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Casavant, Opus 509, 1913
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Saint-Guillaume-d'Upton est une municipalité dans la municipalité régionale de comté de Drummond, située dans la région administrative du Centre-du-Québec. Son appellation honore Charles William Grant (1782-1848), seigneur du canton d’Upton. Elle provient de la traduction française du nom « William ». Upton rappelle une ville du Chestershire, en Angleterre. La municipalité est située à 31 km (20 milles) au nord-ouest de Drummondville, 42 km (26 milles) au sud de Sorel-Tracy, et 103 km (64 milles) au sud-est de Montréal.
Historique
Le 21 mai 1800, David Alexander Grant (1753-1806), devenu, en 1781, baron de Longueuil par son mariage avec Marie-Charles Lemoyne (1756-1841), baronne de Longueuil, reçoit les lettres patentes, émises, au nom du roi Georges III (1738-1820), par Robert Shore Milnes (1754-1837), lieutenant-gouverneur (1799-1805) du Bas-Canada. Ces lettres, obtenues à la suite de quatre pétitions rédigées entre 1792 (date de la première division du territoire du Québec en comtés) et 1800, lui confèrent ainsi qu'à ses 38 associés, les 23 800 acres de terres convoitées dans le canton d’Upton. Toutefois, Grant ne s’intéresse jamais à son canton difficile d’accès pour les colons en raison de la surabondance de forêts et de marais. Comme la famille Grant ne veille pas à ses intérêts dans le canton d’Upton, certains colons en profitent pour s’établir au « Ruisseau des Chênes », du nom donné au petit cours d'eau qui traverse le comté.
Vers les années 1800, Louis Deguire dit Desrosiers (1770-1850), se proclame détenteur de la seigneurie de la rivière David et, par le fait même, concède plusieurs lots de terre au cours des années 1804, 1805 et 1806. Certaines de celles-ci ne lui appartiennent pas, mais plutôt à la Couronne d’Angleterre et à Charles William Grant, le fils héritier de David Alexander. Il s’avère donc nécessaire de mieux délimiter les terres, ce qui inquiète les colons déjà établis. En 1811, les colons de ces terres décident de défendre leurs intérêts par le biais d’une pétition expliquant qu’ils ont été usurpés par le défunt Deguire. Cette pétition met la puce à l’oreille de Grant qui ignore que des colons se sont établis sur ses terres sans autorisation. Toutefois, après examen de la pétition, la Couronne conclut qu’elle ne peut trancher ce litige puisque certaines des terres appartiennent à Grant et que le canton a été concédé avant les terres réclamées par les colons. Afin de régler cette mésentente, Grant propose de laisser ces terres aux colons en échange de nouvelles terres. En dépit de tous les efforts déployés, les problèmes persistent jusqu’au moment où, en 1826, Grant décide de prendre en charge son canton et de concéder légalement les terres occupées par le biais de contrats gérés par l'agent des terres, Jean-Olivier Arcand/Archand (1793-1875). La concession légale des terres engendre de nouveaux problèmes puisque les colons sont maintenant liés à Grant par certaines obligations. Plusieurs de ces colons proviennent de Maskinongé, de Yamachiche et de Rivière-du-Loup et ils arrivent entre 1815 et 1820 alors que le lieu s'appelle « Ruisseau-des-Chênes » jusqu’en 1833.
Érigée en municipalité de paroisse le 3 juin 1842, elle est supprimée en septembre 1847 pour être à nouveau constituée Le 1er juillet 1867. Le 9 mars 1902, le territoire du village est constitué en municipalité par détachement de celui de la paroisse. Le 8 novembre 1995, les municipalités de paroisse et de village fusionnent sous l'appellation Saint-Guillaume.
Vers 1895, Saint-Guillaume est un centre d'affaires important et compte plus de citoyens que Drummondville qui se développera rapidement après la Première Guerre mondiale à la suite de la construction du premier barrage hydroélectrique sur la rivière Saint-François qui, devenu opérationnel en 1918, favorisera le développement industriel de la ville.
L'église
Le 27 août 1827, les colons du comté demandent, dans une requête à Mgr Bernard-Claude Panet (1753-1833), archevêque (1825-1833) de Québec, la permission de bâtir une chapelle. Après un premier refus, une deuxième requête est envoyée le 27 décembre 1832, avec le même résultat. Une troisième requête, adressée à son successeur, Mgr Joseph Signay (1778-1850), obtient une réponse favorable. La paroisse, dédiée à saint Guillaume est érigée canoniquement le 24 avril 1833.
