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Orgue de tribune / Gallery Organ Scherrer 1753 / Mutin 1899 / Koenig 1984
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Orgue de choeur / Chancel Organ Mutin-Schütze 1868
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Valence est une commune du sud-est de la France, préfecture du département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle est la ville la plus peuplée de la Drôme et la 8e d'Auvergne-Rhône-Alpes. Située au cœur du couloir rhodanien et soumise à un climat méditerranéen, Valence est souvent désignée comme étant « la porte du Midi de la France ».
Fondée en 121 av. J.-C., après l'invasion de la Gaule narbonnaise par les Romains, elle se positionne rapidement comme étant le plus vaste carrefour de voies romaines, après Lyon. Avec son importance grandissante, Valence accède au statut de colonie romaine. Aujourd'hui, elle comprend de nombreux vestiges de l’époque médiévale, de la Renaissance, mais aussi des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles.
La légende qui attribue l’évangélisation de Valence à des disciples de saint Irénée, à la fin du IIe siècle, est généralement considérée par les historiens comme plausible. Le diocèse de Valence a été érigé au IVe siècle et le premier évêque, Émilien, est attesté en 314. Le diocèse sera uni à celui de Die en 1275 par le pape Grégoire X. Cette union durera jusqu'en 1678. En 1801, son territoire s'agrandit avec une partie des diocèses supprimés de Die, de Saint-Paul-Trois-Châteaux et de Vienne. En 2002, tout le territoire devient suffragant de l'archidiocèse de Lyon. La cathédrale Saint-Apollinaire est le plus ancien monument de la ville de Valence.
Historique
Selon les textes, un premier baptistère est dédié à saint Jean-Baptiste et saint Jean l'Évangéliste. Plus tard, il est transformé en une église dédiée à saint Étienne. Celle-ci est la cathédrale attestée à la fin du VIIIe siècle. On y transfère le corps de saint Apollinaire et, en 810, les reliques de saint Cyprien sont déposées dans une chapelle attenante à l'église. À la fin du IXe siècle, l'évêque Lambert ajoute une deuxième chapelle, celle-ci dédiée à la Sainte-Croix, où l'on y loge les reliques des martyrs de Valence (Félix, Fortunat et Achilée). Ces deux constructions avaient pour but d'agrandir l'église cathédrale.
Sous l'impulsion de l'évêque Gontard (1063-1100), une nouvelle cathédrale est construite dans le quartier historique du Vieux Valence. L'édifice est établi au nord et mitoyen de Saint-Étienne, sur l'emplacement des petites chapelles Saint-Cyprien et Sainte-Croix qui, pour la circonstance, sont rasées. Elle a été consacrée le 5 août 1095 sous le triple nom de saints Cyprien, Corneille et Apollinaire (évêque de Valence 492-520) par le pape Urbain II qui se rendait au concile de Clermont pour prêcher la première croisade. On peut toujours voir la pierre de dédicace dans le mur sud de la cathédrale.
Au XIIe siècle, la nouvelle cathédrale étant achevée, on y transporte le siège épiscopal et toutes les reliques. En 1281, la foudre touche le clocher de la cathédrale, qui est remplacé par une flèche en charpente recouverte d'ardoises. L'ancienne église Saint-Étienne, devenue chapelle des Pénitents, continue son existence à côté de la nouvelle cathédrale et est desservie par quatre chanoines.
En 1488, Mgr Antoine de Balzac fait détruire une chapelle rayonnante et l'absidiole du transept sud pour édifier une chapelle.
Lors des guerres de religion, les huguenots incendient la cathédrale une première fois en 1562 et à nouveau le 1er novembre 1567. Ils placent de la dynamite au pied des piliers centraux de la cathédrale la faisant s’effondrer en son milieu. Suite à cet évènement, faute d’argent nécessaire pour sa reconstruction, elle restera 40 ans sale et à ciel ouvert. Quant à l'église Saint-Étienne, son toit est incendié et, après sa restauration, elle devient cathédrale pendant près de 50 ans alors que la cathédrale est en reconstruction. En 1858, cette église est rasée pour faire place au clocher de la cathédrale détruit par la foudre en 1838.
