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La ville de Saint-Omer est bâtie sur le plateau et sur la pente de la colline Sithiu dans le département de Pas-de-Calais. La cathédrale Notre-Dame est une ancienne cathédrale catholique romaine française. De style gothique, elle est classée « monument historique » depuis 1840. Elle est dédiée à Notre-Dame-des-Miracles.
Historique
Vers 630, le roi Dagobert Ier fait élire, sous l'impulsion de saint Achaire, évêque de Noyon, le moine bénédictin Audomar (connu plus tard sous le nom de saint Omer et qui vécut de 600 à 670), en tant qu'évêque du nouveau diocèse de Thérouanne par les suffrages libres du clergé et du peuple. Le roi lui demande d'aller évangéliser la Morinie. Les habitants de cette région avaient précédemment été évangélisés par saint Fuscien et saint Victoric qui furent martyrisés lors des persécutions sous Dioclétien et Maximien Hercule. La population avait depuis abandonné la religion chrétienne et était retournée au paganisme. Pour Dagobert, il lui convenait d'intégrer ce territoire devenu rebelle au sein du royaume mérovingien et d'y faire reconnaître son autorité.
Selon de nombreux écrits, le chef de cette bourgade, Adroald, après s'être converti, fit don à Audomar de son domaine à Sithiu. En 643, Audomar installe, sur la colline, une petite chapelle dédiée à la Vierge Marie. Puis, plus bas, au bord du marais, il installe trois moines bénédictins : Bertin, Mommelin et Ebertram en provenance du monastère de Luxeuil. La cité s’organisera autour de ces deux pôles : la future cathédrale et l’abbaye Saint-Bertin. Cette abbaye, aujourd’hui en ruines, fut l’une des plus riches et des plus influentes du Nord de l’Europe, avec celles de Saint-Amand et de Saint-Vaast.
Vers 820 ou 825, Fridugise, abbé de Saint-Bertin et chancelier de Louis le Pieux, décida de scinder en deux la communauté : des chanoines à l’église « d’en haut », les moines au monastère « d’en bas ». Il élève l'église Notre-Dame au rang de collégiale et y place 30 chanoines. Le premier prévôt de la collégiale, Baudin, sera élu en 1013. Les deux communautés se chamailleront souvent pour des questions de préséance ou pour savoir qui, de l’abbaye ou de la collégiale, aurait la plus belle église. De fait, moines et chanoines auront souvent le même abbé.
Cette modeste chapelle fut détruite par un incendie en 1033. Une église en pierre et en style roman est construite en 1052; celle-ci fut endommagée en 1191 par un incendie.
De 1190 et 1260, le chœur, le déambulatoire et les chapelles rayonnantes sont reconstruits. Le choeur, érigé sur un soubassement appartenant à l'église romane précédente, est formé de deux travées droites délimitées par quatre gros piliers, relayés par deux plus petits à deux colonnes. L'abside est à sept pans. Les six piliers du rond-point sont aussi à deux colonnes; les grandes arcades sont surmontées d'un triforium formé de colonnettes supportant une arcature en tiers-point. Puis en 1263, on construisit le transept et le portail sud. Les bras du transept sont limités à deux travées et flanqués de deux collatéraux. La croisée du transept est limitée par quatre gros piliers; elle était surmontée d'un petit clocher élevé en 1486, qui fut abattu en 1606 par un ouragan. Les deux bras comprennent chacun quatre travées voûtées sur croisées d'ogives; les quatre plus rapprochées de la croisée ont été achevées en 1263. Les travaux avancent lentement et s'échelonnent du XIIIe au XVIe siècle. La tour octogonale est construite entre 1195 et 1203.
Au cours du XIVe siècle, les voûtes de la tour octogonale sont reconstruites. Entre 1375 et 1395, le bras du transept sud-est est allongé de deux travées et la façade est démontée. En même temps, on entreprend la reconstruction de la nef qui ne sera achevée qu'en 1473 et ses voûtes en 1506.
L'édification des chapelles latérales de la nef date des années 1378 à 1403. Les plus anciennes furent construites au nord. Les chapelles du sud seront achevées au cours du XVIe siècle.
De 1449 à 1472, Jean de Meldre, maître d'œuvre procéda à l'allongement du croisillon nord du transept. À cette époque, la tour occidentale, qui était restée romane, fut consolidée et rehaussée. À partir de 1473 et jusqu'en 1521, on procéda à la construction de la tour occidentale autour de cette tour romane. Celle-ci fut ainsi rhabillée et reçut un décor inspiré de celui de l'abbatiale Saint-Bertin (construite entre 1431 et 1500). Les sculptures du portail occidental furent réalisées, de 1511 à 1515, par les sculpteurs brugeois Jean et Josse Van der Poele.
En 1553, la ville voisine de Thérouanne, où se trouvait l'évêché de l'Artois, fut totalement rasée par les troupes de Charles Quint, au cours d'un conflit qui l'opposait au roi de France, Henri II. Dans les années qui suivirent, la décision fut prise de partager le diocèse de Thérouanne entre ceux de Saint-Omer, Boulogne et Ypres. Ainsi fut créé, en 1559, le diocèse de Saint-Omer et la collégiale Notre-Dame devint cathédrale en 1561.
En 1606, la flèche de la croisée fut détruite par un ouragan et ne fut pas remplacée. En 1610, on réalisa le cadran solaire du portail sud, et en 1628, on procéda au renouvellement de la chapelle axiale.
