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Drummondville est une ville située dans la municipalité régionale de comté de Drummond, dans la région du Centre-du-Québec dont elle est le chef-lieu. Elle est située à 107 kilomètres (66 milles) au nord-est de Montréal et à 152 kilomètres (94 milles) au sud-ouest de la ville de Québec.
La ville est nommée en l'honneur de Sir Gordon Drummond (1772-1854) qui fut un général militaire pendant la guerre de 1812, administrateur du Haut-Canada de 1813 à 1815 et administrateur intérimaire de l'Amérique du Nord britannique de 1815 à 1816. Elle est fondée le 29 juin 1815 par le major général Frederick George Heriot (1786-1843) avec mission d'assurer une présence vigilante sur une des voies d'accès navigables importantes au cœur du Québec et de prévenir toute possible invasion de l'armée américaine. À l'origine, elle est peuplée par des soldats licenciés après la guerre de 1812-1814. Ceux-ci sont issus d'Angleterre, de Suisse et d'Allemagne, et quelques Canadiens, qui ne trouvent pas place dans les seigneuries.
Historique
Dès sa fondation en 1815, la ville comprend une mission catholique et d'une mission anglicane.
De 1816 à 1856, les catholiques, majoritairement des Irlandais de langue anglaise, sont desservis par sept missionnaires bilingues, dont le curé de Nicolet, l'abbé Jean Raimbault (1770-1841). Une première église anglicane est construite en 1820 alors que la construction de la première église catholique date de 1822. Elle est érigée par Jean-Baptiste Trudel, père et fils, de Nicolet, sur des terrains cédés, en 1818, par George Frederick Heriot. En reconnaissance de ce don, la paroisse et l'église sont dédiées à saint Frédéric. Commencée le 22 juillet 1822, elle est achevée le 25 novembre de la même année. Une première messe y est alors célébrée par le missionnaire Jean-Baptiste Kelly (1783-1854). Elle mesure 25,6 mètres (84 pieds) de longueur sur 11 mètres (36 pieds) de largeur. Le toit s'élève à 9 mètres (30 pieds) du sol et le clocher à 16,8 mètres (55 pieds). Elle est utilisée jusqu'à sa démolition, en 1880. Une réplique de cette église est construite et est toujours visible au Village Québécois d'antan (village rural typique canadien-français du XIXe siècle).
En mai 1825, l'abbé John Holmes (1799-1852) devient le premier missionnaire résident et, en 1854, l'abbé François-Onésime Belcourt (1826-1904) est nommé premier curé résident. La paroisse est érigée canoniquement le 2 juillet 1856 par Mgr Thomas Cooke (1792-1870), évêque (1852-1870) de Trois-Rivières. Son territoire couvre une partie des cantons de Grantham, Simpson, Wendover et Wickham.
La construction de la deuxième église débute en mai 1879 d'après les plans du curé (1865-1889), l'abbé Majorique Marchand (1838-1905). Elle est bénite le 10 octobre 1880 par Mgr Louis-François Richer-La Flèche (1818-1898), évêque (1870-1898) de Trois-Rivières. Avec le temps, l'église subit quelques changements. Ainsi, la longue flèche du clocher fait place à un clocher plus bas, sans doute pour en faciliter l'entretien. Cette église est un vaste édifice en bois recouvert d'un revêtement extérieur imitant la brique rouge et blanche. Elle n'est pas dans le style du temps, car ses clochers lui donnent un petit air byzantin. Elle est la proie des flammes à l'été 1899.
Les finances de la paroisse étant modestes, on ne construit d'abord qu'un sous-sol, qu'on appelait un soubassement. Il est ouvert au culte le 1er janvier 1900 et sert d'église jusqu'en 1904 alors la partie supérieure de l'église est mise en chantier. Les plans de cette troisième église sont préparés par l'architecte Raoul-Adolphe Brassard (1877-1927), de Sorel, et les travaux sont confiés à J. P. Héroux, de Sorel, au coût de 85 000 $. C'est un vaste édifice de 57 mètres (187 pieds) sur 27,4 mètres (90 pieds) recouvert en brique beige pâle. Il est bénit le 19 décembre 1907 par Mgr Hermann Brunault (1857-1938), évêque (1904-1938) de Nicolet. Malheureusement, les paroissiens ne profitent pas longtemps de cette splendide église: le 21 décembre 1921, tout l'intérieur de l'église est ravagé par un autre incendie. Les murs de brique toutefois tiennent le coup. On répare et aménage le sous-sol qui sert d'église jusqu'à ce qu'on puisse reconstruire l'église supérieure, en 1928.
