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Casavant, Opus 1669, 1940 / Létourneau, 1991
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Du début de la colonisation du canton d'Arthabaska, en 1791 par John Gregory, jusqu'à l'érection canonique de la paroisse en 1851, il y eut des maisons et des chapelles qui servirent de lieux de culte. Au fur et à mesure que se développait la petite localité, le besoin d'avoir un lieu de prière adéquat se fit sentir.
Une première chapelle fut construite en 1843 sur la proposition de l'abbé Clovis Gagnon. Elle fut érigée sur le site actuel du CÉGEP de Victoriaville. À ce moment-là, il n'y avait ni paroisse ni municipalité. La municipalité ne fut fondée qu'en 1846.
En 1849, la chapelle existante étant devenue trop petite, on construisit un presbytère chapelle sur un nouveau site. Les fidèles choisirent l'emplacement actuel du stationnement de l'église.
Dès 1851, il fallut songer à ériger une église plus grande encore, car la population continuait d'augmenter. Le 24 septembre 1851 vit l'érection canonique de la paroisse et la nomination du premier curé résidant, l'abbé Philippe-Hippolyte Suzor. Au début d'octobre, on procédait à la bénédiction d'une nouvelle église de 75 pieds par 40 pieds (22,9 m par 12,2 m) à l'endroit de l'église actuelle.
En janvier 1869, les paroissiens firent une requête à Mgr Thomas Cooke, évêque de Trois-Rivières, pour la construction d'une nouvelle église assez grande pour accueillir tous les fidèles que compterait bientôt la jeune paroisse. Le décret fut émis le 30 janvier de la même année.
Deux ans plus tard, la même année où Wilfrid Laurier est élu député fédéral de Drummond-Arthabaska, en 1871, les marguilliers de la paroisse accordèrent le contrat de la construction de l'église aux entrepreneurs Marcotte et fils selon les plans de l'architecte Joseph-Ferdinand Peachy, de Québec. Ces plans ne comportaient pas, cependant, la décoration intérieure.
Le 23 septembre 1873, Mgr Louis-François Laflèche, évêque de Trois-Rivières, vint bénir la pierre angulaire. Entre temps, les marguilliers achetèrent les statues de la Sainte-Vierge et de Saint-Joseph en provenance de Munich, en Allemagne. Ils achetèrent aussi les tableaux du chemin de croix attribués à Wattin et encadrés par Berleinger, doreur de Québec. L'extérieur complété, le 15 juillet 1875, l'église fut béni par Mgr Laflèche
En 1876, on déménagea l'ancien presbytère chapelle de l'autre côté de la rue face au presbytère actuel. Cette maison devint à partir de ce jour la résidence du sacristain. Elle existe encore et est habitée par le celui-ci. La curé Suzor fut remplacé, en 1878, par l'abbé J. Napoléon Héroux, qui fut remplacé à son tour, en 1885 par l'abbé Edmond Buisson.
Le 16 janvier 1887, lors d'une assemblée où étaient présents les paroissiens, les marguilliers, et le curé, un emprunt de 22 000 $ est autorisé pour construire le presbytère actuel et terminer l'intérieur de l'église. Le contrat de décoration fut confié à Joseph-Thomas Rousseau, artiste-peintre de Saint-Hyacinthe, spécialisé dans ce type de travaux. Celui-ci forma une équipe d'artistes pour réaliser avec lui les oeuvres prévues sur les plans et devis. Henri-Maurice Perreault et Albert Ménard, architectes de Montréal, ont préparé six des neuf plans et les trois autres sont l'oeuvre de Joseph-Thomas Rousseau lui-même. Un jeune homme de 18 ans, de la paroisse, figurait parmi la liste des collaborateurs de Rousseau. Il s'agit de Marc-Aurèle Suzor-Côté dont la renommée n'était pas encore faite. Le contrat des sculptures a été donné à Augustin Leblanc, sculpteur de Saint-Grégoire. Les trois autels, la chaire et les confessionnaux ont été exécutés dans les ateliers Paquette et Godbout, de St-Hyacinthe, cependant le contrat de réalisation est signé par Augustin Leblanc.
Dans le choeur, il manquait encore la statue de saint Christophe. C'est en 1888 qu'on la commanda et qu'elle fut réalisée par les élèves Gratton et Laperle sous la supervision de l'illustre sculpteur Louis-Philippe Hébert.
Un an après le départ du curé Buisson et de l'arrivée du curé Edmond Grenier, en 1894, la décision d'acheter quatre cloches pour la somme de 1 900$ est prise par la fabrique. Ces cloches furent installées et bénites en 1896. La même année, le curé Grenier est remplacé par le curé François-Xavier Lessard. Avant d'être remplacé, ce dernier fait installer l'électricité dans l'église et le presbytère. À cette occasion, un paroissien, Achille Gagnon, fait le don des magnifiques lustres qui serviront à éclairer la nef et le choeur.
L'année 1900 marque l'arrivée d'un nouveau curé, l'abbé Louis-Alfred Côté, qui restera en poste pendant 38 ans.
