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Casavant, Opus 1402, 1930
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Beauport est un des six arrondissements de la ville de Québec. Il est situé le plus à l'est de la ville. Son territoire est celui de l'ancienne ville du même nom, créée le 1er janvier 1976 à la suite du regroupement des entités municipales de Beauport, Giffard, Saint-Michel-Archange, Villeneuve, Courville et Sainte-Thérèse-de-Lisieux, puis de celle de Montmorency, le 1er janvier 1981. Cette grande ville exista jusqu'à l'adoption, le 20 décembre 2000, de la loi provinciale réformant l'organisation territoriale municipale et qui créait la nouvelle ville de Québec en date du 1er janvier 2002.
Les origines
On croit généralement que Beauport est redevable de son appellation à Robert Giffard de Moncel, concessionnaire de la seigneurie de Beauport à laquelle il aurait transmis son titre de sieur de Beauport. Tout indique que Giffard, dès 1627, a décidé du nom qui figure dans les contrats préparés par le notaire Mathurin Roussel, à Mortagne, en France, avant même l'arrivée des colons, pendant l'hiver de 1633-1634. En 1631, une carte de Jean Guérard indique « Beau port ».
Le 15 janvier 1634, la Compagnie des Cent-Associés concède la seigneurie de Beauport à Robert Giffard de Moncel, chirurgien et apothicaire originaire de Normandie. Bordée par le Saint-Laurent, elle est délimitée par les rivières Beauport et Montmorency. Après agrandissement en 1653, elle s'étend au nord jusqu'à l'actuelle municipalité de Lac-Beauport. La seigneurie se compose du domaine, d'arrière-fiefs et de terres agricoles.
Le 4 juin 1634, Robert Giffard débarque à Québec avec sa femme, Marie Regnouard, et leurs deux enfants. Jean Guyon du Buisson, maître maçon et Zacharie Cloutier, maître charpentier, les accompagne. Chacun reçoit un arrière-fief en échange de ses services.
Pour remplir leurs devoirs religieux, les premiers habitants doivent se rendre à Québec, où la première église paroissiale, Notre-Dame-de-la-Recouvrance, avait été bâtie un an plus tôt sur l'emplacement de l'actuelle basilique Notre-Dame. Pourtant, la paroisse n'existe pas encore, car elle ne sera érigée canoniquement qu'en 1664 par Mgr François Montmorency de Laval, premier évêque de Québec, et elle était alors la première et l'unique paroisse de tout le continent nord-américain.
Les missionnaires Jésuites, revenus avec Champlain, qui s'occupent de l'église paroissiale de Québec jusqu'en 1659, sauf pour un court épisode, prennent également la charge religieuse des habitants des alentours et ce sont donc eux qui assurent le service religieux à Beauport. Après 1659, le service est assuré par des prêtres diocésains.
La première mention connue d'un service religieux à Beauport date de 1645, dans le manoir seigneurial de Robert Giffard qui avait été terminé en 1642 et où une pièce avait été convertie en chapelle. On utilise aussi la maison de Juchereau de la Ferté ou celles de simples habitants. La mission porte le nom de Nativité-de-Notre-Dame.
Vers 1650, un peu à l'est de la rivière Beauport et du domaine seigneurial, Robert Giffard établit les bases d'un bourg qui porte le nom de Fargy (inversion des syllabes de Giffard). Il y réserve une place pour le marché public et pour l'église. Selon les registres de la paroisse Notre-Dame de Québec, une chapelle en bois est effectivement construite dans le bourg en 1662. Les registres des baptêmes à Beauport commencent en 1673, ceux des mariages et sépultures n'apparaissent qu'en 1679-1680.
Compte tenu de l'étendue de la paroisse initiale, des secteurs s'en détachent dès le milieu du XIXe siècle parce que leurs résidents sont trop éloignés de l'église. C'est le cas de Saint-Dunstan-du-Lac-Beauport en 1853, puis de Sainte-Brigitte-de-Laval en 1873. Au tournant du XXe siècle, l'urbanisation du territoire s'amorce et entraîne de nouveaux détachements : Saint-Grégoire-de-Montmorency en 1890, Saint-Michel-Archange en 1896, Saint-Louis-de-Courville en 1910, Saint-Ignace-de-Loyola en 1914 et Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus en 1925. Enfin, Saint-Thomas-de-Villeneuve en 1948, Notre-Dame-de-l'Espérance en 1961, et Sainte-Gertrude en 1968.
À la fin du XXe siècle, la baisse de la pratique religieuse et la diminution des effectifs du clergé incitent certaines paroisses à se regrouper. C'est ainsi que la nouvelle paroisse de la Bienheureuse-Marie-Catherine-de-Saint-Augustin regroupe La Nativité-de-Notre-Dame, Sainte-Gertrude, Saint-Ignace-de-Loyola et Notre-Dame-de-l'Espérance. D'autres églises ont été fermées : Saint-Thomas-de-Villeneuve en 2010 et Saint-Grégoire-de-Montmorency en 2012. D'autres fusions ou fermetures sont possibles dans un avenir rapproché.
