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Casavant, Opus 2177, 1953
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Montmagny est une ville située dans la municipalité régionale de comté de Montmagny dans la région de Chaudière-Appalaches à 56 kilomètres (35 milles) à l'est de Lévis sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent. Son appellation honore Charles Jacques Huault de Montmagny (1601-1657), deuxième gouverneur (1636-1648) de la Nouvelle-France et premier seigneur. Ce territoire a d'abord désigné sous le nom de la Pointe-à-la-Caille. Cette ancienne appellation rappelle la mémoire d'Adrien d'Abancourt dit Lacaille (1589-1640), grand-père de Louis Jolliet (1645-1700), qui, en 1640, se noya à une dizaine d'arpents en amont de l'embouchure de la rivière qui prit son nom et qui s'étendra plus tard à toute la paroisse.
Historique
L’histoire de ce territoire commence peu de temps après les premières interventions françaises en Nouvelle-France. Il était fréquenté par les Amérindiens dans leurs activités saisonnières de pêche et de chasse. Le territoire comprend une lieue de front sur le Saint-Laurent en allant vers Québec et une demi-lieue allant vers Gaspé, le tout, sur une profondeur de quatre lieues et inclut l’Isle-aux-Grues, l’Isle-aux-Oies, la Grosse-Île et la Petite-Île. Il est concédé, le 5 mai 1646, par la Compagnie de la Nouvelle-France au gouverneur Charles Huault de Montmagny qui la nomme « seigneurie de la Rivière-du-Sud ». Le seigneur exploite peu le territoire et quitte la colonie en 1648. Le 10 janvier 1654, l'ancien gouverneur, par l'entremise de son frère, Adrien, vend la seigneurie à Louis-Théandre Chartier de Lotbinière (v1612-v1688) et à Jean-Baptiste Moyen, sieur des Granges (?-1655), beau-père de Raphaël Lambert Closse (v1618-1662). Le 12 septembre 1654, Louis-Théandre Chartier de Lotbinière vend sa part dans la seigneurie à Jean de Lauzon (v1620-1661), grand sénéchal de la Nouvelle-France, qui la revend, le 21 septembre suivant à Louis Couillard, sieur de Lespinay (1629-1678), petit-fils de Louis Hébert (1575-1627). Jean Moyen fait de même avec sa part le 11 mai 1655, de sorte que Louis Couillard devient le seigneur principal. L’exploitation intensive tarde jusque vers 1678 soit au moment du décès de Louis Couillard de Lespinay et la prise en charge par son fils aîné, Jean-Baptiste (1657-1735) et par son épouse, Geneviève Després (1639-1706). Après le décès de la mère, la seigneurie appartient, le 8 mars 1725, pour la moitié à Jean-Baptiste et pour l'autre moitié à son frère, Jacques (1665-1737). La famille Couillard a fortement contribué au développement de la seigneurie, car ils furent seigneurs et coseigneurs de 1654 à 1759.
La région de la Côte-du-Sud vit, à la fin de l'été de 1759, l'épisode le plus dramatique de son histoire. Le général James Wolfe (1727-1759) envoie une expédition punitive contre les habitants qui ont défié l'ordre leur enjoignant de ne pas prendre les armes. L'expédition est conduite par le major George Scott (?-1767). Il est à la tête d'un détachement de 800 hommes qui débarque à Kamouraska le 9 septembre 1759 et remonte ensuite vers Saint-Thomas en incendiant systématiquement les fermes de la région. Le capitaine Joseph Goreham (1725-1790) reçoit l'instruction de débarquer à Saint-Thomas avec le reste de l'armée de 1 600 hommes. En plus des bâtiments, des bateaux sont incendiés, des récoltes détruites, et des bestiaux saisis. À Saint-Thomas, seuls le presbytère et l'église sont épargnés. Les militaires rencontrent peu de résistance de la part des habitants, car les hommes valides ont été mobilisés pour défendre Québec et les autres se sont réfugiés dans les bois et les montagnes.
Après la Conquête, le 31 mars 1781, les fils des quatre frères (Jean-Baptiste, Louis, Charles et Jacques) Couillard, font acte de foi et hommage concernant la seigneurie. De 1804 à 1812, Jean-Baptiste Couillard Dupuy (1777-1866), petit-fils de Charles Couillard, rachète les parts jusque là détenues par d'autres membres de la famille et devient le seigneur principal dont il rend acte de foi et hommage le 12 décembre 1829.