Malgré une indemnité de 152 000 $ versé par les assurances, la Fabrique découvre que le curé (1902-1920), l'abbé Frédéric Tétreau (1850-1920), décédé quelques mois avant l'incendie, avait contracté une dette de 30 000 $ et une obligation annuelle de 8 000 $ sur une période de 26 ans. Ces dettes n'étant pas liées à la construction de l'église, mais plutôt la conséquence de la gestion du curé. Cette situation trouvera écho jusqu'à la l'Assemblée législative du Québec qui devra intervenir.
La cause de l'incendie est dévoilée en 1927, dans un pénitencier de Colombus (Ohio), alors qu'un homme affirme avoir volé et brûlé 7 000 églises, dont celle de Drummondville en 1921. Ses vols lui auraient rapporté près de 300 000 $ depuis 1899. Il pillait les églises puis il les incendiait pour faire disparaître toute trace de son passage.
L'édifice actuel
Les plans et devis de la quatrième église sont confiés à l'architecte Louis-Napoléon Audet (1881-1971), de Sherbrooke. Celui-ci reprend des caractéristiques gothiques observées dans les églises d’Europe où il a voyagé à quelques reprises, mais il doit composer avec les murs restants de l’incendie de 1921, témoins de l’architecture victorienne néo-romane à gros traits.
Les travaux de reconstruction débutent le 23 juin 1922. Pour la somme de 112 000 $, Théodore Hallé s’engage à livrer une église terminée à l’extérieur, moins le parvis, et un soubassement terminé, moins les luminaires et les autels. Le recouvrement de la toiture, prévu en bardeau d’asphalte, sera en cuivre laminé à froid. On privilégie les matériaux incombustibles, dont le béton armé pour les planchers de l’église et des tribunes, pour les bases de flèches du clocher et de la tour sud, pour les piliers le long des murs qui reçoivent la voûte soutenue par des fermes en acier.
La longueur de l’édifice, de l’abside à la porte centrale, est de 57,3 mètres (188 pieds), la hauteur de l’église supérieure, du plancher à la voûte, a 15 mètres (49 pieds). La tour clocher mesure 7,3 mètres (24 pieds) sur 7,3 mètres (24 pieds) à la base, et 41,1 mètres (135 pieds) de hauteur; si l’on y ajoute la croix et le coq gaulois, on arrive à 45,7 mètres (150 pieds). La petite tour mesure 4,3 mètres (14 pieds) sur 4,3 mètres (14 pieds) et 21,3 mètres (70 pieds) de haut. la façade est ornée de quatre statues, oeuvres du sculpteur québécois, Louis Jobin (1845-1928) lesquelles ont été restaurées en 1992 par l'architecte Laurent Joyal et sa fille.
De janvier 1922 à juin 1923, les offices religieux ont lieu dans un édifice nouvellement construit par Joseph-Ovila Montplaisir (1878-1964) sur la rue Lindsay, lequel édifice est par la suite converti en usine, puis en entrepôt. Les travaux de construction de la quatrième église débutent en avril 1922 et la première messe dans le soubassement a lieu le 9 septembre 1923. Les célébrations dans l'église supérieure débutent le 10 mai 1925. Ne possédant pas encore de bancs, les fidèles utilisent les 1 600 chaises fabriquées dans les ateliers de John Marier.
La construction du parvis est confiée, en 1924, à Joseph Morissette de Saint-Georges-de-Beauce. Il compte 20 marches interrompues par deux paliers.
Le narthex donne accès, du côté sud, à la petite tour aménagée pour le baptistère. Les fonts baptismaux, achetés en 1928, chez Daprato, y étaient installés jusqu’en 1950. À cette date, ils ont été remplacés et aménagés dans le couloir reliant l'église au presbytère. Du côté nord, un escalier mène à la tribune de l’orgue, puis dans le clocher. Un carillon de cinq cloches, fondues par la maison Wauthy de Douai (France) et acheté au coût de 9 200 $ par l'entreprise de la maison Dominique Cogné, de Montréal, est bénit le 3 août 1924.