La première église (1672-1722)
Dès 1672, l'abbé Charles-Amador Martin entreprend l'édification de la première église en pierre dédiée à Notre-Dame-de-Miséricorde sur un terrain de six arpents détaché de la commune et cédé par les habitants du bourg et par Robert Giffard. L'acte de donation sera signé le 13 juin 1676 et mentionnera que la donation est faite à l'église Notre-Dame-de-Beauport et que celle-ci était déjà en construction. Les archives de la paroisse précisent qu'elle est terminée en décembre 1676, mais que les bancs sont encore à faire.
En 2007-2008, des fouilles archéologiques ont permis de découvrir les vestiges de cette église. Elle était située immédiatement au nord et parallèle à l'église actuelle, au bas de la rue du Temple. Orientée d'est en ouest, elle affiche une longueur totale de 25,15 mètres (82,5 pieds), incluant le parvis à l'extrémité ouest du bâtiment, et une largeur de 8,88 mètres (29,1 pieds). Elle se composait d'un corps central se terminant par une abside en hémicycle qui était flanquée, tant au nord qu'au sud, de chapelles latérales formant un transept. Un mur de refend sur lequel s'appuyait la base de l'autel séparait la nef de l'abside. Le toit était couvert de bardeaux de cèdre.
Au moment de l'érection canonique de la paroisse par Mgr François Montmorency de Laval, le 3 novembre 1684, celui-ci décrit la paroisse sous le vocable de La Nativité-de-Notre-Dame comme étant distante d'une lieue de Québec et contenant une lieue et demie le long du grand fleuve et une lieue dans les terres. L'abbé Étienne Boullard (1658-1733) est nommé comme premier curé (1685-1917). Le territoire sera fixé par les édits et ordonnances du 3 mars 1722 et du 17 septembre 1727.
Mais quel est le nom officiel de la paroisse? Dans l'acte de donation de 1676, on utilise l'appellation de « Notre-Dame-de-Beauport ». Dans le décret signé par Mgr de Laval en 1684, c'est celui de « La Nativité-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie ». L'édit du 3 mars 1722, qui délimite le territoire de la paroisse, utilise le nom de « Notre-Dame-de-Miséricorde ». Toutes ces appellations semblent avoir été utilisées jusqu'au milieu du XIXe siècle. À partir de là, celui de « Notre-Dame-de-la-Nativité » prévaut. On aurait adopté le nom de « La Nativité-de-Notre-Dame » dans les années 1950. Mais dans le langage courant, on utilise encore celui de la première église, « Notre-Dame-de-Beauport ». Une explication serait que « Notre-Dame-de-Miséricorde » était le titulaire de l'église, et « Nativité-de-Notre-Dame » celui de la paroisse.
L'église ne suffisant plus à accueillir la population grandissante, il est décidé, dès 1720, de la démolir et d'entreprendre très rapidement la construction d'une nouvelle église. Elle sera située un peu au sud de la première. Ce n'est pas avant 1726 que la première église fut démolie. Un document de cette année-là rapporte en effet que le diocèse demande de « fermer » l'église, car l'espace, encore sacré, abrite les corps de plusieurs paroissiens. Le même document demande à la fabrique d'exhumer les corps du seigneur et des autres paroissiens.
La deuxième église (1720-1849)
La construction d'une nouvelle église débute en 1720, sous la cure de l'abbé Anatole Royer. Elle aurait eu environ 33,5 mètres (110 pieds) de longueur et était garnie d'un clocher sur le pignon de la façade. Elle sera livrée au culte deux ans plus tard. L'église est de plan récollet avec trois fenêtres par long pan et deux fenêtres dans le choeur. On y incorpore une tribune en 1748. Il semble que l'édifice n'ait pas souffert de la guerre de 1759.
Le 14 juillet 1783, les marguilliers embauchent Pierre Dugas pour ériger deux tours de 4,9 mètres (16 pieds) de carré qui seront placées de chaque côté de la façade. La sacristie fut bâtie en 1814. La façade est réparée en 1831 par le maître menuisier Charles Pageot d'après les plans de Thomas Baillargé.
L'iconographie ancienne (une aquarelle de George Hériot exécutée en 1812, un dessin de James Patterson Cockburn réalisé en 1831, et une aquarelle de George Seton exécutée en 1847-1848) montre une silhouette distinctive, avec ces trois clochers semblables à ceux de l'église Sainte-Famille (Île d'Orléans), soit les deux tours d'angle édifiées en 1783 et le clocher central en 1796.
En 1849, on songe à des réparations ou à un agrandissement. Finalement, on opte pour une toute nouvelle église qui sera construite autour des murs de l'existante. L'église fut démolie en 1849.
La troisième église (1849-1890)
Alors que l'abbé Louis-Théodore Bernard est curé, le 31 juillet 1849, un appel d'offres pour la maçonnerie et la pierre de taille de la future église est publié dans le Journal de Québec. Cet avis est signé par l'architecte Charles Baillargé (1826-1906) dont les plans pour l'édifice ont été acceptés par Mgr Elzéar-Alexandre Taschereau, archevêque de Québec. Âgé de 23 ans, le jeune architecte s'est initié au métier auprès de son petit-cousin, Thomas Baillargé. En 1845, il assistait l'illustre architecte sur le chantier de l'église Saint-Roch, puis dessinait les plans de la première église Saint-Jean-Baptiste (toutes deux disparues).
