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Dupont 2016
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Plouharnel est une commune située dans le département du Morbihan en Bretagne. Son origine est attestée sous la forme Ploiarnel en 1387.
Près de Plouharnel, paroisse du diocèse de Vannes, à la base de la presqu’île de Quiberon, s’élève l’abbaye Sainte-Anne de Kergonan. Joyau de l’art néo-roman assez austère et épaulée par de puissants contreforts, elle est construite en granit gris du pays. Sa masse impose au spectateur une forte impression de solidité et de durée.
L'abbaye
La fondation en Bretagne, terre de sainte Anne, de deux monastères de la Congrégation de Solesmes semble avoir été contenue en germe dans la profession de Dom Prosper Guéranger (1805-1875) qui, en 1833, restaure de la vie bénédictine en France. Il prononce ses voeux à Rome, dans la basilique Saint-Paul-hors-les-murs, en la fête de sainte Anne, le 26 juillet 1837, devant l’insigne relique du bras de la sainte.
À Solesmes, vers 1890, le nombre des moniales de l’abbaye Sainte-Cécile allait croissant, et la maison menaçait de devenir trop petite. Dom Paul Delatte (1848-1937), Abbé de Saint-Pierre de Solesmes, jette les yeux sur le diocèse de Vannes dont l’évêque Mgr Jean-Marie Bécel (1825-1897) a maintes fois témoigné aux bénédictins de France une sympathie marquée. Au mois d’avril 1894, M. Luneau, notaire à Carnac, est chargé de rechercher une propriété assez vaste pour y établir deux monastères : un pour les moniales, l’autre pour des moines qui, comme à Solesmes, assureraient le service religieux de leurs voisines. Des pourparlers s’engagent, échouent; enfin, le 21 mars 1895, une lettre de M. Luneau parvient à Solesmes : elle signale une propriété de 76 hectares, du nom de Kergonan, située sur le territoire de Plouharnel. La décision est vite prise et le 4 juin suivant, l’acte de vente est signé. Du domaine on fait deux lots ; celui des moines est acquis par Hyacinthe Glotin (1868-1930), alors avocat à Nantes.
Le domaine de Kergonan, métairie noble dès le XVIe siècle, a appartenu, depuis le début du XVIIIe aux Le Boutouillic de Kergonan. La propriété est située dans une région riche en monuments mégalithiques. En possession du terrain, on se met à l'oeuvre sans retard. Un architecte de talent, Joseph Caubert de Cléry (1862-1944), conçoit le plan des deux édifices. Le 20 mars 1896, les travaux commencent au monastère des moines, placé sous le vocable et la protection de sainte Anne, patronne de la Bretagne. Le 30 avril, le Père Abbé de Solesmes bénit la première pierre. En septembre, les 200 ouvriers achèvent le gros oeuvre. L’aménagement intérieur occupe l’hiver suivant.
Le nouveau monastère est érigé, pour ses débuts, en prieuré simple. Le 26 mars 1897, au chapitre conventuel de Solesmes, Dom Paulin Joumier (1854-1917) est désigné comme supérieur. Sept moines de choeur et deux frères convers lui sont adjoints. Le départ s’effectue dans le courant du mois suivant. La première messe conventuelle à Kernogan est célébrée le 24 avril et, à partir du 26, tout l’office est récité au choeur. Le 30 du même mois, le Père Abbé de Solesmes procède à la bénédiction des lieux du nouveau prieuré qui est canoniquement érigé le 3 mai suivant. Ce même jour, Mgr Bécel bénit la première pierre du monastère Saint-Michel, future résidence des moniales. Celles-ci, au nombre de 20, aménagent au mois d'août 1898.
Le 6 juillet 1898, un rescrit du Saint-Siège érige le monastère des moines en prieuré conventuel. Dom Fernand Cabrol est nommé premier prieur conventuel. Il est remplacé, le 28 avril 1899, par Dom Athanase Logerot (1840-1908).