Grâce aux talents d'administrateur du curé (1922-1940), le chanoine Georges Melançon (1886-1982), la construction s'est déroulée de façon accélérée. L'église est bénite le 1er juillet 1930 par Mgr Hermann Brunault, évêque de Nicolet, malgré que celle-ci ne comportait ni orgue, ni bancs, ni luminaires. L'église est consacrée le 12 juin 1947 par Mgr Albini Lafortune (1893-1950), évêque (1938-1950) de Nicolet.
En 1958, on procède au grand ménage de l’église à la suite d’un début d’incendie survenu le 15 juillet. Les murs de l’église sont lavés de même les statues qui sont aussi repeintes et enduites d’une couche d’huile. Les travaux sont réalisés sous la supervision des architectes Audet et Blais au coût de 5 149 $ pour le lavage de l’église, 2 180 $ pour les dommages à l’orgue et 668 $ pour les ornements.
En 1975, un contrat 24 400 $ est accordé à à firme locale Courchesne & Fils pour le lavage et la peinture de l’église haute. La voûte, jusque-là blanc-ivoire, est repeinte en bleu, faisant disparaître les décorations à la feuille d’or autour des canapés. Les faux joints sur les chapiteaux sont également peints en bleu. Une dorure, faite de poudre d’or diluée dans un verni, est appliquée sur les nervures de la voûte.
L'église est promue au rang de « basilique mineure » le 22 septembre 2015.
L'intérieur
En 1928, l’entreprise Paquet & Godbout, de Saint-Hyacinthe, s’engage à parachever l’intérieur de l’église supérieure avant le 1er février 1929, selon les devis de l’architecte Audet. Le contrat s’élève à 96 600 $. La surface de la pierre de revêtement des murs intérieurs est légèrement polie et varie du crème pâle au crème plus foncé. Le recouvrement des planchers est confié à la firme Smith Marble. Les planchers du narthex et du baptistère sont recouverts de tuile galloise tandis que le plancher de la nef est recouvert de terrazzo. Le plancher devant l’autel est incrusté d’un dessin, selon un croquis d’Audet. Afin d’assurer à tous les fidèles une bonne visibilité du choeur, le plancher de la nef, depuis le narthex jusqu’à la croisée de transepts, accuse un dénivelé de neuf pouces.
La nef et le choeur sont coiffés d’une voûte d’ogive largement soulignée de belles nervures qui se croisent et forment ainsi des clefs de voûte. Elle est dite barlongue parce qu’elle forme, à chaque travée, un rectangle dont le côté le plus long est perpendiculaire à la nef.
Les piliers sont représentatifs de ceux construits dans les cathédrales du Moyen-Âge pour éliminer les colonnes qui obstruaient la vue du sanctuaire. L'architecte exige des chapiteaux bien modelés après le coulage et des corbeilles ornées de motifs végétaux, d'animaux et de figures grotesques.
Une console fait office de cul-de-lampe et soutient la cuve de la chaire dont le pourtour est couvert de similipierre. Cinq hauts-reliefs représentent saint Pierre, et les quatre évangélistes. Des feuilles de vigne ornent le tout. L'accès se fait par un escalier dont la rampe est en fer forgé décorée de touches de peinture bronze.
Achetés de Jules Lanthier de Montréal, en 1932, les luminaires aux globes vieil ivoire sont éventuellement remplacés par des luminaires provenant de la maison Frankie, Levasseur & Cie, de Montréal. La lampe du sanctuaire est commandée chez Nouvellet de Lyon (France) en 1930. Dépouillée de sa verrine rouge, elle est, à l'origine, suspendue à la croisée du transept. Maintenant dans le choeur, elle est composée d’une verrine rouge et de 12 lumières vieil or.
Acheté de la firme Daprato de Chicago, en 1929, le chemin de croix entraîne un déboursé de 885 $. Il s’agit de 14 reliefs en pierre Rigalico finie vieil argent, surmontés de petites croix en chêne.
