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Kern, 1996
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Vers 338, l'évêque de Tours, saint Lidoire, élève la première cathédrale. Il est succédé par saint Martin en 372. En 558, suite à un incendie, la cathédrale est en ruines.
L'évêque Grégoire de Tours la rebâtit en 590 et la dédie à saint Maurice. Vers 1125-1150, l'édifice, en mauvais état, est reconstruit dans le style angevin. En 1167, l'édifice subit de graves dommages lors d'un incendie qui ravage la ville.
La construction de la cathédrale actuelle débute en 1240, dans le style gothique, grâce à la générosité de saint Louis et de sa mère, Blanche de Castille. Cette construction, qui se déroulera jusqu'en 1547, présente toute l'évolution du style gothique.
De 1240 à 1270, sous la conduite supposée de Etienne de Mortagne, l'architecte de la Sainte Chapelle à Paris , la construction du chevet illustre les premières expériences. Par manque de financement, ce n'est qu'au début du XIVe siècle que l'architecte Simon du Mans reconstruit, dans le même style, le transept et les deux premières travées de la nef. Suivront les parties basses de la nef. Durant la même période, le nom de saint Gatien, premier apôtre qui avait précédé saint Lidoire, s'impose peu à peu comme nouveau patron de la cathédrale.
Vers 1450, la nef est achevée dans le style flamboyant pour les parties hautes. Ensuite, de 1450 à 1484, la façade est construite dans le même style sur les fondations d'une muraille gallo-romaine alors que vers 1507, la tour nord est achevée avec son couronnement de style Renaissance. Puis, la tour sud est achevée de 1534 à 1547 dans le même style.
L'intérieur offre un plan classique des édifices gothiques avec un chœur très développé. Les colonnes profilées, montant sans interruption jusqu'à la naissance des voûtes, confère au vaisseau une allure élancée. La cathédrale conserve un ensemble exceptionnel de verrières, dont les vitraux du chœur qui datent du XIIIe siècle.
Accolée au mur nord de la cathédrale s'élève un cloître composé de trois galeries de style gothique et Renaissance. Les chanoine se retrouvaient dans cet élégant édifice pour y chanter des psaumes d'où le nom de « Psallette ».
L'orgue
D'importants documents découverts, en février 1997, par J.M. Gorry, chargé de mission pour l'étude des archives dans le cadre de l'inventaire des orgues de la Région Centre, ont complètement renouvelé l'histoire de l'instrument aux XVIè et XVIIè siècles.
Un orgue, dont on ne sait rien, existait en 1486. Une tradition rapportée par le chanoine Boissonnot, qui a écrit au début de ce siècle une monumentale histoire de la cathédrale, fait remonter la construction du grand corps du buffet actuel à 1521. Il aurait été offert par le nouvel archevêque Martin de Beaune. Aucun document n'a, pour l'instant, confirmé cette tradition. En revanche, il est maintenant établi que l'orgue, après avoir été gravement endommagé par les protestants en 1562, est relevé et amélioré, en 1585, par André Delahaye (compositeur et facteur d'orgues à Sens), puis en 1593, par Guillaume Lefebvre (composition et facteur d'orgues au Mans).
Alors que la tradition attribuait à Crespin Carlier, célèbre facteur du XVIIè siècle, l'agrandissement du buffet et la construction du positif de dos, on sait maintenant que Jean Girardet, facteur d'orgues à Angers, réalise, en 1611, d'importants travaux, et qu'en 1619 et 1620, Victor Lefebvre effectue une quasi-reconstruction. En 1621, l'orgue comporte un clavier de 38 notes, 14 jeux et 9 pédales. En 1642, un relevage est assuré par Nicolas Bricet, facteur d'orgues à Tours. C'est finalement en 1762, qu'est construit le positif de dos actuel et qu'Antoine Morlet, facteur d'orgues au Mans, y place 15 jeux en même temps qu'il porte le grand orgue à 18 jeux et construit une pédale de 4 jeux et 33 touches, un clavier d'écho de 5 jeux et un cornet séparé. L'ensemble du buffet est peint couleur bois de chêne, à l'huile.