Le 8 juin 1845, une municipalité est établie pour la paroisse de Saint-Thomas-de-la-Pointe-à-la-Caille et, le 13 octobre, pour le village de Montmagny. Les deux municipalités sont ensuite abolies le 1er septembre 1847 pour enfin être rétablies le 1er juillet 1855 après l'abolition du régime seigneurial le 18 décembre 1854. Le 30 mars 1883, le village de Montmagny devient la ville de Montmagny. Les municipalités de la paroisse et du village se fusionnent le 2 avril 1966 pour devenir la Cité de Montmagny qui, à son tour, devient la Ville de Montmagny le 6 mars 1982.
L'église
À compter de 1679, des missionnaires visitent occasionnellement les colons du secteur. Ceux-ci construisent une première chapelle à peu de distance de l’embouchure de la rivière À-la-Caille qui se jette dans le fleuve Saint-Laurent. La mission est dédiée à saint Thomas en l’honneur de l’abbé Joseph-Thomas Morel (1635-1687), le premier missionnaire desservant, de 1671 à 1683, de la côte sud, depuis la Pointe-Lévy (Lauzon) en allant vers l'est (Rimouski).
Le 21 décembre 1685, Guillaume Fournier (1623-1699) et Françoise Hébert (1638-1716), son épouse et petite-fille de Louis-Hébert (1575-1627), donnent un terrain de trois arpents pour y bâtir église et presbytère. Une église en bois équarri est construite en 1686. Elle est bénite, le 21 avril 1686, par Mgr Jean-Baptiste de la Croix de Chevrières de Saint-Vallier (1653-1727), grand vicaire (1685-1688) du diocèse de Québec.
Lors d'une visite, le 19 avril 1714, Mgr de Saint-Vallier, devenu évêque (1688-1727) de Québec, ordonne que les paroissiens érigent une nouvelle église en pierre pour laquelle il s'engage à verser un don de 500 livres. Il érige canoniquement la mission en paroisse le 4 novembre 1714, et nomme l’abbé Charles Hazeur Desauneaux (1683-1715), qui y est desservant depuis 1710, en tant que premier curé résident (1714-1715). Son territoire couvre une partie de la seigneurie de la Rivière-du-Sud et une partie de la seigneurie de L'Espinay.
La construction de cette deuxième église, en pierre, débute en 1715. La pierre angulaire est bénite le 1er juillet 1719 par l'abbé François Richard (1687-1751), le curé de 1716 à 1726. L'église est ouverte au culte le 23 juillet suivant. Une sacristie est ajoutée en 1740.
Lors d'une visite, le 12 juillet 1758, Mgr Henri-Marie Dubreuil de Pontbriand (1708-1760), évêque (1741-1760) de Québec, demande de considérer la construction d'une nouvelle église, car l'actuelle est devenue trop petite vu l'accroissement de la population. Après bien des discussions, les paroissiens décident de construire cette nouvelle église non pas sur le terrain actuel de l'église, mais près de la Rivière-du-Sud à 1,6 km (1 mille) environ de la Pointe-à-la-Caille. Le nouvel emplacement permettra de soustraire l'édifice à l'érosion des berges causée chaque année par les grandes eaux du fleuve. L'église actuelle, pourtant construite à l'origine à une distance considérable des hautes eaux, se trouve maintenant baignée deux fois par jour par la marée. Compte tenu des événements entourant la conquête de Québec le 13 septembre 1759, et le décès de Mgr de Pontbriand le 8 juin 1760 qui entraîne une vacance de six ans au siège apostolique, le projet est reporté. Il est remis dans l'actualité en 1766 par Mgr Jean-Olivier Briand (1715-1794), nouvel évêque (1766-1784) de Québec.