Baillargé choisit le style gothique pour concevoir une église aux dimensions imposantes. Elle mesure 61 mètres (200 pieds) de longueur par 24,4 mètres (80 pieds), comporte deux tours avec des flèches atteignant 68,6 mètres (225 pieds) de hauteur, un portail large de 28 mètres (92 pieds), trois nefs avec colonnes et une sacristie à deux étages. Les nouveaux besoins en espace sont tellement grands que, durant la construction, en mai 1850, on demande et obtient la permission de la prolonger de 11 mètres (36 pieds) par rapport au plan original.
Suivant un mode de construction connu à cette époque, la nouvelle église est bâtie autour de l'ancienne, ce qui permet de poursuivre le culte sans interruption dans le premier temple, avant qu'il ne soit démoli, une fois le nouveau bâtiment couvert.
Les syndics acceptent la soumission de Joseph Parent, pour la maçonnerie, et celle d'Augustin Trépanier, pour la pierre de taille. Les travaux de charpenterie et de menuiserie pour la sacristie sont confiés à Édouard Galarneau. Régis Audet dit Lapointe exécute la charpente et la menuiserie de l'église. Celle-ci est couverte en bardeaux par Joseph Genest dit Lamarre. Les travaux débutent le 15 août 1849. Le coût des travaux extérieurs a été de 40 000 $. La nouvelle église est bénite le 21 novembre 1850.
Le 22 mai 1856, une assemblée des marguilliers et des syndics accepte la soumission de François-Xavier Berlinguet (1830-1916) pour le décor intérieur. Le contrat, signé le 26 mai, stipule qu'il s'engage à faire les ouvrages de charpenterie, de menuiserie, d'architecture, de sculpture, de dorure et de peinture pour la décoration et l'ornementation de l'église. Il s'engage aussi à exécuter le mobilier du culte. François-Xavier Berlinguet s'est inspiré des formes gothiques, tant pour le décor que pour le mobilier. Louis-Thomas Berlinguet a participé à l'exécution de ce décor. Le coût des travaux intérieurs a été de 12 000 $.
Selon les témoignages de l'époque, cette troisième église constituait un des plus beaux temples de l'archidiocèse de Québec.
L'édifice brûle le 24 janvier 1890 au matin. Il a été impossible aux paroissiens d'y pénétrer et d'y récupérer les objets précieux. Les cloches se sont écroulées à sept heures du matin, en même temps que le toit. Seuls les murs de pierre restèrent debout.
La quatrième église (1890-1916)
La construction de la quatrième église débute au printemps de 1890, alors que l'abbé Adolphe Légaré était curé. Elle fut construite d'après les plans de l'architecte François-Xavier Berlinguet et terminée en 1914, sous Mgr Louis-Anselme Déziel, successeur de l'abbé Légaré. L'édifice reprend, dans ses grandes lignes, l'aspect du temple antérieur pour ce qui est des hautes tours clochers et du style néo-gothique, adapté cependant au goût de l'époque sous l'influence du style néo-gothique victorien. L'architecte imprime donc avec vigueur ce style dans le paysage architectural de la région de Québec. Elle affichait un style gothique similaire à l'église Saint-Jean-Baptiste de Québec. Les coûts de construction s'élèvent approximativement à 300 000 $. Par ailleurs, il semble que l'édifice ait servi de modèle pour la basilique St. Dunstan de Charlottetown, à l'Île-du-Prince-Édouard, que Berlinguet a conçue plus tard.
Les stations du chemin de la croix, refaites à l'identique et dans le même atelier français que les tableaux d'origine datant de 1876 et détruites lors de l'incendie de 1890, sont placées dans la nouvelle église. Celle-ci est décorée de vitraux artistiques donnés par les paroissiens et d'un baldaquin de 2 000 ampoules lumineuses surmontant l'autel principal.
Ce magnifique temple est rasé par le feu le 21 février 1916, par une journée très froide (-25oC), deux ans seulement après la fin de sa construction. L'origine de l'incendie serait une cheminée défectueuse. De forts vents ont propagé le feu, par la toiture, à tout l'intérieur de l'église. L'incendie débuta à l'intérieur de la sacristie, ce qui permit aux paroissiens de récupérer la majorité des biens mobiliers de l'église. Par contre, les registres paroissiaux des baptêmes, mariages et sépultures depuis 1673, ont tous été consumés, ainsi que la très grande majorité des ornements liturgiques, notamment les vases sacrés et un ostensoir d'une valeur estimée alors à 12 000 $.
Moins endommagées que lors de l'incendie de 1890, les murailles ont pu être solidifiées pour servir à la nouvelle construction.
La cinquième église (1918-)
La cinquième église, l'église actuelle, est édifiée de 1916 à 1918 à même les murs de l'église incendiée, par l'architecte Georges-Émile Tanguay (1858-1923). Les hautes flèches de Berlinguet ne seront cependant jamais reconstruites. Leur absence constitue d'ailleurs le seul moyen de distinguer les deux églises dans l'iconographie ancienne, le parti pris ayant été vraisemblablement de restituer le monument précédent, et ce, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur.