D'importants travaux ont lieu en 1733, lesquels sont attribués à Louis-Alexandre Clicquot. En 1764 et 1771, intervient Jean-Baptiste Nicolas Lefebvre, qui vient de terminer, dans la basilique Saint-Martin toute proche, le plus grand orgue jamais construit, en France, sous l'Ancien Régime. En 1785, François-Henri Clicquot installe, au positif, un dessus de hautbois.
À la fin du XIXè siècle, après les relevages de Louis Lair en 1812, des frères Claude en 1836 et de Merklin en 1875, l'orgue est toujours dans son état de 1785 avec 43 jeux répartis sur quatre claviers et pédalier. À une date indéterminée, le buffet est repeint en marron foncé.
En 1911, l'abbé Victor Tronchet réduit le nombre de jeux à 34 et rend le positif expressif en y installant quelques jeux romantiques. En 1928-1929, l'orgue est complètement transformé par la maison Gloton-Debierre, qui vide le positif de sa tuyauterie et reconstruit un instrument de style post-symphonique de 40 jeux, à transmission électro-pneumatique, en ne conservant que 887 tuyaux anciens, dont l'intégralité de la façade, rendue muette.
En décembre 1984, le buffet et la tuyauterie la plus ancienne sont classés "monument historique".
De 1985 à 1989, l'instrument étant à bout de souffle, des études et plans de financement sont mis en place concernant une reconstruction complète visant à rétablir la partie classique, tout en maintenant un récit "romantique". Le décapage du buffet a permis de retrouver des traces de peinture couleur "bois de chêne" si bien que la boiserie a retrouvé, aujourd'hui, sa teinte du XVIIè siècle. Cette reconstruction a été effectuée de 1992 à 1996 par Daniel Kern.
Le nouvel instrument a été inauguré, en octobre 1996, par Philippe Lefebvre, Olivier Vernet, Pascal Marsault et Jean Guillou.
Gérard Proust
Organiste titulaire
La reconstruction
L'instrument, rencontré au moment du démontage, était en très mauvais état, autant sur le plan instrumental qu'en ce qui concerne le buffet.
Le positif de dos avait perdu toute sa tuyauterie du XVIIè siècle, qui avait été partiellement replacée dans le reste de l'instrument, et à l'emplacement du sommier se trouvait une grande console électrique.
Lors de la dernière reconstruction de l'instrument, l'arrière du buffet avait été entièrement mutilé, de même qu'une grande partie de la charpente. Le buffet avait été recouvert d'une épaisse couche de peinture brune qui cachait tous les détails des magnifiques sculptures renaissance.
La plupart des tuyaux de la façade étaient muets et attaqués par la lèpre de l'étain. Le reste de la tuyauterie avait été profondément modifié et décalé, et pratiquement tous les tuyaux avaient été pavillonnés. Un reclassement complet de la tuyauterie était nécessaire afin de retrouver les tailles d'origine.
Du point de vue de la construction intérieure, une nouvelle structuration était indispensable afin de pouvoir replacer les différents plans sonores dans leur disposition d'origine. Enfin, la nouvelle disposition de l'orgue a été établie sur une proposition de Philippe Lefebvre, rapporteur, ainsi que sur les conseils de Monsieur Aubry, technicien-conseil.
Le buffet du positif et du grand orgue ont été reconstitués. Toutes les parties manquantes ont été refaites. Lors du décapage, la teinte d'origine a été retrouvée et l'ensemble a été traité selon les méthodes anciennes.
Les claviers suivent l'ordre classique: I. positif de dos, II. grand orgue, III. récit expressif. Les touches sont plaquées d'os, les dièses sont en ébène.
La nouvelle mécanique des notes est une mécanique de type suspendue pour les deux claviers supérieurs et foulante pour le positif de dos.