Les bancs sont en bois de chêne blanc tendre teinté alors que les agenouilloirs sont en chêne rouge uni appareillant les stalles et les prie-Dieu placés dans le choeur. Accordé en mars 1932 au coût de 9 600 $, à la firme Louis Caron, de Nicolet, le contrat fixait la date de livraison avant le 1er août 1932.
La pièce maîtresse de cette église est sans contredit le majestueux maître-autel qui comprend deux parties : le tombeau et le retable. Si l’ensemble fascine les visiteurs du XXIe siècle, il a aussi suscité la curiosité des paroissiens qui ont généreusement souscrit à sa réalisation. Les tombeaux du maître-autel et des autels latéraux sont exécutés dans les ateliers Daprato, en 1930, d’après les dessins de l'architecte Audet. Ils sont en marbre blanc de Carrare, de même les chapiteaux des colonnes alors que les fûts sont en marbre légèrement coloré. Les autels sont décorés de mosaïques vénitiennes alors que les gradins sont en marbre gris canadien incrusté de mosaïque florentine avec des contremarches en marbre vert des Alpes.
Le retable est réalisé en bois de chêne blanc scié sur quart. Les dessins ainsi que l’exécution sont confiés, en 1932, à Georges Trudelle (1877-1950) pour la somme de 2 378 $. Toutes les pièces qui composent le retable sont liées en mortaises et ajustées avec tant de précision qu’elles forment un tout aussi homogène qu’artistique. Le retable est habité par des urnes d’albâtre et deux reliquaires réalisés en 1934, également par Georges Trudelle. Les angelots sont malheureusement peints; à l’origine, le bois naturel était agrémenté de touches de dorure éclairant la figure et accentuant les plis de la robe.
Les trônes réservés à l’évêque et au curé ne se font pas face comme c’est alors la coutume. On retrouve celui du curé à l'avant du choeur et celui de l'évêque à l'arrière. Le dais surplombant le fauteuil épiscopal est plus élaboré. Quant au fauteuil lui-même, il a été offert au curé, le chanoine Melançon, en 1934, par le député provincial Hector Laferté (1885-1971). Il est l’oeuvre du sculpteur Lauréat Vallière (1888-1973), de Saint-Romuald. L’honorable Laferté avait occupé ledit fauteuil à titre d’Orateur de l’Assemblée législative pendant les sessions de 1928 et 1929.
La réalisation des verrières dans les grandes fenêtres du choeur et du revers de la façade est confiée, en 1929, au maître-verrier français Guillaume-Ernest Pellus (1878-1945). Les sujets de la verrière du choeur ont été déterminés par l’architecte Audet en se référant à la tradition d’installer l’image du saint patron de l’église au-dessus du maître-autel. La fenêtre du revers de la façade sera pourvue d’une verrière en 1932.
Les orgues
L’orgue de tribune
Construit en 1931, à la demande du curé, le chanoine Georges Mélançon, et du marguillier Joseph-Ovila Montplaisir, le grand orgue de tribune est le fruit des influences française et anglo-américaine. Selon la maison Casavant, cet instrument se classe parmi les grands instruments que la maison a installés au Québec, il représente le plus grand orgue à tuyaux sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, de Valleyfield à Gaspé. Le buffet a été exécuté en 1930 par le sculpteur Georges Trudelle.
Cet instrument visait à remplacer le premier orgue qu’a possédé l’église, opus 299 de la maison Casavant Frères, installé en 1907. Plus modeste, il comportait 23 jeux répartis sur deux claviers et pédalier; ce dernier est disparu lors de l’incendie qui a complètement détruit l’église en 1921. Lors de son installation, en 1931, l’opus 1448 de la maison Casavant a coûté 23 620 $.
Portant la marque de celui qui en a fait le devis sonore, l’organiste et professeur Conrad Letendre, la structure des jeux de l’instrument est teintée de l’esthétique symphonique française, typique à Casavant Frères, tout en intégrant un style anglo-américain, plus en vogue à l’époque de sa fabrication. L’instrument sera l’objet d’une première cure de rajeunissement en 1970, puis d’une nouvelle rénovation en 1999-2000. Cette dernière aura coûté 339 000 $.