Quant à la cathédrale, de 1604 à 1618, elle est remise en état à l'identique dans le style roman initial sauf le lanternon qui éclairait le dôme tout en y ajoutant 1,2 mètre (4 pieds) en hauteur, en agrandissant les fenêtres. L'architecture de cet édifice s'apparente à d'autres monuments d'Auvergne et du Velay, notamment les décors en pierres polychromes. Elle possède un déambulatoire, permettant le passage des pèlerins et confirmant son rôle d'église étape sur le chemin vers Saint-Jacques-de-Compostelle.
Sous l'épiscopat de de Mgr Alexandre Milon de Mesme, aumônier ordinaire du roi Louis XV, qui s'étend de 1725 à 1771, la cathédrale bénéficie d'un programme d'embellissement qui comprend la modification de la tribune et l'installation d'un grand orgue, achat d'un lutrin doré en fer forgé (restauré en 2000 par Lionel Lefèvre) représentant un aigle, symbole de saint Jean supportant un livre, l'achat de tableaux dont plusieurs ont été classés par la Commission des monuments historiques, l'achat d'une tapisserie représentant la vie de saint Paul ainsi que le lancement du projet de conception d'un maître-autel qui sera produit par Jacques André Treillard en action de grâce pour la protection du roi Louis XV qui venait d'échapper à une tentative d'assassinat perpétré par Robert-Louis Damiens (1757).
En 1799, le pape Pie VI est exilé et envoyé en France. Il est octogénaire, très affaibli et sa course s'arrête à Valence où il est prisonnier du Directoire et où il meurt le 29 août. D'abord inhumé à Valence, son corps est ramené à Rome, mais son cœur est restitué et toujours conservé dans la cathédrale.
De 1839 à 1842, le peintre verrier Étienne Thevenot, de Clermont-Ferrand, est chargé des vitraux des fenêtres du chœur et du déambulatoire. En 1856, l'état confie à l'architecte Nicolas Antoine Bailly la construction d'un nouveau clocher à la suite de la destruction par la foudre de l'ancien en 1836. Les travaux de la période 1858 à 1881 dégagent le déambulatoire, redécouvrent la pierre de dédicace à l'occasion de la démolition de l'église Saint-Étienne ainsi que les tympans nord et sud condamnés.
La cathédrale est classée « monument historique » depuis 1862.
Architecture
La cathédrale se situe en partie haute de la vieille ville, dominant les anciens remparts et les bas quartiers du bord du Rhône. Une petite terrasse se trouve devant le clocher-porche, dont l’entrée n’est plus utilisée. Au sud, elle est bordée par la place des Ormeaux, dont l’ancien évêché occupe la partie opposée, aujourd’hui musée d'art et d'archéologie de la ville de Valence. On entre dans la cathédrale par une porte latérale de cette place, ou du côté nord par une autre porte donnant sur la petite place du Pendentif où se trouve ce monument célèbre pour son arche caractéristique. À cet endroit se trouvait le cloître.
L’ensemble de l’édifice, bien que presque entièrement reconstruit au XVIIIe siècle, conserve toutes les caractéristiques de la première cathédrale romane suivant un plan basilical en forme de croix latine avec transept haut, abside orientée et déambulatoire à trois chapelles rayonnantes. La pierre utilisée pour sa construction s’appelle de la « mollasse » qui s’effrite très facilement. Plusieurs blocs de pierre sont des remplois de constructions gallo-romaines de la cité de Valentia. Une des 22 bornes milliaires de la via Agrippa est visible dans le déambulatoire. Elle date de l'an 274 ou 275 de notre ère et est, depuis 1869, classée à titre d'immeuble par la Commission des monuments historiques.
À l'extérieur, la nef centrale est épaulée par les bas-côtés renforcés de contreforts entre lesquels s'ouvrent les baies en plein cintre aux arcs bicolores. Les murs pignons sud et nord du transept présentent un caractère antique avec leur fronton triangulaire orné d'un masque grimaçant. Le clocher-porche, reconstruit au XIXe siècle, se dresse l'ouest. Il est de plan carré et il est maintenu par des contreforts perpendiculaires aux angles. À la base, il s'ouvre sur trois côtés par de grandes arcades en plein cintre sur le portail d'entrée.