Le XVIIIe siècle apporta encore quelques embellissements : l'importante chaire, installée en 1714 en provenance de l'église des Dominicains de Saint-Omer, est due au sculpteur Danvin ; puis en 1717, fut installé le superbe buffet d'orgue des frères Piette, avec une remarquable statuaire en bois. Le trône épiscopal et les boiseries du chœur datent de 1753 soit la même année où fut démoli le jubé, oeuvre du sculpteur Octave Henry érigée en 1681, séparant le choeur de la nef et qui fut remplacée par une riche grille de fer.
À la Révolution, en 1792, la cathédrale, fermée au culte, fut transformée en magasin à fourrage puis en Temple de la Raison en 1793. Contrairement à bien d'autres églises, Notre-Dame n'eut que peu à souffrir du vandalisme des révolutionnaires. Lors du concordat de 1801, le diocèse de Saint-Omer fut définitivement supprimé, au bénéfice du diocèse d'Arras et la cathédrale Notre-Dame est reléguée au statut d'église paroissiale.
En 1789, l’abbaye Saint-Bertin est déclarée « bien national » à la suite du décret du 2 novembre 1789 de l'Assemblée constituante qui met les biens de l’Église à la disposition de la Nation. Le décret du 13 février 1790 interdit les vœux monastiques et supprime les ordres religieux réguliers, hors ceux chargés de l’éducation publique et les maisons de charité. Le 15 août 1791, les moines sont expulsés de l'abbaye. En 1792, les bâtiments conventuels sont vendus. Le 3 octobre 1792, les cloches de l’abbatiale sont brisées. En 1799, l'église abbatiale est vendue à des particuliers qui l'abandonnent. En 1811, la ville de Saint-Omer devient propriétaire des ruines de l'abbaye. En 1830, la commune demande la destruction de l'édifice; ce qui reste de la nef de l'église servira à construire le nouvel hôtel de ville. Seul le clocher subsiste. Il est même consolidé par un contrefort (toujours visible) construit dans la nef. Il s'effondre après la Seconde Guerre mondiale en 1947 à cause des bombardements au centre-ville et de l'abandon du site. Les vestiges ont été classés monument historique en 1840.
Un projet de restauration est préparé par l'architecte Prosper Morey (1805-1886). Le portail sud est restauré en 1860 et un incendie ravage les combles le 4 mai 1861. La chapelle axiale est restaurée en 1868.
L'édifice subit de légers dommages lors d'un bombardement en 1942.
Extérieur
La cathédrale présente un plan en forme de croix latine. Comme celle de Chartres, elle est désaxée de 47° par rapport à l’Orient; le carré formé par les quatre colonnes du chœur se confond avec les quatre points cardinaux. Le chœur et les chapelles rayonnantes sont inclinés de 4° par rapport à l’axe de la nef. Ses dimensions sont dans le même rapport que celle de la pyramide de Khéops. Elle mesure 103 mètres (338 pieds) de long, la largeur de sa nef, y compris les chapelles latérales, est de 30,5 mètres (100 pieds), sa largeur aux transepts est de 53 mètres (174 pieds), quant à sa hauteur sous voûte, elle est de 23 mètres (85,5 pieds). Le transept a une longueur de 51,6 mètres (169,3 pieds).
La façade occidentale est constituée par une seule tour carrée massive qui fut dressée de 1490 à 1516 et qui occupe deux travées de la nef. Elle s'achève par une terrasse bordée d'une balustrade, aux quatre angles de laquelle s'élèvent quatre tourelles. Le pied de la tour est percé d'un portail qui est l'oeuvre du Brugeois Jean Van der Poele. Elle date de 1499 (date gravée dans une cartouche) et a remplacé un clocher surmonté d'une flèche. Les chanoines de la cathédrale voulaient rivaliser avec la tour de l'église de l'abbaye Saint-Bertin. Cette tour carrée n’est pas très haute (55 mètres / 180,4 pieds) mais, perchée sur sa colline de 20 mètres, elle domine le plat pays qui l’entoure de ses arcatures gothiques et de ses tourelles, qui lui donnent un air de cathédrale anglaise. Dite aussi beffroi, elle comporte des fenêtres jumelées au niveau de la chambre des cloches. Certaines fenêtres au niveau des étages inférieurs ont été bouchées pour assurer sa stabilité. À cause de sa forme légèrement pyramidale, l’escalier qui permet d’accéder à son sommet s’inverse de sens de rotation au niveau de la chambre des cloches. La tour abrite cinq cloches, dont un bourdon de six tonnes. Un carillon de 13 cloches annonce les heures depuis 1963.
Sa nef, qui comprend sept travées et collatéraux, est éclairée par de grandes fenêtres. Les chapelles qui la bordent sont non communicantes.
Chaque transept comporte quatre travées, un collatéral, un portail et des escaliers pour accéder aux petits greniers. Le déambulatoire comprend trois chapelles, deux rayonnantes et une axiale. Le portail sud du transept est le plus célèbre. C'est par celui-ci que sont entrés les rois Louis IX, Louis XI et Charles X. Il date de la seconde moitié du XIIIe siècle. Il fut démonté au siècle suivant lorsqu'on ajouta deux travées au transept. L'avant-porche date du milieu du XVe siècle. Son tympan est orné d'un Jugement dernier et au-dessus, un grand cadran solaire (aujourd'hui inopérant) datant de 1610.