Le 16 août 1767, un contrat est signé avec Jean Descareau pour la construction d'une église de 33,5 mètres (110 pieds) de longueur, 14,6 mètres (48 pieds) de large, 6,1 mètres (20 pieds) de haut à ras de chaussée et de fournir la pierre nécessaire pour l'ensemble de l'édifice, le tout pour la somme de 3 248 livres. Comme le choix du nouvel emplacement ne plaît pas à tous, des tensions s'installent parmi les paroissiens, car devant travailler en corvée, certains s'y opposent. La pierre angulaire est bénite le 10 juin 1768 par le curé (1756-1780), l'abbé Jean-Baptiste Petit-Maisonbasse (1721-1780), et la nouvelle église est bénite le 11 septembre 1771 par Mgr Briand. La vieille église de la Pointe-à-la-Caille est définitivement abandonnée en novembre 1771. Non démolie, elle est, avec le temps, rongée par les marées du fleuve et y sombre complètement en 1837. Quant au terrain, il est vendu aux enchères et adjugé, le 27 décembre 1772, à Simon Gervais pour la somme de 91 livres.
Le 12 juillet 1775, Mgr Briand procède à la consécration de l'église et le lendemain, il ordonne l'aménagement d'un baptistère et la construction d'une sacristie. La même année, la somme de 5 000 livres est versée à Jean Baillargé (1726-1805) pour la construction d'un retable, et la somme de 291 livres à François-Noël Levasseur (1703-1794) pour un tabernacle.
Le 8 octobre 1815, les marguilliers évoquent de grandes réparations à l'église, car celle-ci est devenue trop petite et que le clocher menace ruine lequel devra être démonté en 1820. Ils veulent allonger l'église de 9,1 mètres (30 pieds) par la façade, construire deux nouveaux clochers, et agrandir la sacristie. Une requête en ce sens est envoyée le 22 octobre 1817 à Mgr Joseph-Octave Plessis (1763-1825), évêque (1806-1825) de Québec, qui l'accepte le 12 décembre suivant. Entre-temps, le 4 octobre 1819, l'abbé Jean-Louis Beaubien (1787-1863) arrive comme curé (1819-1863). Forts de l'autorisation reçue et pendant que Mgr Plessis fait un long voyage à Rome en 1819-1820, les marguilliers élaborent, à la demande de la majorité des paroissiens, une nouvelle version du projet en y insérant la construction d'une nouvelle église. Ils soumettent le nouveau projet à Mgr Bernard-Claude Panet (1753-1833), évêque coadjuteur (1819-1825) de Québec, qui refuse de l'autoriser et qui exige que le processus d'approbation soit repris au complet. Ignorant cet avis, les marguilliers font entériner, le 19 juillet 1821, par les paroissiens, une résolution visant à remplacer l'allonge de l'église par la construction d'une nouvelle église de 45,7 mètres (150 pieds) de long, 21,3 mètres (70 pieds) de large et 11 mètres (36 pieds) de hauteur qui serait construite autour de l'église actuelle. Elle serait financée par souscription volontaire et avec les deniers de la fabrique. Revenu de voyage, Mgr Plessis est informé de la situation et ordonne, le 28 septembre 1821, l'arrêt du projet, car sans son approbation, la nouvelle église ne sera jamais reconnue comme lieu de culte.
Une requête, signée par 240 paroissiens, est soumise le 10 janvier 1822 à Mgr Plessis lui demandant de reconsidérer leur projet et de bien vouloir l'approuver. En réponse, le 23 février 1822, Mgr Plessis délègue l'abbé Thomas Maguire (1776-1854), curé (1806-1827) de la paroisse de Saint-Michel-de-la-Durantaye, afin qu'il constate le bien-fondé de la requête concernant une nouvelle église et qu'il lui fasse rapport. Un rapport affirmatif est produit le 10 mars 1822 et, le lendemain, Mgr Plessis donne son approbation. Le projet redémarre et l'église est bénite le 20 décembre 1822. Les travaux sont réalisés par François Fréchette (1780-?), Joseph Petit-Clerc, maître maçon, et l'architecte François-Marie Fournier (1790-1864). Le maître autel est consacré le 25 juillet 1832 par Mgr Joseph Signay (1778-1850), archevêque coadjuteur (1827-1833) de Québec. Un carillon de trois cloches est installé le 13 juin 1861, lequel est remplacé par un carillon de quatre cloches le 18 octobre 1891. Une nouvelle sacristie est construite en 1871.
En 1878, l'intérieur de l'église est restauré, une seconde tribune est ajoutée à l'arrière pour y placer un orgue. En 1889, l'ancien clocher et le portail sont rasés et l’architecte Georges-Émile Tanguay (1858-1923) agrandit considérablement l'église en lui donnant une façade de style palladien et de grandes colonnes. D'autres rénovations majeures sont effectuées en 1922 par l’architecte Pierre Lévesque (1880-1955), qui fait ériger une façade avec deux clochers très massifs. Malheureusement, dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1948, l'église est la proie des flammes. À la suite de cet incendie, le 24 décembre 1948, le territoire de Montmagny est divisé en deux paroisses distinctes avec l'érection canonique de la paroisse Saint-Matthieu.
