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Casavant, Opus 20, 1888
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Saint-David-d'Yamaska est une municipalité située dans la municipalité régionale de comté (MRC) Pierre-de-Saurel dans la région administrative de la Montérégie. Elle est située à 27 km (17 milles) au sud-est de Sorel, à 36 km (22 milles) au nord-ouest de Drummondville et à 46 km (18,6 milles) au sud-est de Saint-Hyacinthe. Elle tient son nom de la rivière qui la traverse. Celle-ci aurait été nommée par un certain Jacques David qui aurait été chasseur et trappeur sur ce territoire vers 1690.
Historique
La municipalité est un détachement des seigneuries Bourg-Marie-de-l'Est et De Guire qui comprenaient une large bande de terre qui allait de la rivière Saint-François à la rivière Yamaska. Ce vaste territoire inclut aussi les municipalités de Saint-Pie-de-Guire et Saint-Gérard-Majella et de Saint-Guillaume.
Le 1er avril 1708, Pierre de Rigaud, marquis de Vaudreuil-Cavagnial (1698-1778), gouverneur (1708-1760) de la Nouvelle-France, et Jacques Randot (1638-1728), intendant (1705-1710), signent la concession de la seigneurie de Bourg-Marie-de-l'Est à Marie-Josephte Fézeret de Saint-Charles (1681-1755) qui, le 17 octobre 1715, épouse François Gabriel de Thiersant de Jantis (1692-?). À sa mort, en 1755, la seigneurie passe à ses fils Henri et Pierre-François de Thiersant qui la vende en 1764 à Georges Jackson qui, faisant défaut de paiement, doit vendre, en 1772, à Thomas Barrow (1723-1779). Au décès de celui-ci, son fils, Thomas James, en hérite. La seigneurie est achetée en 1822 par Josias Wurtele (1760-1830) qui l'unit à celle de De Guire pour former la seigneurie de la « Rivière David ».
Pendant ce temps, le 3 septembre 1751, Jacques-Pierre de Taffanel, marquis de la Jonquière (1685-1752), gouverneur (1749-1752) de la Nouvelle-France, et François Bigot (1703-1778), intendant (1748-1760), accordent à Joseph Deguire dit Destoriers (1704-1789) une seigneurie que celui-ci nomme « De Guire ». Cette seigneurie est vendue, le 29 décembre 1772 à Paul L'Huissier ou Lussier (711-1773) puis passe aux mains de son fils, Isidore (1753-1831), qui la vend le 2 mars 1774 à Pierre Noble Du Calvet (1735-1786). Celui-ci, accusé de trahison en 1782, voit ses propriétés saisies et vendues par le shérif qui adjuge la seigneurie, le 4 août 1790, à Jonathan Eckart (1734-1794), un immigrant allemand arrivé au Canada en 1746, qui la cède, par testament, à son neveu, Jonathan Eckart (1770-1812). Par la suite, elle passe par les mains de Nicholas Montour (1756-1808) le 25 juin 1798, et celles de William Grant (1744-1805) le 20 mai 1801. Au décès de ce dernier, elle est saisie et vendue comme succession vacante puis adjugée, le 16 septembre 1808, à Josias Wurtele (1760-1830), un immigrant allemand arrivé au Canada vers 1780 et un des neveux de Jonathan Eckart sénior.
Bien que la colonisation du territoire soit déjà entreprise depuis 1760 avec la venue de colons provenant de la seigneurie de Saint-Hyacinthe, elle connaît un réel essor avec l'arrivée du seigneur Würtele. Dès 1811, l'arpentage est terminé et, en 1818, il construit un manoir et un moulin banal sur la rivière David tout juste en amont de l'actuel cœur du village. Afin d’attirer encore plus de colons sur ses terres, il ajoute tous les éléments constituants d'un village québécois traditionnel. À son décès le 30 mai 1830, son fils aîné, Jonathan (1792-1853), hérite de la seigneurie et devient l’artisan du développement de la paroisse.
Une municipalité de paroisse est établie le 8 juin 1845. Elle est abolie le 1er septembre 1847, comme la plupart des municipalités du Québec, pour former des municipalités de comté, puis rétablie le 1er juillet 1855. Au décès du seigneur Wurtele, la seigneurie passe aux mains de son fils aîné, Jonathan Saxton Campbell Wurtele (1828-1904), qui sera le dernier seigneur. Au cours des ans, le territoire est modifié au profit des paroisses environnantes : le 14 juin 1866 pour créer la municipalité de Saint-Pie-de-Guire, le 23 mai 1896 pour agrandir la paroisse de Saint-Guillaume et le 2 mars 1907 pour créer la paroisse de Saint-Gérard-Majella. Le 5 septembre 1914, la municipalité de Saint-Michel-d'Yamaska lui cède une partie de son territoire.
