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Cavaillé-Coll, 1870
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Le diocèse d'Oloron a été fondé au IVe siècle par saint Grat et supprimé en 1790.
Les parties les plus anciennes de la cathédrale datent d'environ le XIe siècle. C'est l'époque où l'évêque Étienne de Mauléon, nommé en 1060, entreprend de restaurer le diocèse tombé en ruines depuis le passage des Normands au IXe siècle. En 1102, l'évêque Roger de Santis, remet la cathédrale en chantier grâce aux nombreux butins ramenés par le vicomte Gaston IV le Croisé après ses participations aux Croisades et à la Reconquista. De cette époque, il ne reste que le célèbre portal d'entrée, classé au patrimoine de l'Umanité par l'UNESCO, et qui a subi des restaurations très importantes au XIXe siècle.
À l'aube du XIIIe siècle, l'édifice est ruiné et il est reconstruction dans le style architectural de l'époque, transition entre le roman et le gothique. La nef et les collatéraux datent de cette époque. Au début du siècle suivant, un incendie détruit le choeur. Celui-ci est donc à son tour reconstruit selon le style alors en vogue, le gothique flamboyant. Il est alors prévu de reconstruire entièrement la cathédrale lorsque la guerre de Cent Ans débute, seuls sont achevés le choeur et les cinq chapelles rayonnantes du déambulatoire formant le chevet, ainsi que la sacristie.
Au XVIe siècle, la région connaît les heures les plus noires de son histoire, c'est la période de la Guerre des religions et les édifices religieux sont alors dépouillés de tous leurs trésors. C'est ainsi qu'en 1569, la cathédrale perd tout son mibilier et ses objets précieux, les vitraux sont brisés et la tradition rapporte qu'elle est transformée en écurie.
Après sa restitution au culte catholique en 1602, l'évêque Arnaud de Maytie entreprend sa remise en état qui se poursuit au cours du XVIIe siècle. Au XVIIIe siècle, François de Révol fait ajouter les chapelles latérales ce qui donne au monument son aspect actuel sur un plan presque carré.
En 1802, Oloron perd son évêché et l'église Sainte-Marie son rang de cathédrale. Si la période révolutionnaire a relativement épargné l'église, l'état d'abandon dans lequel elle reste jusqu'au milieu du XIXe siècle la laisse dans un état déplorable. Les voûtes en ruine sont cachées par un faux plafond de bois. Le mobilier et le trésor sont détruits mis à part quelques objets cachés par des paroissiens. Une campagne de restauration démarre en 1857, sous l'impulsion de Prosper Mérimée et du grand architecte Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc. Une partie du mobilier du XVIIIe siècle, qui n'est plus dans le goût du jour, est détruite ou dispersée dans les églises de la région et remplacée dans le style néo-gothique à la mode. Les peintures du choeur sont restaurées en 1869.
Classée « Monument Historique » en 1841, l'église fut déclassée en 1886 en raison de la médiocre qualité des travaux exécutés, puis à nouveau classée en 1925.
Depuis 2004, de grands chantiers sont en cours avec, pour objectif à terme, une restauration complète de l'édifice, tant extérieur qu'intérieur.
L'orgue
Le magnifique buffet polychrome qui orne la tribune a été construit entre 1650 et 1655 grâce à la générosite de l'évêque de Gassion. Classé « Monument historique » le 20 décembre 1906, il est bien représentatif de l'esthétique baroque alors à la mode.
Nous ne savons rien sur le facteur qui construisit ce premier instrument. La tradition parle de Clicquot mais on pourrait plutôt penser à Gerhard Brunel dont l'atelier était alors établi à Oloron et dont nous savons qu'il a livré un instrument à Nay (c'est le seul qui existe encore aujourd'hui), un à Saint-Jean-de-Luz, et probablement un à Oloron. Cet instrument fut restauré par Dom Bedos de Celles en 1771.
Durant la Révolution, l'instrument fut démonté et le métal des tuyaux fut récupéré.
Un contrat est signé le 16 août 1869 avec Artistide Cavaillé-Coll, au prix de 23 000 francs, pour un orgue de 24 jeux répartis sur deux claviers manuels et pédalier à être installé dans le buffet existant. Un troisième clavier sera utilisé comme totalisateur. L'instrument a été livré le 7 septembre 1870. Le buffet du Positif est muet car Cavaillé-Coll ne l'a pas réutilisé. La Soubasse de la Pédale est le seul jeu qui reste de l'instrument du XVIIe siècle. C'était, à l'origine, un jeu de Flûte de 8' que Cavaillé-Coll a transformé en Soubasse 16' par obturation des tuyaux à la partie supérieure.
Un relevage a été effectué en 1932 par Maurice Puget. Les porte-vent originaux furent remplacés par de gros conduits en zinc. La soufflerie a été mécanisée en 1949. La partie instrumentale de l'instrument a été classée « Monument historique » le 24 septembre 1971.
En 1982, les facteurs Danion-Gonzalez effectuent un simple relevage à l'identique. Le matériel devenu inefficace après un siècle d'utilisation ne fut pas remplacé. Au cours de cette opération, le buffet, fait de noyer et de châtaignier, fut restauré et il retrouva ses couleurs polychromes d'origine.
