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Jacques, Opus 216, 1940 / Orgues Providence 1971
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Historique
L'emplacement de Lauzon est une pointe de terre qui s'avance dans le fleuve Saint-Laurent en face de Québec et qui tire son appellation de Henri de Lévis ou Lévy, duc de Ventadour, vice-roi de la Nouvelle-France en 1625. En 1632, Champlain, en préparant une carte des régions qu'il a explorées, nomme l'endroit Pointe-de-Lauson, le cap de Lévy, qui deviendra la Pointe-de-Lévy.
Le 15 janvier 1636, la Compagnie des Cent-Associés concède à Simon Le Maître une seigneurie en face de Québec. Celui-ci sert de prête-nom à Jean de Lauson qui cherche alors à acquérir plusieurs concessions en Nouvelle-France. Par ce moyen, Jean de Lauson réussit à posséder 69% des terres concédées en Nouvelle-France entre 1635 et 1636. Il tarde cependant à développer et à favoriser le peuplement de la seigneurie qui porte son nom de famille.
Avec François Byssot, Guillaume Couture est l'un des deux premiers colons à s'établir dans la seigneurie de Lauson en 1647 et joue un rôle important comme capitaine de milice et juge sénéchal. Il décède en 1701.
Après la conquête, plusieurs seigneuries sont acquises par les Britanniques. C'est le cas de la seigneurie de Lauson acquise par James Murray, le 12 février 1765 qui la fera administrer par son neveu, Richard Murray.
L'église
Au début, les habitants de la seigneurie de Lauson dépendent religieusement de la paroisse Notre-Dame de Québec. Suivant la tradition, la première messe y aurait été célébrée en 1643 et la pointe de Lévy aurait été mise sous le patronage de saint Joseph, qui veillait aux destinées de la Nouvelle-France depuis 1624.
Vers 1675, une première église en pierres de 12 mètres sur 9 mètres (40 pieds sur 30 pieds) est construite sur un terrain donné par François Byssot, de concert avec Guillaume Couture, son voisin. La paroisse est établie en 1679 et reçoit le nom de Saint-Joseph, auquel on accole rapidement celui de Pointe-de-Lévy, tiré du lieu géographique où elle se situe. Toutefois, certains documents l'identifient sous l'appellation de Saint-Joseph-de-Lauzon.
Lors de sa tournée pastorale en 1686, Mgr Jean-Baptiste de La Croix de Chevrières de Saint-Vallier, évêque de Québec, constate que cette église « est une des plus propres et des mieux bâties du Canada et qui est dédiée à Dieu sous l'invocation de Saint Joseph, patron de la Nouvelle-France ». Elle est la première église dédiée à saint Joseph en Amérique du Nord. En 1690, l'évêque nomme, comme desservant, l'abbé Philippe Boucher (1690-1721), fils de Pierre Boucher gouverneur des Trois-Rivières et seigneur de Boucherville. Quatre ans plus tard, le 18 septembre 1894, la paroisse est érigée canoniquement et Philippe Boucher est nommé curé.
Au cours des années suivantes, la population augmente et, en 1721, l'église est considérablement agrandie avec une abside circulaire au coût de 4 545 livres. Elle mesure alors 21 mètres sur 12 mètres (70 pieds sur 40 pieds). Sur le portail, des statues sont installées dans cinq niches. Un clocher est ajouté. Les travaux sur l'édifice se terminent en 1722 et, de 1723 à 1739, l'intérieur est aménagé et décoré dont les frais sont majoritairement payés par le curé, l'abbé André-Joseph Montenon de la Rue.
Pendant le siège de Québec, en juin 1759, le général Robert Monckton (1726-1782) prend le contrôle de la rive sud du Saint-Laurent et les troupes britanniques occupent l'église qui sert d'hôpital et le presbytère de quartier général. Il fait percer des meurtrières dans les murs et tout le mobilier est défait ou brûlé.