Entre temps, le 19 mars 1832, l'abbé Jean-Baptiste Kelly (1783-1854), curé (1817-1849) de Sorel, fixe le site de la chapelle sur un terrain cédé par Charles William Grant à proximité de son moulin à scie. Mesurant 18,3 mètres (60 pieds) sur 12,2 mètres (40 pieds), cette chapelle est construite à l'été de 1833 avec, dans le haut, un logement pour le curé. L'abbé Joachim Boucher (1804-1897), curé (1835-1856) de Saint-David, devient, en 1835, le premier desservant de la paroisse et procède à l'ouverture des registres paroissiaux. En 1843, les paroissiens demandent à l'évêque de leur envoyer un curé résident et s'engagent à bâtir un presbytère avec dépendances. L'abbé Louis-Onésime Désilets (1803-1868) arrive, en 1846, comme premier curé résident. Il restera en poste jusqu'en 1855.
Le 28 février 1856, le territoire de la paroisse est divisé afin de permettre l'érection de la paroisse Saint-Bonaventure. À cette occasion, la construction d'une église est envisagée par l'abbé Napoléon Kéroack (1821-1881), curé de 1855 à 1881. Le projet est accepté par Mgr Thomas Cooke (1792-1870), évêque (1852-1869) de Trois-Rivières. Ce beau projet ne fait toutefois pas l’unanimité en raison de l’épineuse question de la localisation choisie par le représentant de Mgr Cooke, l’abbé Joseph Bailey (1819-1866), curé (1855-1866) de Saint-Pierre-les-Becquets. Certains résidents dont ceux habitant près de la chapelle refusent le nouvel emplacement choisi, car celui-ci est situé trois kilomètres (deux milles) plus loin. Cette querelle est d’une telle vigueur que les opposants vont jusqu'à déplacer la croix plantée de l’emplacement choisi. Malgré cette opposition, Le 27 novembre 1956, Mgr Cooke approuve définitivement le site qui est un don de Pierre Danis. L’église est construite selon les plans de l'architecte Victor Bourgeau (1809-1888). La mise en chantier s'effectue en 1859. Les travaux sont confiés au maçon Pascal Dauplaise et au menuisier Alexis Chèvrefils dit Bélisle. Les paroissiens contribuent également sur une base volontaire à la tâche soit par leur travail soit par le don de matériaux ou d’argent. La nouvelle église mesure 39,6 mètres (130 pieds) sur 15,2 mètres (50 pieds) avec sacristie de 12,2 mètres (40 pieds) sur 9,1 mètres (30 pieds). L'édifice est bénit le 18 décembre 1862 par Mgr Cooke. La vieille chapelle est détruite en janvier 1863.
La construction d'un presbytère, envisagée en 1847, mais abandonnée par suite d'un conflit entre paroissiens, se réalise en 1862-1863. Il est agrandi en 1894. En 1882, des tribunes latérales sont ajoutées dans l'église. L'église et la sacristie sont restaurées en 1894 selon les plans de l'architecte Louis Caron (1847-1917), de Nicolet.
Diverses réparations sont apportées à l'église en 1944 alors qu'en 1972, les clochers, les murs extérieurs et la toiture de l'église font l'objet de réparations. En 1983, l'intérieur de l'église et de la sacristie est repeint.
L'église possède un extérieur en pierre avec une toiture en tôle. Les murs intérieurs sont recouverts de plâtre et la voûte de bois est en forme d'arc en plein cintre. Le plan au sol est rectangulaire avec chœur en saillie et abside en hémicycle. L'intérieur possède une nef à trois vaisseaux avec deux tribunes arrière et des tribunes latérales.
Depuis le 1er janvier 2013, la paroisse Saint-Guillaume est regroupée avec celles de Saint-Bonaventure et de Saint-Pie V (Saint-Pie-de-Guire) pour former la nouvelle paroisse Sainte-Famille.
L'orgue
Installé en 1913, l'orgue n'a subi que d'une seule rénovation soit l'installation d'une nouvelle soufflerie effectuée par la maison Casavant en 1980. La boîte d'expression du Positif étant condamnée. le facteur DO-REY a fait en sorte que les pédales d'expression du Positif et du crescendo soient unifiées.
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St. Guillaume-d'Upton is a municipality in the Drummond County regional municipality, located in the Centre-du-Québec administrative region. Its name honors Charles William Grant (1782-1848), landlord of Upton canton. "Guillaume" is the French translation for "William". Upton recalls a city in the Chestershire, in England. The municipality is located 20 miles (31 km) northeast of Drummondville, 26 miles (42 km) south of Sorel-Tracy, and 64 miles (103 km) southeast of Montréal.