Le 1er juillet 1901, la loi anticléricale sur les associations promulguée par Pierre Waldeck-Rousseau oblige les moines à quitter leurs abbayes et à prendre le chemin de l'exil. Les supérieurs de la Congrégation de Solesmes décident de chercher hors de France un lieu où ils pourraient servir Dieu dans l’intégrité et la dignité de la profession monastique. C’est en Belgique, dans le diocèse de Namur, au château de Wallay (chez la famille Monge) près d'Ohey, que les moines de Kergonan trouvent cet asile hospitalier. La résidence est louée meublée, presque tout le mobilier monastique reste à Kergonan. L’exode se fait par petits groupes. Les derniers quittent le 29 septembre et, le 2 octobre, toute la famille monastique est réunie à Wallay. Quant aux moniales, elles trouvent refuge en Angleterre. Elles habiteront successivement la banlieue de Londres et l'île de Wight.
Les moines sont persuadés que cette situation est provisoire et que l’exil serait de courte durée et que de prochaines élections ramèneraient les religieux en France. Quatre années s'écoulent et le retour en France n'est guère envisagé. Quant au château de Wallay, il se prête assez mal à l’organisation de la vie conventuelle. En 1905, après bien des recherches, Dom Logerot découvre à Ciney, un vaste immeuble disponible, le château de Linciaux, entouré de bois et de prairies. Les pourparlers engagés aboutissent. Ce château convient mieux à une installation monastique: un grand hall servirait d'Oratoire, deux pièces du rez-de-chaussée pourraient recevoir la bibliothèque, qui venait de s’accroître par l’achat d’un fonds considérable d’ouvrages théologiques et historiques.
Dès 1908, le domaine de Sainte-Anne à Kergonan est mis en vente, au bénéfice de l'État, en tant que "biens dépendant de la Congrégation légalement dissoute des Bénédictins de France". Ce fut d'abord le mobilier : il est racheté par des amis de l'abbaye. En 1909, pour la vente, l'ensemble du domaine est partagé en deux lots : la ferme est estimée à 25 000 francs tandis que l'enclos avec le monastère est estimé à 150 000 francs. Une première vente a lieu le 11 août 1909 et seule la ferme trouve alors preneur pour 38 000 francs en la personne de la famille Glotin (Anna Marsille, nièce du Prieur). Quant à l'enclos et le monastère, ils sont à nouveau mises en vente en mars 1910, mais cette fois avec une mise à prix fixé à 25 000 francs. Ils sont adjugés à la famille Glotin pour une somme de 38 700 francs.
Le 14 avril 1908, Dom Logerot décède. Dom Joseph Marsille (1852-1933) est élu pour le remplacer le 2 mai suivant. En 1914, le moment semble venu de solliciter du Saint-Siège l'érection du monastère à la dignité d’abbaye. Après un avis favorable du chapitre général de la Congrégation en mai 1914, l'érection est confirmée le 24 juillet suivant. Le lendemain, le Prieur Dom Marsille est élu premier Abbé. Il reçoit la bénédiction abbatiale le 26 juillet 1915, des mains de Mgr Thomas-Louis Heylen, évêque de Namur, dans l’église paroissiale de Leignon.
Puis vient la Première Guerre mondiale, Le 3 août 1914, l'Allemagne déclare la guerre à la France et à la Belgique. Le 5, plusieurs moines, visés par l’ordre de mobilisation, partent pour l'armée. Ils reviendront tous sains et saufs lors de l'armistice. Le retour à Plouharnel des moines et des moniales débute en septembre 1919. Le déménagement final se fait au printemps et à l'été 1920. La date du 9 octobre marque le retour du Père Abbé et la reprise officielle de la vie conventuelle. Dom Marsille décède le 20 novembre 1933 et est remplacé, le 11 décembre, par Dom Henri Demazure (1882-1974). Il reçoit la bénédiction abbatiale de Mgr Hippolyte Tréhiou le 15 janvier 1934.
Mais ce retour est de courte durée, car la Deuxième Guerre mondiale (1940-1944) les oblige à quitter à nouveau Kergonan. Un ordre de réquisition de la part des autorités allemandes d'occupation leur parvient le 1er juin 1942. Une partie de la communauté est d'abord accueillie par les Filles de la Sagesse dans l'ancienne Chartreuse d'Auray. Puis, le 1er juin 1943, un nouvel ordre d'évacuation est émis et les moines trouvent refuge au manoir des Nétumières, en Erbrée, propriété de Marguerite Hay des Nétumières (1881-1968), comtesse de Legge de Kerléan. L'abbaye est occupée par l'armée allemande entre 1943 et 1945. Après la capitulation allemande du 8 mai 1945, les moines regagnent Kergonan le 1er septembre 1946. Des obus avaient atteint les bâtiments et des réparations importantes sont alors nécessaires.
