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Avant la construction du Palais, l’église du village de Versailles était dédiée à Saint Julien de Brioude. Cette église est démolie en 1679 lors de l’extension des annexes du château. L'église Saint Julien fut reconstruite dans la ville neuve. Elle eut d'ailleurs une existence éphémère car, en 1684, Louis XIV posa la première pierre d'un nouvel édifice : la paroisse Notre-Dame qui donna son nom au quartier.
La cathédrale
En 1714, Louis XIV décide de construire une deuxième église dans Versailles et promet de « supporter la dépense » d’une nouvelle paroisse. Il faut attendre le règne de Louis XV pour que cette promesse soit exaucée. Celui-ci fit le choix des emplacements: les deux églises sont situées symétriquement de chaque côté du château. On commence par une chapelle provisoire. Dédiée à Saint Louis, elle est inaugurée en 1727 et d’abord considérée comme une simple succursale de Notre Dame.
Le 4 juin 1730, Monseigneur Charles de Vintimille, archevêque de Paris, la déclare paroisse libre et indépendante. Cette chapelle se révèle rapidement trop étroite pour la population du quartier. Un projet est demandé à Robert de Cotte, premier architecte du roi, pour une vaste église destinée à être le pendant de Notre Dame construite en 1684 par Jules Hardouin-Mansart. L’architecte fournit des plans mais, pour des raisons inconnues, probablement d’ordre financier, le projet n’est pas exécuté immédiatement.
Après la mort de Robert de Cotte en 1635, Louis XV désigna Jules Hardouin-Mansart de Sagonne. Il est dernier représentant de la fameuse dynastie d’architectes et petit-fils de Jules Hardouin-Mansart l'architecte de Louis XIV. Ce choix se fait au grand mécontentement d'Ange-Jacques Gabriel, architecte officiel du roi qui espérait bien recevoir la commande. Les premiers travaux furent exécutés en mai 1742. Les entrepreneurs se heurtèrent immédiatement à des difficultés inattendues. Le sol était spongieux et se prêtait mal à l'établissement de solides fondations. Il fallut enfoncer des pilotis. Le 12 juin 1743, le roi pose la première pierre de l’édifice lors d’une cérémonie présidée par Monseigneur de Vintimille. Les travaux durent douze ans, financés par les Économats dont la caisse perçoit les revenus des biens ecclésiastiques vacants. L’inauguration a lieu sans éclats le 24 août 1754 en l’absence de la famille royale.
En 1755, le roi offre six cloches. L’ancienne église est démolie en 1760 et le presbytère construit à son emplacement. Les vastes dimensions de celui-ci s’expliquent par l’importance du clergé attaché au service de Saint Louis. La paroisse est alors desservie par les Lazaristes, prêtres de la Congrégation de la Mission fondée par Saint Vincent de Paul. En 1764, les Économats chargent leur architecte Louis-François Trouard de compléter le décor intérieur de l'église et de construire une chapelle pour les catéchismes qui devint plus tard la chapelle de la Providence. L‘église subit peu de transformations jusqu’à la Révolution et son histoire est dénuée d’événements majeurs, la paroisse royale restant Notre-Dame.
Le 4 mai 1789, Monseigneur Anne-Louis-Henri de la Fare, évêque de Nancy, dénonce, du haut de la chaire, les abus de la cour. En 1790, Versailles devient siège d’un évêché. Le premier évêque constitutionnel, monsieur Jean-Julien Avoine, choisit Notre-Dame pour cathédrale. À Saint-Louis, les Lazaristes qui ont unanimement refusé de prêter le serment constitutionnel sont chassés et leurs biens confisqués. À la fin de 1792, l'église, fermée au culte catholique, devient « Temple de l’Abondance ». Les pièces d’orfèvrerie sont envoyées à la Monnaie, les cloches fondues et les tableaux déposés au Muséum Central des Arts à Paris. Toutefois, pendant toute la Révolution, une vingtaine de prêtres s’y dévouent au péril de leur vie utilisant des chapelles clandestines ouvertes dans différentes maisons du quartier.