Le 4 avril 2009, celle-ci change son statut de municipalité de paroisse pour celui de municipalité.
L'église
Dès les débuts, les colons peuvent pour leurs besoins religieux, peuvent compter sur la présence de missionnaires ainsi que, depuis 1751, celle des curés de la paroisse Saint-Michel d'Yamaska dont les abbés Pierre Gilbert (1763-1824), curé de 1804 à 1824, et Alexis Leclerc (1766-1865), curé de 1824 à 1841. Les offices religieux ont lieu dans des résidences et dans le manoir du seigneur. En 1827, une première requête, qui reste sans effet, est adressée à Mgr Bernard-Claude Panet (1753-1833), archevêque (1825-1833) de Québec, pour l'établissement d'une paroisse distincte. Le 8 février 1831, une deuxième requête, appuyée par le seigneur Würtele, est expédiée, mais cette fois, Mgr Panet y consent et, le 16 septembre 1831, il publie l'érection canonique de la paroisse.
Dans un acte notarié, daté du 19 octobre 1833, le seigneur Würtele fait don du terrain de 6 arpents sur lequel seront érigés les édifices religieux. Un corps de syndics est formé en 1832 et, en 1833, la construction de la première chapelle (24,3 mètres / 80 pieds de longueur sur 10,7 mètres / 35 pieds de largeur) débute. L'érection civile de la paroisse n'est promulguée que le 8 janvier 1835. Mgr Joseph Signay (1778-1850), archevêque (1833-1850) de Québec, désigne, le 16 octobre 1835, l'abbé Joachim Boucher (1804-1897) en tant que premier curé (1835-1856), et celui-ci arrive le 10 novembre 1835.
En octobre 1837, le seigneur Würtele donne un autre terrain pour y construire l'église. En 1838, l'architecte Thomas Baillairgé (1791-1859) dresse les plans et devis de la nouvelle église. Ceux-ci sont approuvés par les marguilliers et par Mgr Signay. La pierre, le bois, le transport de ces matériaux, tout est donné et exécuté par corvées ainsi que le sable et la chaux pour le mortier. Les travaux sont exécutés par M. Miler pour la maçonnerie et par Joseph Bergeron pour la charpente.
L'église est bénite le 18 novembre 1840. À la même occasion, il y a bénédiction d'une cloche donnée par le seigneur Würtele. Cette cloche séjourne seule, pendant 46 ans, dans un clocher spécial surmontant le portique. Quelque jours après la bénédiction de l'église, la fabrique reçoit en don du chapelain de l'Hôtel-Dieu de Québec, l'abbé Louis-Joseph Desjardins (1766-1848), un grand tableau représentant le saint patron de la paroisse. Celui-ci est installé au-dessus du maître-autel.
Une requête est adressée le 23 janvier 1842 à Mgr Signay pour obtenir la permission de construire un presbytère. Celle-ci est acceptée le 9 février et l'édifice de 12 mètres / 40 pieds de longueur sur 9,1 mètres / 30 pieds de largeur et comprenant une grande salle publique est construit au cours de l'année 1842. Il restera en usage jusqu'en 1920, alors qu'il est démoli et remplacé par le presbytère actuel construit par l'entrepreneur Jules Théberge selon les plans de l'architecte Louis Caron (1871-1926), au coût de 21 000 $.
En novembre 1846, à la suite de la recommandation exprimée par Mgr Signay lors de sa visite pastorale, les marguilliers décident de construire une sacristie, un édifice de 10,7 mètres / 35 pieds de largeur sur 9,4 mètres / 31 pieds de longueur dont les plans sont dressés par Thomas Baillairgé et dont la construction est réalisée en 1847.