L'église, qui mesure 82 mètres (270 pieds) de longueur sur 27 mètres (88 pieds) de largueur, développe un plan longitudinal avec un chœur plus étroit que la nef, un chevet plat, surmonté d'un clocheton, et se terminant par une sacristie. Edmond Bélanger agit comme entrepreneur général et Jean-Baptiste Dufresne, comme maître maçon. L'intérieur de l'église est la reproduction du décor néo-gothique conçu par François-Xavier Berlinguet. Comme auparavant, la nef est divisée en trois vaisseaux séparés par des arcades gothiques soutenues par des piliers avec chapiteaux à motifs végétaux. La structure de la voûte, la balustrade, les bancs et la chaire sont en tout point similaires à ce qui existait antérieurement. La différence la plus notable consiste dans l'ajout d'une corniche [bandeau] dans le chœur, au-dessus du maître-autel et du retable. Cet intérieur nous plonge véritablement dans l'époque victorienne avec ses boiseries très foncées, sa polychromie d'époque, ses ornements de plâtre abondamment moulurés, son chemin de croix grand format, et l'abat-son de la chaire qui expose des angelots polychromes. Restauré en 2001 par les architectes Lemay, Guy et Associés, le décor intérieur est en excellent état.
Le patrimoine religieux
Le mobilier liturgique connaît des changements vers 1930, au moment où le jeune architecte Adrien Dufresne (1904-1982), originaire et résident de Beauport, fraîchement diplômé de l'École des beaux-arts de Québec, entreprend de doter l'église d'un maître-autel et d'autels latéraux qui en fera la renommée. Nous ignorons dans quel contexte il a obtenu cette commande, mais tout porte à croire que les autels, pourtant dessinés par Tanguay, n'ont pas été installés.
Les travaux débutent en 1930 pour se terminer en 1932. Adrien Dufresne a dessiné le mobilier, J. Georges Trudelle (1877-1950), de Saint-Romuald, exécute les ouvrages de menuiserie et la sculpture, Gérard Lagacé pour la dorure, tandis que Henri Angers (1870-1963), de Québec, réalise les 31 statues. Le retable-tabernacle du chœur attire tous les regards. Il a été bénit le 25 septembre 1932 par Mgr Jean-Marie Rodrigue Villeneuve, archevêque de Québec. Dans un style néo-gothique propre à Dufresne, il rappelle celui de la basilique Notre-Dame de Montréal. La critique ne manque pas de louer le travail de l'architecte à l'église de Beauport, notamment pour la symbolique fouillée de ces ouvrages de bois qui s'inscrivent dans le renouvellement des arts sacrés à une époque où le plâtre et les ornements achetés par catalogue sont décriés. Cette réalisation donne en fait un second souffle à la longue tradition de la sculpture sur bois au Québec. Si la décoration intérieure de l'église s'inscrit globalement dans le courant néo-gothique en vigueur à la fin du XIXe et du XXe siècle au Québec, le maître-autel, comprenant l'autel, la grille-courtine et le retable, s'inspire plus directement des traditions médiévales. L'autel, dont la table mesure plus de 3,4 mètres (11 pieds) de longueur, et la grille-courtine s'inspirent du sud de la France médiévale tandis que le retable, en acajou du Honduras et mesurant environ 4,6 mètres (15 pieds) de largeur et 9,5 mètres (31 pieds) de hauteur du sommet de la corniche jusqu'au chœur, fait référence au Moyen-Âge espagnol, lui-même fortement influencé par la culture mozarabe, trace de la domination arabe en Espagne durant une bonne partie du Moyen-Âge.
Après la réalisation du nouveau maître-autel en 1932, sous le mandat du curé J.-Isaïe Galarneau, on entreprit la réalisation de deux autels latéraux, l'un dédié à saint Joseph, l'autre à sainte Anne. Comme pour le maître-autel, on confia le travail à Adrien Dufresne qui s'adjoignit Trudelle et Angers pour la réalisation. Les sculptures sont l'œuvre de Maurice Bouillon dit Gaudreau. Les autels furent terminés juste à temps pour qu'ils soient bénits le jour de la célébration du tricentenaire de la fondation de Beauport, le 2 septembre 1934. Construits surtout d'acajou du Honduras pour l'autel et de chêne pour les retables, les deux ensembles sont de mêmes dimensions, soit environ 3,2 mètres (10,5 pieds) de largeur par 6 mètres (19,7 pieds) de hauteur et reprennent la même disposition. Le coût total des autels latéraux fut de 4 030 $. Quoique réalisés et conçus par les mêmes artisans, les autels latéraux en sont stylistiquement bien différents. Dufresne a possiblement tiré son inspiration des oeuvres de l'architecte américain Bertram Grosvenor Goodhue (1869-1924) qui avait conçu des édifices religieux et non religieux aux États-Unis réussissant entre autres l'amalgame d'éléments néo-gothiques et modernes.
Les œuvres d'art que l'on retrouve dans l'église comprennent également des œuvres picturales, non signées, présentées à la manière d'un cycle narratif sur la Nativité, la Sainte Famille et la Crucifixion, visible au-dessus des autels latéraux et encadrant le retable du chœur. La légende veut que la chaire, le chemin de croix et des bancs aient été rescapés de l'incendie.