L’orgue de chœur
En janvier 1946, le curé (1940-1958), le chanoine Paul Mayrand (1882-1973), fait installer un orgue au sous-sol de l’église. Cet instrument a été déménagé derrière le maître-autel dans le chœur de l'église supérieure. Grâce à un mécanisme ajouté durant les plus récentes rénovations, l’organiste peut maintenant jouer l’orgue de chœur à partir de la console de l'orgue de tribune ou, s’il le désire, faire entendre les deux orgues simultanément. Un Hautbois et une Sesquialtera ont été ajoutés lors des derniers travaux de restauration. Ainsi, tout comme dans les grandes cathédrales de France, il est possible d’entendre chez nous les musiques du riche répertoire symphonique français.
Gilles Fortin
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Drummondville is a city located in the Drummond County regional municipality, in the Centre-du-Québec region for which it is the county seat. It is located 66 miles (107 kilometers) northeast of Montreal and 94 miles (152 kilometers) southwest of the Québec City.
The city is named after Sir Gordon Drummond (1772-1854) who was military general during the 1812 war, administrator of Upper Canada from 1813 till 1815 and interim administrator of British North America from 1815 till 1816. It was founded on June 29th, 1815, by major general Frederick George Heriot (1786-1843) with the mission of assuring a vigilant presence on one of the important waterways in central Québec and of preventing any possible invasion from the American army. Originally, it was populated by demobilized soldiers after the 1812-1814 war. These soldiers came from England, from Switzerland and from Germany, and some Canadians, who did not find any place in the seigniories.
History
Ever since its foundation in 1815, the city was served as a Catholic mission and as an Anglican mission.
From 1816 till 1856, the Catholics, predominantly English-speaking Irish, were served by seven bilingual missionaries among whom the Nicolet parish priest, Fr Jean Raimbault (1770-1841). A first Anglican church was erected in 1820, while the first Catholic church building dates from 1822. It was built by Jean-Baptiste Trudel, father and son, of Nicolet, on land donated, in 1818, by George Frederick Heriot. In recognition of this donation, the parish and the church was dedicated to St. Frederic. Construction started on July 22, 1822, and was finished on the following November 25. A first mass was then celebrated by missionary Fr Jean-Baptiste Kelly (1783-1854). It was 84 feet (25.6 meters) long by 36 feet (11 meters) wide. The roof was 30 feet (9 meters) from the soil and the steeple reached 55 feet (16.8 meters) high. It was used up to its destruction in 1880. A replica of this church was built and is visible in the Québec Old Village (typical 19th-century French Canadian rural village).
In May 1825, Fr John Holmes (1799-1852) was appointed as the first resident missionary and, in 1854, Fr François-Onésime Belcourt (1826-1904) became the first resident parish priest. The parish was canonically established on July 2, 1856, by Thomas Cooke (1792-1870), bishop (1852-1870) of Trois-Rivières. Its territory covers part of the Grantham, Simpson, Wendover and Wickham counties.
The construction of the second church started in May 1879 according to plans prepared the parish priest (1865-1889), Fr Majorique Marchand (1838-1905). It was blessed on October 10, 1880, by Louis-François Richer-La Flèche (1818-1898), bishop (1870-1898) of Trois-Rivières. Over the years, modifications were carried out. For one, its tall spire was replaced by a shorter one, to make maintenance easier. This church was a large wooden structure with an exterior covering simulating red and white brick. Its style was out of date with its Byzantine-looking bell towers. It was destroyed by fire in the summer of 1899.
Parish finances being low, it was decided to build only a basement first. It was open to worship on January 1, 1900, and served as a church until 1904 then the construction of the upper section of the church was undertaken. The plans of this third church were prepared by architect Raoul-Adolphe Brassard (1877-1927), of Sorel, and work was entrusted to J.P. Héroux, of Sorel, at the cost of $85,000. It was a large building: 187 feet (57 meters) by 90 feet (27.4 meters) covered in pale beige brick. It was blessed on December 19, 1907, by Hermann Brunault (1857-1938), bishop (1904-1938) of Nicolet. Unfortunately, the parishioners did not use this splendid church for a long time: on December 21, 1921, the complete church interior was destroyed by fire. The exterior brick walls nevertheless remained standing. Repairs are carried out and the basement was refurbished to act as a church until the upper church was rebuilt in 1928.
