour la somme de 284 lires.
En 1843, des réparations majeures s'imposent. La fabrique invite Nicodème Agati, fils de Josué, à visiter l'orgue et à faire ses recommandations. Deux projets sont proposés: réparer le vieil instrument que son père avait relevé en 1831, ou construire un orgue neuf plus proportionné pour l'église et plus moderne. Cet orgue neuf serait un instrument de 34 jeux répartis sur un clavier manuel et pédalier et ce, pour la somme de 9 500 francs. L'ajout d'un deuxième clavier manuel serait disponible pour la somme de 12 300 francs. La fabrique, convaincue par Agati, adopte le second projet, c'est-à-dire la construction d'un orgue neuf, car il est reconnu que l'orgue actuel, même réparé, ne serait jamais parfait et que son entretien entraînerait à la longue, de grosses dépenses.
Encore une fois, la fabrique ne dispose pas des moyens financiers nécessaires pour faire face aux coûts de construction d'un orgue neuf. Aucune réparation n'est apportée au vieil instrument qui continue encore son service pendant un an. En 1844, l'organiste de la cathédrale, Pietro Gioan, informe la fabrique que l'orgue est presque hors d'usage et recommande de s'adresser aux facteurs Serassi, de Bergame, ou aux facteurs Agati, de Pistoia.
Ayant déjà en mains le projet préparé par le facteur Agati, la fabrique demande une proposition de la part des facteurs Serassi. Le 24 septembre 1845, Mangili Attilio, agissant en procuration de la part des facteurs Serassi, déclare que l'orgue actuel est désuet et que même réparé, il serait toujours une oeuvre imparfaite. Le 30 septembre 1845, la fabrique signe une entente, avec ce dernier, concernant la construction d'un orgue neuf de 77 rangs répartis sur deux claviers manuels et un pédalier au coût de 24 000 lires payables en 12 échéances annuelles de 2 000 lires après la mise en place prévue à 18 mois à partir de l'accord définitif qui fut signé le 18 novembre 1845.
Comme veut la coutume, la fabrique doit faire construire, à ses frais, le buffet par une entreprise locale. Le 22 octobre 1846, l'architecte Vernier prend connaissance du projet relatif au buffet et à la tribune pour le nouvel orgue. Les travaux de construction sont réalisés par les frères convers jésuites Joseph Ciaudo et Dongo tandis que les travaux de sculpture et dorures sont confiés à Lombard.
Au 24 octobre 1846, le coût total de l'instrument (tribune et buffet compris) est évalué à 30 000 lires.
Au mois de mai 1847, trois ouvriers des facteurs Serassi arrivent à Nice pour déplacer le vieil orgue et installer le nouveau; travail évalué à deux ou quatre mois. La réception de l'instrument est confiée au Padre Davide (Felice Moretti) et a lieu le 14 février 1848.
En 1899, après avoir été en usage pendant un demi siècle et alors que la cathédrale est en besoin d'une réfection importante, on songe à remplacer l'orgue. Ainsi, le 20 juillet 1899, le conseil de fabrique confie à Florentin Martella, ancien ouvrier de la maison Cavaillé-Coll, le mandat de construire un grand orgue, de style français, doté des perfectionnements les plus modernes. Il est installé en 1901 et, ce cet instrument, seul le buffet subsiste.
En 1952, le facteur Merklin effectue des réparations et modifie quatre jeux. Le Positif de dos, inspiré du buffet principal, est installé en 1973.
Un nouvel instrument est construit, en 1974, par le facteur Jean-Loup Boisseau, fils de Robert Boisseau, moins "sur les plans" de Pierre Cochereau que d'après un "cahier des charges" intéressant en particulier la composition, auquel il avait participé activement avec son habituelle compétence et sa fidèle amitié pour les facteurs en question. Il s'agit d'un orgue néo-classique possédant 69 jeux répartis sur 4 claviers manuels et pédalier. L'instrument est malheureusement réduit au silence depuis mars 2005 et nécessite d'importantes réparations.
L'orgue de choeur
L'orgue de chœur est un Martella du début du XXe. Il est placé à gauche du transept.
L'orgue de la chorale
L'orgue de la chorale, placé dans une salle de répétition, est l'orgue personnel du chanoine Henri Carol, déménagé après sa mort accidentelle en 1984.