Dom Demazure démissionne le 28 avril 1962 et décède le 23 avril 1974. Il est remplacé par Dom Marcel Blazy le 27 mai 1963. La nécessité d'une église contemporaine et plus spacieuse se fait sentir très fortement. La décision est de construire une nouvelle église. Les plans sont élaborés par l'architecte Guy Caubert, de Vannes. Les travaux de construction démarrent en 1968 et le gros oeuvre est terminé dès 1970. L'aménagement du sanctuaire et des autels est confié à Dom Henri de Laborde, d'autres décorations au sculpteur Claude Gruer, de Solesmes, et à Dom Paul Le Corre. L'église comporte un ensemble de vitraux non-figuratifs de Maurice Rocher. L'office divin y est célébré dès 1972 alors que la dédicace par Mgr Pierre-Auguste Boussard (1917-1997), évêque de Vannes, n'a lieu que le 4 octobre 1975.
Dom Blazy donne sa démission au second trimestre 1983 et meurt le 18 décembre 1994. Il est remplacé, le 16 juillet 1983, par Dom Robert Le Gall qui est nommé évêque de Mende en 2001 et archevêque de Toulouse en 2006. Dom Philippe Piron lui succède comme abbé. L'année 1990 marque le début des travaux de construction du réfectoire et de l'accueil tandis que le chantier de l'hôtellerie Saint-Martin débute à l'automne 2011 et se termine en 2013.
Dom Philippe Piron démissionne le 17 mars 2017 et est remplacé par le prieur Dom Éric de Reviers.
L'orgue
L'orgue précédent
Avant l'orgue actuel, l’abbatiale ne possédait qu’un petit orgue de salon construit par la maison Cavaillé-Coll-Mutin en 1905 pour Georges Ancel, député-maire de Honfleur (Calvados) et qui se trouvait dans le salon d'un château en Normandie. C'est un instrument de 11 jeux répartis sur deux claviers et pédalier.
Les moines acquièrent cet instrument en juin 1939. Lors de son installation, le Grand-Orgue est mis hors boîte expressive et l'harmonisation est reprise dans le sens de la "douceur". Lorsque le monastère est réquisitionné en juin 1942, l'orgue est entièrement démonté et déposé dans un grenier. Lorsqu'il est remonté en 1946, il l'objet d'un relevage et de modifications réalisées par la maison Debierre. La première octave de la Flûte harmonique du Grand-Orgue, qui utilise la première octave fu Bourdon 8', est complétée grâce à la pose d'un sommier extérieur tandis que le Bourdon de 8' est lui aussi complété. L'ensemble est réharmonisé.
En 1972, l'instrument est transféré dans la nouvelle église abbatiale où il s’avère nettement insuffisant pour le nouvel édifice. En 1997, Yves Sévère restaure la soufflerie et le soufflet puis change le moteur et les boursettes. A cette occasion, la basse de Flûte harmonique est désactivée.
L'orgue, joué de manière très régulière est régulièrement entretenu par la maison Beuchet-Debierre, puis par la maison Sévère. Il n'a cependant jamais eu de relevage complet depuis 1947. En 2012, son état nécessite un investissement soit pour sa restauration soit pour son remplacement. Après mures réflexions et recherches, les circonstances permettent aux moines d'envisager la construction d'un orgue neuf adapté à leur liturgie et à leur lieu de prières.
L'instrument est acheté en 2014 par Jesus Sampedro, professeur d'orgue au conservatoire de Malaga, et est installé dans la chapelle de la Schola Christi située dans le pittoresque quartier Santa Cruz de Séville (Espagne).
L'orgue actuel
En 2012, les moines confient au facteur Jean-François Dupont, de Douvres-la-Délivrande (Calvados), la réalisation de cet instrument dont la construction a débuté en novembre 2013 et a été achevée à l'été 2016, un orgue baroque dans la tradition allemande dans un buffet dont les plans sont élaborés par l'architecte Henri Hémon.