En mai 1848, l'architecte Thomas Baillairgé prépare les plans et devis des travaux à exécuter pour terminer l'intérieur de l'église et de la sacristie, pour défaire le clocher de l'église et ériger deux tours pour des cloches ainsi qu'ériger deux tribunes. Le contrat pour ces travaux est accordé aux entrepreneurs Alexis et Bénoni Millet, d'Yamachiche. Ces travaux, estimés pour être complétés en 1852, le seront qu'en 1858 pour l'église et en 1866, avec le concours de l'architecte local Thomas Allard (1821-1896), pour la sacristie. Une des raisons pour ce retard est le décès accidentel de Bénoni Millet, en 1852, alors que celui-ci chute d'une des tours qu'il était à couvrir.
Le 8 juin 1852, la paroisse est rattachée au diocèse de Trois-Rivières, nouvellement créé.
En 1874, les marguilliers autorisent l'achat d'un carillon de trois cloches et la construction de deux tours pour les recevoir. Elles sont bénites le 12 novembre 1874. Pour conserver et continuer l'usage de la première cloche, donnée par le seigneur Würtele en 1840, son clocher, qui devait être démoli en 1845, est refait et placé sur le faîte du toit de l'église.
Le 10 juillet 1885, la paroisse est rattachée au diocèse de Nicolet, nouvellement créé.
Le 20 décembre 1885, devant la détérioration du mur frontal de l'église et l'exiguïté de la sacristie, les marguilliers demandent à l'architecte Louis-Zéphirin Gauthier (1842-1922) de préparer les plans et devis nécessaires à cet effet. Les travaux à exécuter consistent à démolir les deux tours des cloches, à démolir le mur frontal de l'église ainsi que les murs latéraux jusqu'à la première fenêtre, à refaire les murs en pierre et ciment et à ériger, à la place des tours, deux clochers d'au moins 11,9 mètres / 75 pieds de hauteur au-dessus du toit de l'église. De plus, il faut défaire le petit clocher qui abritait la première cloche de l'église, défaire la seconde tribune, réparer et allonger la grande tribune de manière à pouvoir y placer l'orgue et faire de la place pour les chantres, de construire, de chaque côté de la nef, à la hauteur de la grande tribune, des galeries pour y placer une centaine de bancs, de défaire le pan nord-est de la sacristie et de le refaire 6 mètres / 20 pieds plus loin, de faire les murs et la toiture de cette allonge, d'en parachever tout l'intérieur puis de peinturer et décorer à neuf tout l'intérieur de l'église et de la sacristie. Les travaux sont confiés à l'entrepreneur local Joseph Fournier. Les travaux, commencés au printemps 1886, sont achevés en novembre 1888 au coût de 18 000 $.
En 1887, les trois cloches sont remontées dans les nouveaux clochers tandis que la petite cloche de 1840 est donnée à la paroisse de Sainte-Christine d'Acton. Elles y demeurent jusqu'en 1913 alors que l'une d'elles s'étant brisée, elles sont toutes mises aux rebuts et remplacées, le 21 septembre 1913, par trois nouvelles cloches achetées de la maison Bollée, du Mans (France).
Le 31 décembre 1895, en soirée, un vent violent de tempête renverse la flèche du clocher du côté nord-ouest. En tombant, la flèche perce le toit, passe à travers la voûte, la tribune et le plancher brisant plusieurs bancs et s'enfonce dans le sol de la cave. À la suite de cet incident, l'architecte et le constructeur réfutent toute responsabilité et, comme les marguilliers refusent d'engager des recours légaux contre eux, Mgr Joseph-Hermann Bruneault (1857-1937), évêque (1904-1937) de Nicolet, ordonne, 13 ans plus tard, que la fabrique procède à la construction du clocher à ses frais.
En 1915, un système de chauffage à vapeur dont les fournaises sont installées sous la sacristie remplace le chauffage par poêles installés en 1875. En 1921, les fournaises sont retirées et placées dans une bâtisse distincte construite du côté nord de l'église au coût de 4 500 $. L'électricité fait son apparition dans l'église en 1930. En 1952, des travaux de peinture tant à l'intérieur et qu'à l'extérieur de l'église sont exécutés. En 1976, alors que de grands travaux de rénovation viennent d'être achevés, la fournaise explose obligeant à refaire un nettoyage complet et à renouveler le système de chauffage.
L'édifice, classé « supérieur » par le Conseil du patrimoine religieux du Québec, est de forme rectangulaireavec choeur en saillie et chevet plat. Sa nef à trois vaisseaux comporte une tribune arrière et des tribunes latérales. Quant à la voûte, en bois, elle forme un arc en plein cintre.