La construction de l’église actuelle s'échelonne de 1949 à 1952. L’architecte Albert Leclerc (1912-2003) opte pour la continuité historique et crée une église de style néo-gothique aux allures monumentales qui est à la hauteur des précédentes. Ironie du sort, la destruction de l'église Saint-Thomas concorde avec le début des pourparlers sur la légitimité de créer un nouveau diocèse sur la Côte-du-Sud. Ce n'est donc pas un hasard si l'architecte donne des allures de cathédrale au nouvel édifice à construire. C'est finalement la paroisse de Sainte-Anne de La Pocatière qui reçoit le siège du nouveau diocèse en 1951.
De façon générale, l'église répond aux caractéristiques communes au style néo-gothique. Son carillon de quatre cloches est surmonté par une longue flèche qui domine le paysage. Toutefois, la diversité des volumes de ses ouvertures en forme d'ogive, ses murs en pierre de granit taillée, son toit en cuivre et ses portes ornées de scènes religieuses en cuivre repoussé lui confèrent une allure qui donnera le ton aux églises modernes. L'édifice, en forme de croix latine, comprend un chœur en saillie, une nef à un vaisseau, une voûte arquée, et un chevet plat avec une tribune arrière et une chapelle extérieure au plan.
Tout comme son enveloppe, l’intérieur de l’église traite également les éléments traditionnels de façon contemporaine. Toute la décoration de l’église, tant extérieure qu’intérieure, reflète le mouvement biblique amorcé au Québec durant cette période et aussi les dévotions chères au curé du temps. Il y a deux fresques réalisées par Jacques Baudet (1944-) entre 1993 et 1995 : celle de saint Bruno, saint patron de Mgr Bruno Desrochers (1910-1976), premier évêque (1951-1968) du diocèse de La Pocatière, et celle de saint Albert le Grand, en souvenir des prénoms de l’architecte de l’église et de son entrepreneur principal. Les murs intérieurs se parent d’un chemin de croix conçu en mosaïque de Paris. Tout comme les portes extérieures, la balustrade du chœur en cuivre repoussé est l’œuvre d’Albert Gilles (1895-1979).
Diverses œuvres d’artistes de la région de Montmagny et d’ailleurs se retrouvent à l'extérieur de l'église, dont la statue de saint Thomas, réalisée chez Vico Dolfi, à Carrara, en Italie, et installée devant le portail central.
L'église est inaugurée le 10 décembre 1953. Malgré un certain style classique marqué par la forme latine et la présence d’une flèche, l'édifice représente le début d’une époque de l’architecture religieuse moderne qui emprunte de nouvelles formes.
L'orgue
Le 10 décembre 1953, lors de l'inauguration de l'église, Paul Doyon (1903-1986), organiste de l’église Notre-Dame-de-Grâce de Montréal, offre un concert sur le nouvel instrument.
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Montmagny is a city located in the Montmagny County Regional Municipality in the Chaudière-Appalaches region at 35 miles (56 kilometers) east of Lévis on the south shore of the St. Lawrence River. Its name honors Charles Jacques Huault de Montmagny (1601-1657), second governor (1636-1648) of New France and the first landlord. At first, this territory was known as Pointe-à-la-Caille in memory of Adrien d'Abancourt dit Lacaille (1589-1640), grandfather of Louis Jolliet (1645-1700), who, in 1640, drowned about 12 acres from the mouth of a river which was named after him and, later, will be given to the parish.