L’instrument est construit de 2014 à 2016, d’abord en atelier puis monté dans l’abbaye en 2016. Il s’agit d’un instrument de 28 jeux sur trois claviers et pédalier. Il est situé en tribune sur le côté gauche du chœur. Il n’est donc visible que de côté. La façade est légèrement détachée de la tribune et se présente tout en arrondis, en contraste harmonieux avec la nef anguleuse en béton.
La transmission et le tirage des jeux sont entièrement mécaniques. La console est en chêne massif et est placée à l'arrière du buffet. Malgré un nombre de jeux relativement restreint, il en résulte un orgue cohérent dans son style propre, tout en gardant une ouverture large aux répertoires les plus différents, spécialement à la musique française (cornet et anche française au Récit).
À l'orgue baroque allemand correspond un répertoire d'une richesse et d'une ampleur exceptionnelle particulièrement adapté à la liturgie monastique grégorienne.
L'instrument a été inauguré le 25 septembre 2016 par Florence Rousseau et Loïc Georgeault.
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Plouharnel is a village located in the Morbihan department in Brittany. Its origin is certified as Ploiarnel in 1387.
Near Plouharnel, a parish of the Vannes diocese, in the Quiberon Peninsula, is St. Anne de Kergonan Abbey. In a rather severe neo-Romanesque style and supported up by powerful buttresses, it is built using local gray granite. Its bulk imposes on the spectator a strong impression of strength and long durability.
The Abbey
The establishment in Brittany, a St. Anne's territory, of two Solesmes Congregation monasteries seems to have emerged from Dom Prosper Guéranger's (1805-1875) religious profession who, in 1833, restored the Benedictine life in France. He pronounced his vows in Rome, in St. Paul Outside the Walls Basilica, on St. Anne's feast day, on July 26th, 1837, before the saint's renowned relic of her arm.
In Solesmes, by 1890, the number of nuns in St. Cécile Abbey was growing fast, and the abbey was threatening to become too small. Dom Paul Delatte (1848-1937), St. Pierre de Solesmes Abbot, looked on the Vannes diocese where Bishop Jean-Marie Bécel (1825-1897) several times demonstrated a marked affection for the Benedictines in France. In April 1894, Mr. Luneau, a notary in Carnac, was entrusted to look for a rather large property to establish two monasteries: one for the nuns, the other one for the monks who, as in Solesmes, would serve the church service for their neighbors. Talks got involved, failed; finally, on March 21st, 1895, a letter from Mr. Luneau reached Solesmes: it mentioned a 76-hectare property, called Kergonan, located on the Plouharnel territory. Decision was quickly taken and on the following June 4th, the sale agreement was signed. The property was divided into two lots; the one for the monks was paid for by Hyacinthe Glotin (1868-1930), a lawyer in Nantes.
The Kergonan property, a noble-owned farm from the 16th century, belonged, since the beginning of the 18th century to the Le Boutouillic de Kergonan. Ownership is located in a region rich in megalithic monuments. The land being theirs, works got underway rapidly. A talented architect, Joseph Caubert de Cléry (1862-1944), designed both buildings. On March 20th, 1896, works began on the monks' monastery, dedicated to St. Anne, the patron saint of Brittany. On April 30th, the Solesmes Abbot blessed the first stone. In September, the 200 workers completed the structural work. Works on the interior were carried out the following winter.
To start with, the new monastery was established as a simple priory. On March 26th, 1897, in the Solesmes conventual chapter, Dom Paulin Joumier (1854-1917) was appointed as superior. Seven choir monks and two lay brothers would join him. Departure was scheduled for the following month. The first conventual mass in Kernogan was celebrated on April 24th and, from the 26th, the Divine Office was recited in the chancel. The following 30th, the Solesmes Abbot blessed the new monastery which was canonically established on the following May 3rd. On the same day, Bishop Bécel blessed the first stone of the St. Michel monastery, the future residence for the nuns. 20 of them arrived in August 1898.
On July 6th, 1898, a rescript from the Holy See established the monk monastery as a conventual priory. Dom Fernand Cabrol was appointed as the first conventual prior. It was replaced, on April 28th, 1899, by Dom Athanase Logerot (1840-1908).