L'orgue
Entre les années 1868 et 1875 (on ne peut préciser très exactement), le curé (1855-1875) Jean-Baptiste Chartré (1814-1875) introduit un harmonium dans l'église. On l'installe à la tribune. Une partie des chantres sont placés à la tribune et l'autre partie demeure dans le choeur. Jusqu'à l'arrivée de l'harmonium, tous les chantres étaient placés dans le choeur de l'église. C'est durant cette époque qu'une seconde tribune est ajoutée.
En 1888, il est convenu de procéder à l'achat d'un orgue fabriqué par la maison Casavant Frères de Saint-Hyacinthe au coût de 2 000 $ et de l'installer au centre de la tribune nouvellement restaurée. L'inauguration a lieu en novembre 1888.
En 1943, afin de donner un cachet plus harmonieux, on installe une soufflerie électrique. Des travaux de réparation sont effectués en 1957.
En 1973, au lieu de faire exécuter des travaux de réparation qui s'imposent à l'instrument quasi centenaire, les marguilliers autorisent l'achat d'un instrument électronique qui est installé dans le choeur de l'église.
Actuellement, l'orgue est inutilisé depuis plusieurs années et la soufflerie électrique est retirée. Les réservoirs à doubles éclisses sont percés. Toute la tuyauterie et la mécanique sont dans un bon état de conservation. Il suffirait d'un bon relevage pour redonner vie à cet instrument d'un immense intérêt patrimonial.
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St. David-d'Yamaska is a municipality located in the Pierre-de-Saurel County regional municipality (MRC)in the Montérégie administrative region. It is located 17 miles (27 km) southeast of Sorel, 22 miles (36 km) northwest of Drummondville and 18.6 miles (46 km) southeast of St. Hyacinthe. It comes from the river which crosses it. It would have been named by a certain Jacques David who would have been a hunter and a trapper on this territory by 1690.
History
The municipality comes from Bourg-Marie-de-l'Est and De Guire seigniories which were a broad strip of land which went St. François River to Yamaska River. This vast territory also includes the St. Pie-de-Guire, St. Gérard-Majella and St. Guillaumes municipalities.
On April 1, 1708, Pierre de Rigaud, Marquis of Vaudreuil-Cavagnial (1698-1778), governor (1708-1760) of New France, and Jacques Randot (1638-1728), treasurer (1705-1710), signed the concession of the Bourg-Marie-de-l'Est seigniory to Marie-Josephte Fézeret of Saint-Charles (1681-1755) who, on October 17, 1715, married François Gabriel de Thiersant de Jantis (1692-?). Upon her death, in 1755, the seigniory was bequeathed to his sons Henri and Pierre-François de Thiersant who sold it in 1764 to George Jackson who, for non-payment, must sell it, in 1772, to Thomas Barrow (1723-1779). Upon his death, his son, Thomas James, inherited it. The seigniory was purchased in 1822, by Josias Wurtele (1760-1830) who joined it with the De Guire one to create the David River seigniory.
In the meantime, on September 3, 1751, Jacques-Pierre de Taffanel, Marquis de La Jonquière (1685-1752), governor (1749-1752) of New France, and François Bigot(1703-1778), treasurer (1748-1760), granted to Joseph Deguire dit Destoriers (1704-1789) a seigniory which he named 'De Guire'. This seigniory was sold, on December 29, 1772, to Paul L'Huissier or Lussier (711-1773) who handed it to his son, Isidore (1753-1831), who sold it on March 2, 1774, to Pierre Noble Du Calvet (1735-1786) who, after being charged with treason in 1782, had his properties seized and sold by the sheriff who adjudged the seigniory, on August 4, 1790, to Jonathan Eckart (1734-1794), a German immigrant arrived in Canada in 1746, who bequeathed it, by testament, to his nephew, Jonathan Eckart (1770-1812). Later, it was sold to Nicholas Montour (1756-1808) on June 25, 1798, and those of William Grant (1744-1805) on May 20, 1801. Uppon his death, the seigniory was seized and sold, on September 16, 1808, to Josias Wurtele (1760-1830), a German immigrant who arrived in Canada in 1780 and was one of Jonathan Eckart Sr's nephews.