History
The history of this territory begins shortly after the first French interventions in New France. It was often used by the Native people for their fishing and hunting seasonal activities. The territory extends one mile facing the St. Lawrence River going towards Québec City and one half mile going towards Gaspé, by four miles deep. It includes Isle-aux-Grues, Isle-aux-Oies, Grosse-Île (Large Island) and Petite-Île (Small Island). It was granted, on May 5, 1646, by the New France Company to Governor Charles Huault de Montmagny who named it « Rivière-du-Sud (South River) seigniory ». The landlord dit not much exploited the territory and left the colony in 1648. On January 10, 1654, the former governor, through his brother, Adrien, sold the seigniory to Louis-Théandre Chartier de Lotbinière (c1612-c1688) and to Jean-Baptiste Moyen, Sieur des Granges (?-1655), father-in-law of Raphaël Lambert Closse (c1618-1662). On September 12, 1654, Louis-Théandre Chartier de Lotbinière sold his share in the seigniory to Jean de Lauzon (c1620-1661), New France principal seneschal, who resold it, on the following September 21st to Louis Couillard, Sieur de Lespinay (1629-1678), grandson of Louis Hébert (1575-1627). Jean Moyen did the same on May 11, 1655, and Louis Couillard became the main landlord. Intensive work in the seigniory was deferred until 1678 or at the time of Louis Couillard de Lespinay's death and the taking over by his elder son, Jean-Baptiste (1657-1735) and by his spouse, Geneviève Després (1639-1706). After the mother's death, the seigniory belonged, on March 8, 1725, for half to Jean-Baptiste and for the other half to his brother, Jacques (1665-1737). The Couillard family largely contributed to the development of the seigniory, because they were landlords and colandlords from 1654 till 1759.
The Côte-du-Sud region lived, at the end of the summer of 1759, the most dramatic episode of its history. General James Wolfe (1727-1759) sent a punitive expedition against the residents who challenged the order enjoining them not to take up arms. The expedition was led by Major George Scott (?-1767). He was leading a group of 800 men who landed in Kamouraska on September 9, 1759, and went towards St. Thomas while systematically burning down all the farms in the region. Captain Joseph Goreham (1725-1790) was instructed to land in St. Thomas with the rest of the army of 1,600 men. Besides the buildings, boats were burned down, crops were destroyed, and livestock seized. In St. Thomas, only the presbytery and the church were spared. The soldiers met almost no resistance from the residents because all able-bodied men had been mobilized and gone to defend Québec City while the others took refuge in neighboring forests and mountains.
After the Conquest, on March 31, 1781, the sons of the four Couillard brothers (Jean-Baptiste, Louis, Charles and Jacques) were confirmed as landlords of the seigniory. From 1804 till 1812, Jean-Baptiste Couillard Dupuy (1777-1866), grandson of Charles Couillard, bought back the other family members' shares and became the main landlord which was confirmed on December 12, 1829.
On June 8, 1845, a parish municipality was established as St. Thomas-de-la-Pointe-à-la-Caille and, on October 13th, another one for the Montmagny Village. Both municipalities were abolished on September 1, 1847, to be finally restored on July 1, 1855, after the abrogation of the seigniorial regime on December 18, 1854. On March 30, 1883, Montmagny Village became the City of Montmagny. The parish and city municipalities merged on April 2, 1966, to become the City of Montmagny and, on March 6, 1982, the Town of Montmagny.
The Church
Starting in 1679, missionaries occasionally visited the settlers in the area who built a first chapel close to the mouth of À-la-Caille River going into the St. Lawrence River. The mission was dedicated to St. Thomas to honor Fr Joseph-Thomas Morel (1635-1687), the first serving missionary, from 1671 till 1683, on the south shore from Pointe-Lévy (Lauzon) to (Rimouski) eastward.
On December 21, 1685, Guillaume Fournier (1623-1699) and Françoise Hébert (1638-1716), his spouse and granddaughter of Louis-Hébert (1575-1627), donated a three-acre piece of land to build the church and the presbytery. A squared off wooden church was built in 1686. It was blessed on April 21, 1686, by Jean-Baptiste de la Croix de Chevrières de Saint-Vallier (1653-1727), General Vicar (1685-1688) of the Québec diocese.
During a visit, on April 19, 1714, Bishop de Saint-Vallier, now bishop (1688-1727) of Québec, ordered the parishioners to build a new stone church for which he promised to donate 500 pounds. He canonically established the mission as a parish on November 4, 1714, and appointed Fr Charles Hazeur Desauneaux (1683-1715), who was the resident missionary since 1710, as the first resident parish priest (1714-1715). Its territory covered part of the Rivière-du-Sud seigniory and part of the L'Espinay seigniory.
The construction of this second church, in stone, started in 1715. The cornerstone was blessed on July 1, 1719, by the parish priest (1716-1726), Fr François Richard (1687-1751). The church was opened to worship on the following July 23rd. A sacristy was added in 1740.