Le tympan du clocher-porche a été réalisé, en 1869, par Antoine Watrinelle. On y voit le Christ sur un trône abrité sous un dais architecturé. De la main droite il bénit, tandis que de la main gauche il tient le Livre symbolisant les écritures.
La longue et haute nef, divisée en sept travées, est voûtée en berceau sur arcs doubleaux reposant sur des demi-colonnes adossées à des piliers carrés. À l'extrémité ouest, une tribune supporte l'orgue, ouverte sur la nef par une grande arcade en plein cintre avec une clé ornée d'un blason. De chaque côté de la nef se trouvent des collatéraux voûtés en berceaux croisés qui communiquent avec la nef par des arcs en plein cintre. Les collatéraux ne comportent pas de chapelles. La nef est assez sombre, l’éclairage ne venant que des baies en plein cintre des collatéraux. Les chapiteaux de la nef sont de style corinthien avec des motifs variés. Certains chapiteaux des bas-côtés sud et du transept méridional sont historiés.
Les bras du transept sont voûtés en plein cintre jusqu'à la croisée. Ils sont éclairés par deux fenêtres sur deux étages de baies cantonnées de colonnes.
Le chœur en demi-cercle suit directement le transept sans travée intermédiaire, il est entouré de colonnes cylindriques qui supportent, par des chapiteaux, de petits arcs surhaussés. Au-dessus, trois baies l’éclairent, enfin une voûte en cul-de-four coiffe l’ensemble. L'abside est polygonale et s'ouvre sur des absidioles semi-circulaires dont chacune abrite une chapelle. Une baie en plein cintre s'ouvre dans chaque chapelle et dans les pans de murs droits qui les séparent. On y retrouve un cénotaphe comme reposoir du cœur du pape Pie VI.
Dans les collatéraux, le transept et le déambulatoire, on retrouve le buste des évêques Alexandre Milon de Mesme, Emmanuel-Marie-Joseph-Anthelme Martin de Gibergues et Charles-Pierre-François Cotton. Dans une absidiole du déambulatoire, il y a un autel comportant le tombeau d’Eutychiana. Découvert vers 1840 dans les catacombes de Rome, le tombeau d’Eutychiana est considéré comme celui d’une sainte, bien qu’aucun élément n’autorise cette hypothèse. En 1847, le pape Pie IX offre à Mgr Pierre Chatrousse les reliques qui sont enchâssées dans la statue de cire sous l’autel.
La cathédrale possède des vestiges de la cathédrale primitive. D'abord le tympan qui se trouve à droite en entrant au-dessus de l’ancienne porte. Comme sur tous les tympans, il comporte Dieu représenté en majesté. Sur celui-ci, la tête est manquante dû aux nombreuses décapitations de statues survenues lors des guerres de religion. Ensuite, le linteau septentrional qui représente le cycle de la Nativité (cinq scènes) et le linteau méridional qui représente le Christ dans la scène de la multiplication des pains. Ces oeuvres sont classées, depuis 1869, à titre d'immeuble par la Commission des monuments historiques.
La cathédrale conserve deux autels anciens classés au titre d'objet le 24 mai 1973 par la Commission des monuments historiques. Tout d'abord, le maître-autel, oeuvre de Jacques André Treillard et datant de 1757 ainsi que celui contenant le retable de la Cène. De style baroque, celui-ci est structuré par quatre colonnes de style corinthien soutenant un entablement couronné de pots à feu et d'anges. Autour des colonnes s'enroulent des pampres de vigne et des grappes de raisin. Le tableau de la partie centrale est une copie de la Cène d'après Philippe de Champaigne (XVIIe siècle). De part et d'autre en grisaille, les apôtres Pierre et Paul. Ces peintures sont du début XIXe siècle. Le tableau au centre du fronton supérieur représente l'agneau immolé sur le livre aux sept sceaux.
Les orgues
L'orgue de tribune
Un orgue existait dans la cathédrale dès 1392, mais aucun détail sur ces instruments ne nous est parvenu.
