| Description [Français / English] |
Composition sonore Stop List |
Enregistrements Recordings |
Références References |
Retour Return |
![]() |
Callinet, 1843
[click on the image or here to obtain a larger picture] |
Historique
Des traces d’activités humaines remontant à aux périodes mésolithique et néolithique se retrouvent à Oltingue et des établissements gallo-romains y étaient présents au milieu du premier siècle de notre ère.
Le village d'Oltingue est mentionné pour la première fois dans un document en 1141. Il appartient alors à l'abbaye Saint-Blaise. Vers 1230, le village devient la possession de l'abbaye de Murbach, puis en 1322 entre les mains des comtes de Ferrette, et en 1324 à celles des Habsbourg. Il est ensuite cédé aux barons de Ferrette-Liebenstein jusqu'à la Révolution française. Le village se trouve alors autour de la chapelle Saint-Martin-des-Champs jusqu'au saccage de 1445 par les Armagnacs. Après la destruction du village, celui-ci est abandonné et est reconstruit à un kilomètre plus loin au nord-est, incluant le château de la famille noble des Oltingen.
L'église
L'église actuelle prend ses racines dans la chapelle Saint-Martin-des-Champs qui est alors utilisée par plusieurs villages de la région. Cette chapelle, construite à l'emplacement d'un sanctuaire préchrétien, date principalement du XIVe siècle même si le clocher et la nef datent du XIIIe siècle. Au XVe siècle, une sacristie est ajoutée et les peintures murales sont piquetées afin d’être recouvertes d’un enduit.
Lors de travaux de restauration effectués vers la fin du XVIIe siècle, le plafond du chœur en croisée d’ogives est remplacé par un plafond en plâtre sur lattes et corniches. En 1868, lors de la dernière restauration, les ouvertures vitrées du chœur et de la nef sont remplacées par des fenêtres de style néogothique à la mode du XIXe siècle. Le plafond est remplacé par l’actuelle voûte.
À l'automne 1989, lors de travaux entrepris pour établir un réarrangement intérieur, les premières fouilles archéologiques sont effectuées depuis la construction de l’église. Ces recherches produisent les éléments suivants:
La chapelle est classée « monument historique » le 30 décembre 1991.
La décision de construire l'église actuelle remonte au 11 août 1824, car la population locale a doublé depuis la guerre de Trente Ans et la chapelle est devenue trop petite. De plus, elle est maintenant éloignée du village et est une source d’inconvénients lors d’intempéries. Surtout, elle est une entrave au principe sacro-saint de la présence de l’église au milieu du village.
Le huissier Antoine Vogelweid, faisant alors ses premières expériences en matière de construction, vient offrir ses services pour lever les difficultés et diriger, avec un empressement louable et désintéressé, les démarches pour obtenir l’autorisation de bâtir. Il faut évidemment réunir les fonds nécessaires pour couvrir les frais de construction qui se chiffrent à 47 645 francs.
Entre temps, le projet est adjugé, le 3 août 1826, au notaire Antoine Xavier Desgrandchamps, d'Altkirch, sous le cautionnement et avec l’association du maçon Jean Keigerlé, de Folgensbourg. Les plans et devis, dressés par l’architecte Wagner, sont vérifiés par le Conseil des bâtiments civils à Paris et approuvés par le ministre de l’Intérieur.
L’église est ouverte pour la première fois au culte le 21 septembre 1831 soit avec un retard de trois ans, car elle aurait dû être parachevée au 1er septembre 1828. Elle ne le sera véritablement qu’en 1843 après de nombreux problèmes et procès.
L'intérieur
Parmi le mobilier, on dénote :
L'orgue
Alors que les travaux de construction de l’avant-corps de l’église sont à peine achevés, les paroissiens veulent avoir leur orgue. À la suite d'une réunion du conseil municipal, le maire François-Joseph Kuentz prend contact avec les frères Joseph et Claude-Ignace Callinet, de Rouffach. Ceux-ci rédigent, en date du 21 août 1842, un devis au montant de 10 173 francs que le conseil adopte le 10 novembre 1842. L'instrument est installé à l'automne 1843.
L'instrument, attribué aux frères Callinet, est achevé par l’aîné, Joseph Callinet, après la dissolution de la société. Même si leur séparation n’a pas fait de grosses étincelles, Joseph se plaint, par courrier et à plusieurs reprises, de son frère auprès du maire.