Intérieur
En 1753, l'autel, précédemment situé dans le chevet, fut remplacé par un autre et placé à la croisée du transept et du choeur. Ce nouvel autel disparut pendant la Révolution en 1793. Il fut remplacé, en 1803, par celui de l'église de l'abbaye Saint-Bertin. Le tabernacle et les reliquaires ne sont pas de cette époque. Les chandeliers posés sur l'autel proviennent également de l'ancienne abbaye Saint-Bertin.
La cathédrale abrite le cénotaphe de saint Omer, ainsi que la châsse de saint Erkembode, également d'autres œuvres de valeur, telles un tableau commandé par le Chapitre en 1612 pour la somme de 250 florins à Rubens et représentant « la Descente de la Croix », un buffet d'orgue de 1717, des grandes orgues remaniées par Cavaillé-Coll, le labyrinthe au sol, situé à la croisée du transept et du choeur, constitué de 2 501 carreaux et qui est une copie à peu près quatre fois plus petit du labyrinthe qui se trouvait dans le transept de l'ancienne église de l'abbaye Saint-Bertin, le mausolée d'Eustache de Croÿ (1540) du sculpteur Jacques Du Brœucq, et une horloge astrolabe réalisé par l'horloger Pierre Enguerran (commandée en 1555, terminée en 1558 et restaurée partiellement en 1912), encore dans son état d'origine. Elle était destinée à remplacer l'ancienne en mauvais état. Elle devait indiquer les heures, les jours, les mois, les signes du zodiaque, le lever et le coucher du soleil et de la lune. Elle a coûté 130 florins. En 1778, elle prit place au-dessus du portail dit du Prévôt ou de l’Évêché. Le jacquemart qui la surmonte porte le costume d’un officier de cette époque. Il est coiffé d’un turban où l’on remarque l’écusson du Chapitre de la collégiale, le tout surmonté d’un grand plumet. Située à 7,5 mètres (24,6 pieds) de hauteur, cet emplacement ne lui est pas favorable, car elle ne permet pas une vision et une utilisation facile de toutes les indications fournies.
On peut aussi y voir des « curiosités » comme une « Vierge au chat » (haut-relief placé entre deux chapelles méridionales), une représentation de « Chadrak, Méchak et Abed-Nego dans la fournaise avec l'ange salvateur » (haut-relief d'une sépulture dans la chapelle absidiale méridionale) ou encore le triptyque dit du « Grand Dieu de Thérouanne » (XIIIe siècle), sans oublier un dallage, aujourd'hui placé contre un mur près de l'entrée nord, représentant un pèlerin à quatre chaussures.
Les orgues
Orgues antérieurs
Un ancien rapport capitulaire mentionne qu'un orgue existait dans la cathédrale en 1385. Son faible volume sonore demandait son rapprochement du choeur. Il se trouvait près des grandes croisées circulaires disposées au fond de la nef transversale. Il aurait été refait en 1391 et placé au-dessus de l'entrée de la chapelle Saint-Charles-Borromée, un endroit souvent mentionné dans divers inventaires datant des XVe et XVIe siècles.
L'orgue de tribune
Le buffet de cet orgue est le fruit du travail collectif d’une famille de sculpteurs et de menuisiers audomarois, les Piette : le père, Jean, les fils, Antoine-Joseph et Jean-Henri, ainsi que le gendre, Jacques-Joseph Baligand. Le 17 février 1716, le Chapitre conclut un marché avec ceux-ci en vue de la fabrication d’un buffet pour le nouvel orgue : le délai est de 18 mois. Ils disposent de tout le fond de la cathédrale pour dresser jusqu’à 22,5 mètres du sol. La dorure est l'oeuvre du peintre doreur François Elbo. Ces travaux sont en voie d'exécution puisqu’à la fin de 1717. Un nouveau contrat est signé le 11 janvier 1718 pour l’exécution de portes et lambris sous la tribune. La dernière mention d’un paiement est une quittance du 13 juin 1721 pour la sculpture des armoiries du Chapitre.
Le buffet est posé sur 12 colonnes de chêne cannelées et il occupe deux travées. Les statues de saint Pierre et de saint Paul ont été sculptées par Jacques-Joseph Baligand. Au premier étage, de chaque côté, les statues de la Foi et de l'Espérance. Au-dessus des portes latérales, on retrouve les armoiries du Chapitre sous l'orgue. Dans le fond, un orchestre de chérubins joue de la guitare, de la viole de gambe et du violon. Au sommet, le roi David joue de la harpe et sainte Cécile de l'orgue portatif.
Dès le XVIIIe siècle, le buffet suscita l’admiration des contemporains, celle notamment de Charles Barney, un Anglais de passage dans la ville, qui l’évoqua dans un ouvrage publié en 1771 sur la situation de la musique en France et en Italie. Au siècle suivant, Aristide Cavaillé-Coll n’hésitait pas à le reconnaître comme un des ouvrages les plus remarquables de son temps. Cette opinion est partagée au XXe siècle par Georges Servières : dans une étude sur la décoration des buffets d’orgue, cet auteur le considère comme un des plus magnifiques travaux de menuiseries et de sculpture sur bois qu’ait produit l’art des huchiers du Nord. De même, Norbert Dufourcq lui accorde une place importante dans le livre fondamental qu’il consacra à l’orgue français.