Après la bataille des Plaines d'Abraham, le 13 septembre 1759, selon la version anglaise, le général James Wolfe (1727-1759), blessé au poignet, y est transporté et y meurt. Sa dépouille est rapatriée à l'Abbaye de Westminster en Angleterre. Depuis le 15 octobre 1754, le curé est l'abbé Charles d'Youville-Dufrost (1729-1790), fils de celle que nous connaissons sous le nom de sainte Marguerite d'Youville. Selon les instructions données par l'évêque, en juin 1759, il se réfugie dans les bois du côté de Saint-Henri-de-Lévis avec les registres paroissiaux et certains articles liturgiques. Il est finalement capturé par les troupes du major Joseph Dalling, le 25 juillet, en compagnie de 287 paroissiens et détenu par les troupes jusqu'en septembre. Pendant ce temps, les registres paroissiaux restent cachés dans un four à chaux, ce qui expliquerait les altérations et les lacunes des registres pour cette période. En février 1760, Mgr Henri-Marie Dubreil de Pontbriand, évêque de Québec, confirme que l'abbé d’Youville-Dufrost ne retournera pas dans sa paroisse et celui-ci ira se réfugier chez son frère, l'abbé Joseph-François, curé de Saint-Ours. Par la suite, il deviendra de curé de la paroisse Sainte-Rose de l’Île-Jésus puis reprend son poste à Lauzon le 15 novembre 1761 avant de faire la paix avec le gouverneur James Murray au printemps de 1762. Il deviendra curé de Boucherville en 1774 puis grand-vicaire pour le district de Montréal en juin 1788.
À la suite à la capitulation, des réparations les plus urgentes sont effectuées à l'église qui n'avait ni bancs ni autels. L'église est à nouveau ouverte le 1er janvier 1763.
Le 1er février 1830, l'église est détruite par les flammes. Moins d'un mois plus tard, les paroissiens se concertent pour reconstruire leur église sur les lieux de la précédente. Elle aura 38 mètres sur 13,7 mètres (126 pieds sur 45 pieds) avec un sanctuaire de 11,3 mètres sur 10 mètres (37 pieds sur 33 pieds) et une sacristie attenante de 12 mètres sur 8,4 mètres (40 pieds sur 27,5 pieds). Les plans sont préparés par l'architecte Thomas Baillargé (1791-1859) qui utilise le modèle de la forme de croix latine préconisée par l'abbé Pierre Confroy (1752-1816), curé de Boucherville et architecte. Ce plan adopte la forme d'une croix latine. L'entrepreneur François Audet dit Lapointe, de Montmagny, exécute la charpente alors que Charles Côté, du Faubourg Saint-Louis à Québec, est le maître maçon. L'église est ouverte au culte en 1832. Les travaux de menuiserie et de décoration intérieure sont réalisés entre 1832 et 1840 par François-Marie Fournier selon les plans de Thomas Baillargé. Il réalise, entre autres, le baptistère qui est aujourd'hui conservé au Musée des Beaux-arts du Canada à Ottawa.
Vers 1875, le sculpteur Ferdinand Villeneuve (1831-1909), de Saint-Romuald, installe un retable-tabernacle colossal. Dans les années 1940, l'église fait l'objet d'ajouts importants : des vitraux réalisés par Guido Nincheri (1885-1973), de Montréal, et un orgue fabriqué par Odilon Jacques.
After more than a century of use, the church became too small especially after war 1939-1945. Determining this fact in 1946, the cardinal Jean-Marie-Rodrigue Villeneuve (1883-1947), of Quebec, judges that an enlargement is absolutely essential. The parish hardly seems to have many choices: it is necessary to extend or to destroy to replace. The manner which seems the most appropriate is to lengthen the 64 feet church by the facade while keeping the ancient appearance. Jobs are accomplished in 1950 to lead to the actual building.
En 2002, les paroisses Saint-Joseph-de-la-Pointe-de-Lévy, Notre-Dame-de-la-Victoire, Saint-Antoine-de-Padoue, Sainte-Bernadette-Soubirous et Sainte-Jeanne-d'Arc se regroupent pour former la paroisse Saint-Joseph-de-Lévis.