On July 1st, 1901, the anticlerical law on associations issued by Pierre Waldeck-Rousseau compelled the monks to leave their abbeys and to go into exile. The Solesmes Congregation superiors decided to look for a place out of France where they could serve God in integrity and respectability of the monastic occupation. It was in Belgium, in the Namur diocese, in the Wallay castle, belonging to the Monge family, near Ohey, that the monks from Kergonan found their hospitable shelter. The residence was rented furnished, almost all monastic furniture stayed in Kergonan. The exodus was carried out in small groups. The last ones left on September 29th and, by October 2nd, all the monastic family was reunited in Wallay. As for the nuns, they found shelter in England. They will live successively in the suburbs of London and in the island of Wight.
The monks were persuaded that this situation was temporary and the exile would be short-term and come the next elections they would be back in France. Four years went by and the return in France was hardly considered. As for the Wallay castle, it was rather difficult to organized conventual life. In 1905, after a lot of searches, Dom Logerot discovered in Ciney, a large available building, the Linciaux castle, surrounded by forests and meadows. Talks succeeded. This castle was better suitable for a monastic installation: a large foyer would act as an oratory, two rooms of the ground floor could receive the library whose size had just increased with the purchase of several theological and historical books.
In 1908, the St. Anne de Kergonan property was put up for sale, for the benefit of the State, as a "property owned by France's Benedictine Congregation which was legally dissolved". The furniture was first on the sale list: it was bought back by friends of the abbey. In 1909, for the sale, the whole property was divided into two lots: the farm was estimated at 25,000 francs while the monastery buildings were estimated at 150,000 francs. A first sale took place on August 11th, 1909, and only the farm was sold for 38,000 francs to representative from the Glotin family (Anna Marsille, the Prior's niece). As for the monastery buildings, they were again put up for sale in March 1910, but this time with a price set at to 25,000 francs. They were awarded to the Glotin family for 38,700 francs.
On April 14th, 1908, Dom Logerot died. Dom Joseph Marsille (1852-1933) was elected to replace him on the following May 2nd. In 1914, the seems mature to ask the Holy See for the erection of the monastery as an abbey. After a favorable recommendation from the Congregation's general chapter in May 1914, the erection was confirmed on the following July 24th. The following day, the prior Dom Marsille was elected as the first abbot. He received the abbey blessing on July 26th, 1915, from Bishop Thomas-Louis Heylen, of Namur, in the parish church of Leignon.
Then came the First World War, on August 3rd, 1914, Germany declared war on France and on Belgium. On the 5th, several monks, affected by the draft order, left for the army. They will all come back safe and sound at the armistice. The return of the monks and the nuns to Plouharnel started in September 1919. The final move was made in the spring and in the summer of 1920. The Abbot returned on October 9th indicated the official return of the conventual life. Dom Marsille died on November 20th, 1933, and was replaced, on December 11th, by Dom Henri Demazure (1882-1974). The received the abbey blessing from Bishop Hippolyte Tréhiou, on January 15th, 1934.
But this return was short-lived because the Second World war (1940-1944) obliged them to leave Kergonan again. A requisition order on behalf of the German occupation authorities reached them on June 1st, 1942. Part of the community was first housed by the Filles de la Sagesse in the former Carthusian monastery in Auray. Then, on June 1st, 1943, a new evacuation order was issued and the monks found shelter in the Nétumières Manor, in Erbrée, owned by Marguerite Hay des Nétumières 91881-1968), countess de Legge de Kerléan. The abbey was occupied by the German army between 1943 and 1945. After the German capitulation on May 8th, 1945, the monks returned to Kergonan on September 1st, 1946. Bombs had damaged buildings and important repairs were then necessary.
Dom Demazure resigned on April 28th, 1962, and died on April 23rd, 1974. He was replaced by Dom Marcel Blazy on May 27th, 1963. The need for a contemporary and a larger church was a priority. The decision was to build a new church. Plans were prepared by architect Guy Caubert, of Vannes. Construction started in 1968 and the structural work was completed in 1970. The development of the chancel and of the altars was entrusted to Dom Henri de Laborde, other decorations to sculptor Claude Gruer, of Solesmes, and to Dom Paul Le Corre. The church includes a group of non-figurative stained glass windows designed by Maurice Rocher. The Divine Office is celebrated since 1972 while the consecration by Bishop Pierre-Auguste Boussard (1917-1997), of Vannes, took place on October 4th, 1975.