En 1751, l'évêque, Mgr Alexandre Milon de Mesme, commande un orgue de 45 jeux. De 1751 à 1753, le facteur suisse Samson Scherrer (et non son fils Ludwig, dit Louis Scherrer, venu seulement à Valence pour signer le contrat), construit ce nouvel orgue. À cette occasion, la tribune est prolongée et décorée. Il semble que Jacques André Treillard, qui a réalisé le projet du maître-autel, aurait participé à la conception du buffet en noyer massif à tourelles ornées d'anges sonneurs de trompettes.
À la Révolution, l'instrument est en très mauvais état et est restauré, en 1813, par François Callinet. À la suite de l'effondrement du clocher en 1836, Joseph Callinet remet l'instrument en marche sans apporter de modification significative. En 1871, lors de travaux de réfection à l'intérieur de la cathédrale (brossage des voûtes), l'instrument est démonté et entreposé. Lorsque les travaux sont achevés, la décision est prise de ne pas remonter l'orgue, car il a été mal entreposé et, sans doute, plus à la mode.
En 1898, la décision est prise de rétablir l'orgue. Dans la réalité, l'orgue est reconstruit, dans le buffet de Scherrer, par la maison Cavaillé-Coll, sous la direction de Charles Mutin. C'est le premier grand instrument de Mutin. Il a été inauguré en 1899 par Alexandre Guilmant. Il est à souligner que l'instrument a souvent été joué par Vincent d'Indy.
En 1937, un relevage est exécuté par la maison Pleyel.
En 1967, une rénovation de l'instrument est envisagée, mais la décision ne sera prise qu'en 1977. En 1980, l'instrument est entièrement nettoyé afin d'éliminer la poussière accumulée causée par le chauffage au charbon.
Le 12 novembre 1974, le buffet est classé au titre d'objet par la Commission des monuments historiques.
En 1984, l'orgue est enfin reconstruit dans le style classique français entièrement mécanique dans le buffet d'origine par le facteur Yves Koenig. Il s'agit d'un instrument de 44 jeux répartis sur quatre claviers et pédale. L'inauguration, prévue en mars 1984 par Pierre Cochereau qui décède quelques jours avant, est faite par Louis Robilliard.
Le 25 mai 1990, la partie instrumentale est classée au titre d'immeuble par la Commission des monuments historiques.
Le matériel Cavaillé-Mutin non utilisé lors de la reconstruction de 1984, placé en entreposage dans le clocher, a été vandalisé de manière irrémédiable, lors de travaux dans ledit clocher.
Une nouvelle restauration est effectuée par Yves Koenig en 2004. L'instrument est inauguré le 16 mai 2004 lors d'un concert avec la participation des Petits Chanteurs de la cathédrale et Dominique Joubert, organiste titulaire.
L'orgue de choeur
La cathédrale abrite également un orgue de chœur construit par la firme Merklin-Schütze entre 1867 et 1871 (1868). Il est placé dans le transept sud.
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Valence is a city in the southeast of France, the Drôme department seat in Auvergne-Rhône-Alpes region. It is the most populated city in Drôme and the 8th in Auvergne-Rhône-Alpes. Located in the middle of the Rhône corridor and subjected to a Mediterranean climate, Valence is often described as being « the entry gate to the South of France ».
Established in 121 B.C., after the Narbonnais Gaul invasion by the Romans, it rapidly became the main Roman road intersection, behind Lyons. With its increasing importance, Valence became a Roman colony. Today, it houses several relics from the medieval era, the Renaissance, but also from the 17th, 18th and 19th centuries.
The legend which bestows the evangelization of Valence to St. Irenee's disciples, at the end of the 2nd century, is generally considered by historians as credible. The diocese of Valence was established in the 4th century and the first bishop, Emilien, was vouched for in 314. The diocese was merged with the Die diocese in 1275 by Pope Gregory X. This merger will last until 1678. In 1801, its territory was extended with a part of the Die, St. Paul-Trois-Châteaux and Vienne abolished dioceses. In 2002, the territory became suffragan to the archdiocese of Lyons. St. Apollinaire cathedral is the most ancient monument in the city of Valence.
