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Déry, 1887 / Casavant, Opus 826, 1920 Lévesque-Roussin, 2009
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Historique
Cette chapelle est construite en 1818 d'après les plans de François Baillairgé (1759-1830) pour la Congrégation des hommes de la haute-ville. Elle est agrandie d'après les plans de Thomas (1791-1859) et Charles (1826-1906) Baillairgé, avant d'être, en bonne partie, reconstruite en 1930 d'après les plans des architectes Robitaille & Desmeules. Aujourd'hui son intérêt tient surtout à son architecture intérieure, représentative de l'art des Baillairgé au milieu du XIXe siècle.
L'histoire de cette chapelle est liée à celle de la Congrégation Notre-Dame de Québec, fondée le 14 février 1657, par le jésuite Joseph-Antoine Poncet de la Rivière (1610-1675). Cette confrérie regroupe de jeunes laïcs désireux de propager la dévotion mariale. Les congréganistes tiennent leurs assemblées dans un oratoire situé dans la partie sud-est du collège des Jésuites. Ils l'occupent jusqu'en 1800, avant de déménager dans une chapelle au-dessus de la sacristie de la cathédrale Notre-Dame.
En 1817, Mgr Joseph-Octave Plessis (1763-1825), évêque (1806-1825) de Québec, obtient, après d'insistantes démarches, un terrain de 30,5 mètres (100 pieds) de long et de 15,2 mètres (50 pieds) de large près du corps de garde de la porte Saint-Jean pour ériger une chapelle qui logerait la Congrégation des hommes de la haute-ville. Devant la multiplication des lieux de culte non catholiques dans la ville, Mgr Plessis encourage les communautés et congrégations à se construire des chapelles pour en quelque sorte "marquer" le territoire et offrir des lieux de culte en nombre suffisant, même si Québec demeure une seule entité paroissiale jusqu'en 1829. Le gouverneur (1816-1818) John Coape Sherbrooke (1764-1830) peut difficilement refuser l'octroi d'un terrain à une congrégation formée de laïcs et qui regroupe la plupart des notables en vue de la communauté francophone de Québec; ses prédécesseurs ont généreusement distribué des lots aux Églises d'Angleterre et d'Écosse et celles-ci le pressent toujours pour obtenir davantage.
Aussitôt le terrain arpenté, les congréganistes chargent aussitôt François Baillairgé de dresser les plans de l'édifice qui fera face à l'enceinte ouest de Québec et dont le long pan longe la rue Dauphine, étant ainsi "orientée" vers l'est, comme le veut la tradition chrétienne.
Les Jésuites, présents à Québec depuis 1625 et qui ont fondé le premier collège en 1635, sont expulsés de leur collège en 1760, au début du régime anglais, avec interdiction de recrutement. L'ordre des Jésuites s'est ensuite éteint en 1800 avec le décès du dernier survivant, le père Jean-Joseph Casot (1728-1800). Supprimés le 21 juillet 1773 par le pape Clément XIV (1705-1774), mais rétablis le 31 juillet 1814 par le pape Pie VII (1742-1823), les Jésuites reviennent à Montréal en 1842 et de là, ils tentent de se réinstaller au Canada. Puis, ils reviennent s'installer à Québec durant l'été 1849 à la demande de Mgr Pierre-Flavien Turgeon (1787-1867), archevêque (1850-1867) de Québec, dans le but de faire contrepoids à l'influence grandissante des protestants, surtout dans la haute-ville qui s'anglicise et où les différents pasteurs sont des intellectuels de haut niveau. L'archevêque les invite à prendre en charge la chapelle de la Congrégation, jusque-là desservie par les prêtres de la paroisse Notre-Dame.
En 1907, lors des célébrations du 250e anniversaire de la fondation de la Congrégation, la chapelle est cédée aux Jésuites.
En 1992, les Jésuites modifient la mission de leur résidence. Elle devient la Maison Dauphine qui a pour vocation de venir en aide aux jeunes itinérants. La crypte de la chapelle leur sert de refuge. Le service dominical est alors interrompu dans la chapelle, mais une messe est célébrée chaque jour de la semaine jusqu'en juin 2006. La chapelle est rouverte au culte, le 25 janvier 2009, pour la messe du dimanche.