Although the colonization of the territory was already under way since 1760 with settlers coming from the neighboring St. Hyacinthe seigniory, its true development started with landlord Wuertele's arrival. From 1811, surveying was completed and, in 1818, he built a manor and a mill on the David River just a bit upstream from the actual village's center. To attract some more settlers to his lands, he added all necessary elements of a traditional village in Québec. Upon his death on May 30, 1830, his elder son, Jonathan (1792-1853), inherited the seigniory and became the main parish developer.
A parish municipality was established on June 8, 1845. It was abolished on September 1, 1847, as most Québec municipalities, to establish county municipalities, it was restored on July 1, 1855. Upon landlord Wurtele's death, the seigniory was bequeathed to his elder son, Jonathan Saxton Campbell Wurtele (1828-1904), who will be the last landlord. Over the years, the territory was modified to establish the neighboring parishes: on June 14, 1866, to establish the St. Pie-de-Guire municipality, on May 23, 1896, to enlarge St. Guillaume parish and, on March 2, 1907, to establish the St. Gérard-Majella parish. On September 5, 1914, St. Michel-d'Yamakaska municipality transferred part of its territory to St. David.
On April 4, 2009, St. David modified its status from a parish municipality to a municipality.
The Church
From the beginning, for their religious needs, the settlers could depend on missionaries' presence as well as, since 1751, from the parish priests of the St. Michel-d'Yamaska parish among whom Fr Pierre Gilbert (1763-1824), parish priest from 1804 till 1824, and Fr Alexis Leclerc (1766-1865), parish priest from 1824 till 1841. Religious services took place in private residences and in the landlord's manor. In 1827, a first request to establish a parish was sent to Bernard-Claude Panet (1753-1833), archbishop (1825-1833) of Québec, but unfortunately it would remain unanswered. On February 8, 1831, a second request, supported by landlord Würtele, was sent, but this time, Archbishop Panet accepted it and the parish was canonically established on September 16, 1831.
In a notarial deed, dated from October 19, 1833, landlord Würtele donated a 6-arpent piece of land upon which to erect the religious buildings. A board of trustees was set up in 1832 and, in 1833, the construction of the first chapel (80 feet / 24.3 meters long by 35 feet / 10.7 meters wide) started. The parish's civil erection was issued only on January 8, 1835. Joseph Signay (1778-1850), archbishop (1833-1850) of Québec, appointed, on October 16, 1835, Fr Joachim butcher (1804-1897) as the first parish priest (1835-1856), who arrived on November 10, 1835.
In October 1837, landlord Würtele donated a new piece land to be used for the construction of a church. In 1838, the plans for the new church were prepared by architect Thomas Baillargé (1791-1859). These plans were accepted by the churchwardens and approved by Archbishop Senay. Stone, wood and the transport of these materials, everything was donated and carried out by voluntary work as well as sand and lime for mortar. Work was carried out by Mr Miler for the masonry and by Joseph Bergeron for the framework.
The church was officially opened on November 18, 1840. On the same day, a bell, donated by landlord Würtele, was blessed and installed in a special church tower located on top of the church's portal. It will be in use for the next 46 years. A few days after the blessing of the church, the parish accepted a donation from the chaplain of the Québec General Hospital, Fr Louis-Joseph Desjardins (1766-1848), a large painting representing the parish's patron saint. It was installed above the main altar.
A request was sent on January 23, 1842, to Archbishop Signay to get permission to build a presbytery. It was accepted on February 9th and the 40 feet / 12 meters long by 30 feet / 9.1 meters wide building which included a large public hall was built over the year 1842. It will remain in use until 1920, when it was demolished and replaced with the actual one built by contractor Jules Théberge according to plans by architect Louis Caron (1871-1926), at the cost of $21,000.
In November 1846, following a recommendation expressed by Archbishop Signay during its pastoral visit, the churchwardens decided to build a sacristy, a 35 feet / 10.7 meters wide by 31 feet / 9.4 meters long building whose plans were prepared by Thomas Baillairgé. The construction was completed in 1847.
In May 1848, plans were prepared by architect Thomas Baillargé to complete the church's interior and the sacristy, to demolish the church tower and to replace it with two bell towers, and to build two galleries in the back of the church. The work, estimated to be completed in 1852, was commissioned to contractors Alexis and Bénoni Millet from Yamachiche. Unfortunately, work in the church was completed only in 1858 and in 1866, with the help of local architect Thomas Allard (1821-1896), for the sacristy. One of the reasons for the delay was the accidental death of Bénoni Millet in 1852, when he fell from one of the bell towers while he was doing the roofing.