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According to the legend, St. Reparate's martyred body, killed at the age of 15 in Caesarea, is loaded upon a small boat and abandonned to the sea. A dove guided it to the Nice's seashore where people built a chapel to house the relics. Early in the 15th century, rather than giving them to Pope Benedict XIII, they concealed them using several hiding places until Nice's bishop displayed them in the St. Reparate Cathedral where they lie since 1690.
In the beginnings, it is only a chapel, attested since 1060, because the city of Nice being only the size of a village. In 1246, it becomes a parish following the devlopment of the lower section of the city. There is no description of this original chapel but it was enlarged many times (1455-1468) until a first cupola is buikt at the end of the 15th century.
The Nice diocese is established in the 4th century. Just like any diocese, it had its own cathedral, the episcopal see. Normally located not far from the seigniorial government, the cathedral was located on a site named Castle Hill. It was called St. Mary of Castle. In 1531, due to Savoy dukes' military requirements (modifications to the castle's fortifications) and the population increase, episcopal authorities must leave the Castle and the cathedral. The bishop's and canons' choice falls upon St. Reparate church located in the lower section of town which is more densely-populated and more flourishing. The church belongs to the monks of St. Pons Abbey and after negotiations that last 17 years, the church is bestowed with the title and functions of cathedral. The official name should read St. Mary and St. Reparate cathedral: St. Mary to commemorate the old cathedral in the Castle and St. Reparate to commemorate the old chapel.
In 1649, considering that the building is too small, Bishop Didier Palletis commissionnes architect Jean André Guibert, a military engineer for the Duke of Savoy, to build a new cathedral in keeping with the city's importance. The building will be realized in three stages. While the original rectangular church is facing north, the cathedral will be built using St. Suzanne church, in Rome, as model: a latine cross shape and facing east. The first construction stage goes from 1650 to 1658 and includes the demolition of the old building and the construction of the western section up to the actual pulpit. In 1658, as the construction is going on rapidly, the central nave's vault collapses while it is being made. Bishop Palletis, present in the church when the accident occurred, will die of head wounds. Contruction is suspended and will resume only in 1669 and last until 1673. It is the second stage. Architect Guibert's death and his replacement by Marc-Antoine Grigho marks the beginning of the third phase that will go on from 1679 to 1699.
Just like many large Baroque church, the cathedral draws its inspiration from St. Peter Basilica, in Rome, with its three naves and its cupola resting on a drum erected at the transept crossing. The cupola whose exterior is covered with Genoese-styled glazed tiles is ont of the most distinguishing elements in the section of the city. Many modifications and embellishments are carried out in the 18th and 19th centuries. The bell-tower, built between 1731 and 1757 with many interruptions, partly hide the cupola. It replaces the old church's bell-tower demolished at the same time as the church. Stones used are coming from St. Mary of Castle and symbolize the link between the two buildings. The Baroque facade, layed upon the original facade between 1825 and 1830, has been restored in 1980. Between 1900 and 1903, an apse is added on both sides of the chancel.
Inside, the semicirculat vault is decorated with cherub archways surrounded with latine invocations honoring the Virgin Mary and St. Reparate. Like in any Baroque church, interior lightning is provided mainly by daylight through windows and from the cupola. The ten lateral chapels used to belong to wealthy families who pais for decoration and maintenace and used them as burial place for their family members.
The large chancel still has its decor built at the end of the 17th century and beginning of the 18th century. The main altar, erected in 1885, is crowned with a painting depicting St. Reparate in her glory. The painting was executed by bernargin Baldorino around 1655. The altar houses a shrine holding St. Victor's relics brought from Rome in 1685. Lateral chapels, lavishly decorated, still have part of their Baroque furnishings. In the one dedicated to St. Reparate, the communion rail, the terraced altar and painting frames are made of marble marquetery. Center, is a painting by Hercule Trachel, executed around 1850, depicting St. Reparate in a decor from Nice.
During the Revolution, on September 28, 1792, French troops come into Nice and turn against Bishop Valperga de Maglione who has to run away. On July 14, 1794, the cathedral becomes a Temple dedicated to the Supreme Being and, until 1795, is used as wheat and sleeping gear storage. During that period, the building does not suffer too much mainly because precautionary mesures had been taken: bells has been taken down and buried in Cimiez while the organ pipework sent into storage in organbuilder Grinda's workshops.