Les abrégés sont classiques avec rouleaux en bois, partout où la place le permet, en fer carré pour les divisions plus étroites.
Les sommiers sont à gravure et registres coulissants en chêne. Ils se répartissent de la manière suivante: 4 pour le grand orgue, 2 pour le positif, 2 pour le récit, et 8 pour la pédale.
Le tirage de jeux est entièrement mécanique avec double règle pour les appels d'anches.
La soufflerie se compose de deux grands soufflets à plus parallèles installés sur la première tribune, et d'un soufflet spécifique pour le récit.
Le reclassement et la restauration des tuyaux anciens permit de reconstituer 17 jeux anciens des XVIIè et XVIIIè siècles. Cependant, la plupart de ces tuyaux ont dû être rallongés et souvent complétés par des tuyaux neufs. Les tuyaux de façade, parmi les plus anciens de France, ont nécessité des soins particuliers, du fait de leur grande fragilité et des attaques très sévères de la lèpre. Les nombreuses entailles et déchirures ont été ressoudées, des pièces d'étain ont été greffées, certains pieds et corps ont été doublés par l'intérieur. Seuls cinq tuyaux trop fragiles en raison d'une trop forte attaque de la lèpre ont dus être refaits.
L'harmonisation a été réalisée dans le style classique français avec des pressions de 85mm pour le grand orgue et le positif, 90mm pour le récit et 105mm pour la pédale.
Les Principaux, Montres et Prestants ont une belle assise et beaucoup de fondamentale. La sonorité des Flûtes et Cornets est ronde et chantante. Les Plein-Jeux sont puissants et scintillants, mais sans agressivité et se fondent parfaitement avec les autres jeux. Les Bombardes, Trompettes et Clairons sont éclatants et fiers, mais sans toutefois devenir écrasants. Le Cromorne, la Voix Humaine et la Hautbois ont une belle vivacité et beaucoup de caractère.
La tuyauterie du récit, bien qu'étant d'une époque plus récente, loin de dénaturer l'ensemble, permet de jouer une grande partie de la littérature du XIXè siècle.
Le diapason est de 440 hertz à 18oC.
Daniel Kern
Facteur d'orgues
[cliquer sur l'image ou ici pour obtenir une version agrandie]
By 338, Tours Bishop, St. Lidoire, built the first cathedral. He was succeeded by St. Martin in 372. Following a fire in 558, the cathedral was in ruins.
Bishop Grégoire de Tours rebuilt it in 590 and dedicated it to St. Maurice. By 1125-1150, the building, who was in a very bad shape, was rebuilt in the Angers style. In 1167, the building was badly damaged when a fire destroyed the city.
The construction of the actual Gothic styled cathedral began in 1240 thanks to gifts from St. Louis and his mother, Blanche de Castille. The construction which will last until 1547 illustrates the complete evolution of the Gothic style.
From 1240 to 1270, under the alleged supervision of Etienne de Mortagne, architect of the Holy Chapel in Paris, the apse was built according to the first experiments of the Gothic style. Due to financial difficulties, the construction is halted and suspended until the beginning of the 14th century. At that time, architect Simon du Mans rebuilt, in the same style, the transept and the first two bays of the nave. The lower sections of the nave were built next. During the same period, the name of St. Gatien, first apostle who had preceded St. Lidoire, began to stand out as the new patron saint of the cathedral.
By 1450, the nave is finished and the flamboyant style is used in the higher sections. Then, from 1450 to 1484, the façade was built in the same style upon the foundations of a Gallo-Roman wall. Then, by 1507, the northern bell tower is completed with it Renaissance-styled crowning. The southern bell tower will be built between 1534 to 1547 in the same style.
The interior presents the classical layout of a Gothic building with a very elaborate chancel. The streamlined pillars going way up, without interruption, to the beginning of the vault, gives a slender look to the nave. The cathedral houses an exceptional set of stained-glass windows including those in the chancel that date back to the 13th century.