Dès que le culte catholique est rétabli, l’évêque constitutionnel qui prend la succession de Monsieur Avoine, Monsieur Augustin-Jean-Charles Clément, préfère Saint-Louis à Notre Dame et c’est ainsi que l’église devient cathédrale en 1797. Monseigneur Louis Charrier de la Roche, premier évêque légitime de Versailles, ratifie ce choix. Il est solennellement intronisé à Saint-Louis le 27 mai 1802 et, le 3 janvier 1805, il a la joie d’accueillir dans sa cathédrale le pape Pie VII venu à Paris pour le sacre de l’Empereur.
Pendant la Révolution, l’église avait subi d’assez graves injures. Les dégâts furent peu à peu effacés. L’église est à nouveau meublée et dotée d’ornements et de vases sacrés. De nouvelles œuvres d’art vinrent enrichir la cathédrale ou furent restituées, d’intelligentes restaurations exécutées. Parmi celles-ci, des toiles de Jouvenet, Lemoyne, Restout, Boucher, etc. Charles X et Louis-Philippe sont responsables pour la reconstruction des boiseries, des confessionnaux, et des garnitures d’autels. En 1843, Monseigneur Louis-Marie-Edmond Blanquart de Bailleul consacre la cathédrale qui n’avait été que bénite lors de son inauguration.
De 1840 à 1848, la chapelle de la Vierge est refaite et ornée de vitraux de la Manufacture de Sèvres. De 1853 à 1866, les verres blancs des fenêtres hautes du chœur puis celles des chapelles sont remplacés par des vitraux colorés d'après les plans du peintre Achille Devéria.
En 1905, l’inventaire, ordonné par la "loi de Séparation", est effectué malgré la protestation très ferme de Monseigneur Charles-Henri-Célestin Gibier. En 1906, la cathédrale est classée « monument historique ».
En l’an 2000, afin de répondre aux directives du Concile Vatican II et mettre fin à un état provisoire, un nouvel aménagement du chœur de l’église à la croisée du transept est mis à l’étude. Reprenant un dessin de Robert de Cotte, Bruno Chauffert-Yvart, architecte des Bâtiments de France, réalise un emmarchement de pierre de forme ovale. Le sculpteur Philippe Kaeppelin crée l’autel, l’ambon, la cathèdre et les sièges des célébrants. Cet ensemble est inauguré le 7 avril 2002 par Monseigneur Éric Aumonier, évêque de Versailles.
À l’extérieur, le bâtiment adopte le plan traditionnel d’une croix latine, avec une nef, des collatéraux flanqués de chapelles, un transept, un chœur entouré d’un déambulatoire semi-circulaire coupé par une abside terminée par une chapelle axiale dédiée à la Vierge. Les bras du transept sont de forme arrondie. La façade est située sur un emmarchement de huit degrés et comporte deux étages. Les deux tours, de plan carré, sont légèrement en retrait de la façade. Elles sont chapeautées d’un dôme qui supporte une flèche bulbeuse. Une disposition analogue se retrouve au carré du transept où le dôme d’aspect plus important est également sommé d’une sphère que domine la croix. Le bâtiment, dont les lignes sobres se détachent harmonieusement, constitue extérieurement un ensemble équilibré. C’est un édifice élégant qui n’a pas l’aspect massif que l’on reproche souvent aux églises de style classique ou baroque.
À l'intérieur, la nef, à cinq travées, est scandée de pilastres engagés d’un relief assez mince, amortis par des chapiteaux corinthiens. Au revers de la façade, la tribune de pierre est supportée par un grand arc qui s’appuie de chaque côté sur une console. Elle se relève en accolade pour porter le buffet d’orgue de Clicquot. Au-dessus des grandes arcades, l’église est éclairée par des baies à lunettes dont les voûtes pénètrent dans celles de la nef, selon le procédé habituel employé à cette époque. La nef est longue de 93 mètres (305 pieds) et haute de 23 mètres (75,4 pieds). Le carré du transept est couvert d’une coupole sur pendentifs sculptés. Elle est elle-même surmontée d’une seconde calotte au dôme surbaissé dont les sculptures ne furent jamais terminées, comme l’établit la présence des pierres en bossage.
Dans chaque bras du transept, un autel étant placé contre le mur gouttereau. Cet autel est flanqué de deux belles portes de chêne sculpté. Le chœur, circulaire, comporte trois travées et une abside. Les piliers, comme la corniche, reproduisent identiquement ceux de la nef. Le déambulatoire qui entoure le chœur s’arrête, en fait, à la hauteur de la chapelle axiale. Celle-ci, qui s’achève par une abside, s’ouvre donc directement derrière le maître-autel.