Comme les finances de la fabrique allaient bien, le curé Côté et les marguilliers décidèrent de continuer ce qui n'avait pas encore été fait de la décoration intérieure. En 1922, ils commandèrent, après avoir visité des églises de Montréal et de Québec et avoir vu différentes oeuvres, de la Maison Hobbs et Cie de Montréal des vitraux pour toutes les fenêtres et les ouvertures de la sacristie. De plus, ils firent exécuter des travaux de restauration des murs extérieurs et de l'intérieur. Ils engagèrent Albert Boucher, artiste-décorateur de Victoriaville, à qui on fit laver et repeindre les murs, les colonnes et toutes les parties où il n'y avait pas de décoration.
En prévision du centenaire de l'érection canonique de la paroisse, en 1951, des travaux de restauration, de lavage et de peinture ont été exécutés par Rolland Pariseau, de Victoriaville. En 1952, on remplaça le vieux chemin de croix par un tout nouveau, importé d'Italie, payé en grande partie par les dons des paroissiens.
L'église a bénéficié d'une restauration complète pour son 125e anniversaire, en 1998. Le maître-autel et la chaire, démolis dans les années 1960, ont été reconstruits par des artistes locaux et les fresques ont été restaurées.
L'église est devenue un « monument historique » en avril 2001.
L'orgue
L'église possédait un orgue Mitchell qui était le premier orgue de la région des Bois-Francs. Cet instrument a été béni par le curé, l'abbé J. Napoléon Héroux, le 12 janvier 1882.
En 1922, la fabrique embauche le célèbre organiste Arthur Charlebois, aveugle depuis l'âge de 14 ans, qui composera beaucoup de musique sacrée.
Dans les lettres de correspondance déposées aux archives de la paroisse, on découvre qu'en 1939, le curé, Léon Farly, avait fait des démarches auprès de Mgr Théobald Tessier, organiste à la cathédrale de Nicolet, concernant l'orgue Mitchell qui était dans un piteux état. La proposition reçue fut la construction d'un nouvel orgue à partir de la tuyauterie de l'orgue Mitchell.
Cette proposition n'est pas retenue et, en 1940, le curé Henri Bernier, en accord avec les marguilliers et selon les données de l'organiste en poste, mandate la maison Casavant de construire l'orgue actuel, un orgue de 32 jeux réels répartis sur trois claviers manuels et le pédalier. À cause de sa structure et de son poids, l'installation de l'orgue nécessite la consolidation de la tribune existante. L'orgue Mitchell est racheté par Casavant au coût de 500 $ et le nouvel orgue coûte 8 300 $ à la paroisse. Le 18 mai 1941, on procéda à l'inauguration du nouvel orgue. À cette occasion, on interpréta l'oratorio "Mariae Gloriae", pour choeur et orgue, une oeuvre d'Arthur Charlebois.
En 1991, la maison Létourneau effectue la restauration de l'orgue. Un jeu de Mixture de quatre rangs remplace celui de trois rangs déjà existants.
Martin Yelle
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From the first settling days in the Arthabaska township, in 1791 by John Gregory, until the official erection of the parish in 1851, there were houses and chapels that were used as places of worship. As the small community grew, an adequate place of worship was badly needed.
On a proposal by Fr Clovis Gagnon, a first chapel was built in 1843 which was built on the actual site of Victoriaville College. At that time, there was no parish, no municipality. The municipality was founded only in 1846.
In 1849, the existing chapel being too small, a presbytery-chapel was built on a new site: the actual church's parking lot.
In 1851, due to the ever-increasing population, a much larger church must be built. On September 21st, 1851, the parish was officially erected and a first parish priest is appointed, Fr Philippe-Hippolyte Suzor. Early in October, the new 75-foot (22.9-meter) x 40-foot (12.2-meter) church was blessed and is located on the site of the actual church.
In January 1869, parishioners petitioned Bishop Thomas Cooke, of Trois-Rivières, for the construction of a new larger church able to accommodate all the actual and future worshippers. The decree was issued on January 30th, 1869.
Two years later, in 1871, the same year Wilfrid Laurier was elected as the member of Parliament for Drummond-Arthabaska, Churchwardens awarded the contract for the construction of the church to contractors Marcotte & Fils according to plans prepared by architect Joseph-Ferdinand Peachy, of Quebec City. However, these plans did not include the interior decoration.
On September 23rd, 1873, Bishop Louis-François Laflèche, of Trois-Rivières, blessed the cornerstone. In the meantime, churchwardens purchased statues of the Blessed Virgin and St. Joseph from Munich, in Germany. They also purchased paintings of the Way of the Cross ascribed to Wattin and framed by Berleinger, a Quebec City gilder. When the exterior was completed, the church was blessed, on July 15th, 1875, by Bishop Laflèche.
In 1876, the former presbytery-chapel was moved across the street facing the present presbytery. From that day, that house became the sacristan's residence. It still exists and is still used by the sacristan. Parish priest Suzor was replaced, in 1878, by Fr J. Napoléon Héroux who in turn was replaced, in 1885, by Fr Edmond Buisson.