Selon un article paru dans le journal La Minerve, le 1er mars 1876, des tableaux représentant le chemin de croix, peints à la main par l'artiste peintre Alexandre-Marie Collin, avaient été importés de France par la maison Beullac, de Montréal. On disait de ces tableaux qu'ils étaient les plus grands jamais importés au pays : chaque tableau mesure 3 mètres (10 pieds) de hauteur. L'incendie de la troisième église n'épargnera pas ces œuvres, mais peu de temps après l'incendie, le curé fait commande en vue d'en obtenir des reproductions identiques, et ce, à l'atelier d'origine. D'après les livres de prônes de la paroisse, les tableaux auraient dû être installés dans la quatrième église le 25 février 1916. Mais l'église fut victime d'incendie quatre jours auparavant! Sauvés des flammes, les tableaux furent réinstallés dans la nouvelle église construite en 1918 après des réparations mineures.
La paroisse possède une reproduction de la statue miraculeuse « Maria Santissima Bambina » conservée dans la chapelle des Soeurs de la Charité à Milan (Italie) et de celle qui est vénérée dans la crypte de l'église Sainte-Anne à Jérusalem. Acquise en 1911 par les Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame puis vénérée dans leur maison mère de Montréal, la statue fut donnée à la paroisse de Beauport en 1989. C'est une des rares représentations connues en Amérique du Nord.
La paroisse possède aussi une grande quantité d'objets patrimoniaux, principalement de la période post-1918. Parmi ces objets, ceux rescapés des incendies antérieurs, dont un ostensoir et un ciboire datant de la fin du XVIIe siècle.
Par déclaration, le 6 mai 1964, le gouvernement du Québec nomma l'église comme faisant partie d'un site patrimonial.
L'orgue
L'orgue actuel, Opus 1402, construit par Casavant Frères en 1930 et inauguré en 1931, remplace l'opus 476 installé en 1912 et détruit dans l'incendie de 1916. Adrien Dufresne aurait également conçu le buffet.
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Beauport is one of six districts of Québec City. It is located at the most eastern part of the city. Its territory corresponds to the former city of the same name, created on January 1st, 1976, following the grouping of the local entities of Beauport, Giffard, Saint-Michel-Archange, Villeneuve, Courville and Sainte-Thérèse-de-Lisieux, then of Montmorency, on January 1st, 1981. This large city existed up to the adoption, on December 20th, 2000, of the provincial law reforming local territorial organizations which created the new Québec City as of January 1st, 2002.
The Origins
It is generally believed that the Beauport designation is indebted to Robert Giffard de Moncel, seigneur of Beauport, who transmitted his title. Everything points out to Giffard who, as early as in 1627, used that name which appears in contracts prepared by notary Mathurin Roussel, of Mortagne, in France, even before the arrival of the settlers during the winter of 1633-1634. In 1631, a map by Jean Guérard shows the location as "Beau port".
On January 15th, 1634, the One Hundred Associates Company granted the seigniory of Beauport to Robert Giffard de Moncel, surgeon and apothecary from Normandy. Edged by the St. Lawrence River, the territory was delimited by the Beauport and Montmorency rivers. After enlargement in 1653, it stretched to the north up to the actual municipality of Lac-Beauport. The seigniory was made up of the domain, back fiefdoms and agrarian lands.
On June 4th, 1634, Robert Giffard arrived in Quebec City with his wife, Marie Regnouard, and their two children. Jean Guyon du Buisson, master bricklayer, and Zacharie Cloutier, master carpenter, accompany them. Each will receive a back fiefdom in exchange for their services.
To fulfill their religious duties, the first settlers had to go to Québec City, where the first parish church, Notre-Dame-de-la-Recouvrance, had been built the preceding year on the actual site of Notre-Dame basilica. However, the parish did not officially exist, because it will be canonically established in 1664 by Québec City's first bishop, François Montmorency de Laval. It was then the first and the only parish in all the North American continent.
Jesuit missionaries, who came back with Champlain and who were responsible for the Québec City parish church until 1659, except for a short lapse of time, were also responsible for the religious services to the settlers in the surroundings and therefore, they served Beauport as well. After 1659, services were carried out by diocesan priests.
The first mention of a church service in Beauport dates from 1645, in Robert Giffard's seigneurial mansion which had been completed in 1642 and where a room had been converted into a chapel. Juchereau de la Ferté's home and ordinary settlers' homes were also used. The mission was dedicated to the Nativité-de-Notre-Dame (Nativity of Our Lady).
Around 1650, a little east of the Beauport River and of the seigneurial domain, Robert Giffard laid the foundations of a borough named Fargy (reversal of the syllables of Giffard). Land was reserved for a public market and for a church. According to the Notre-Dame-de-Québec parish archives: a wooden chapel was built in the borough in 1662. Baptismal archives were set up in 1673, while marriages and burials archives were organized only in 1679-1680.