History
According to records, a first baptistry was dedicated to St. John the Baptist and St. John the Evangelist. Later, it was transformed into a church dedicated to St. Stephen which was confirmed as the cathedral by the end of the 8th century. St. Apollinaire's remains were transferred into this cathedral and, in 810, St. Cyprien's relics were deposited in a chapel annexed to the church. At the end of the 9th century, Bishop Lambert added a second chapel, this one dedicated to the Holy Cross, where relics of Valence martyrs (Félix, Fortunat and Achilée) were transferred. These two buildings were used to enlarge the cathedral church.
At the instigation of Bishop Gontard (1063-1100), a new cathedral was built in the Historicalal district of Old Valence. The building was erected adjoining St. Stephen church to the north and on the site of the small St. Cyprien and Holy Cross chapels which were demolished. It was dedicated on August 5th, 1095, under the triple dedicatees of Sts. Cyprien, Corneille and Apollinaire (bishop of Valence 492-520) by Pope Urban II who was on his way to Clermont's council to preach the first crusade. The dedication stone can still be seen on the south wall of the cathedral.
In the 12th century, when the new cathedral was completed, the episcopal see and all relics were transferred. In 1281, lightning struck the cathedral steeple which was replaced with a framework steeple covered with slates. The old St. Stephen church, now a Penitents' chapel, continued to be used next to the new cathedral and was served by four canons.
In 1488, Bishop Antoine de Balzac had a radiant chapel and the south transept absidiole demolished to erect a chapel.
During the wars of religion, the Huguenots burned down the cathedral a first time in 1562 and again on November 1st, 1567. They set up dynamite at the foot of the central pillars of the cathedral making it collapse in its middle. Further to this event and the lack of the necessary funds for its reconstruction, the building remained, for 40 years, dirty and roofless. St. Stephen church had its roof burned down and, after its restoration, it became the acting cathedral for the next 50 years while the cathedral was being rebuilt. In 1858, this church was demolished to make room for the construction of the cathedral bell tower destroyed by lightning in 1838.
From 1604 till 1618, the cathedral was restored to its original Romanesque style except for the lantern which lit the cupola while adding 4 feet (1.2 meters) in height and enlarging the windows. The architecture of this building relates to other monuments in Auvergne and Velay, notably with polychrome stone decors. It has an ambulatory, to allow a passage for pilgrims and thus confirming its role as a relay church on the St. James Way.
Under the episcopacy of Bishop Alexandre Milon de Mesme, a King Louis XV's ordinary chaplain, which stretched from 1725 till 1771, the cathedral benefited from an embellishment program which included the modification to the gallery and the installation of a large organ, the purchase of a golden iron forged lectern (restored in 2000 by Lionel Lefèvre) representing an eagle, symbol of St. John supporting a book, the purchase of paintings among which several are classified by the Historical Monuments Commission, the purchase of a tapestry representing the life of St. Paul as well as the launching of a design competition for a high altar, which will be executed in 1757 by Jacques André Treillard, in thanksgiving for the protection of King Louis XV who had just escaped a murder attempt perpetrated by Robert-Louis Damiens.
In 1799, Pope Pius VI was exiled and sent to France. He was octogenarian, very weakened and his escape stopped in Valence where he was made a prisoner by the Directoire and where he died on August 29th. First having been buried in Valence, his body was brought back to Rome, but the heart was given back and is still preserved in the cathedral.
From 1839 till 1842, glass painter Étienne Thevenot, from Clermont-Ferrand, was entrusted with the stained glass windows in the chancel and in the ambulatory. In 1856, the State entrusted architect Nicolas Antoine Bailly to rebuild the bell tower following its destruction by lightning in 1836. The works carried out from 1858 to 1881 cleared the ambulatory and led to the rediscovery of the dedication stone when St. Stephen church was demolished as well as the condemned north and south tympanums.
The cathedral is classified as a « Historical monument » since 1862.
Architecture
The cathedral is located in the upper section of the old city, dominating the ancient ramparts and the lower districts on the edges of the Rhône. A small terrace is located in front of the tower-porch, the entrance of which is no longer used. In the south, it is edged by the place des Ormeaux facing the former bishop's residence which today is the city of Valence's art and archeology museum. The entries to the cathedral are through a lateral door from this place and, on the north side, through a door overlooking the small Pendentif place famous for its archway monument. The cloister used to be located on that site.