L'église possède quelques tableaux de valeur : « Le Christ en croix » est une oeuvre de mère Marie-de-Jésus et date de 1875; « La Mort de saint Joseph » est signé Antoine Plamondon en 1848 de même que celui de « La Vierge »; « L'Apparition du Sacré-Coeur à Marguerite-Marie » est une oeuvre anonyme; et enfin « Sainte Anne sauvant un naufragé » est attribué à Plamondon.
L'orgue
L'orgue a été construit par la firme Odilon Jacques et installé lors des rénovations de 1940. En 1971, la firme Orgue Providence, de Saint-Hyacinthe, en a fait la restauration.
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History
The site of Lauzon is a point of land that jets in the St. Lawrence River in front of Quebec City and whose name commemorates Henri de Lévis or Lévy, duke of Ventadour, viceroy of New France in 1625. In 1632, Champlain, preparing a map of the regions he explored, named the place Pointe-de-Lauson, the cape of Lévy, which will become Pointe-de-Lévy.
On January 15th, 1636, the Compagnie des Cent-Associés granted to Simon Le Maître a seigniory in front of Quebec City. He acted as a figurehead on behalf of Jean de Lauson who was trying to acquire several concessions in New France. This way, Jean de Lauson succeeded in having 69% of all lands granted in New France between 1635 and 1636. However, he delayed the development and the settlement of people in the seigniory bearing his surname.
With François Byssot, Guillaume Couture was one of the first two settlers to settle in the Lauson seigniory in 1647 and he played an important role as militia captain and as seneschal judge. He died in 1701.
After the Conquest, several seigniories were acquired by the British. It was the case for the Lauson seigniory which was acquired by James Murray, on February 12th, 1765, and managed by his nephew, Richard Murray.
The Church
At the beginning, settlers of the Lauson seigniory were parishioners of Quebec City Notre-Dame parish. According to tradition, the first mass was celebrated in 1643 at Pointe Lévy which was dedicated to St. Joseph, patron saint of New France since 1624.
Around 1675, a first stone church (40 feet by 30 feet / 12 metres by 9 metres) was built on a piece of land donated by François Byssot, in conjunction with Guillaume Couture, his neighbor. The parish was established in 1679 and was dedicated to St. Joseph. Rapidly, the new parish was known as St. Joseph of Pointe-de-Lévy. Nevertheless, documents refer to it as St. Joseph-de-Lauzon.
During his pastoral tour in 1686, Bishop Jean-Baptiste de La Croix de Chevrières de Saint-Vallier, of Quebec City, noted that this church « is one of the most cleaned and the better built in Canada and dedicated to God under the invocation of St. Joseph, patron saint of New France ». It was the first church dedicated to St. Joseph in North America. In 1690, the bishop appointed, as the priest in charge, Fr Philippe Boucher (1690-1721), son of Pierre Boucher governor of Trois-Rivières and lord of Boucherville. Four years later, on September 18th, 1894, the parish was canonically established and Philippe Boucher was appointed parish priest.
Over the next few years, the population increased and, in 1721, the church was considerably enlarged with a circular apse at the cost of 4,545 pounds. It measured then 70 feet by 40 feet (21 metres by 12 metres). On the portal, statues were installed in five alcoves. A bell tower was added. Construction was completed in 1722 and, from 1723 till 1739, the interior was finished and decorated. The expenses were predominantly paid by the parish priest, Fr André-Joseph Montenon de la Rue.
During the Quebec City siege, in June 1759, general Robert Monckton (1726-1782) took control over the south bank of the St. Lawrence and British troops occupied the church which was used as a hospital and the presbytery as headquarters. Loopholes are created in the walls and all the furniture was dismantled or burned down.