Un orgue est construit et installé en 1717. Il a été construit par les frères Thomas et Jean-Jacques Desfontaines, facteurs d’orgues à Douai. Pendant près de 140 ans, divers travaux d’entretien et de réparation dénaturent et transforment l’instrument original : Louis Labour, de Beauvais, effectue un relevage en 1758; en 1778, Jean-Joseph Van der Haeghen intervient sur l'instrument et effectue travaux pour un montant de 1 208 livres; diverses interventions et réparations, probablement dues aux Guilmant, facteurs à Saint-Omer, ont lieu entre 1807 et 1818, suivi d'autres, par Van Peteghem, en 1823, et par François-Joseph Carlier, en 1825 et 1833.
Après une visite à Saint-Omer, le 17 avril 1853, Aristide Cavaillé-Coll, soumet à Romain de Givenchy, membre du conseil de fabrique, un devis concernant la restauration, les améliorations et la mise à jour de l'instrument ainsi que les modalités de paiement. Le document est accepté le 12 mai 1853 et signé le 18 mai suivant. Les travaux, au coût de 35 000 francs et qui devaient débuter immédiatement, sont reportés en septembre parce que Cavaillé-Coll a décidé de fournir des sommiers neufs. Il remplace la soufflerie et la mécanique (pose d'une machine Barker) et installe une nouvelle console (4 claviers de 54 notes, un pédalier de 27 notes, 13 pédales de combinaison) et 30 jeux neufs. Il s'adjoint l'aide de Parisot pour l'harmonisation et de Chaff pour la partie mécanique. Les premiers éléments arrivent à Saint-Omer le 6 octobre 1853 tandis que les sommiers et les mécanismes de pédale n'arriveront que le 17 novembre et les jeux d'anches, le 3 décembre. Le 22 octobre 1853, Cavaillé-Coll informe le doyen et les membres du conseil de fabrique que l'ancien orgue était harmonisé un ton sous le diapason normal. Ces derniers désirent conserver le même diapason, mais finalement se rangent du côté du facteur. Le 14 octobre 1855, Aristide Cavaillé-Coll avise le conseil de fabrique que l'orgue est complété et demande qu'un comité d'experts soit formé pour en assurer la réception. L'instrument est inauguré le 24 juin 1855 par Louis-James Lefébure-Wély, organiste de l'église Saint-Sulpice, à Paris.
À propos de cet orgue, Aristide Cavaillé-Coll a écrit : « Le grand orgue de la cathédrale de Saint-Omer, originalement construit sur de vastes proportions par un facteur habile et consciencieux, est un des ouvrages les plus remarquables de son temps, tant sous le rapport de la composition instrumentale que sous celui de la forme architectonique… » Cavaillé-Coll a eu le souci de « redonner à cet orgue le premier rang qu’il a occupé dans les instruments de son siècle. »
Le buffet a été classé par la Commission des Monuments historiques le 5 décembre 1908.
En 1927, des retouches plus ou moins heureuses sont apportées à l’instrument par Antoine Séquiès, de Lille. Il électrifie la soufflerie, agrandit le pédalier et l'harmonise au ton moderne. L’inauguration a lieu le 1er mai 1927 par Henri Nibelle, organiste de l'église Saint-François-de-Sales, à Paris, et par Maurice Linglin, organiste titulaire de la cathédrale.
Le 15 novembre 1973, la partie instrumentale est classée « monument historique ». Il est ainsi permis d'envisager une restauration totale des orgues (buffet et partie instrumentale). Tractations, études, devis, appels d’offres vont se succéder et les travaux commencent en 1985, sous la direction de la maison Haerpfer et sous l’impulsion des autorités de la ville et de Christiane Lesage, conservateur régional des Monuments historiques. L'instrument restauré est bénit par Mgr Henri Derouet, évêque d'Arras, Boulogne et Saint-Omer, et inauguré le 11 décembre 1988 par Philippe Lefebvre du Conservatoire national régional de Lille et organiste titulaire à la cathédrale Notre-Dame, de Paris, et Jean Boyer, professeur d’orgue au Conservatoire national régional de Lille et organiste titulaire aux églises Saint-Séverin et Saint-Nicolas-des-Champs, à Paris.
La console, de 1855, est en fenêtre, en chêne. Les quatre claviers de 54 notes (positif de dos, grand-orgue, bombarde, récit (expressif) sont en chêne, avec placage des naturelles en ivoire et des feintes en ébène. Le pédalier est droit et plat, en chêne, à feintes rehaussées de palissandre. Les tirants, de section ronde, sont en chêne, disposés sur trois colonnes de part et d’autre des claviers. L’accouplement et les appels par pédales sont en fer à accrocher, et l’expression par pédale en cuiller. La transmission, de 1855, est une mécanique non suspendue, avec machine Barker pour le grand-orgue et les accouplements. Les sommiers, de 1855, sont à gravures en chêne. La soufflerie, de 1855, est à deux grands réservoirs superposés, à deux plis compensés, situés sur un bâti à l’arrière du buffet, actionnables par quatre pédales. La tuyauterie, de 1721, est en étain, étoffe, plomb martelé et chêne, alors que les compléments de 1855 sont en étain, étoffe et sapin.