L'édifice
L'édifice, en plan, est relativement simple : une forme rectangulaire qui comprend la chapelle et le presbytère, séparé par un mur coupe-feu. Par contre, l'élévation latérale établit une nette distinction entre la chapelle qui compte deux étages (fenêtres cintrées et oculus) et le presbytère qui en compte trois. Le plan de la chapelle est visiblement inspiré de celui de la cathédrale anglicane Holy Trinity de Québec, construite de 1799 à 1804. La façade présente un grand intérêt : l'étage est traité en soubassement par un appareil rustique et des emmarchements rachètent la dénivellation de la rue d'Auteuil. Le pignon, orné de trois portails et d'autant de fenêtres, est terminé par un large fronton triangulaire. Le toit en croupe se pare d'un élégant clocher. Les proportions classiques du fronton imposent une limite à sa hauteur, alors que les conditions climatiques du pays exigent un angle plus prononcé pour la toiture et interdisent l'usage d'un toit en croupe qui dégage un fronton. Un nouveau type de clocher est proposé avec une base octogonale et un tambour ajouré.
Mgr Plessis, évêque de Québec, approuve les plans le 27 janvier 1818, mais y apporte des modifications : il abolit l'étage des fenêtres en forme d'oculus et suggère d'agrandir, vers le haut, celles de l'étage du bas, ce qui permet de baisser les murs latéraux de 1,8 mètre (6 pieds) pour les ramener à 6 mètres (20 pieds); puis la chapelle aura 1,5 mètre (5 pieds) de moins en largeur que ne le prévoyait le projet et la maison qui la jouxte à l'arrière aura deux étages au lieu de trois. Même si les propositions ont été réduites, François Baillairgé fait progresser l'architecture religieuse puisque certains éléments demeurent après avoir été expérimentés lors de cette construction : le fronton ouvert en façade, le nouveau type de clocher plus élégant, l'éclairage des galeries par des lucarnes dans le toit et le presbytère-sacristie qui emprunte les traits de la maison urbaine typique. Le contrat de maçonnerie est accordé le 4 mars 1818 au maître maçon Pierre Giroux (1776-1851); on lui adjuge aussi les contrats de charpente, de menuiserie et de couverture. Ce bâtiment nous est connu par quelques documents anciens dont des aquarelles de l'artiste militaire James Pattison Cockburn (1779-1847) qui le montrent en 1829.
Ce n'est qu'en 1841 que les congréganistes entreprennent de parachever l'intérieur de leur chapelle. Les travaux sont confiés au menuisier Joseph Archer (1810-1904) et commencent par l'installation d'une fausse-voûte en plâtre sur les cintres de bois, et ceci d'après les plans de Thomas Baillairgé, fils de François.
En 1856, les congréganistes entreprennent d'ambitieux travaux dans et autour de la chapelle pour mieux loger les Jésuites. Dans un premier temps, un vaste bâtiment est construit dans l'alignement de la chapelle, au coin des rues Dauphine et Sainte-Ursule. L'architecte Charles Baillairgé, petit cousin de Thomas, conçoit une résidence comptant six niveaux d'occupation, ornée d'une façade en pierre de taille, d'un portique d'entrée discret et d'une galerie arrière qui surplombe le quartier au quatrième étage.
Aussitôt la résidence complétée, en 1857, la Congrégation décide d'agrandir la chapelle en y incluant l'espace de l'ancienne sacristie-presbytère, désormais superflu : la chapelle compte désormais neuf travées au lieu des cinq d'origine. À l'extérieur, le bâtiment est en quelque sorte uniformisé, tandis qu'à l'intérieur, Charles Baillairgé crée un chœur en hémicycle en reproduisant et en étirant les grandes lignes de l'architecture intérieure imaginée par Thomas Baillairgé. Puis, devant la façade, la Congrégation fait construire un portique bas pour protéger le perron accessible latéralement depuis la rue Dauphine.
En 1887, Édouard Meloche (1855-1914) fait accepter les plans d'une décoration à fresque de la voûte et de l'abside pour remplacer le décor intérieur, laissé au plâtre, depuis quelque trente ans. L'ameublement de la chapelle, réalisé par Philippe Vallière (1832-1919), est remplacé et, en 1888, un nouveau maître-autel est installé.
En 1930, la chapelle est "modernisée". Comme cela s'est fait un peu partout dans le Vieux-Québec après que la Ville eut entrepris de déneiger les trottoirs et de rendre les riverains responsables des dégâts causés par les chutes de neige et de glace sur les passants, les architectes Robitaille & Desmeules transforment la pente du toit. Ils haussent d'abord les murs gouttereaux, ajoutant une deuxième rangée de fenêtres au bâtiment. Puis, ils coupent la charpente ancienne et repris en sous-œuvre sa portée pour établir un toit avec égouttement interne. Ensuite, la façade est agrandie pour inclure le portique puis remodelée pour faire écran à ces réaménagements.