Considering the large territory of the initial parish, areas were drawn away in the mid-19th century because their residents lived too far away from the church. It happened for Saint-Dunstan-du-Lac-Beauport in 1853 and Sainte-Brigitte-de-Laval in 1873. Early in the 20th century, urbanization appeared and more areas were drawn away: Saint-Grégoire-de-Montmorency in 1890, Saint-Michel-Archange in 1896, Saint-Louis-de-Courville in 1910, Saint-Ignace-de-Loyola in 1914 and Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus in 1925. Finally, Saint-Thomas-de-Villeneuve in 1948, Notre-Dame-de-l'Espérance in 1961, and Sainte-Gertrude in 1968.
At the end of the 20th century, the fall in religious practice and the reduction of enrollments in the ministry encouraged parishes to merge. The new Bienheureuse-Marie-Catherine-de-Saint-Augustin parish regroups Nativité-de-Notre-Dame, Sainte-Gertrude, Saint-Ignace-de-Loyola and Notre-Dame-de-l'Espérance. Other churches were closed: Saint-Thomas-de-Villeneuve in 2010 and Saint-Grégoire-de-Montmorency in 2012. Other groupings or closings are possible in a near future.
The first church (1672-1722)
Around 1672, Fr Charles-Amador Martin undertook the construction of the first stone church dedicated to Notre-Dame-de-Miséricorde on a six-acre piece of land detached from the village and given up by the borough settlers and by Robert Giffard. The donation was signed on June 13th, 1676, and specified that the donation was made to the Notre-Dame-de-Beauport church which was under construction. Parochial archives mention that the church was completed in December 1676 but pews were still to be executed.
In 2007-2008, archeological works unveiled relics of this church. It was located right to the north and parallel to the actual church, at the foot of Temple Street. Orientated east-west, it had a length of 82.5 feet (25.15 meters) including the square at the west end of the building, and a width of 29.1 feet (8.88 meters). It had a central body ending up in a semicircular apse which was flanked, both in the north and in the south, by lateral chapels forming a transept. A supporting wall, on which the altar base leaned, separated the nave from the apse. The roof was covered with cedar shingles.
At the time of the parish canonical erection by Bishop François de Montmorency-Laval, on November 3rd, 1684, the bishop described the parish as being dedicated to Nativité-de-Notre-Dame (Nativity of Our Lady) and as being distant by one league from Québec City and its territory being one and a half league along the St. Lawrence River and one league inland. Fr Étienne Boullard (1658-1733) became the first parish priest (1685-1917). The territory will be fixed by decrees and prescriptions dated March 3rd, 1722, and September 17th, 1727.
But what is the official name of the parish? In the 1676 donation act, the name of "Notre-Dame-de-Beauport" was used. In the decree signed by Bishop de Laval in 1684, he uses "La Nativité-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie" (Nativity of the Blessed Virgin Mary). The March 3rd, 1722, decree, which delimited the parish territory, the name of "Notre-Dame-de-Miséricorde" (Our Lady of Mercy) was used. All these names seem to have been used up to the mid-19th century. From there, the "Notre-Dame-de-la-Nativité" (Our Lady of the Nativity) name predominates. The name of "Nativité-de-Notre-Dame" (Nativity of Our Lady) was adopted in the 1950s. The first church name, "Notre-Dame-de-Beauport" is still commonly used. An explanation would be that "Notre-Dame-de-Miséricorde" was the church name, and "Nativité-de-Notre-Dame", the parish name.
The church not being large enough to accommodate the ever-growing population, it was decided, ever since 1720, to demolish it and to rapidly undertake the construction of a new church. It will be located a bit to the south of the first one. The first church was not demolished before 1726. A document of that year mentions that the diocese asked "to close" the church because the space, still blessed, sheltered the bodies of several deceased parishioners. The same document asked the churchwardens to exhume the bodies of the landlord and of the other parishioners.
The second church (1720-1849)
The construction of a new church started in 1720, while Fr Anatole Royer was parish priest. It is said that the building was about 110 feet (33.5 meters) long and was fitted with a steeple on the facade gable. It was open to worship two years later. The Récollet-type church had three windows in the nave and two in the chancel. A gallery was built in 1748. It seemed that the building did not suffer much from the 1759 war.
On July 14th, 1783, the churchwardens hired Pierre Dugas to build two 16-square-foot (4.9-square-meter) towers which will be erected on each side of the facade. The sacristy was built in 1814. The facade was repaired in 1831 by the master-carpenter Charles Pageot according to plans prepared by Thomas Baillargé.
Ancient iconography (a watercolor by George Heriot executed in 1812, a drawing by James Patterson Cockburn executed in 1831, and a watercolor by George Seton executed in 1847-1848) shows a distinctive silhouette, with these three towers similar to those found in Sainte-Famille church (Orléans Island), with its two towers built at an angle in 1783 and its central steeple in 1796.
In 1849, repairs or extensions were considered. Finally, a new church will be built around the walls of the existent church. The second church was demolished in 1849.
The third church (1849-1890)
While Fr Louis-Théodore Bernard was parish priest, on July 31st, 1849, an invitation to tender for the bricklaying and the cut stone for the future church was published in the Journal de Québec newspaper. This notice was signed by architect Charles Baillairgé (1826-1906) whose plans for the building were accepted by Archbishop Elzéar-Alexandre Taschereau, of Québec City. The 23-year-old young architect started in the trade with his first cousin, Thomas Baillairgé. In 1845, he assisted the famous architect on the construction site of the Saint-Roch church, then designed the plans of the first Saint-Jean-Baptiste church (both now rebuilt).