L'orgue de choeur
En 1841, le doyen Duriez décide d'acheter un petit orgue pour le choeur afin de pallier aux déficiences du grand orgue de tribune qui était alors dans un état déplorable. Initialement installé au milieu du choeur, l'orgue a été construit, en 1841, par la maison Daublaine et Callinet, de Rouffach. Cet instrument fut à l'origine d'un différend entre le conseil de fabrique et le cardinal Hugues Robert Jean Charles de La Tour d'Auvergne. Celui-ci se plaignait que cet instrument masquait sa stalle et privait le grand-orgue, alors en fort mauvais état, d'une somme affectable à sa réparation. Or, son acquisition avait été faite grâce à un don provenant d'un paroissien. Après le décès du cardinal, en 1851, l'orgue fut placé finalement derrière les lambris du choeur.
L'instrument est installé derrière les lambris du choeur, du côté nord. Ces boiseries de style rocaille sont réalisées par le maître-sculpteur audomarois Jean-Charles Chifflart en 1753. Les trois travées derrière lesquelles prend place l'instrument ont été évidées en partie, le cadre taillé subsistant permettant l'exposition des tuyaux de Montre en étain à travers trois plates faces, celle du centre étant plus étroite. Si l'installation de l'orgue s'est faite au détriment du travail de menuiserie, l'effet obtenu est toutefois loin d'être inesthétique. La partie instrumentale repose sur une charpente en bois, le fond du buffet est en chêne. La console indépendante, aménagée dans les stalles, est tournée vers l'avant. Elle possède un clavier manuel en tilleul et un pédalier en chêne. Une stalle fait office de banc. Le réservoir à un pli compensé de l'instrument, initialement actionnable par un levier manuel, se situe dans le soubassement. La tuyauterie est en étain et sapin.
Bernard Bocquelet, facteur à Longuenesse, effectua un relevage en 1985.
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The city of St. Omer is built in the lowlands and on the side of Sithiu Hill in the Pas-de-Calais department. The Notre-Dame cathedral is an ancient French Roman Catholic cathedral. The gothic style building is a classified "ancient monument" since 1840. It is dedicated to Our Lady of Miracles.
History
Around 630, at the instigation of St Achaire, bishop of Noyon, king Dagobert Ist has the Benedictine monk Audomar (known later under the name of St Omer and who lived from 600 to 670) elected as bishop of the new Thérouanne bishopric by free votes from the clergy and from the population. The king asks him to go to evangelize the Morinie region. The residents of that region had before been evangelized by St Fuscien and St Victoric who were tortured during the persecutions under Diocletien and Maximien Hercule. The population had left christian religion and gone back to paganism. For Dagobert, it was to bring this now rebel territory within the Merovingian kingdom and to establish his authority.
According to numerous writings, the leader of this small town, Adroald, after becoming a convert, gave his domain in Sithiu to Audomar. In 643, Audomar establisges, on the hill, a small chapel devoted to the Virgin Mary. Then, lower, near the marsh, he installed three Benedictine monks: Bertin, Mommelin and Ebertram, all coming from the Luxueil monastery. The city will grow around these two poles: the future cathedral and the St Bertin abbey. This abbey, today in ruins, was one of the richest and the most influential in northern Europe, along with St Amand and St Vaast abbeys.
Around 820 or 825, Fridugise, Abbot of Sr Bertin and chancellor of Louis le Pieux, decided to split the community into two: canons in the "upper" church and monks in the monastery located in the "lower" section of the city. He grants the rank of "collegiate church" to Notre-Dame church and appoints 30 canons. The first provost of the collegiate, Baudin, will be elected in 1013. Both communities will often squabble for questions of precedence or to know, from the abbey or from the collegiate, which has the nicest church. Indeed, monks and canons will often have the same abbot.
This modest chapel was destroyed by fire in 1033. A stone church and in Romanesque style is built in 1052. Il will be damaged in 1191 by fire.
From 1190 to 1260, the chancel, the ambulatory and the radiant chapels are rebuilt. The chancel, built on a previous Romanesque lower church, has two straight bays delimited by four big pillars and by two smaller two-column pillars. The apse has seven sides. The six pillars at the transept crossing have also two columns; the large arcades are topped by a triforium formed by small columns supporting an equilateal pointed archway. In 1263, the transept and the south portal were built. The arms of the transept are restricted to two bays and with side aisles. The junction of the transept is delimited by four large pillars; it was topped by a small bell tower erected in 1486, that was brought down in 1606 by a hurricane. Both arms have barrel-vaulted four bays each; the four ones nearer the transept crossing were completed in 1263. Works progressed slowly and were spreaded from the 13th to the 16th century. The octagonal tower was built between 1195 and 1203.
In the 14th century, the vaults of the octagonal tower were rebuilt. Between 1375 and 1395, the southeast transept was lengthened by two bays and the facade was taken to pieces. At the same time, reconstruction of nave goes under way; it will be completed only in 1473 and its vault in 1506.
The erection of the nave lateral chapels dates from 1378 till 1403. The most ancient ones are the ones built in the north. The south chapels will be completed in the the 16th century.
From 1449 till 1472, Jean de Meldre, work supervisor, undertook the lengthening of the northern transept. At that tme, the western tower, the one that remained Romanesque in style, was streightened and raised. From 1473 will 1521, the western tower was built around the Romanesque one. It was covered and it received a decor inspired by the one at St Bertin Abbey church (built between 1431 and 1500). The western portal's sculptures were executed from 1511 till 1515 by the Brugian sculptors Jean and Josse Van der Poele.