Les orgues
L'orgue de tribune
Le grand orgue, commandé en 1759 sur l'ordre de Louis XV à Louis-Alexandre Clicquot, fut achevé en 1761 par son fils, François-Henri. Béni le 30 octobre 1761, il va traverser indemne la période révolutionnaire, ne subissant, grâce au sieur Bêche de la Municipalité de Versailles, que l'ablation, en juillet 1793, de trois grosses fleurs de lys en bois sur le buffet du Positif. Il possède alors 45 jeux sur 4 claviers et un pédalier à grand ravalement. Enfermé dans un somptueux buffet bien encadré par la voûte de l'édifice et les formes capricieuses d'une belle tribune de pierre, il charme le regard.
En 1829, Louis-Paul Dallary effectue quelques réparations et ajoute une Bombarde au Grand-Orgue. En 1840, John Abbey, nouvellement installé à Versailles, remplace les six soufflets cunéiformes des Clicquot par une nouvelle soufflerie à pompes alternatives et à réservoirs à plis compensés.
En 1860, Aristide Cavaillé-Coll le trouve en assez bon état de conservation. Il propose, en 1861 au coût de 44 500 francs, une cure de rajeunissement et quelques transformations. Les travaux complétés en 1863 incluent: la suppression le quatrième clavier au profit d'un Récit romantique et expressif de huit jeux tel qu'il avait l'habitude d'en ériger à l'époque, l'ajout de jeux d'esthétique symphonique au détriment de quelques mutations et mixtures tout en respectant les parties restantes, l'extension des sommiers manuels de 50 à 54 notes, l'installation d'une machine Barker afin d'alléger la transmission mécanique au Grand-Orgue et des pédales de combinaisons, et la modernisation la soufflerie avec emploi de diverses pressions. L'instrument a été inauguré, le 27 octobre 1863, par Louis-James Lefébure-Wély.
Parmi les modifications à la structure sonore, quelques rangs de mutations ont cédé leur place à une Gambe et à une Unda Maris au Positif ainsi qu'à une Gambe et à un Salicional au Grand-Orgue. Parmi les nouveautés, il ajoute une Bombarde au Grand-Orgue pour compléter la batterie de ce clavier, des anches de 8' et 4' au Positif et une batterie complète à la Pédale.
En 1906, le buffet est classé comme "monument historique" par la Commission des Monuments Historiques.
Au début du XXe siècle, quelques inverventions malencontreuses sont exécutérs: relevage et réharmonisation par Mutin, ainsi que certaines transformations par Bossier et Costa-Duval.
L'année 1942 marque l'élaboration d'un premier d'une longue série de projets de restaurations qui vont rester sans suite.
En 1960, au moment où un relevage s'impose. la Commission des Orgues des Monuments Historiques classe la partie instrumentale de l'instrument en tant que monument historique et décide qu'à Versailles un orgue de cette époque doit permettre l'interprétation de la musique du Grand Siècle dans sa vraie couleur. Les travaux sont confiés à la maison Beuchet-Debierre qui doit les exécuter en plusieurs tranches:
En 1987, le facteur Théo Haerpfer reçoit la commande de restaurer l'instrument tout en effectuant un retour à l'orgue de 1863. L'instrument est complètement démonté au cours du mois d'octobre 1987. Toutes les parties sont transportées en atelier, descendue de la tribune par treuil électrique par corde. La restauration dura deux ans. Le remontage s'effectue du 2 janvier au 15 février 1989.)>
L'instrument, situé à 15 mètres (49 pieds) du sol, pèse environ 53 tonnes. Le buffet de chêne mesure 12,14 mètres (40 pieds) de haut et 10,94 mètres (36 pieds) de large. Il repose sur une tribune de pierre qui forme une voûte au-dessus du portail.
L'orgue de choeur
Un premier orgue a été construit en 1837 par le facteur John Abbey.
En 1879, Aristide Cavaillé-Coll soumet un devis pour un orgue d'accompagnement pour la somme de 21 000 francs, montant duquel 3 000 francs sont déduits pour la reprise de l'ancien orgue. Le devis a approuvé le 21 mars 1879 au coût de 16 000 francs. L'instrument a été inauguré le 21 août 1880.