The whole building, although almost entirely rebuilt in the 18th century, still shows all the characteristics of the first Romanesque cathedral with its basilical Latin cross floor plan and including a high transept, an orientated apse and an ambulatory with three radiant chapels. Stone used for its construction is called « molasse » which crumbles away very easily. Several stone blocks are reuses from a Gallo-Roman building from the city of Valentia. One of the 22 mile indicators of via Agrippa, visible in the ambulatory, is dated from the year 274 or 275 A.D. and is classified, since 1869, by the Historical Monuments Commission.
On the exterior, the main nave is shouldered by reinforced buttresses between which semicircular bays open in two-colored archways. The south and north transept gable walls present an ancient character with their triangular pediment adorned with a grimacing mask. The tower-porch, rebuilt in the 19th century, stands in the west. It is square and is supported by perpendicular buttresses at angles. At the bottom, it is open on three sides by large semicircular archways on the entrance portal.
The tympanum of the tower-porch was executed by Antoine Watrinelle, in 1869. It depicts Christ sitting on a throne and under an architectural canopy. His right hand blesses while his left hand holds the Book representing the scriptures.
The long and high nave, divided into seven bays, is barrel-vaulted on double archways resting on half-columns leaning on square pillars. In the west end, a gallery houses the organ, opened on the nave through a large semicircular archway with a key adorned with a coat of arms. On each side of the nave are crossed barrel-vaulted side aisles vault which communicate with the nave through semicircular archways. The side aisles do not have chapels. The nave is rather dark, its lighting comes only from the semicircular bays of the side aisles. The nave capitals are in the Corinthian style with various patterns. Certain capitals in the south side aisles and in the southern transept are historiated.
The transept arms are semicircular vaulted up to the crossing. They are lit by two windows on two floors confined by columns.
The semicircular chancel directly follows the transept without an intermediate bay, it is surrounded with cylindrical columns which support, by capitals, small surbased archways. Above, three bays light it, finally a quarter-sphere vault completes the whole. The apse is polygonal and opens to semicircular absidioles each housing a chapel. A semicircular archway opens to every chapel and in the straight walls sections separating them. The chancel houses a cenotaph as an altar of repose for Pope Pius VI's heart.
The side aisles, the transept and the ambulatory house the torso of Bishops Alexandre Milon de Mesme, Emmanuel-Marie-Joseph-Anthelme Martin de Gibergues and Charles-Pierre-François Cotton. In an absidiole of the ambulatory, an altar houses Eutychiana's tomb. Discovered by 1840 in the catacombs of Rome, Eutychiana's tomb is considered to be one of a saint, although no element confirms this hypothesis. In 1847, Bishop Pierre Chatrousse received the relics from Pope Pius IX which are set in the wax statue located under the altar table.
The cathedral has relics from the primitive cathedral. First, the tympanum set above the ancient door located to the right when entering the cathedral. As on all tympanums, it represents God in majesty. On this one, the head is missing due to the numerous decapitations of statues which occurred during the wars of religion. Then, two lintels: the northern one representing the Christmas cycle (five scenes) and the southern one representing Christ in the multiplication of the bread scene. These works are classified, since 1869, by the Historical Monuments Commission.
The cathedral holds two ancient altars classified on May 24th, 1973, by the Historical Monuments Commission. First, the high altar, executed by Jacques André Treillard and dating from 1757 and then, the one containing the Last Supper reredos. This one, in the baroque style, is structured with four Corinthian style columns supporting an entablement crowned with flame urns and with angels. Vine branches and grapes wind around the columns. The central painting is a copy of the Last Supper according to Philippe de Champaigne (17th century). On either side in grayness, apostles Peter and Paul. These paintings are from the beginning of the 19th century. The painting in the upper pediment represents the immolated Lamb on the Seven Seals book.
The Organs
The Gallery Organ
An organ is present in the cathedral since 1392, but no detail on these instruments have reached us.