On January 16th, 1887, in a meeting attended by parishioners, churchwardens, and the parish priest, it was decided to authorize a $22,000 loan to cover the cost of building the actual presbytery and to complete the church's interior decoration. The works were entrusted to Joseph-Thomas Rousseau, artist-painter from St. Hyacinthe, who was a specialist in that type of work. He created a group of artists to execute the planned works. Henri-Maurice Perreault and Albert Ménard, architects from Montreal, prepared six out of the nine plans while the three others were prepared by Joseph-Thomas Rousseau himself. An 18-year-old young man, from the parish, was among Rousseau's associates. He was Marc-Aurèle Suzor-Côté whose fame was to come. The sculpting contract was awarded to Augustin Leblanc, a sculptor from St. Grégoire. The three altars, the pulpit and the confessionals were executed by Paquette & Godbout, from St. Hyacinthe, while the contract was signed by Augustin Leblanc.
A St. Christophe statue was missing in the chancel. It was commissioned in 1888 and was executed by Gratton and Laperle, both students, under the supervision of famous sculptor Louis-Philippe Hébert.
One year after Fr Buisson's departure and his replacement by Fr Edmond Grenier, in 1894, the churchwardens decided to purchase four bells at the cost of $1,900. The bells were blessed and installed in 1896. In the same year, parish priest Grenier is replaced by Fr François-Xavier Lessard. Before leaving, he had electricity installed in the church and in the presbytery. On that occasion, a parishioner, Achille Gagnon, donated magnificent chandeliers that light the nave and the chancel.
A new parish priest arrives in 1900, Fr Louis-Alfred Côté who would remain in that position for the next 38 years.
As financial resources were available, Fr Côté and the churchwardens decided to complete the interior decoration. In 1922, they commissioned, after visiting churches in Montreal and in Quebec City and appraising various works, Hobbs & Co, of Montreal, to install stained glass windows in all the church's windows and in the vestry. At the same time, restoration works were carried out on external and interior walls. Albert Boucher, an artist-designer from Victoriaville, washed and repainted the walls, pillars and all areas where there was no decoration.
In anticipation of the centenary of the parish, in 1951, restoration, cleaning and paint works were carried out by Rolland Pariseau, of Victoriaville. In 1952, the old Way of the Cross was replaced by a new one, imported from Italy, and largely paid through donations from the parishioners.
In 1998, a complete restoration was carried out in anticipation of the 125th anniversary. The main altar and the pulpit, demolished in the 1960s, were rebuilt by local artists using original plans and the frescos were restored.
The church is classified, since April 2001, as a "historical landmark".
The organ
The church owned a Mitchell organ, the first organ in the region. It was blessed by the parish priest, Fr J. Napoléon Héroux, on January 12th, 1882.
In 1922, the churchwardens hire famous organist Arthur Charlebois, blind since the age of 14, who would compose many church works.
Parochial archives mention that in 1939, parish priest Leon Farly informed Msgr Théobald Tessier, organist at Nicolet cathedral, about the poor condition of the Mitchell organ. The suggested proposal he received was to rebuild the instrument reusing Mitchell's pipework.
This proposal was rejected and, in 1940, parish priest Henri Bernier, in agreement with the churchwardens and acting upon recommendations set out by the titular organist, commissioned the actual organ from Casavant, a three-manual, 32-stop instrument. The rear gallery had to be reinforced due to the structure and the weight of the instrument. The Mitchell organ was bought back by Casavant for $500 while the new organ cost $8,300. On May 18th, 1941, the new organ was inaugurated. On that occasion, the oratorio "Mariae Gloriae", written for choir and organ and composed by Arthur Charlebois, was performed.
In 1991, Orgues Létourneau restored the organ. A new IV-rank Mixture replaced the existing III-rank.
Martin Yelle
II. Grand-Orgue |
III. Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 16' | Principal | 8' | |
| Montre | 8' | Bourdon | 8' | |
| Salicional | 8' | Cor de nuit | 8' | |
| Flûte à cheminée | 8' | Viole de gambe | 8' | |
| Prestant | 4' | Voix céleste | 8' | |
| Flûte harmonique | 4' | Flûte octaviante | 4' | |
| Quinte | 2 2/3' | Piccolo | 2' | |
| Octavin | 2' | *Nazard | 2 2/3' | |
| Mixture | IV | *Tierce | 1 3/5' | |
| Trompette | 8' | *Cornet | III | |
| Trompette harmonique | 8' | |||
| Hautbois | 8' | |||
| Voix humaine | 8' | |||
| Trémolo | ||||
I. Positif |
Pédale |
|||
|---|---|---|---|---|
| Principal | 8' | Flûte ouverte | 16' | |
| Mélodie | 8' | Bourdon (GO) | 16' | |
| Dulciane | 8' | Gedeckt | 16' | |
| Flûte d'amour | 4' | Flûte | 8' | |
| Cor français | 8' | Violoncelle | 8' | |
| Clarinette | 8' | Bourdon | 8' | |
| Tremolo | Bombarde | 16' | ||
| * | Jeux unifiés / Unified stops |