On June 8, 1852, the parish was transferred to the newly established Trois-Rivières diocese.
In 1874, the churchwardens authorized the purchase of a three-bell carillon and the construction of two towers to house them. They were blessed on November 12, 1874. To preserve and to continue the use of the first bell, given by landlord Würtele in 1840, the first church tower, which was supposed to be demolished in 1845, was rebuilt and put on top of the church roof.
On July 10, 1885, the parish was transferred to the newly established Nicolet diocese.
On December 20, 1885, due to the degradation of the church facade and the smallness of the sacristy, the churchwardens commissioned architect Louis-Zéphirin Gauthier (1842-1922) to prepare plans to correct the situation. Work to be carried out included the demolition of the two bell towers, the demolition of the facade and the lateral walls up to the first window, to rebuild the stone walls and the two bell towers that would go beyond 75 feet / 11.9 meters above the church's roof. In addition, it included the demolition of the small church tower housing the first bell, the demolition of the second rear gallery, the repair and extension of the large gallery to make place for the organ and the choristers, the construction of lateral galleries on both sides of the nave on the same level as the back gallery and to install a hundred pews, the demolition of the northeast wall of the sacristy and to rebuild it 20 feet / 6 meters further; the construction of walls and roofing of this extension, and to complete the interior, to paint and decorate anew the interior of the church and the sacristy. The contract for these works was commissioned to Joseph Fournier of St. David. Work began in the spring of 1886, and was completed in November 1888, at the cost of $18,000.
In 1887, the bells were reinstalled in the new towers while the 1840 small bell was donated to St. Christine parish in Acton. The new bells were used until 1913 when one of them broke, they were all scrapped and replaced, on September 21, 1913, by three new bells cast by the Bollée firm in Le Mans (France).
In the evening of December 31, 1895, a raging wind knocked over the steeple of the northwest bell tower. In its fall, the steeple crashed through the roof, then through the vault, the gallery and the floor ending in the ground in the cellar. Following this incident, both the architect and the contractor denied any responsibility. The churchwardens refused to engage any legal procedure against them. As a result, 13 years later, Joseph-Hermann Bruneault (1857-1937), bishop (1904-1937) of Nicolet, ordered its reconstruction at the parish's expense.
In 1915, a steam-heating system, located under the sacristy, replaced the stoves installed in 1875. In 1921, the furnaces were removed and installed in a separate building located on the church's north side at the cost of $4,500. Electricity was installed in the church in 1930. In 1952, the church was repainted both inside and outside. In 1976, while extensive renovation and maintenance works had just been completed inside the church, the furnace exploded requiring a new complete cleaning of the church and upgrading of the heating system..
The building, classified as « superior » by the Quebec Religious Heritage Commission, is rectangular with a protruding chancel and a flat apse. Its three-vessel nave has a rear and lateral galleries. Its wooden vault is a semicircular arch.
The Organ
Between 1868 and 1875 (no specific date can be asserted), the parish priest (1855-1875), Fr Jean-Baptiste Chartré (1814-1875), had a reed organ installed in the rear gallery of the church. Part of the choristers were then transferred to the gallery while another part remained in the chancel. Until the installation of the reed organ, all choristers were located in the chancel. It is in the same period that a second rear gallery was added.
In 1888, it was decided to purchase a pipe organ from Casavant Frères from St. Hyacinthe at the cost of $2,000 and to install it in the newly restored gallery. The inauguration took place in November 1888.
In 1943, an electric blower was installed and repairs were carried out in 1957.
In 1973, instead of authorizing repairs on the quasi-centenary pipe organ, the churchwardens decided to purchase an electronic instrument and to install it in the chancel.
Right now, the pipe organ is unused and the electric blower is missing. The double rise reservoir bellows are perforated. All the pipework and the mechanical parts are well preserved. A good restoration would be required to give new life to this patrimonial instrument.
Grand-Orgue |
Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 16' | Principal | 8' | |
| Montre | 8' | Bourdon | 8' | |
| Mélodie | 8' | Gambe | 8' | |
| Dulciane | 8' | Voix céleste | 8' | |
| Flûte harmonique | 4' | Principal | 4' | |
| Prestant | 4' | Hautbois | 8' | |
| Doublette | 2' | Tremolo | ||
| Mixture | III | |||
| Trompette | 8' | |||
Pédale |
|
|---|---|
| Bourdon | 16' | Violoncelle | 8' |