In a visit, on July 12, 1758, Henri-Marie Dubreuil de Pontbriand (1708-1760), bishop (1741-1760) of Québec, asked to consider the construction of a new church because the actual one has become too small due to the increase in the population. After a lot of debates, the parishioners decided to build this new church not on the actual church site, but near the Rivière-du-Sud (South River) one mile (1,6 km) from Pointe-à-la-Caille. The new site will allow to protect the building from bank erosion caused every year by the river's high tides. The actual church, originally built at a considerable distance from high tides, is now twice a day invaded by the tide. The project had to be postponed due to the conquest of Québec City on September 13, 1759, and the six-year vacancy in the Québec Apostolic See following Bishop de Pontbriand's death on June 8, 1760. It was put back on center stage in 1766, by Jean-Olivier Briand (1715-1794), new bishop (1766-1784) of Québec.
On August 16, 1767, a 3,248-pound contract was signed with Jean Descareau for the construction of a church to measure 110 feet (33.5 meters) long, 48 feet (14.6 meters) wide, with walls 20 feet (6.1 meters) high, and the supply of the necessary stone for the whole building. As the selection of the new site did not please all parishioners, tensions arose because of the chore work involved, and some were opposed to it. The cornerstone was blessed on June 10, 1768, by the parish priest (1756-1780), Fr Jean-Baptiste Petit-Maisonbasse (1721-1780), and the new church was blessed on September 11, 1771, by Bishop Briand. The old Pointe-à-la-Caille church was definitely closed in November 1771. Not demolished, the river tides eroded it, and was completely sunk by 1837. As for the land, it was auctioned and sold, on Décember 27, 1772, to Simon Gervais for 91 pounds.
On July 12, 1775, Bishop Briand consecrated the church and the following day, he ordered the development of a baptistry and the construction of a sacristy. The same year, 5,000 pounds was paid to Jean Baillargé (1726-1805) for the construction of a reredos, and 291 pounds to François-Noël Levasseur (1703-1794) for a tabernacle.
On October 8, 1815, the churchwardens mentioned major repairs to be carried out to the church, because it was now too small and the bell tower threatened to collapse which will have to be removed in 1820. They wanted to add 30 feet (9.1 meters) to the church by moving the facade, to erect two new bell towers, and to extend the sacristy. A request was sent on October 22, 1817, to Joseph-Octave Plessis (1763-1825), bishop (1806-1825) of Québec, who authorized it on the following December 12th. In the meantime, on October 4, 1819, Fr Jean-Louis Beaubien (1787-1863) arrived as a parish priest (1819-1863). Armed with this authorization and while Bishop Plessis was away on an extended trip to Rome in 1819-1820, the churchwardens worked out, at the request of the most of the parishioners, a new version of the project by introducing the construction of a new church. They submitted the new project to Bernard-Claude Panet (1753-1833), coadjutor bishop (1819-1825) of Québec, who refused to approve it and who requested that the authorization process be taken back from the beginning. Ignoring this position, the churchwardens submitted the new project to the parishioners who accepted it on July 19, 1821. The new project called for the replacement of the proposed extension with the construction of a new church to measure 150 feet (45.7 meters) long, 70 feet (21.3 meters wide and 36 feet (11 meters) high to be built around the actual church. It would be financed by a volunteer subscription and with church funds. Back from his trip, Bishop Plessis was informed about the situation and ordered, on September 28, 1821, to stop the project, because without his authorization, the new church will never be recognized as a place of worship.
A request, signed by 240 parishioners, was submitted on January 10, 1822, to Bishop Plessis asking him to reconsider their project and to authorize it. As an answer, on February 23, 1822, Bishop Plessis delegated Fr Thomas Maguire (1776-1854), the parish priest (1806-1827) in St. Michel-de-la-Durantaye, to verify the validity of the request concerning a new church and to submit a report. An affirmative report was produced on March 10, 1822, and, the following day, Bishop Plessis authorized it. The project resumed and the church was blessed on December 20, 1822. Work was carried out by François Fréchette (1780-?) Joseph Petit-Clerc, master bricklayer, and architect François-Marie Fournier (1790-1864). The main altar was dedicated on July 25, 1832, by Joseph Signay (1778-1850), coadjutor archbishop (1827-1833) of Québec. A three-bell carillon was installed on June 13, 1861, which was replaced with a four-bell carillon on October 18, 1891. A new sacristy was built in 1871.