The cathedral is temporary reverted to worship on March 30, 1795 and the 1801 Concordat officially confirmed its true vocation.
With its original decor, St. Reparathe Cathedral is one of the most important examples of Romanesque Early Baroque art in Nice.
The Organs
The cathedral has three instruments:
The Main Organ
It is ascentained that the cathedral has an organ ever since the beginning of the 17th century. When Bishop Martinengo is appointed in 1600, he rapidly renovates the decorates the cathedral. During the 1602 Synod, he decides to install an organ in the cathedral. On July 16, 1601, churchwardens authorize the construction of an organ. This instrument is installed around 1604 because the bishop writes, in 1606, that "the church is badly decorated, there is no bichop's seat, no organ, I have corrected the situation...". This instrument is probably the very first instrument installed in that church because it was officially designed as cathedral only in 1590. As per the Italian custom, it is probably installed in the chancel.
The instrument survived to the 1650 enlargement works which included the complete redoing of the chancel because there were repairs executed both in 1652 and in 1655.
One has to wait until 1732 to find out that a new instrument has been installed. Its description is unknown while records mention that "Bishop Recrosio has enriched the cathedral with a bell-tower and an organ".
During the Recolution, on November 4, 1794, Nice district administration authorizes organbuilder Honoré Grinda "to collect and store in his workshops all pipeworks from all the churches and chapels located in the comune". During this operation, the organbuilder collect 208 pipes from St. Augustin church, 286 pipes and 2 bellows from St. Jean-Baptiste church, 2 keyboard manuals from the church of the Cordeliers, and finally 212 pipes from St. Reparate church.
When Bishop Colonna d'Istria, first French bishop of Nice, is appointed in 1802, the churchwardens send a request to the City administration to obtain the authorization to remove from Grinda's workshops pipework in order to rebuild an instrument for the cathedral. The request is granted and organbuilder Grinda is ordered to return " all necessary elements for the rebuilding of the instrument". Unfortunately, the pipework was considerably damaged during transport and it was impossible to rebuild the instrument because there was not enough usable pipework.
In a letter to the Department Prefect dated February 15, 1803, churchwardens express their desire to commission organbuilder Honoré Grinda for the building of an organ. It will be a new French style organ with 14 stops over three manauls and pedal for a total of 2,220 pipes. Devoided on the necessary fundings, the churchwardens decide to launch a fund raising subscription. However, the collected funds do not permit the construction of the proposed organ and, in 1805, the cathedral organ is only restored with elements coming from several Nice churches.
The restored organ being not satisfactory, the bishops calls upon, around 1816, Serassi brothers, famous organbuilders instelled in Bergame (Italy). After visiting the organ, they refuse to work on it.
The Grinda restored organ remains as is until 1831 when repairs are required. They are executed by organbuilder Josue Agati, from Pistoia (Italy). At a cost of 284 liras, he overhauls, cleans, repais the action, voices the instrument and modified the Voix humaine for a Voix angélique.
In 1843, major repairs are required. Churchwardens calls in Nicodeme Agati, Josue's son, to visit the organ and to make recommendations. Two projects are prepared: repaits to the old instrument his father overhauled in 1831, or building a new and more modern organ better adapted to the church. It will be an instrument with 14 stops over one manual keyboard and pedal at the cost of 9,500 francs. The addition of a second manual is possible but the cost increases to 12,300 francs. Convinced by Agati, churchwardens go for the second proposal because the actual instrument, even repaired, will never be perfect and its maintenance will, on the long run, be expensive.
Once again, churchwardens are faced with the lack of financial ressources required to cover the cost of building a new organ. No repair is executed on the old instrument who will still be used for one more year. In 1844, the cathedral organist, Pietro Gioan, informs the churchwardens that the organ is almost unusable and recommands to call in organbuilders Serassi, from Bergame, or Agati, from Pistoia.
Still holding Agati's proposal, churchwardens ask Serassi brothers to sumbit a proposal. On September 24, 1845, Mangili Attilio, by proxy from Serassi brothers, states that the actual instrument is obsolete and even if repaired, it will always be an imperfect instrument, On September 30, 1845, churchwardens sign an agreement with Attilio, concerning the construction of new organ with 77 ranks over four manuals and pedal at the cost of 24,000 liras payable in 12 yearly installments of 2,000 liras starting after the complete installation expected 18 months after the final agreement which was signed on November 18, 1845.