Attached to the cathedral on the northern wall is a cloister with three Gothic and Renaissance style galleries. Canons used to gather in this elegant building to sing psalms from which its name "Psallette".
The organ
Important documents uncovered in February 1997 by J.M. Gorry, project manager for archives studies concerning organ inventory in the Center region, completely renewed the history of the instrument during the 16th and 17th centuries.
An organ, nothing is known about it, existed in 1486. A tradition reports that Canon Boissonnot, who wrote, early in the 20th century, a monumental history of the cathedral, dates the construction of the actual main organ case to 1521. It was given to the new archbishop Martin de Beaune. For the moment, no document confirms this tradition. On the other hand, it is now established that the organ, that had been severely damaged by the Protestants in 1562, is restored and enlarged, in 1585, by André Delahaye (composer and organbuilder in Sens), and then in 1593, by Guillaume Lefebvre (composer and organbuilder in Mans).
Although the tradition attributes the enlargement of the organ case and the building of a back positive to Crespin Carlier, famous 17th-century organbuilder, we now know that Jean Girardet, organbuilder in Angers, carried out important works in 1611 and Victor Lefebvre quasi reconstructed the instrument in 1619-1620. In 1621, the organ has one 38-note manual, 14 stops and 9 pedals. In 1642, the instrument is overhauled by Nicolas Bricet, organbuilder in Tours. It is finally in 1762 that the actual back positive is built. Antoine Morlet, organbuilder in Mans, installs 15 stops in the new positive while he enlargs the main organ to 18 stops, builds a pedal division with 4 stops and 33 notes, and adds an echo manual with 5 stops and a mounted Cornet. The organ case is oil-painted oak wood color.
Major works were carried out in 1733 that are attributed to Louis-Alexandre Clicquot. In 1764, Jean-Baptiste Nicolas Lefebvre, who just completed, in St. Martin Basilica, the largest organ ever built in France under the Old Regime, carried out works and in 1771, works we carried out by Jean-Baptiste Isnard. In 1785, François-Henri Clicquot installed, in the positive division, a treble Oboe.
At the end of the 19th century, following overhauls by Louis Lair in 1812, by Claude brothers in 1836, and by Merklin in 1875, the organ is still in the 1785 state with 43 stops over four manuals and pedal. At an unspecified date, the organ case is painted dark brown.
In 1911, Rev. Victor Tronchet brings the number of stops down to 34 and the positive division is enclosed with the addition of a few romantic stops. In 1928-1929, the organ is completely transformed by Gloton-Debierre who empties the positive division and rebuilds a 40-stop post-symphonic instrument, with electro-pneumatic action while preserving only 887 old pipes and the whole façade is now silent.
In December 1984, the organ case and the oldest pipework are classified "historical landmark".
From 1985 to 1989, the instrument being out of breath, studies and financing plans are considered for a complete rebuilding in order to restore the classical action while maintaining a "romantic" swell. While scraping the organ case, the original 17th-century oak wood color was uncovered and applied to the whole organ case. The rebuilding was carried out from 1992 to 1996 by Daniel Kern.
The new instrument was inaugurated in October 1996 by Philippe Lefebvre, Olivier Vernet, Pascal Marsault and Jean Guillou.
Gérard Proust
Titular organist
The rebuilding process
The instrumental portion of the instrument and the organ case itself were in very bad shape when the dismantling operation took place.
All 17th-century pipework in the back positive that was partially relocated in the remaining instrument together with its windchest were located inside a large electric console.
During the last rebuilding of the instrument, the back of the organ case was completely mutilated and so was a major portion of the framework. The organ case was covered with a thick coat of brown paint obscuring all details of magnificent Renaissance sculptures.
Most façade pipework was silent or damaged with tin leprosy. The remaining pipework had been heavily modified and reracked, and most of the pipework had tuning slots. A complete reclassification of the pipework was necessary in order to find original scales.