In 1878, the church interior was restored, a second gallery was added in the rear to install an organ. In 1889, the former bell tower and the portal were demolished and architect Georges-Émile Tanguay (1858-1923) considerably extended the church while adding a Palladian-style facade with large columns. Other major renovations were carried out in 1922 by architect Pierre Lévesque (1880-1955), who added two massive bell towers to the facade. Unfortunately, in the night from October 31 to November 1, 1948, the church was destroyed by a fire. Following this accident, on December 24, 1948, Montmagny territory was divided into two distinct parishes with the canonical erection of St. Matthieu parish.
The construction of the actual church lasted from 1949 till 1952. Architect Albert Leclerc (1912-2003) opted for historical continuity and designed a monumental neo-Gothic style church like the previous one. Irony of fate, the destruction of St. Thomas Church came about with the beginning of talks concerning the establishment of a new diocese in Côte-du-Sud territory. It was not a hazard if the architect gave the new church to be built the look and size of a cathedral. St. Anne de La Pocatière was finally selected as the new apostolate see in 1951.
Generally speaking, the church shows the common characteristics of a neo-Gothic style building. Its four-bell carillon is topped by a high steeple which dominates the landscape. Nevertheless, the diversity of the volumes of its ogival arch openings, its cut granite walls, its copper roof and its doors adorned with copper religious scenes give the building details that will be used in modern churches. The building shows a Latin cross floor plan with a protruding chancel, a one-vessel nave, an arched vault, and a flat apse with a rear gallery and a chapel outside the plan.
Just like its exterior, the interior of the church presents traditional elements in a contemporary way. The decoration of the church, exterior and interior, reflects the then rising biblical movement in Québec and also devotions beloved by the then parish priest. There are two frescoes executed by Jacques Baudet (1944-) between 1993 and 1995: one of St. Bruno, patron saint of Bruno Desrochers (1910-1976), first bishop (1951-1968) of the La Pocatière diocese, and one of St. Albert the Great, to honor the patron saint of both the architect and the main contractor of the church. The interior walls are decorated with Paris mosaic design of the stations of the Cross. Just like the exterior doors, the copper communion rail is the work of Albert Giles (1895-1979).
Several works of art executed by Montmagny region artists and others are located outside the church, among which the statue of St. Thomas, executed by the Vico Dolfi workshop, in Carrara (Italy), and installed in front of the main portal.
The church was inaugurated on December 10, 1953. In spite of a certain classical style defined by its Latin cross shape and presence of a steeple, the building represents the beginning of an era in modern religious architecture which adopts new forms.
The Organ
On December 10, 1953, on inauguration day of the church, Paul Doyon (1903-1986), organist at Notre-Dame-de-Grâce Church in Montreal, performed a concert on the new instrument.
II. Grand-Orgue |
III. Récit |
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|---|---|---|---|---|
| Flûte conique | 16' | Principal violon | 8' | |
| Montre | 8' | Flûte double | 8' | |
| Flûte creuse | 8' | Viole | 8' | |
| Cor de nuit | 8' | 1Voix céleste | 8' | |
| Prestant | 4' | Octave | 4' | |
| Doublette | 2' | Flûte triangulaire | 4' | |
| 2Fourniture | III | Gemshorn | 2' | |
| Plein Jeu | III-IV | |||
| Trompette | 16' | |||
| Trompette | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
| Trémolo | ||||
I. Choral/Positif |
Pédale |
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|---|---|---|---|---|
| Quintaton | 16' | Contrabasse | 16' | |
| Diapason | 8' | Bourdon | 16' | |
| Flûte à cheminée | 8' | Flûte conique (GO) | 16' | |
| Salicional | 8' | Quintaton (POS) | 16' | |
| Spitz Flöte | 4' | Flûte | 8' | |
| Flûte douce | 4' | Bourdon (ext) | 8' | |
| Nazard | 2 2/3' | Flûte (ext) | 8' | |
| Flageolet | 2' | Bombarde | 16' | |
| Tierce | 1 3/5' | Trompette (ext) | 8' | |
| Hautbois français | 8' | Clairon (ext) | 4' | |
| Trémolo | ||||
| 1 | À partir du 2e SOL / From tenor G |
| 2 | 2 2/3' + 1 1/3' + 1' |