As usual, the cost of the instrument does not include the cost of the organcase which must be built at the churchwardens' expenses. On october 22, 1846, architect Vernier is called in to look into the organcase and organ loft project for the new instrument. Construction works are carried out by Jesuit lay brothers Joseph Ciaudo and Dongo while sculptural and gilding works are commissionned to Lombard.
On October 24, 1846, the total cost of the isntrument (organ loft and organcase included) is estimated at 30,000 liras.
In May 1847, three Serasso workers arrive in Nice to remove the old organ and to install the new one: work is estimated to last from two to four months. The instrument is received by Padre Davide (Felice Moretti) on February 14, 1848.
In 1899, after being in use for half a century and while the cathedral is is need of an important renovation, it is decided to replace the organ. On July 20, 1899, churchwardens commission Florentin Martella, a former Cavaillé-Coll worker, to build a large French style organ which will include all most up-to-date accessories. It is installed in 1901 and from, this instrument, only the organcase is left.
In 1952, organbuilder Merklin executes repairs and modified four stops. The back Positive organcase is installed in 1973 to match the main organcase.
A new instrument is built, in 1974, by organbuilder Jean-Loup Boisseau, Robert Boisseau's son, less "on plans" prepared by Pierre Cochereau than on interresting "tonal specifications" he helped prepared with his usual competence and his loyal friendship to the organbuilders. It is a neo-Classic organ with 69 stops over four manuals and pedal. Unfortunately, the instrument is silenced since March 2005 and in need of major repairs.
The Chancel Organ
The organ, built by Martella early in the 20th century, is located in the left transept.
The Choir organ
This organ, located in the choir practice room, is Canon Henri Carol's personal instrument. It was moved there soom after his accidental death in 1984.
I. Positif de dos |
II. Grand Orgue |
|||
|---|---|---|---|---|
| Montre | 8' | Montre | 16' | |
| 1Fûte | 8' | Bourdon | 16' | |
| Bourdon | 8' | Montre | 8' | |
| Prestant | 4' | Bourdon | 8' | |
| Flûte | 4' | Flûte harmonique | 8' | |
| Nasard | 2 2/3' | Prestant | 4' | |
| Doublette | 2' | Flûte | 4' | |
| Tierce | 1 3/5' | Grosse Tierce | 3 1/5' | |
| Larigot | 1 1/3' | Nasard | 2 2/3' | |
| Mixture | VII | Doublette | 2' | |
| Trompette | 8' | Quarte | 2' | |
| Cromorne | 8' | Tierce | 1 3/5' | |
| Clairon | 4' | Fourniture | II | |
| Tremolo | Grande Fourniture | III | ||
| Cymbale | IV | |||
| Trompette | 8' | |||
| Trompette en chamade | 8' | |||
| Clairon en chamade | 4' | |||
III. Récit |
IV. Écho |
|||
|---|---|---|---|---|
| Principal | 8' | Bourdon | 8' | |
| Gambe | 8' | Quintaton | 8' | |
| Voix céleste | 8' | Flûte | 4' | |
| Flûte | 8' | Nasard | 2 2/3' | |
| Principal | 4' | Doublette | 2' | |
| Flûte | 4' | Tierce | 1 3/5' | |
| Nasard | 2 2/3' | Sifflet | 1' | |
| Flûte | 2' | Cymbale | II | |
| Tierce | 1 3/5' | Régale | 8' | |
| 1Cornet | V | Chalumeau | 4' | |
| Bombarde | 16' | |||
| Trompette | 8' | |||
| Hautbois | 8' | |||
| Voix humaine | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
| Tremolo | ||||
Pédale |
|
|---|---|
| Bourdon | 32' |
| Flûte | 16' |
| Soubasse | 16' |
| Flûte | 8' |
| Bourdon | 8' |
| Principal | 4' |
| Flûte | 4' |
| Gemshorn | 2' |
| Plein-Jeu | III |
| Bombarde | 16' |
| Ranquette | 16' |
| Trompette | 8' |
| Clairon | 4' |
| 1 | Dessus / Treble |