Baillairgé selected the Gothic style to create an imposing church. It was 200 feet (61 meters) long by 60 feet (24.4 meters) and included two towers with steeples reaching 225 feet (68.6 meters) high, a 92-foot (28-meter) wide portal, three naves with columns and a two-story sacristy. The need for space was so great that, during the construction, in May 1850, permission was granted to add 36 feet (11 meters) to the original plan.
Using a construction system popular at that time, the new church was built around the old one, what allowed the worship to continue in the first building before it was demolished once the new building was roofed.
Trustees accepted the tenders by Joseph Parent for the bricklaying, and by Augustin Trépanier, for the cut stone. Wood framing and carpentry works for the sacristy were entrusted to Édouard Galarneau. Régis Audet dit Lapointe carried out the framework and the carpentry works of the church. The roof was covered in shingles by Joseph Genest dit Lamarre. Works started on August 15th, 1849. The works cost $40,000. The new church was blessed on November 21st, 1850.
On May 22nd, 1856, the churchwardens and the trustees accepted the tender by François-Xavier Berlinguet (1830-1916) for the interior decoration. The contract, signed on May 26th, stipulated that he was to carry out the framing, carpentry, architecture, sculpture, gilding and painting works for the decoration and ornamentation of the church. He was also to carry out the church furnishings. François-Xavier Berlinguet drew inspiration from Gothic forms, both for the decor and for the furnishings. Louis-Thomas Berlinguet participated in the execution of this decor. The works cost $12,000.
According to reports from that time, this third church was one of the nicest churches in the Québec archdiocese.
The building was destroyed by fire in the morning of January 24th, 1890. It was impossible for the parishioners to enter the building and to save some of the precious objects. Bells collapsed at seven o'clock, at the same time as the roof. Only the stony walls remained standing.
The fifth church (1918-)
The fifth church, the actual one, was built from 1916 till 1918 from the remaining walls, by architect Georges-Émile Tanguay (1858-1923). Berlinguet's tall steeples will, however, never be rebuilt. Their absence constitutes the only way to differentiate both churches in the old iconography, the initial decision was to reproduce the former building both outside and inside.
The church, 270 feet (82 meters) long by 80 feet (27 meters) wide, develops a longitudinal plan with a chancel narrower than the nave, a flat apse crowned by a little steeple, and ending up in a sacristy. Edmond Bélanger acts as a general contractor and Jean-Baptiste Dufresne as master bricklayer. The church interior is the reproduction of the neo-Gothic decor designed by François-Xavier Berlinguet. As before, there are three naves, the main one being separated by Gothic arcades supported by pillars with capitals decorated with plant designs. The vault structure, the communion rail, the pews and the pulpit are all totally similar to what existed in the previous church. The most notable difference is the addition of a cornice [strip] in the chancel, above the high altar and the reredos. This interior really brings us back into the Victorian era with its very dark woodwork, its polychromy, its copiously decorated plaster moldings, its large format Way of the Cross, and its soundboard over the pulpit which displays polychrome cherubs. Restored in 2001 by architects Lemay, Guy and Associates, the interior decor is in very good condition.
The religious heritage
The liturgical furnishings were modified in the 1930s, when young architect Adrien Dufresne (1904-1982), a native and a resident of Beauport, newly graduated from the Québec Fine Arts School, undertook to endow the church with a high altar and lateral altars which will make the reputation. How and why he got this commission, nobody knows but everything leads to think that the altars designed by Tanguay were not installed.
Works started in 1930 and were completed in 1932. Adrien Dufresne designed the furniture, J. George Trudelle (1877-1950), of Saint-Romuald, executed the woodwork and sculpture, Gérard Lagacé did the gilding, while Henri Angers (1870-1963), of Québec City, executed the 31 statues. The reredos tabernacle attracts a great deal of attention. It was blessed on September 25th, 1932, by Archbishop Jean-Marie Rodrigue Villeneuve, of Québec City. Dufresne used a self-designed neo-Gothic style that reminds the one in Notre-Dame Basilica, in Montréal. Criticism praised the architect for his work in the Beauport church, mainly for the researched symbolism in these wooden works which are part of a sacred arts renewal movement at a time when plaster ornaments, purchased by catalogue, were disparaged. These works give a second breath to the long Québec wood sculpture tradition. If all the interior decoration falls within the neo-Gothic trend that was popular at the end of the 19th century and early in the 20th century in Québec, the high altar, the gate curtain and the reredos remind medieval tradition. The main altar made of the altar table measuring more than 11 feet (3.4 meters) long, the gate curtain whose inspiration comes from the south of medieval France and the reredos, in Honduran mahogany and measuring about 15 feet (4.6 meters) wide and 31 feet (9.5 meters) high from the cornice top down to the chancel floor, refers to Spanish Middle Ages, itself deeply influenced by Mozarabe culture, referring to Arab domination over Spain during a large part of the Middle Ages.