In 1751, Bishop Alexandre Milon de Mesme ordered a 45-stop organ. From 1751 till 1753, Swiss organbuilder Samson Scherrer (and not his son Ludwig, dit Louis Scherrer, who came only to Valence to sign the contract) built this new organ. For that occasion, the gallery was enlarged and decorated. It seems that Jacques André Treillard, who carried out the design of the high altar, would have participated in the design of the massive walnut organcase with turrets adorned with angels playing the trumpet.
At the Revolution, the instrument was in very poor condition and was restored, in 1813, by François Callinet. Following the collapse of the tower in 1836, Joseph Callinet set the instrument back into operation without making any significant modification. In 1871, while restoration works were carried out inside the cathedral (vault brushing), the instrument was disassembled and stored. When works were completed, it was decided not to put the organ back up because it had been incorrectly stored and was, probably, outdated.
In 1898, it was decided to restore the organ. In fact, the organ was rebuilt, in the Scherrer organcase, by the Cavaillé-Coll firm, now operated by Charles Mutin. It was Mutin's first large instrument. It was inaugurated in 1899 by Alexandre Guilmant. The instrument was often played by Vincent d'Indy.
In 1937, the Pleyel firm carried out an overhauling.
In 1967, a restoration of the instrument was planned, but the decision will come only in 1977. In 1980, the instrument was thoroughly cleaned to eliminate the collected dust caused by the coal heating system.
On November 12th, 1974, the organcase was classified by the Historical Monuments Commission.
In 1984, the organ was finally rebuilt by organbuilder Yves Koenig as an entirely mechanical instrument in the French classical style inside the original organcase. It was 44-stop instrument with four manuals and pedal. The inauguration, planned for March 1984 by Pierre Cochereau who died only a few days before the event, was played by Louis Robilliard.
On May 25th, 1990, the instrument itself was classified by the Historical Monuments Commission.
The Cavaillé-Mutin pipework not used during the 1984 reconstruction and stored in the tower was vandalised in an irremediable way while works were carried out in the tower.
A new restoration was carried out by Yves Koenig in 2004. The instrument was inaugurated on May 16th, 2004, in a concert by the Petits Chanteurs de la Cathédrale and Dominique Joubert, the cathedral organist.
The Chancel Organ
The cathedral also houses a chancel organ built by the Merklin-Schütze firm between 1867 and 1871 (1868). It is located in the south transept.
I. Positif de dos |
II. Grand-Orgue |
|||
|---|---|---|---|---|
| Montre | 8' | Montre | 16' | |
| Bourdon | 8' | Montre | 8' | |
| Prestant | 4' | Prestant | 4' | |
| Flûte | 4' | Doublette | 2' | |
| Nasard | 2 2/3' | Grosse Fourniture | III | |
| Doublette | 2' | Plein-jeu | VI | |
| Tierce | 1 3/5' | Cornet (BOM) | V | |
| Larigot | 1 1/3' | 1ere Trompette (BOM) | 8' | |
| Plein-jeu | VI | 2e Trompette (BOM) | 8' | |
| Trompette | 8' | Voix humaine | 8' | |
| Cromorne | 8' | Clairon (BOM) | 4' | |
| Tremblant | ||||
III. Bombarde |
IV. Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 16' | Flûte | 8' | |
| Bourdon | 8' | Flûte | 4' | |
| Flûte | 4' | Cornet | III | |
| Grosse Tierce | 3 1/5' | Hautbois | 8' | |
| Quarte de Nasard | 2' | |||
| Flageolet | 2' | |||
| Tierce | 1 3/5' | |||
| Piccolo | 1' | |||
| Cornet | V | |||
| 1ere Trompette | 8' | |||
| 2e Trompette | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
Pédale |
|
|---|---|
| Soubasse | 32' |
| Flûte | 16' |
| Flûte | 8' |
| Prestant | 4' |
| Bombarde | 16' |
Manuel |
Pédale |
|||
|---|---|---|---|---|
| Bourdon (B/D) | 16' | En tirasse / Pulldown | ||
| Montre | 8' | |||
| Bourdon | 8' | |||
| Salicional | 8' | |||
| Flûte | 4' | |||
| Trompette (B/D) | 8' | |||
| B/D | Basses et dessus / Bass and Treble |