L’instrument est, hormis les tuyaux de façade, intégralement d’origine, et ce, jusqu’au vernis qui recouvre les boiseries qui a été classé. De sonorité remarquable, ses anches sont réputées être les meilleures d’Alsace.
En juin 1874, Ferdinand Haberthür accorde l’instrument pour une somme de 480 francs et remplace la soufflerie cunéiforme par un réservoir à plis compensés. La vérification du travail est effectuée par M. Gink, instituteur et organiste de Heimersdorf.
En 1876, l’instrument est assuré pour une valeur de 5 000 francs soit autant que pour le bâtiment de service dépendant du presbytère.
En octobre 1917, les tuyaux en étain de la façade sont réquisitionnés par l'administration allemande, et ce, pour une somme de 669 marks. Ils seront remplacés par une façade en zinc, en juillet 1927, par Jules Besserer, un facteur établi à Leymen.
En 1925-1926, lors des grands travaux de restauration de l'église, l’orgue échappe de peu à la destruction. À l’intérieur de la grande nef, le plafond, la corniche, les panneaux y compris le lattis, sont démolis et le tout refait à neuf. Les bancs sont décapés et les autels sont dorés. Les fenêtres sont garnies de vitraux peints. La sacristie est démolie et reconstruite deux fois plus grande. Un système de chauffage à air chaud et un paratonnerre sont installés.
En 1941, le facteur Georges Schwenkedel effectue un grand nettoyage de l'instrument.
Dès son arrivée tant que curé, l'abbé Étienne Bilger, se soucie de la bonne santé de l'instrument. Dès 1965, il commande un relevage au facteur Alfred Kern qui y envoie son employé, Erwin Sattler. À la suite de ces travaux respectueux, l'orgue sort de l'anonymat dans le contexte de la redécouverte pleine d'enthousiasme de l'orgue ancien.
Le 28 mai 1973, l'orgue est classé en tant que « monument historique ».
En 1978, le facteur Gaston Kern, de Hattmatt, reconstitue la façade d’origine en prenant les tailles sur l'orgue Callinet de Mollau, qui avait conservé la sienne.
Lors d'un relevage au printemps 2018 par Quentin Blumenroeder, les sommiers, qui n'avaient jamais quitté l'instrument, sont restaurés pour la première fois.
[cliquer sur l'image ou ici pour obtenir une version agrandie]
History
Traces of human activity going back up to the mesolithic and neolithic periods are present in Oltingue and so are Gallo-Roman remains from the middle of the 1st century of our era.
The village of Oltingue was mentioned for the first time in a document in 1141. It belonged to St. Blaise Abbey. By 1230, the village belonged to Murbach Abbey. In 1322, it belonged to the Counts of Ferrette, and in 1324 to the Counts of Habsbourg. It belonged to the barons of Ferrette-Liebenstein up to the French Revolution. The village was organized around St. Martin-des-Champs Chapel until it was vandalized in 1445 by the Armagnac faction. After the destruction of the village, the site was abandoned and the village was rebuilt a kilometer farther to the northeast, including the castle of the noble Oltingen family.
The Church
The actual church takes its roots in the St. Martin-des-Champs Chapel which was used by several villages in the region. This chapel, built on the site of a pre-Christian shrine, dates in most cases from the 14th century even if the bell tower and the nave date from the 13th century. In the 15th century, a sacristy was added and the frescoes were staked out to be covered with a coating.
In the restoration works carried out at the end of the 17th century, the chancel's ribbed ceiling was replaced with a plaster ceiling and cornices. In 1868, in the last restoration, the chancel and the nave windows were replaced with neo-Gothic windows which were popular in the 19th century. The ceiling was replaced with the actual vault.
In autumn 1989, while carrying out works to remodel the interior, the first archeological searches were carried out since the construction of the church. The following elements were uncovered:
The chapel was classified as a "historic monument" on December 30th, 1991.
The decision to build the actual church goes back up on August 11th, 1824. This new construction was needed because the local population had doubled since the Thirty-Years War and the chapel was too small. Besides, the chapel was now outside the village and was inconvenient in bad weather. Above all, it was a hindrance to the sacrosanct principle calling for the church to be in the middle of the village.