After the battle on the Plains of Abraham, on September 13th, 1759, according to the British version, general James Wolfe (1727-1759), wounded in the wrist, was transported in the church and died there. His body was repatriated in the Abbey of Westminster in England. Since October 15th, 1754, the parish priest was Fr Charles d'Youville-Dufrost (1729-1790), son of St. Marguerite d'Youville. According to instructions given by the bishop, in June 1759, he took refuge in the woods near St. Henri-de-Lévis with the parish registers and certain liturgical articles. He was finally captured by major Joseph Dalling troops, on July 25th, together with 287 parishioners and were held as prisoners by the troops until September. During this time, the parish registers remained hidden in a lime oven which would explain register modifications and gaps for this period. In February 1760, Bishop Henri-Marie Dubreil de Pontbriand, of Quebec City, confirmed that Fr d'Youville-Dufrost would not go back to his parish. Fr d'Youville-Dufrost would take refuge with his brother, Fr Joseph-François, parish priest in St. Ours. Later, he will become parish priest in St. Rose on Jesus Island before coming back to his post in Lauzon on November 15th, 1761, and making peace with the governor James Murray in the spring of 1762. He will become parish priest in Boucherville in 1774 then general vicar for the region of Montreal in June 1788.
Following the capitulation, the most urgent repairs were carried out in the church which nbo longer had pews nor altars. The church was again opened to worship on January 1st, 1763.
On February 1st, 1830, the church was destroyed by fire. Less than a month later, the parishioners decided to rebuild their church on the same location as the previous one. It will be a 126-foot by 45-foot (38-meter by 13.7-metre) building with a 37-foot by 33-foot (11.3-metre by 10-metre) chancel and a 40-foot by 27.5-foot (12-metre by 8.4-metre) sacristy. Plans were prepared by architect Thomas Baillargé (1791-1859) who selected a Latin cross shape building as advocated by Fr Pierre Confroy (1752-1816), parish priest in Boucherville and architect. Contractor François Audet dit Lapointe, of Montmagny, was entrusted with the framework while Charles Côté, of the St. Louis district in Quebec City, was the master mason. The church was opened to worship in 1832. Carpentry and interior decoration were carried out between 1832 and 1840 by François-Marie Fournier according to plans by Thomas Baillargé. He executed, among others, the baptistry which is now preserved in the Canadian Museum of Fine Arts in Ottawa.
Around 1875, sculptor Ferdinand Villeneuve (1831-1909), of St. Romuald, installed a colossal reredos-tabernacle. In the 1940s, important additions were made to the church: stained glass windows executed by Guido Nincheri (1885-1973), of Montreal, and an organ built by Odilon Jacques.
After being in use for more than a century, the church became too small mainly after the 1939-1945 war. Noticed in 1946 by Jean-Marie-Rodrigue Cardinal Villeneuve (1883-1947), archbishop of Quebec City, an enlargement was absolutely essential. The parish hardly had many choices: it was necessary to enlarge or to demolish and replace. The most appropriate way was to lengthen the nave by 64 feet (19.5 metres) and to rebuild the facade the way it was. Works were carried out in 1950 and lead to the actual building.
In 2002, St. Joseph-de-la-Pointe-De-Lévy, Notre-Dame-de-la-Victoire, St. Antoine-de-Padoue, St. Bernadette-Soubirous and St. Jeanne-d'Arc merged to create St. Joseph-de-Lévis parish.
The church houses some valuable paintings: "The Crucifixion" is a work of Sr Marie-de-Jésus and dates from 1875; "The Death of St. Joseph" and "The Virgin" are signed by Antoine Plamondon in 1848; "The Apparition of the Sacred-Heart to Marguerite-Marie" is an anonymous work; and finally "St. Anne saving a shipwreck-survivor" is allocated to Plamondon.
The Organ
The organ was built by the Odilon Jacques Organbuilding firm and was installed during the 1940 restoration project. In 1971, Orgues Providence, of St. Hyacinthe, restored it.
Grand-Orgue |
Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| Montre | 8' | Gemshorn | 8' | |
| Flûte à cheminée | 8' | Bourdon | 8' | |
| Prestant | 4' | Gambe | 8' | |
| Nasard | 2 2/3' | Voix céleste | 4' | |
| Doublette | 2' | Flûte harmonique | 4' | |
| Fourniture 1 1/3' | IV | Flûte à bec | 2' | |
| Trompette | 8' | Sesquialtera 2 2/3'+1 3/5' | II | |
| Hautbois | 8' | |||
| Voix humaine | 8' | |||
| Tremolo | ||||
Pédale |
|
|---|---|
| Bourdon | 16' |
| Bourdon (ext) | 8' |
| Flûte | 8' |
| Basson | 16' |