After the new high altar was completed in 1932, while Fr J.-Isaïe Galarneau was still parish priest, works began on the two lateral altars, the one dedicated to St. Joseph, and the other one to St Ann. As for the high altar, the works were entrusted to Adrien Dufresne while Trudelle and Angers executed the works. Sculptures are the work of Maurice Bouillon dit Gaudreau. Altars were completed just in time so that they were blessed on the day of the celebration of the tercentenary of the foundation of Beauport, on September 2nd, 1934. Altars were built of Honduran mahogany and oak for the reredos. Both groups have the same disposition and the same dimensions: about 10.5 feet (3.2 meters) wide by 19.7 feet (6 meters) high. The total cost of the lateral altars was 4 030 $. Though executed and designed by the same craftsmen, the lateral altars have a very different style. Dufresne had probably drawn inspiration from the works of American architect Bertram Grosvenor Goodhue (1869-1924) who had designed religious and civilian buildings in the United States achieving, among others, the amalgam of neo-Gothic and modern elements.
The works of art found in the church are anonymous paintings presented as a narrative on Christmas, the Holy Family and the Crucifixion. They are located on top of the lateral altars and surrounding the reredos in the chancel. The legend has it that the pulpit, the Way of the Cross and the pews were all saved from the fire.
According to an article published in La Minerve newspaper, on March 1st, 1876, paintings representing the Way of the Cross, hand-painted by Alexandre-Marie Collin, had been imported from France by the Beullac firm, of Montréal. It was said that these paintings were the largest ever imported in the country: each painting is 10 feet (3 meters) high. These paintings were destroyed in the fire of the third church. Shortly after the fire, the parish priest ordered an identical new set of paintings to be produced in the original workshop. According to the parochial book of sermons, paintings should have been installed in the fourth church on February 25th, 1916. But the church was destroyed by fire four days earlier! Saved from fire, the paintings were reinstalled, after minor repairs, in the new church built in 1918.
The parish owns a reproduction of the miraculous "Maria Santissima Bambina" statue displayed in the chapel of the Sisters of Charity in Milan (Italy) and the one venerated in the crypt of the St. Ann church, in Jerusalem. Acquired in 1911 by the Sisters of the Congregation of Notre-Dame and venerated in their mother house in Montréal, the statue was given to the Beauport parish in 1989. It is one of the rare known portrayals in North America.
The parish also owns numerous patrimonial objects, mostly from the post-1918 era. Among these objects and salvaged from previous fires, there are a monstrance and a ciborium dating from the end of the 17th century.
By decree, on May 6th, 1964, the Government of Québec designated the church as a "provincial heritage site".
The Organ
The actual organ, Opus 1402, built by Casavant Frères in 1930 and inaugurated in 1931 replaced Opus 476 installed in 1912 and destroyed in the 1916 fire. Adrien Dufresne designed the organcase.
II. Grand-Orgue |
I. Positif |
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|---|---|---|---|---|
| 1Montre | 16' | Quintaton | 16' | |
| 1Montre | 8' | Principal | 8' | |
| Principal | 8' | Mélodie | 8' | |
| Flûte ouverte | 8' | Cor de nuit | 8' | |
| Bourdon | 8' | Dulciane | 8' | |
| Salicional | 8' | Flûte d'amour | 4' | |
| 1Prestant | 4' | Nazard | 2 2/3' | |
| Flûte harmonique | 4' | Piccolo | 2' | |
| Nazard | 2 2/3' | Tierce | 1 3/5' | |
| 1Doublette | 2' | Cor anglais | 8' | |
| Plein-Jeu | IV | Clarinette | 8' | |
| Trompette | 8' | Tremolo | ||
III. Récit |
IV. Solo |
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|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 16' | Stentorphone | 8' | |
| Principal | 8' | Grosse flûte | 8' | |
| Bourdon | 8' | Grosse gambe | 8' | |
| Flûte harmonique | 8' | Gambe céleste | 8' | |
| Viole de gambe | 8' | Fugara | 4' | |
| Voix céleste | 8' | Cornet | IV | |
| Flûte traversière | 4' | Tuba magna | 16' | |
| Violon | 4' | Tuba mirabilis | 8' | |
| Flageolet | 2' | Tuba clairon | 4' | |
| Sesquialtera | IV | Tremolo | ||
| Trompette | 16' | |||
| Cor harmonique | 8' | |||
| Hautbois | 8' | |||
| Voix humaine | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
| Tremolo | ||||
Pédale |
|
|---|---|
| 1Flûte ouverte | 32' | 1Flûte (ext) | 16' |
| 2Bourdon | 16' |
| 2Violon | 16' |
| 3Bourdon doux (REC) | 16' |
| 2Flûte | 8' |
| 2Bourdon | 8' |
| 2Violoncelle (ext) | 8' |
| 2Flûte (ext) | 4' |
| 1Bombarde | 32' |
| 1Bombarde (ext) | 16' |
| 3Basson (REC) | 16' |
| 1Trompette (ext) | 8' |
| 1 | non expressif / unenclosed | |
| 2 | dans la boîte du Grand-Orgue / in Grand-Orgue swell box | |
| 3 | dans la boîte du Récit / in Récit swell box |