En 1949, le supérieur des Jésuites obtient que soient enlevées les massives galeries latérales et l'abside est remodelée.
En 1977-78, il faut consolider le bâtiment : la fausse-voûte de plâtre est mieux accrochée et redressée, tandis que les murs gouttereaux, affaiblis par les entailles faites à la charpente et la disparition des galeries, sont attachés par des tirants de métal, visibles dans la nef.
La chapelle contient quelques œuvres intéressantes. L'architecte Eugène-Étienne Taché (1836-1912) livre les plans du maître-autel, qui date de 1888. Les statues de la Vierge et saint Joseph sont des œuvres anciennes : elles dateraient des années 1750 et sont attribuées à Pierre-Noël Levasseur (1690-1770). Le sculpteur Alfred Laliberté (1878-1953) réalise les deux gisants offerts par la Ville et la Province de Québec en 1925 : ce sont Jean de Brébeuf et Isaac Jogues. Le tableau du maître-autel, une Présentation au temple, est une œuvre de Théophile Hamel (1817-1870) et date de 1862; les tableaux des deux autels latéraux (Apparition du Sacré-Cœur à sainte Marguerite-Marie Alacoque et saint Joseph avec l'Enfant-Jésus) sont des œuvres d'Eugène Hamel (1845-1932) et datent de 1888. Les vitraux des grandes fenêtres de la nef ont été installés par la maison Bernard Léonard, entre 1914 et 1916. Ceux placés plus haut, installés en 1949, sortent des ateliers de l'École des Beaux-Arts de Québec et sont dus à Marius Plamondon (1914-1976). Les stations du Chemin de croix et un grand crucifix, œuvres réalisées vers 1948 de Médard Bourgault (1897-1967), sont installés en 1978 et proviennent de l'ancienne maison de retraites Villa Manrèse. Une statue de saint Ignace de Loyola, fondateur de l'ordre des Jésuites et installée dans l'une des niches en 1992, provient d'une ancienne chapelle privée des Jésuites et a été réalisée vers 1888-1890 par Louis Jobin (1844-1928).
En 1992, une nouvelle verrière, réalisée selon les dessins de Steeve Lamonde et illustrant un Abraham nomade en route vers l'Égypte, est installée en façade. Elle se veut un symbole de la nouvelle mission de la chapelle.
L'orgue
En 1887, un orgue, fabriqué par Napoléon Déry (1840-1909), est installé dans la chapelle; il comprend 16 jeux répartis sur deux claviers et pédalier. Il est inauguré par l'organiste de la chapelle, Clodomir Delisle, le 16 octobre 1887. L'instrument est reconstruit et agrandi pour le porter à 25 jeux, en 1920, par la maison Casavant (Opus 826). La firme Lévesque-Roussin effectue une restauration en 2009.
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History
This chapel was built in 1818 according to plans prepared by François Baillairgé (1759-1830) for the Upper Town Men's Congregation. It was enlarged according to plans prepared by Thomas (1791-1855) and Charles (1826-1906) Baillairgé, before being, in most part, rebuilt in 1930 according to plans prepared by architects Robitaille and Desmeules. Today the main interest in this building is mainly for its interior architecture which is a fine example of Baillairgé's art in the middle of the 19th century.
The history of this chapel is linked to Québec's Notre Dame Congregation, founded on February 14th, 1657, by Jesuit Fr Joseph-Antoine Poncet de la Rivière (1610-1679). This Congregation regrouped young laymen eager to spread the Marian devotion. Members held their meetings in an oratory located in the southeast section of the Jesuits’ College. They used it until 1800, before moving in a chapel located above the sacristy of Notre Dame Cathedral.
In 1817, Joseph-Octave Plessis (1763-1825), bishop (1806-1825) of Québec, was granted, after many insistent requests, a piece of land, 100 feet (30.5 meters) long by 50 feet (15.2 meters) wide, near St John's gate guardroom on which a chapel would be built and be used by the Upper Town Men's Congregation. Facing the increasing number of non-Catholic places of worship in the city, Bishop Plessis encouraged both religious and lay congregations to build chapels to 'mark out' the territory and to create a sufficient number of places of worship, even if Québec City was organized into a single parish until 1829. Governor (1816-1818) John Coape Sherbrooke (1764-1830) could hardly refuse the request for a piece of land to be used by a Congregation included laymen who were, for most of them, notables from Québec's French-speaking community; his predecessors having generously distributed lots to the Churches of England and Scotland who were always urging to own more.