In 1553, the nearby city of Thérouanne, where was the seat of the Artois diocese, was completely destoryed by the troops of Charles Quint, during a conflict between himself and the king of France, Henri II. In the years which followed, the decision was made to split out the Thérouanne diocese between those of St Omer, Boulogne and Ypres. So, in 1559, the St Omer diocese was created and the Notre-Dame collegiate church became its cathedral in 1561.
In 1606, the steeple at the transept crossing was destroyed by a hurricane and was not replaced. In 1610, the sundial of the south portal was executed and in 1628, the replenishment of the axial chapel was undertaken.
Additional embellishments were brought in during the 18th century: the imposing pulpit, installed in 1714 and coming from the Dominicans church in St Omer, executed by sculptor Danvin; then in 1717, the superb organcase of the Piette brothers with its remarkable wooden sculptures. The episcopal throne and the chancel wood pannellings date from 1753, the same year when the rood screen that was separating the chancel from the nave, the work of sculptor Octave Henry and erected in 1681, was demolished to be replaced with a rich iron gate.
At the Revolution, in 1792, the cathedral, closed to worship, was transformed into feed store then intoa Temple of Reason in 1793. Unlike many other churches, Notre-Dame did not suffer much to suffer from the vandalism of the revolutionaries. At the 1801 concordat, St Omer diocese was definitely abolished and its teritory went to the Arras diocese. Notre-damecathedral was retrograted to the status of parish church.
In 1789, St Bertin Abbey is declared a "national asset" following the November 2nd, 1789 decree by the constituent Assembly which takes away the church properties and puts them at the Nations's disposal. The February 13th, 1790 decree forbids monastic vows and abolishes regular religious orders, except those engaged in public education and charity houses. On August 15th, 1791, the monks are evicted from the abbey. In 1792, the conventual buildings are sold. On October 3rd, 1792, the bells of the abbey church are broken. In 1799, the abbey church is sold to individuals who abandon it. In 1811, the city of St Omer becomes the owner of the ruins of the abbey. In 1830, the village authorities ask for the destruction of the building; what remains of the church nave will serve for building the new town hall. Only the bell tower remains. It is even strengthened by buttresses (always visible) erected in the nave. It collapses after the Second World War in 1947 due to town bombings and site abandonment. Remains were classified as "ancient monument" in 1840.
A restoration project is prepared by architect Prosper Morey (1805-1886). The south portal is restored in 1860 and a fire devastates roof spaces on May 4th, 1861. The axial chapel is restored in 1868.
The building slightly damaged during a bombing in 1942.
The Exterior
The cathedral presents a latine cross floor plan. With the Chartres Cathedral, it is put out of true by 47° in comparison with the East; the square formed by the four columns of the chancel becomes mixed up with the four cardinal points. The chancel and the radiant chapels lean by 4° in comparison with the nave axis. Its dimensions are in the same report as the ones of the Cheops pyramid. It is 338 feet (103 metres) long, the nave width, including the lateral chapels, is 100 feet (30.5 metres), its breadth in transepts is 174 feet (53 metres), as for its height under the vault, it is 75.5 feet (23 metres). The transept has a length of 169.3 feet (51.6 metres).
The western facade has only a massive square tower which was erected from 1490 till 1516 and which occupies two bays of the nave. It ends with a terrace edged with a balustrade which has a turret on each of its four angles. The foot of the tower is pierced with a portal which is the work of Jean Van der Poele, from Bruges. It dates from 1499 (the date is engraved in a cartridge) and replaced a bell tower topped by a steeple. The cathedral canons wanted to compete with the church tower of St Bertin Abbey. This square tower is not very high (55 metres / 180.4 feet) but, stuck on the 20-metre hill, it dominates the surrounding flat countryside with its gothic archways and with its turrets, which look like an English cathedral. Also called a belfry, it includes twin windows at the level of the room of bells. Windows at the level of the lower floors were blocked to ensure its stability. Because of its lightly pyramidal form, the sense of rotation of the staircase that leads to its summit is reversed at the level of the room of bells. The tower houses five bells, among which a six-ton bourdon and a 13-bell carillon which rings the hours since 1963.
The nave, which is spreaded over seven bays and with side aisles, is lit by large windows. The side chapels are not communicating.
Each transept, which is spreaded over four bays, has a side aisle, a portal and staircases leading to small attics. The ambulatory has three chapels: two are radiant and an axial one. The portal of the south transept is the most famous. It was used by kings Louis IX, Louis XI and Charles X. It dates from the second half of the 13th century. It was taken to pieces in the following century when two bays were added to the transept. The front-porch dates from the middle of the 15th century. its tympanum is adorned with a doomsday and above it, a large sundial (now inoperative) dating from 1610.
The Interior
In 1753, the altar, before located in the apse, was replaced with another one and installed at the transept and chancel crossing. This new altar disappeared during the Revolution in 1793. It was replaced, in 1803, with the one from St Bertin Abbey church. The tabernacle and reliquaries are not of this era. Candlesticks on the altar also come from the former St Bertin Abbey church.