Bailiff Antoine Vogelweid, in his first venture as a building contractor, offered his services to resolve the difficulties and to manage, with a commendable and unselfish eagerness, the authorization process. It was necessary to levy funds to cover construction costs which were estimated at 47,645 francs.
Meanwhile, the project was entrusted, on August 3rd, 1826, to notary Antoine Xavier Desgrandchamps, of Altkirch, endorsed by mason Jean Keigerlé, of Folgensbourg. Plans, prepared by architect Wagner, were verified by Civil Buildings Council in Paris and approved by the minister of Interior.
The church was opened for the first time to worship on September 21st, 1831, which was after of a three-year delay, because it should have been completed by September 1st, 1828. The building will be completed only in 1843 after several problems and lawsuits.
The Interior
The furnishings include:
The Organ
While works on the church facade were barely completed, the parishioners wanted to have their organ. Following a town council meeting, Mayor François-Joseph Kuentz contacted brothers Joseph and Claude-Ignatius Callinet, of Rouffach. They submitted a proposal calling for a cost of 10,173 francs on August 21st, 1842, which was adopted on November 10th, 1842. The instrument was installed in autumn 1843.
The instrument, allocated to the Callinet brothers, was completed by the elder, Joseph Callinet, after the dissolution of the society. Even if their separation did not produce huge problems, Joseph complained to the mayor, by mail again and again, about his brother.
The instrument is, except for the facade pipes, completely original up to the classified varnish on the woodwork. Its reeds are renowned to be the best in Alsace.
In June 1874, Ferdinand Haberthür tuned the instrument at the cost of 480 francs and replaced the cuneiform bellow by a compensated reservoir. Work was received by Mr. Gink, teacher and organist in Heimersdorf.
In 1876, the instrument was insured for a value of 5,000 francs which is as much as a service building of the presbytery.
In October 1917, the tin facade pipes were requisitioned by the German administration, for a sum of 669 marks. They will be replaced by a zinc facade, in July 1927, by Jules Besserer, an organbuilder established in Leymen.
In 1925-1926, the organ barely escaped from destruction, during major restoration works in the church. In the large nave, the ceiling, the cornice and the panels including the laths were removed and rebuilt. Pews were stripped and altars were gilded. Windows were fitted with painted stained glass windows. The sacristy was demolished and rebuilt twice as big. A hot-air heating system and a lightning rod were installed.
In 1941, organbuilder Georges Schwenkedel carried out a complete cleaning of the instrument.
Right from his arrival as a parish priest, Fr Étienne Bilger, cared about the condition of the instrument. In 1965, he ordered a relevage from organbuilder Alfred Kern who sent in his employee Erwin Sattler. Following these respectful works, the organ went out of anonymity in the context of the enthusiastic rediscovery of the ancient organ.
The organ was classified as a "historic monument" on May 28th, 1973.
In 1978, organbuilder Gaston Kern, of Hattmatt, rebuilt the original tin facade using sizes on the still extant Callinet organ facade in Mollau.
During a relevage in spring 2018 by Quentin Blumenroeder, the windchests, which had never left the instrument, were restored for the first time.
I. Poaitif de dos |
II. Grand-Orgue |
|||
|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 8' | Bourdon | 16' | |
| 1Flûte traversière | 4'-8' | Montre | 8' | |
| Salicional | 8' | Bourdon | 8' | |
| Prestant | 4' | Gambe | 8' | |
| 2Flûte (D) | 4' | Prestant | 4' | |
| Doublette | 2' | Flûte | 4' | |
| 2Basson (B) | 8' | Nazard | 2 2/3' | |
| 2Hautbois (D) | 8' | Doublette | 1' | |
| Sifflet | 1' | |||
| Cornet 8' | V | |||
| Fourniture 1 1/3' | III | |||
| Trompette (B+D) | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
Pédale |
|
|---|---|
| Bourdon | 16' |
| Flûte | 8' |
| Violoncelle | 8' |
| Flûte | 4' |
| 3Ophicléide | 16' |
| Trombone basse | 8' |
| Trombone alto | 4' |
| 1 | C-H : bouché 4', reste ouvert 8' / C-H : stopped 4', remainder open 8' | |
| 2 | B : basse / bass; D : dessus / treble | |
| 3 | jeu à anche libre / free reed stop |