Right after the lot was surveyed, the Congregation asked François Baillairgé to prepare the plans for their new building. It will face up Québec's western surrounding wall and the long section will follow Dauphine Street, for the chapel to be 'orientated' eastward, according to Christian tradition.
The Jesuits, present in Québec City since 1625 and who founded the first college in 1635, were evicted from their college in 1760, at the beginning of the English regime, along with a ban from recruiting. The Jesuit Order died out in 1800 with the death of its last survivor, Fr Jean-Joseph Casot (1728-1800). Suppressed on July 21st, 1773, by Pope Clement XIV (1705-1774), but restored on July 31st, 1814, by Pope Pius VII (1742-1823), the Jesuits came back to Montréal in 1842 and from there, they tried to re-establish themselves in Canada. They were back in Québec City during the summer of 1849 at the request of Pierre-Flavien Turgeon (1787-1867), archbishop 1850-1867) of Québec. They were asked to provide a counterweight to the enlarging Protestant influence, mainly in the upper town district of the city which had become more anglicized and where pastors were high-level intellectuals. The archbishop invited them to take charge of the Men's Congregation chapel, up to then being served by the priests of Notre Dame parish.
In 1907, during the celebrations of the 250th founding anniversary of the Congregation, the chapel was donated to the Jesuits.
In 1992, the Jesuits modified the mission of their residence. It became the Dauphine House with the mission of helping the homeless youth. The crypt of the chapel acted as a shelter. The Sunday service was suspended in the chapel but a mass was celebrated on week days until June 2006. The chapel reopened to worship, on January 25th, 2009, for the Sunday Mass.
The Building
The floor plan of the building was relatively simple: a rectangular building which includes a chapel and a presbytery, and seperated by a fire proof wall. On the other hand, the lateral elevation set a net difference between the two-floor chapel (with arched windows and oculus) and the three-floor presbytery. The chapel is obviously inspired by Québec's Holy Trinity Anglican Cathedral, built between 1799 and 1804. The facade is of great interest: the level is treated as a foundation by a rustic device and a tiering arrangement makes up the difference to d'Auteuil Street. The gable, decorated with three portals and with as many windows, is completed by a broad triangular pediment. The hipped-end roof is crowned with an elegant bell tower. The pediment's classical proportions command a height limit, while the country's climatic conditions require a more pronounced angle for the roof and forbid the use of a hipped-end roof clearing a pediment. A new type of bell tower is put forward with an octagonal base and an openwork drum.
The plans were approved by the bishop of Québec on January 27th, 1818, but with modifications: he abolished the oculus window floor and suggested extending, upwards, the bottom floor windows to lower the lateral walls by 6 feet (1.8 meters) and to bring them back to 20 feet (6 meters); so the chapel will be 5 feet (1.5 meters) narrower than planned and the adjoining residence will have two floors instead of three. Even if the proposals were reduced, François Baillairgé developed a religious architecture with new elements being tried and which survived: the open pediment in the facade, the new type and more elegant bell tower, the illumination of the galleries using skylights in the roof and a presbytery sacristy which presented features of the typical urban home. The masonry contract was awarded on March 4th, 1818 to master mason Pierre Giroux (1776-1852); he will also received the framework, carpentry and roofing contracts. This building is known to us through some ancient documents among which watercolors by military artist James Pattison Cockburn (1779-1847) executed in 1829.
In 1841, the Congregation undertook the conpletion of the interior of their chapel. Work was awarded to carpenter Joseph Archer (1810-1904) and began with the installation of a blind plaster vault resting on wooden arches, and this according to plans prepared by Thomas Baillairgé, François's son.
In 1856, the Congregation undertook major works in and around the chapel to better lodge the Jesuits. First, a large residence was built in the chapel's alignment, at the corner of Dauphine and St. Ursule Streets. Architect Charles Baillairgé, Thomas's second cousin, designed a six-floor building, adorned with a paleolith stone facade, a discreet entrance portico and a back gallery, on the fourth floor, which overlooked the district.