Au cours du XXe siècle, il y eut plusieurs interventions néo-classiques. Toutefois, en 2001, des travaux de restauration furent confiés à Gildas Ménoret afin d'effectuer un retour à l'orgue de 1880: suppression des mutations et restitution du Plein-Jeu romantique.
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Before the construction of the castle, the Versailles village's church was dedicated to St. Julien of Brioude. This church was demolished in 1679 when additions to the castle were built. St. Julien church was rebuilt into the new town but the building was short-lived because in 1684, King Louis XIV laid the cornerstone of a new building: the Notre-Dame parish gave its name to the new neighborhood.
The Cathedral
In 1714, King Louis XIV decided to build a second church in Versailles and promised to "support the expenses" of a new parish. This promise will be fulfilled only during the reign of King Louis XV who decided where it would be built: the two churches are symerically located on both sides of the castle. It starts as a temporary chapel. Dedicated to St. Louis, it is inaugurated in 1727 and is considered as a succursal church of Notre-Dame.
On June 4, 1730, Bishop Charles de Vintimille, of Paris, declares the parish free and independent. Soon after, the chapel became too small for the increasing population. A project is commissionned to Robert de Cotte, first architect of the King, for a large church to match the Notre-Dame church built in 1684 by Jules Hardouin-Mansart. The architect submitted his plans but, for unknown reasons, maybe financial ones, the project is not immediately executed.
After Robert de Cotte's death in 1735, Louis XV assigns Jules Hardouin-Mansart de Sagonne to the project. He is the last of a famous dynasty of architects and grandson of Jules Hardouin-Mansart, Louis XIV's architect. This choice led to a discontent by Ange-Jacques Gabriel, King's official architect, who expected to be chosen for the project. Works began in May 1742. Constructors soon came up against unexpected difficulties. The ground was spongy and was not ideal for the installation of strong foundations. Pilings were to be rammed. On June 12, 1743, the King laid the cornerstone during a ceremony presided by Bishop de Vintimille. Works lasted 12 years, financed by revenues collected from vacant ecclesiastical properties. It was inaugurated, without glamour, on August 24, 1754, in the absence of the royal family.
In 1755, the King offered six bells. The old church was demolished in 1760 and replaced by a rectory. This large building was required due to the large clergy serving the parish. At that time, the parish was served by the Lazarist Fathers, founded by St. Vincent of Paul. In 1764, the Treasury department commissionned architect Louis-Ferdinand Trouard to complete the interior decoration of the church and to build the Catechism Chapel later known as the Providence Chapel. Up to the Revolution, the building was not much modified and its history is without major events, Notre-Dame remaining the royal parish.
On May 4, 1789, Bishop Anne-Louis-Henri de la Fare, of Nancy, condemned, from the pulpit, the Royal court's injustices. In 1790, Versailles is establishes as the see of a diocese. The first constitutional bishop, Mr. Jean-Julien Avoine, choosed Notre-Dame as cathedral. In St. Louis, Lazarist Fathers, who refused, unaninously, to take the constitutional oath, were expelled and their properties were seized. By the end of 1792, the church, closed to Catholic worship, becomes "Temple of Wealth". Silver works are sent to the Mint, bells are melted down, and paintings are transferred to the Central Arts Museum in Paris. However, during the Revolution period, about twenty priest are still serving the population using underground chapels located in several houses in the neighborhood.
As soon as Catholic worship is restored, Mr. Avoine's successor as constitutional bishop, Mr. Augustin-Jean-Charles Clément, prefers St. Louis to Notre-Dame and this way St. Louis becomes cathedral in 1797. Bishop Louis Charrier de la Roche, first legitimate bishop of Versailles, confirms this choice. He is formally enthroned in St. Louis on May 27, 1802 and, on January 1805, he greeted Pope Pie VII who came to Paris for the Emperor's coronation.
During the Revolution, the building suffered from quite important devastations. Slowly, damages were erased. The church is furnished anew and receives new ornementation and sacred vases. New works of art were given or returned to the Cathedral and intelligent restorations were executed. Among them; painting by Jouvenet, Lemoyne, Restout, Boucher, etc. Kings Charles X and Louis-Philippe are responsible for the rebuilding of panellings, confessionals, and altar decorations. In 1843, Bishop Louis-Marie-Edmond Blanquart de Bailleul consacrated the building since it had only been blessed when inaugurated.