A completely new layout was essential in order to relocate the various tonal structures according to original. Finally, a new console layout was proposed by consultants Philippe Lefebvre and Mr. Aubry.
The positive organ case and the main organ case have been rebuilt. All missing part have been redone. When scraping the organ case, the original color has been uncovered and the repainting has been done according to old methods.
Manuals are arranged following the classical sequence: I back positive, II great organ, III enclosed swell. Naturals are bone-covered and accidentals are ebony.
The new manual action is suspended for the two upper manuals and sticker for the back positive.
Rollerboards are of classical type with wooden rollers where space permitted and square metal for narrower divisions.
Slider chests are made of oak. They are distributed as follows: 4 for the great, 2 for the positive, 2 for the swell, and 8 for the pedal.
Stop action is completely mechanical with double ruler for reeds ventil.
Wind supply is provided by two large parallel horizontal bellows installed on the first gallery, and a specific bellows for the swell.
The reclassification and restoration of old pipework allowed to reconstruct 17 old 16th- and 17th-century stops. Nevertheless, most of the pipework had to be extended and often completed with new pipes. Façade pipework, among the most ancient in France, required special treatment because they were very fragile and were very much damaged by tin leprosy. Many tuning slots and rips have been resoldered, tin pieces have been grafted, many feet and bodies had to be doubled by the inside. Only five pipes, too fragile due to heavy tin leprosy, had to be rebuilt.
The tuning of the instrument has been done according to French classic style with 85mm wind pressure for the great and the positive, 90mm for the swell and 105mm for the pedal.
Principals, Montres and Prestants are the basis and have much foundation. Flutes and Cornets are round and lilting. Plein-Jeux are powerful and sparkling but without aggressiveness and blend perfectly with other stops. Bombardes, Trompettes and Clairons are dazzling and proud without becoming overwhelming. Cromorne, Voix Humaine and Hautbois are sharp and with character.
Swell pipework, while being of a more recent era, far from altering the overall sound of the instrument, allows the performance of most of 19th-century repertoire.
The diapason is 440Hz at 18oC.
Daniel Kern
Organbuilder
I. Positif de dos |
II. Grand Orgue |
|||
|---|---|---|---|---|
| Montre | 8' | Montre | 16' | |
| Bourdon | 8' | Bourdon | 16' | |
| Flûte (dessus) | 8' | Montre | 8' | |
| Prestant | 4' | Bourdon | 8' | |
| Flûte | 4' | Viole de gambe | 8' | |
| Nazard | 2 2/3' | Prestant | 4' | |
| Doublette | 2' | Flûte | 4' | |
| Quarte | 2' | Grosse Tierce | 3 1/5' | |
| Tierce | 1 3/5' | Nazard | 2 2/3' | |
| Larigot | 1 1/3' | Doublette | 2' | |
| Fourniture | III | Quarte | 2' | |
| Cymbale | III | Tierce | 1 3/5' | |
| Cornet | V | Flageolet | 1' | |
| Cromorne | 8' | Grande Fourniture | II | |
| Voix humaine | 8' | Fourniture | IV | |
| Hautbois | 8' | Cymbale | V | |
| Trompette | 8' | Grand Cornet | V | |
| Clairon | 4' | Bombarde | 16' | |
| Tremblant | Trompette | 8' | ||
| Clairon | 4' | |||
III. Récit |
Pédale |
|||
|---|---|---|---|---|
| Gambe | 8' | Soubasse | 32' | |
| Flûte harmonique | 8' | Flûte | 16' | |
| Voix céleste | 8' | Flûte | 8' | |
| Bourdon | 8' | Flûte | 4' | |
| Flûte octaviante | 4' | Bombarde | 16' | |
| Octavin | 2' | Trompette | 8' | |
| Cornet | V | Clairon | 4' | |
| Basson-Hautbois | 8' | |||
| Voix humaine | 8' | |||
| Trompette | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
| Trémolo | ||||