As soon as the residence was completed, in 1857, the Congregation decided to enlarge the chapel by including the space used by the former sacristy presbytery: the enlarged chapel now covered nine bays instead of the original five. The exterior of the building was, in a way, standardized while for the interior, Charles Baillairgé designed a semicircular chancel by reproducing and by stretching the outlines of the internal architecture designed by Thomas Baillairgé. Then, in front of the facade, a low portico was built to protect the stoop now laterally accessible from Dauphine Street.
In 1887, plans prepared by Édouard Meloche (1855-1914) were approved for a fresco decoration to be applied on the vault and on the apse to replace the interior decor, left on plaster for some thirty years. The chapel's furnishings, executed by Philippe Vallière (1832-1919), were replaced and, in 1888, a new main altar was installed.
In 1930, the chapel was 'modernized'. As it was going on everywhere in the Old City District when the City decided to clear the snow from sidewalks and to make the owners responsible for damages caused by snow and ice fall on passers-by, architects Robitaille and Desmeules modified the roof slope. First, gutter walls were raised, adding a second row of windows to the building. Then, the old framework was cut and taken back in substructure to make a roof with internal draining. Then, the facade was extended to include the portico, and then restructured to hide these modifications.
In 1949, the superior of the Jesuits authorized the removal of the massive lateral galleries, and the apse was remodeled.
In 1977-78, it was necessary to straighten the building: the plaster vault was better suspended and straightened, while the gutter walls, weakened by cuts made into the framework and the removal of the galleries, were tied by metal tie beams which are visible in the nave.
The chapel houses some interesting pieces of art. The main altar, designed by architect Eugène-Étienne Taché (1836-1912), dates from 1888. The statues of the Virgin Mary and of St. Joseph are ancient works: they would date from the 1750s and are attributed to Pierre-Noël Levasseur (1690-1770). Two recumbent statues of Jean de Brébeuf (1593-1649) and Isaac Jogues (1607-1646), executed by sculptor Alfred Laliberté (1878-1953), which were donated by the City and the Province of Québec in 1925. The painting over the main altar, a Presentation at the Temple, is a work by Théophile Hamel (1817-1870) and dates from 1862; the paintings over the lateral altars (a Sacred Heart Appearance to St. Marguerite-Marie Alacoque and a St. Joseph with the Child Jesus) are works by Eugène Hamel (1845-1932) and date from 1888. The stained glass windows in the nave large windows were installed by the Bernard Léonard firm, between 1914 and 1916. Those in the high windows, installed in 1949, come from Québec's School of Fine Arts workshops and were designed by Marius Plamondon (1914-1976). The Way of the Cross and a large crucifix, executed in 1948 by Médard Bourgault (1897-1967), were installed in 1978 and come from the former Villa Manrèse retreat home. A statue of St. Ignatius Loyola, founder of the Jesuit Order, installed in one of the alcoves in 1992, comes from a former Jesuit private chapel and was executed in 1888-1890 by Louis Jobin (1844-1928).
In 1992, a new glass window, executed from Steeve Lamonde's drawings and illustrating a nomadic Abraham on the way to Egypt, was installed in the facade. It was meant to be a symbol of the chapel's new mission.
The Organ
In 1887, an organ, built by Napoléon Déry (1840-1909), was installed in the chapel. It is a two-manual-and-pedal, 16-stop instrument. It was inaugurated by the chapel organist, Clodomir Delisle, on October 16th, 1887. The instrument was rebuilt and enlarged to 25 stops, in 1920, by Casavant Frères (Opus 826). The Lévesque-Roussin firm carried out a restoration in 2009.
I. Grand-Orgue |
II. Récit |
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|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 16' | Principal | 8' | |
| Montre | 8' | Bourdon | 8' | |
| Mélodie | 8' | Viole de gambe | 8' | |
| Dulciane | 8' | Voix céleste | 8' | |
| Flûte harmonique | 4' | Violon | 4' | |
| Prestant | 4' | Flûte traversière | 4' | |
| Doublette | 2' | Nazard | 2 2/3' | |
| Mixture | III | Piccolo | 2' | |
| Trompette | 8' | Voix humaine | 8' | |
| Hautbois | 8' | |||
| Trompette | 8' | |||
| Tremolo | ||||
Pédale |
|
|---|---|
| Flûte ouverte | 16' | Bourdon | 16' |
| Flûte | 8' |
| Bourdon | 8' |
| Violoncelle | 8' |