The cathedral houses St Omer's cenotaph, as well as St Erkembode's chasse, also other valuable elements, such a painting ordered by the Chapter in 1612 at the cost of 250 florins to Rubens and representing « the Descent of the Cross », an organcase from 1717, large organ modified by Cavaillé-Coll,a maze located at the transept and chancel crossing, made of 2,501 tiles and which is a copy almost four times smaller than the maze that was located in the transept of the St Bertin Abbey church, Eustace de Croÿ's mausoleum (1540) by sculptor Jacques Du Brœucq, and an astrolabe clock executed by watchmaker Pierre Enguerran (ordered in 1555, completed in 1558 and partly restored in 1912), still in its original condition. It was intended to replace the former one that was in poor condition. It had to point out the hours,the days, the months, the zodiac signs, the dawn and bedtime of the sun and the moon. It costed 130 florins. In 1778, it was installed above the portal called the Provost or the Bishopric portal. The jacquemart (bellstriker), which tops it, wears the costume of an officer of that time. He wears a turban carrying the coast of arms of the Chapter of the Collegiate and topped by a large plume. Located at a height of 24.6 feet (7.5 metres), its position is not the best one because it does not allow a clear vision and an easy use of all the provided indications.
It houses other "curiosities" such as a "Virgin to the cat" (in high relief located between two southern chapels), a presentation of "Chadrak, Méchak and Abed-Nego in the blaze with the saving angel" (in high relief of a burial in the southern absidial chapel) or else the triptych called the "Grand Dieu de Thérouanne" (13th century), and the paving, now put against a wall near the north entrance, representing a pilgrim with four footwear.
The Organs
Previous Organs
An old capitulary archive reports that there was an organ in the cathedral in 1385. Its weak sound volume required that its installation be near the chancel, in the large circular crossings located at the end of the nave. It was rebuilt in 1391 and located above the entrance of St Charles Borromeo chapel, a location often mentionned in various inventories dating from the 15th and 16th centuries.
The Gallery Organ
The organcase is the collective work of the Piette family, a family of sculptors and carpenters: the father, Jean, the sons, Antoine-Joseph and Jean-Henri, and the son-in-law, Jacques-Joseph Baligand. On February 17th, 1716, the Chapter contracts with them for the purpose of the construction of an organcase for the new organ: the production delay is 18 months. The complete end of the cathedral is at their dispoal to erect up to 73.8 feet (22.5 metres) of the floor. The gilding is the work of painter-gilder François Elbo. These works are under way until the end of 1717. A new contract is signed on January 11th, 1718 for the production of doors and panels under the gallery. The last mention of a payment is on June 13th, 1721 for the sculpture of the Chapter's coast of arms.
The organcase stands on 12 fluted oak columns and spans over two bays. The statues of St Pierre and St Paul were sculpted by Jacques-Joseph Baligand. On the first floor, on each side, the statues of Faith and Hope. Above the lateral doors, the Chapter's coast of arms appears under the organ. In the and, an cherub orchestra plays the guitar, the viol of gambe and the violin. At the top, king David plays the harp and St Cecilia plays a portable organ.
As early as the 18th century, the organcase aroused the admiration from contemporaries, notably from Charles Barney, an Englishman passing through the city, who wrote about it in a book published in 1771 on the situation of music in France and in Italy. In the following century, Aristide Cavaillé-Coll did not hesitate to recognize it as one of the most remarkable works of its time. This opinion is shared in 20th century by George Servières: in a study on the decoration of the organcases, this author considers it to be one of the most splendid carpentry and wood sculpture work executed by the cabinet makers of the North. Also, Norbert Dufourcq assigns an important place to this work in the book he dedicated to the French organ.
An organ was built and installed in 1717. It was built by the brothers Thomas and Jean-Jacques Desfontaines, organbuilders in Douai. For almost 140 years, various maintenance and repair jobs altered and transformed the original instrument: Louis Labour, of Beauvais, execute a restauration in 1758; in 1778, Jean-Joseph Van der Haeghen intervened on the instrument and executed works costing 1,208 pounds; various interventions and repairs, probably executed by Guilmant, organbuilders in St Omer, that took place between 1807 and 1818, followed by others, by Van Peteghem, in 1823, and by François-Joseph Carlier, in 1825 and 1833.
After a visit in St Omer, on April 17th, 1853, Aristide Cavaillé-Coll, submits to Romain de Givenchy, a churchwarden, a proposal concerning the restoration, the improvements and updating of the instrument as well as payment plan. The document is accepted on May 12th, 1853 and signed on the next May 18th. Works, at the cost of 35,000 francs and which are due to start immediately, are postponed to September because Cavaillé-Coll decided to provide new windchests. He replaced the wind system and the action (installation of a Barker machine) and installed a new console (4 54-note manuals, a 27-n ote pedalboard, 13 combination pedals) and 30 new stops. He sought the help of Parisot for the voicing and of Chaff for the mechanical action. The first elements arrived in St Omer on October 6th, 1853 while the windchests and pedal action elements will arrive only on November 17th and the reed stops, on December 3rd. On October 22nd, 1853, Cavaillé-Coll informs the dean and the churchwardens that the former organ was tune a full-tone below the normal diapason. While they wanted to keep the same diapason, they finally sided with the organbuilder. On October 14th, 1855, Aristide Cavaillé-Coll notifies the churchwardens that the organ is completeds and asks that a committee of experts be formed to formally receive the instrument. The instrument was inaugurated on June 24th, 1855 by Louis-James Lefébure-Wély, organist st St Sulpice church, in Paris.