In spite of a $152,000 indemnity paid by the insurance company, the churchwardens discovered that the parish priest (1902-1920), Fr Frederick Tétreau (1850-1920) who died a few months before the fire, had contracted a $30,000 debt and an annual $8,000 obligation over a period of 26 years. These debts were not linked to the construction of the church but rather were the consequences of the parish priest's mismanagement. This situation echoed in the Québec Legislative assembly who had to intervene.
The cause of the fire was revealed in 1927, in a Colombus (Ohio) prison, when a man asserted having stolen and burned 7,000 churches, including the one in Drummondville in 1921. His robberies would have totaled about $300,000 since 1899. He ransacked churches then burned them down to remove any trace of his visit.
The Actual Church
The plans for the fourth church were entrusted to architect Louis-Napoléon Audet (1881-1971), of Sherbrooke. He used gothic characteristics he noticed in the European churches where he traveled in several times, but he had to compromise with the remaining walls from the 1921 fire which were witnesses of the neo-Romanesque Victorian architecture.
Reconstruction work started on June 23, 1922. For $112,000, Théodore Hallé promised to deliver a completed church on the outside, except for the parvis, and a complete basement, except for the lighting fixtures and the altars. The asphalt single covered roofing was replaced with a copper one. Inflammable materials were used: reinforced concrete for the floors and the galleries, for the foundations of the bell tower and of the south tower, and for pillars along the walls supporting the steel-framed vault.
The length of the building, from the apse to the central door, is 188 feet (57.3 meters), the height of the upper church, from the floor in the vault, is 49 feet (15 meters). The bell tower base measures 24 feet (7.3 meters) by 24 feet (7.3 meters) and raises to 135 feet (41.1 meters); when the height of the cross and of the French cockerel, the total height is 150 feet6 (45,7 meters). The small tower is 14 (4,3 meters) by 14 feet (4.3 meters) and 78 feet (21.3 meters) high. The facade is adorned with four statues, executed by sculptor Louis Jobin (1845-1928), of Québec City. They were restored in 1992 by architect Laurent Joyal and his daughter.
From January 1922 till June 1923, religious services took place in a newly constructed building by Joseph-Ovila Montplaisir (1878-1964) on the Lindsay Street. The building will later be converted into a factory and then into a warehouse. Construction work on the fourth church started in April 1922, and the first mass in the basement took place on September 9t, 1923. Celebrations in the upper church started on May 10t, 1925. Without pews, the parishioners used 1,600 chairs fabricated in the John Marier workshop.
The construction of the parvis was entrusted to Joseph Morissette, of St. Georges-de-Beauce, in 1924. There are 20 steps and two landings.
The narthex leads, on the south side, to the small tower housing the baptistry. The baptismal font, purchased in 1928, from Daprato, was installed there until 1950. At that time, it was replaced and installed in the hall linking up the church with the presbytery. Of the north side, a staircase leads to the organ loft, then to the steeple. A five-bell carillon, cast by the Wauthy firm, of Douai (France), and purchased at the cost of $9,200 through the Dominique Cogné firm, of Montreal, was blessed on August 3rd, 1924.
Thanks to the management talents of the parish priest (1922-1940), Canon Georges Melançon (1886-1982), construction took place in a speedy rate. The church was blessed on July 1, 1930, by Bishop Hermann Brunault even if there was no organ, no pews and no lighting fixtures. The church was consecrated on June 12, 1947, by Albini Lafortune (1893-1950), bishop (1938-1950) of Nicolet.
In 1958, a general cleaning of the church took place following a small fire on July 15th. The walls of the church were washed and the statues were repainted and covered with a thin coat of oil. Work was carried out under the supervision of architects Audet and Blais at the cost of $5,149 for the cleaning of the church, $2,180 for repairs to the organ and $668 for ornaments.
In 1975, a $24,400 contract was awarded to the local Courchesne & Fils firm for washing and painting of the high church. The vault, which was until then white-ivory, was repainted blue, removing the gold leaf decorations around the canopies. The false joints on the capitals were also painted in blue. Gilding made with gold powder diluted in varnish was applied to the vault ribs.
The church was raised to the status of « minor basilica » on September 22, 2015.