Dom Blazy resigned in the second quarter 1983 and died on December 18th, 1994. He was replaced, on July 16th, 1983, by Dom Robert Le Gall who was appointed bishop of Mende in 2001 and archbishop of Toulouse in 2006. Dom Philippe Piron succeeded him as abbot. The year 1990 marked the beginning of the construction of the refectory and the reception area while the restoration works of the St. Martin hostel started in the autumn of 2011 and were completed in 2013.
Dom Philippe Piron resigned on March 17th, 2017, and was replaced by the Prior Dom Éric de Reviers.
The Organ
The Previous Organ
Before the actual organ, the abbey church had only a small house organ built by the Cavaillé-Coll-Mutin firm in 1905 for Georges Ancel, deputy-mayor of Honfleur (Calvados) and which was installed in the living room of a castle in Normandy. It was an 11-stop instrument with two manuals and pedal.
The monks purchased this instrument in June 1939. During its installation, the Grand-Orgue division was taken out of the swell box and the voicing was revised to softned the sound. When the monastery was requisitioned in June 1942, the organ was completely disassembled and stored in an attic. When it was reassembled in 1946, it was restored and modifications were carried out by the Debierre firm. The firt octave of the Harmonic Flute in the Grand-Orgue division, which used the 8' Bourdon first octave, was extended thanks to the installation of an exterior windchest, while the 8' Bourdon was also extended. The instrument was revoiced.
In 1972, the instrument was transferred in the new abbey church where it turned out to be clearly ineffective in the new building. In 1997, Yves Sévère restored the blower and the bellows then replaced the motor and the pouches. On the occasion, Harmonic Flute extension ws deactivated.
The organ, played very regularly was regularly maintained by the Beuchet-Debierre firm, then by the Sévère firm. No complete restoration was carried out since 1947. In 2012, its condition required an investment either for its restoration or for its replacement. After much thought and researches, circumstances allowed the monks to plane the construction of a new organ adapted to their liturgy and to their place of worship.
The instrument was purchased in 2014 by Jesus Sampedro, organ professor at the Malaga Conservatory, and was installed in the Schola Christi Chapel located in the picturesque Santa Cruz district of Seville (Spain).
The Actual Organ
In 2012, the monks entrusted to organbuilder Jean-François Dupont, of Douvres-la-Délivrande (Calvados), the construction of a new organ which started in November 2013, and which was completed in the summer of 2016, a German baroque organ in a case designed by architect Henri Hémon.
The instrument was first built in in the organbuilder's workshop from 2014 till 2016, then installed in the abbey in 2016. It is a 28-stop instrument over three manuals and pedal. It is located on a gallery on the left side of the chancel. It is therefore only visible from the side. The facade is slightly detached of the gallery and presents a round silhouette, an harmonious contrast with the concrete angled nave.
Key and stop actions are entirely mechanical. The massive oak console is located behind the case. In spite of a comparatively small number of stops, it is a coherent organ in its own style, while being open to different repertoires, mainly to French music (cornet and French reed in the Récit).
To the German baroque organ corresponds a rich and large repertoire perfectly adapted to the Gregorian monastic liturgy.
The instrument was inaugured on September 25, 2016, by Florence Rousseau and Loïc Georgeault.
I. Positif |
II. Grand-Orgue |
|||
|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 8' | Montre | 8' | |
| Prestant | 4' | Flûte à cheminée | 8' | |
| Flûte à cheminée | 4' | Prestant | 4' | |
| Doublette | 2' | Quinte | 2 2/3' | |
| Sesquialtera | II | Doublette | 2' | |
| Mixture | III | Flûte conique | 2' | |
| Dulzian | 8' | Mixture | IV-VI | |
| Dulzian | 16' | |||
| Trompete | 8' | |||
III. Résonance |
Pédale |
|||
|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 8' | Soubasse | 16' | |
| Flûte à cheminée | 4' | Principal | 8' | |
| Nasard | 2 2/3' | Posaune | 16' | |
| Quarte | 2' | Trompete | 8' | |
| Tierce | 1 3/5' | Schalmei | 4' | |
| Larigot | 1 1/3' | |||
| Trompette française | 8' | |||