From 1840 to 1848, the Lady Chapel is rebuilt and decorated with stained glass windows executed by Manufacture de Sèvres. From 1853 to 1866, uncolored glass from the high windows in the chancel and later in the chapels were replaced with stained glass windows designed by painter Achille Devéria.
In 1905, following the adoption of the "Seperation Law", the inventory is taken in spite of Bishop Charles-Henri-Célestin Gibier's vehement protest. In 1906, the cathecal is classified as an "historical monument".
In 2000, in order to comply with Vatican II's recommandations and to end a temporary layout, the use of the transept crossing as chancel is put under study. Taking up a Robert de Cotte's drawing, architect Bruno Chauffert-Yvart, from France Buildings, executed an oval stone stepped platform. Sculptor Philippe Kaeppelin created the altar, the pulpit, the cathedra and celebrants' seats. The collection was inaugurated on April 7, 2002 by Bishop Éric Aumonier, of Versailles.
Outside, the building uses the traditional latine cross shape with a nave and aisles bordered by chapels, a transept, a chancel surrounded by a semi-circular ambulatory broken by an apse ending with the Lady axial chapel. Transept arms have a round shape. The two-level facade is located above an eight-step stair. The two square bell-towers are located slightly benath the facade. They are topped with copulas supporting a bulbous spires. A similar layout is found at the transept crossing where the more imposing copula is also topped by a sphere and a cross. With harmonious restrained lines, the building presents, on the extrior, a balanced unity. This elegant building does not have the massive look often found in classic or baroque styled churches.
Inside, the five-bay nave is punctuated with rather thin raised pillars topped by Corinthian chapiters. At the end of the nave, the stone gallery is supported by a large archway resting on a console on both sides. It supports Clicquot's organcase. Above the large archways, the church is lit by lunettes whose vaulting reaches the nave's according to the usual method of the day. The nave is 305 feet (93 m) long, 75.4 feet (23 m) high. The transept crossing is topped with a copola resting on sculpted pendentives. This copola is itself crowned by a second calotte whose sculptures were never completed as proven by the presence of boss stones.
At the end of each transept arm, an altar is put against the outside wall. The altar is flanked with two nice sculpted oak doors. The circular chancel uses three bays and the apse. The pillars, just like the cornice, are similar to those in the nave. The ambulatory, around the chancel, ends with the axial chapel. This one, also ending with an apse, is right behind the main altar.
The Organs
The Gallery Organ
The main orgue, commissionned in 1759 by Louis XV to Louis-Alexandre Clicquot, was completed in 1761 by his son, François-Henri. Blessed on October 31, 1761, it will go through the French Revolution without damage thanks to Sieur Bêche from the City of Versailles, except for the large three wooden sculpted fleurs-de-lys on the small case that were removed in July 1793. It was an instrument with 45 stops over four manuals and pedal with large ravalement. Encasted in a sumptuous organcase, well framed inside the vault and the capricious form of the nice stone gallery, the organ delights the onlooker.
In 1829, Louis-Paul Dallary executes miscellaneous repairs and adds a Bombarde on Grand-Orgue. In 1840, John Abbey, recently installed in Versailles, replaces Clicquot's six wedge-bellows with a new winding system using alternate pumps and with compensated reservoirs.
In 1860, Aristide Cavaillé-Coll finds the instrument in a good enough condition. He proposes, in 1861 for a cost of 44,500 francs, a modernization and a few modifications. The works, completed in 1863, included: the removal of the fourth manual to be replaced by a Romantic exclosed 8-stop Récit like he used to install during that period, the addition of symphonic stops replacing mixtures while respecting the remaining pipework, the extention of winchests from 50 to 54 notes for each manual, the installation of a Barker machine on the Grand-Orgue in order to ease the mechanical action and the combination pedals, and the modernization of the wind system with the use of different wind pressures. The instrument was inaugurated by Louis-James Lefébure-Wély on October 27, 1863.
Among the tonal structure modifications, a few ranks of mixtures were removed to make place for a Gambe and an Unda Maris on the Positif, a Gambe and a Salicional on Grand-Orgue. Among the additions, a Bombarde is added on Grand-Orgue to complete the reed battery on this manual, 8' and 4' reeds are added on Positif, and a complete reed battery is added on the Pedal.
In 1906, the organcase is classified as an "historic landmark" by the Historic Monuments Commission.
Early in the 20th century, inopportune modifications are executed: renovation and revoicing by Mutin, and a few modifications carried out by Bossier and Costa-Duval.