The Interior
In 1928, the Paquet et Godbout firm, of St. Hyacinthe, promised to complete the interior of the upper church before February 1st, 1929, according to the plans by architect Audet. The contract totaled $96,600. The stone surface of the interior walls is slightly polished and varies of pale to dark cream. The floor coverings are entrusted to the Smith Marble firm. The narthex and the baptistry floors are covered with Welsh tiles while the nave floor is covered of terrazzo. The floor in front of the altar is inlaid with a drawing based on a sketch by Audet. To provide a good visibility in the chancel, there is a nine-inch decrease in the nave floor from the narthex up to the transept crossing.
The nave and the chancel are crowned by a large ogival vault with nice crossing ribs and keystones. It is also called "barlong" because in every bay, there is a rectangle whose longest side is perpendicular to the nave.
The pillars are representative of those built in the Middle Ages cathedrals to eliminate the columns which obstructed the view to the sanctuary. The architect requested well-shaped capitals and baskets decorated with foliage designs, with animals and with grotesque figures.
A console is used as cul-de-lampe and supports the pulpit which is covered of similipierre and decorated with vine leaves. Five high reliefs represent St. Peter, and the four Evangelists. Access is made by a staircase whose rail is made of wrought iron decorated with bronze paint.
Purchased from Jules Lanthier, of Montréal, in 1932, the light fixtures with old ivory globes were replaced with new ones coming from Frankie, Levasseur and Co, of Montréal. The sanctuary lamp was ordered from Nouvellet, of Lyons (France) in 1930. Without its main red lamp, it was, originally, suspended at the transept crossing. Now, in the chancel, there is a main red lamp and 12 old gold lights.
Purchased from the Daprato firm, of Chicago, in 1929, the stations of the Cross cost $885. They are 14 Rigalico stone reliefs finished in old silver and crowned by small oak crosses.
The white oak pews and their red oak kneelers match the chancel stalls and prie-dieu. Awarded in March 1932, the contract was entrusted, for $9,600, to the Louis Caron firm, of Nicolet, the delivery was fixed before August 1st, 1932.
The main piece of punishing is indisputably its majestic two-part main altar: the tomb and the reredos. If 21st-century visitors are still amazed, it also provoked the parishioners' curiosity who generously subscribed to its realization. The tombs of the main altar and of the lateral altars were executed in the Daprato workshop, in 1930, according to the drawings by architect Audet. They are made of Carrara white marble, so are the column capitals whose tops are of slightly colored marble. The altars are decorated with Venetian mosaics while the gradins are made of Canadian gray marble with Florentine mosaic inlaid with Alpine green marble risers.
The reredos is made of quarter-sawn white oak. Drawings as well as the execution are entrusted to Georges Trudelle (1877-1950) for $2,378. in 1932. All the pieces are joined by mortises and adjusted with so much precision that they form a homogeneous and an artistic masterpiece. It houses alabaster urns and two reliquaries executed in 1934 by Georges Trudelle. The cherubs are now unfortunately painted; originally, the natural wood featured gilding touches on the faces and on the dresses.
The thrones reserved for the bishop and for the parish priest do not face each other as they usually do. The parish priest's seat is located at the front of the chancel while the one for bishop is in the back. The canopy overhanging the episcopal armchair is more crafted. As for the armchair itself, it was given to the parish priest, Canon Melançon, in 1934, by Hector Laferté (1885-1971), the provincial MLA. It is the work of sculptor Lauréat Vallière (1888-1973), of St. Romuald. Honorable Laferté used this armchair when he was Sparker of the Legislative Assembly during the 1928 and 1929 sessions.
The execution of the stained glass windows in the large chancel windows and on the back of the facade is entrusted, in 1919, to the French master Guillaume-Ernest Pellus (1878-1945). The chancel stained glass windows themes were determined by architect Audet who referred to the tradition to install the picture of the patron saint of the church above the main altar. The back of the facade stained glass windows were executed in 1932.
The Organs
Built in 1931, upon a request coming from parish priest, Canon Georges Mélançon, and churchwarden Joseph-Ovila Montplaisir, the gallery organ represents a mixture of both French and Anglo-American traditions. According to Casavant Frères, this instrument is among the largest the firm ever installed in Québec; it is the largest pipe organ installed on the south shore of the St. Lawrence River from Valleyfield to Gaspé. The organcase was executed in 1930 by Georges Trudelle.