Concerning this instrument, Aristide Cavaillé-Coll wrote: « The large organ in St Omer's cathedral, originally built on large proportions by a skillful and concencious organbuilder, is one of the most remarkable works of its time, both for its instrumental composition and for its sound architecture... » Cavaillé-Coll was careful « to bring this organ back the first position it occupied among the instruments of its century. »
The organcase was classified by the Historical Monuments Commission on December 5th, 1908.
In 1927, more or less favorable modifications are executed on the instrument by Antoine Séquiès, of Lille. He electrified the wind system, extended the pedal compass and voiced it in modern tone. Inauguration took place on May 1st, 1927 by Henri Nibelle, organist of St François-De-Sales church, in Paris, and by Maurice Linglin, cathedral's main organist.
On November 15th, 1973, the instrumental part is classified as an "historical monument". This classification allowed to plan for a complete restoration (organcase and instrumental part). Negotiations, studies, proposals, invitations to tender succeeded one another and works were entrusted to the Haerpfer firm and began in 1985 at the instigation of the city authorities and Christiane Lesage, regional curator for the Historical Monuments Commission. The restored instrument was blessed by Bishop Henri Derouet, of Arras, Boulogne and St Omer, and inaugurated on December 11th, 1988 by Philippe Lefebvre of the Lille Regional National Conservatory and organist at Notre-Dame Cathedral, in Paris, and by Jean Boyer, organ professor at the Lille Regional National Conservatory and organist at St Séverin and St Nicolas-Des-Champs churches, in Paris.
The 1855 oak console is attached. The four 54-note manuals (back positive, grand-orgue, bombarde, récit (enclosed) are in oak, with naturals in ivory and sharps in ebony. The oak pedalboard is straight and flat with sharps in rosewood. Oak round drawknobs are lined out on three columns on either side of the manuals. Couplers and ventils by pedals are of iron and the expression pedal is a teaspoon. The 1855 mechanical action is a not suspended and uses a machine Barker for the grand-orgue manual and for couplers. The 1855 slider windchests are made of oak. The 1855 wind system uses two large stacked double rise reservoirs located on a structure at the back of the organcase and are operable by four pedals. The 1721 pipework is made of tin, common metal, lead and oak while the additional 1855 pipework is made of tin, common metal and fir.
The Chancel Organ
In 1841, Dean Duriez decided to purchase a small organ for the chancel to compensate for the malfunctions of the gallery organ that was at that time in a deplorable condition. Initially installed in the middle of the chancel, the organ has been built, in 1841, by Daublaine and Callinet, of Rouffach. The instrument was at the origin of a disagreement between the churchwardens and cardinal Hugues Robert Jean Charles de La Tour d'Auvergne who complained that the instrument concealed his stall and deprived the gallery organ, then in very poor condition, of money that could be used for repairs. Its purchased had been made possible thanks to a donation made by a parishioner. After the cardinal's death, in 1851, the organ was finally installed behind the chancel panels.
The instrument is installed behind the chancel panels, on the north side. These rocaille-style panels were executed by the master-sculptor Jean-Charles Chifflart in 1753. The three bays behind which the instrument is installed were partly cleaned out, the remaining frame allows the exhibition of the Montre tin pipework in three flats, the one in the centre being narrower. If the installation of the organ was made to the detriment of the woodworking, its look is nevertheless far from being insightly. The instrumental part rests on a wooden framework and the rear of the organcase is made of oak. The detached console, located among the stalls, is reversed. It has one manual made of lime-tree and the pedalboard is in oak. A stall is used as the organist's bench. A compensated reservoir, initially operable by a manual lever, is in the lower section of the organcase. Pipework is made of tin and fir.
Organbuilder Bernard Bocquelet, of Longuenesse, executed a restoration in 1985.
II. Grand-Orgue |
III. Récit |
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|---|---|---|---|---|
| Montre | 16' | Bourdon | 16' | |
| Gambe | 16' | Flûte harmonique | 8' | |
| Bourdon | 16' | Viole de gambe | 8' | |
| Montre | 8' | Voix céleste | 8' | |
| Bourdon | 8' | Viole de gambe | 4' | |
| Viole de gambe | 8' | 2Flûte octaviante | 4' | |
| Prestant | 4' | 2Octavin | 2' | |
| Flûte octaviante | 4' | 2Bombarde | 16'/8' | |
| Grand Cornet | V | Basson/Hautbois | 8' | |
| Voix humaine | 8' | |||
| 2Trompette | 8' | |||
| 2Clairon | 4' | |||
I. Positif |
IV. Bombarde |
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|---|---|---|---|---|
| Montre | 8' | Flûte harmonique | 8' | |
| Bourdon | 8' | Octave | 4' | |
| Salicional | 8' | Doublette | 2' | |
| Prestant | 4' | Fourniture | V | |
| Flûte douce | 4' | Cymbale | IV | |
| Dulciane | 4' | 2Bombarde | 16' | |
| Nasard | 2 2/3' | 2Trompette | 8' | |
| Doublette | 2' | 2Basson | 8' | |
| 1Plein Jeu | V | 2Clairon | 4' | |
| Cornet | V | |||
| Trompette | 8' | |||
| Cromorne | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
Pédale |
|
|---|---|
| Flûte ouverte | 16' |
| Flûte ouverten | 8' |
| Flûte ouverte | 4' |
| Bombarde | 16' |
| Trompette | 8' |
| Clairon | 4' |
| 1 | Fourniture III + Cymbale II | |
| 2 | Jeux de combinaison / Combination stops |