In 1942, the first of a long series of restoration plans was developped but none of them was carried out.
In 1960, at the time when a restoration was really due, the pipework is classified as an "historical landmark" by the Organ Commission of the Historic Monuments Commission. It is decided that the organ must be restored in such a way that the instrument should be perfect for the performance of music from the Great Century. Works are commissionned to organbuilding firm Beuchet-Debierre who will execute them in several phases:
In 1987, organbuilder Théo Haerpfer is commissionned to restore the instrument with instructions to bring the instrument back to the 1863 status. During October 1987, the instrument is completely dismantled, sections are lowered from the gallery using an electric winch and sent for restoration to the workshops. Reassembly was carried out from January 2 to February 15, 1989.
The instrument, located 49 feet (15 m) from the floor, weighs about 53 tons. The oak organcase is 40 feet (12.14 m) high and 36 feet (10.94 m) wide. It stands on a stone gallery that forms a vault above the portal.
Chancel Organ
The first chancel organ was built in 1837 by John Abbey.
In 1879, Aristide Cavaillé-Coll submits a proposal for a chancel organ at the cost of 21,000 francs from which amount 3,000 francs are deducted as trade-in allowance for the old organ. The proposal is approved on March 21, 1879 for the amount of 16,000 francs. The instrument was inaugurated on August 21, 1880.
In the 20th century, many neo-Classic modifications were carried out. In 2001, restoration works were commissionned to Gildas Ménoret with instructions to bring the instrument back to the 1880 status: removal of mixtures and return of the romantic Plein-Jeu.
I. Positif |
II. Grand-Orgue |
|||
|---|---|---|---|---|
| 1Montre | 8' | 1Montre | 16' | |
| Bourdon | 8' | 1Bourdon | 16' | |
| Gambe | 8' | 1Montre | 8' | |
| 1Prestant | 4' | 1Bourdon | 8' | |
| 1Quinte | 2 2/3' | 2Salicional | 8' | |
| 4Doublette | 2' | Flûte harmonique | 8' | |
| Tierce | 1 3/5' | Gambe | 8' | |
| 1,4Piccolo | 1' | 1Prestant | 4' | |
| 1,3Cornet | V | Dulciane | 4' | |
| 1,4Plein-Jeu harmonique | III-VI | 1,4Doublette | 2' | |
| 2,4Trompette | 8' | 1,3,4Cornet | V | |
| 1,4Cromorne | 8' | 1,4Fourniture | VI | |
| 2,4Clairon | 4' | 1,4Cymbale | IV | |
| 2,4Bombarde | 16' | |||
| 1,41re Trompette | 8' | |||
| 1,42e Trompette | 8' | |||
| 1,4Clairon | 4' | |||
III. Récit |
Pédale |
|||
|---|---|---|---|---|
| 2Viole de gambe | 8' | Bourdon | 32' | |
| 2Voix céleste (TC) | 8' | 1Flûte | 16' | |
| 2Flûte harmonique | 8' | 1Flûte | 8' | |
| 2Flûte octaviante | 4' | 1Flûte | 4' | |
| 2,4Trompette | 8' | 2Bombarde | 16' | |
| 2,4Basson-Hautbois | 8' | Basson | 16' | |
| 2,4Voix humaine | 8' | 2Trompette | 8' | |
| 2,4Clairon harmonique | 4' | 2Clairon | 4' | |
| Tremolo | ||||
| 1 | Jeu de Clicquot / Clicquot stop | |
| 2 | Jeu de Cavaillé-Coll / Cavaillé-Coll stop | |
| 3 | c1-g3 | |
| 4 | Jeu de combinaison / Combination stop |
I. Grand-Orgue |
II. Positif |
|||
|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 16' | Flûte douce | 8' | |
| Montre | 8' | Salicional | 8' | |
| Flûte harmonique | 8' | Voix céleste | 8' | |
| Bourdon | 8' | Flûte octaviante | 4' | |
| Prestant | 4' | Basson | 16' | |
| Doublette | 2' | Trompette | 8' | |
| Plein-Jeu | III | Basson-Hautbois | 8' | |
| Tremolo | ||||
Pédale |
|
|---|---|
| 1Soubasse (GO) | 16' |
| 1 | L'appel et le renvoi se font par une cuiller / Activated by toespoon |