The instrument was to replace the first organ ever owned by the parish, Opus 299 from Casavant Frères, installed in 1907. More modest, it was a 2-manual 23-stop instrument. It was destroyed by fire in 1921, a fire that completely destroyed the church. When installed in 1931, Opus 1448 by Casavant Frères cost $23,620.
Bearing the marks of its designer, organist and teacher Conrad Letendre, the tonal structure reflects French symphonic aesthetics, typical to Casavant Frères, while integrating an Anglo-American style, a fashionable trend in those days. A first phase of modernization works took place in 1970 while a full restoration was carried out in 1999-2000. This restoration phase cost $339,000.
The Chancel OrganIn January 1946, the parish priest (1940-1958), Canon Paul Mayrand (1882-1973), had an organ installed in the crypt of the church. This instrument has been removed and installed behind the main altar in the chancel of the upper church. A mechanism, added during the last restoration works, allows the organist to either play the chancel organ from the gallery organ or, if he so wishes, play both organs at the same time. A Hautbois and a Sesquialtera have been added in the last restoration works. Just like in large French cathedrals, it is possible, here at home, to play the rich French symphonic organ literature.
Gilles Fortin
II. Grand-Orgue |
III. Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| Montre | 16' | Cor de nuit | 16' | |
| Montre | 8' | Principal phonon | 8' | |
| Principal violon | 8' | Flûte ouverte | 8' | |
| Bourdon | 8' | Salicional | 8' | |
| Gemshorn | 8' | Quintaton | 8' | |
| Octave | 4' | Viole de gambe | 8' | |
| Flûte harmonique | 4' | Voix céleste | 8' | |
| Quinte | 2 2/3' | Flûte de concert | 4' | |
| Doublette | 2' | Violetta | 4' | |
| Mixture 1 1/3' | III | Nazard | 2 2/3' | |
| Cymbale 2/3' | III | Flautino | 2' | |
| Tromba | 8' | Tierce | 1 3/5' | |
| Larigot | 1 1/3' | |||
| Septième | 1 1/7' | |||
| Piccolo | 1' | |||
| Basson | 16' | |||
| Cor | 8' | |||
| Hautbois d'orchestre | 8' | |||
| Voix humaine | 8' | |||
| Clairon harmonique | 4' | |||
| Tremolo | ||||
I. Positif |
IV. Solo |
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|---|---|---|---|---|
| Contre gambe | 16' | Stentorphone | 8' | |
| Principal étroit | 8' | Grosse flûte | 8' | |
| Clarabelle | 8' | Viole d'orchestre | 8' | |
| Pastorita | 8' | Viole céleste | 8' | |
| Dulciane | 8' | Flûte d'orchestre | 4' | |
| Unda maris | 8' | Piccolo | 2' | |
| Flûte d'amour | 4' | Cor français | 8' | |
| Dulciane | 4' | Tuba mirabilis | 8' | |
| Petit nazard | 2 2/3' | Tremolo | ||
| Doublette | 2' | Cloches | ||
| Plein jeu 1' | III | |||
| Clarinette | 8' | |||
| Tremolo | ||||
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Pédale |
|
|---|---|
| Flûte (résultante) | 32' | Bourdon (ext) | 32' |
| Flûte ouverte | 16' |
| Principal (GO) | 16' |
| Bourdon | 16' |
| Gedeckt (REC) | 16' |
| Viole (POS) | 16' |
| Flûte (ext) | 8' |
| Violoncelle | 8' |
| Bourdon (ext) | 8' |
| Bourdon doux (REC) | 8' |
| Flûte (ext) | 4' |
| Violon (ext) | 4' |
| Contre bombarde (ext) | 32' |
| Bombarde | 16' |
| Fagotto (REC) | 16' |
| Trompette (ext) | 8' |
|
Grand-Orgue |
Récit |
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|---|---|---|---|---|
| Montre | 8' | Bourdon | 8' | |
| Flûte à cheminée | 8' | Gemshorn | 4' | |
| Prestant | 4' | Doublette | 2' | |
| Fourniture 1 1/3' | IV | 1Sesquialtera 2 2/3' | II | |
| Hautbois | 8' | |||
| Tremolo | ||||
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Pédale |
|
|---|---|
| Bourdon (ext.) | 16' |
| 1 | à partir du deuxième DO / from tenor C |