La rénovation complète de l'instrument a été entreprise, en 1983, par la Manufacture Languedocienne des Grandes Orgues. Les travaux sont échelonnés sur dix ans. Tous les ressorts en laiton ont été remplacés par de l'acier, les anti-secousses rétablis en peau et les écrous de cuir remis à neuf. En 1999, les porte-vent ont été rétablis, comme à l'origine, en bois. La console fut dotée d'un pédalier neuf plus étendu (de vingt-sept à trente notes) impliquant une mécanique totalement repensée. En 2002, la soufflerie électrique a été remplacée par un modèle plus puissant et mieux adapté aux exigences de l'instrument. Ces derniers travaux ont été dirigés par le facteur Charles Sarelot.
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The diocese of Oloron was established in the 4th century by St. Grat and was repealed in 1790.
The most ancient sections of the cathedral date from around the 11th century. It is when Bishop Etienne de Mauléon, appointed in 1060, decided to restore the diocese that was in ruins after the invasion by the Normans in the 9th century. In 1102, Bishop Roger de Santis, got the construction going again thanks to the many booties brought back by viscount Gaston IV the Crusader after his participation into the Crusades and the Reconquista. From this era, only that is left is the famous portal, classified as World Heritage by UNESCO, that was considerably restored during the 19th century.
Early in the 13th century, the building is destroyed and it was rebuilt in the architectural style of the day, a transition between Romanesque and Gothic. The nave and side aisles are from that era. Early in the next century, a fire destroyed the chancel. It was rebuilt in the style of the day: high Gothic. When it was planned to completely rebuild the cathedral, the Hundred Years War began and only the chancel, the five radiating chapels in the ambulatory, and the vestry were completed.
In the 16th century, the region lives the darkest days in its history, it is when the Religion War struck. Religious buildings are deprived of all their treasures. In 1569, the cathedral lost all its furnishings and its precious items, stained glass windows are broken and the tradition reports that the cathedral was used as a stable.
When it was returned to the catholic cult in 1602, Bishop Arnaud de Maytie began its restoration that will go on during the 17th century. In the 18th century, François de Révol added lateral chapels that give the building its actual almost squared shape.
In 1802, Oloron lose its bishopric and St. Mary's cathedral is deprived of its title and becomes a church. If the Revolution spared the church, it was neglected until the middle of the 19th century. The ruined vaults are hidden with false wooden ceilings. The furnishings and the treasure are destroyed except for a few items concealed by parishioners. A restoration campaign began in 1857, upon Prosper Mérimée's impulse and famous architect Eugène-Emmanuel Violet-le-Duc. Part of 18th century furnishings, judged as outdated, was destroyed or scattered among other churches and replaced with neo-Gothic items. Paintings in the chancel were restored in 1869.
Classified as "Historical Landmark" in 1841, the church was declassified in 1886 due to the poor quality of executed works, and reclassified in 1925.
Since 2004, large restoration works are going on with, as final objective, the complete restoration of the building both on the exterior and inside.
The Organ
The magnificent polychromed organcase that adorn the gallery was built between 1650 and 1655 thanks to Bishop de Bassion's generosity. Classified as "Historial Landmark" on December 20, 1906, it is a true representative of the Baroque aesthetics.
The organbuilder of this first instrument is unknown. According to tradition, it would have been built by Clicquot but it is believed that Gerhard Brunel could be the builder since his workshop was located in Oloron where he built an instrument for Nay (the only currently in existence), one for St. Jean-de-Luz, and probably one for Oloron. This instrument was restored by Dom Bedos de Celles in 1771.
During the Revolution, the instrument was dismantled and the metal from the pipes was recuparated.
A contract was signed on August 16, 1869 with Aristide Cavaillé-Coll, for a total price of 23,000 francs, for a 24-stop organ with two manuals and pedal to be installed in the existing organcase. The third manual will be used as a coupling manual. The instrument was delived on September 6, 1870. The organcase of the Positif division is empty because Cavaillé-Coll did not reuse it. The Soubasse in the Pedal division is the only extant stop from the 17th-century instrument. It was, originally, an 8' Flute that Cavaillé-Coll transformed into a 16' Soubasse by blocking the upper part of the pipes.
A restoration was carried out in 1932 by Maurice Puget. The original wind ducts were replaced by large zinc ducts. The wind system was mechanized in 1949. The instrument's pipeworks has been classified as "Historial Landmark" on September 24, 1971.
In 1982, organbuilders Danion-Gonzalez executed a simple restoration to original. Parts now unusable after a century of use were not replaced. At the same time, the organcase, made of walnut and chesnut, was restored to its original polychromed colors.
Organbuilding firm Manufacture Languedocienne des Grandes Orgues started the complete restoration of the instrument in 1983. Works were spread over a 10-year period. All brass springs were replaced with steel ones, the leather winkers and nuts were restored. In 1999, wooden wind ducts were installed. The console received a new extended pedalboard (from 27 to 30 notes) along with a new tracker action. In 2002, the electric wind system was replaced with a more powerful one and better fitted for the instrument. These last works were carried out under the supervision of organbuilder Charles Sarelot.
II. Grand-Orgue |
III. Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| Principal | 16' | Flûte traversière | 8' | |
| Montre | 8' | Gambe | 8' | |
| Bourdon | 8' | Voix céleste | 8' | |
| Viole de gambe | 8' | Flûte octaviante | 4' | |
| Flûte harmonique | 8' | Octavin | 2' | |
| Prestant | 4' | Trompette | 8' | |
| Octave | 4' | Hautbois | 8' | |
| Doublette | 2' | Voix humaine | 8' | |
| Plein-jeu harmonique | V | |||
| Basson | 16' | |||
| Trompette | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
I. Accoupleur |
Pédale |
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|---|---|---|---|---|
| Soubasse | 16' | |||
| Flûte | 8' | |||
| Bombarde | 16' | |||
| Trompette | 8' | |||