History
On May 21, 1800, David Alexander Grant (1753-1806), who became, in 1781, Baron of Longueuil by his marriage with Marie-Charles Lemoyne (1756-1841), Baroness of Longueuil, received its patent letters issued, in the name of King George III (1738-1820), by Robert Shore Milnes (1754-1837), Lieutenant Governor (1799-1805) of Lower Canada. These letters obtained following four petitions written between 1792 (date of the first division of Québec territory into cantons) and 1800, gave him and his 38 associates, the ownership of the 23,800 coveted acres of land in Upton canton. Nevertheless, Grant was never interested in his canton which was difficult of access for the settlers due to the abundance of forest and marsh. As the Grant family did not look after its interests in the Upton canton, certain settlers came to settle in the Oak Stream area, the name given to the small river crossing the canton.
At about the same time, Louis Deguire dit Desrosiers (1770-1850), proclaimed himself as the owner of the David River seigniory and, as such, granted several lots in 1804, 1805 and 1806. Some of these lots did not belong to him, but rather to the Crown of England and to Charles William Grant, David Alexander's heir son. It was necessary to better delimit the properties which worried the already established settlers. In 1811, the settlers on these lots decided to defend their interests by means of a petition explaining that they had been usurped by the deceased Deguire. Grant heard of this petition and became aware that settlers were on his lands without his approval. Nevertheless, after examining the petition, the Crown concluded that it cannot settle this litigation because some of the lots were owned by Grant and the canton was granted before the lots were claimed by the settlers. To settle the matter, Grant offered to leave his lots to the settlers in exchange for new lots. In spite of all the efforts, problems persisted until the time when, in 1826, Grant decided to manage his canton and to legally grant the occupied lots by means of contracts managed by the land agent, Jean-Olivier Armand. The lawful concession of the lots created new problems because the settlers were now indebted to Grant by certain obligations. Some of these settlers came from Maskinongé, from Yamachiche and from Rivière-du-Loup and they arrived at St. Guillaume between 1815 and 1820 who, until 1833, was then called "Oak Stream".
Established as a parish municipality on June 3, 1842, is was abolished in Septembre 1847 to be reestablished on July 1, 1867. On March 9, 1902, the village municipality was established takins its territory from the parish municipality. On November 8, 1995, the parish and the village municipalities merged as St. Guillaume.
By 1895, St. Guillaume was an important business center and had more citizens than Drummondville which will rapidly develop itself after the First World War and following the construction of the first hydroelectric dam on the St. François River, operational in 1918, and which will boost the industrial development of the city.
The Church
On August 27, 1827, the canton settlers sent a petition to Bernard-Claude Panet (1753-1833), archbishop (1825-1833) of Québec, requesting permission to build a chapel. After a first refusal, a second one was sent on December 27, 1932, and with the same result. A third one, sent to his successor, Archbishop Joseph Signay (1778-1850), received a favorable answer. The parish, dedicate to St. Guillaume, was canonically established on April 24, 1833.
Meanwhile, on March 19, 1832, Fr Jean-Baptiste Kelly (1783-1854), parish priest (1817-1849) in Sorel, selected a piece of land donated by Charles William Grant close to his sawmill as the site for a chapel. Measuring 60 feet (18.3 meters) by 40 feet (12.2 meters), this chapel was built in the summer of 1833 with, on the top floor, a residence for the priest. Fr Joachim Boucher (1804-1897), parish priest (1835-1856) in St. David, became, in 1835, the first serving priest and went about the opening of the parish registers. In 1843, the parishioners asked the bishop to send them a resident parish priest and promised to build a presbytery with outbuildings. Fr Louis-Onésime Désilets (1803-1868) became the first resident parish priest, in 1846. He will stay in office until 1855.
On February 28, 1856, the parish territory was divided to establish the St. Bonaventure parish. In that occasion, the construction of a church was planned by Fr Napoléon Kéroack (1821-1881), parish priest from 1855 till 1881. The project was accepted by Thomas Cooke (1792-1870), bishop (1852-1869) of Trois-Rivières. This project nevertheless did not make unanimity owing to the delicate question of the location chosen by Bishop Cooke's representative, Fr Joseph Bailey (1819-1866), parish priest (1855-1866) in St. Pierre-les-Béquets. Some residents among whom those living in near the chapel refused the new chosen site because it was located 2 miles (3 km) farther. This quarrel was so strong that the opponents went out to the point of moving the cross planted on the chosen site. In spite of this opposition, on November 27, 1856, Bishop Cooke officially approved the site which was a donation by Pierre Danis. The church was built according to plans prepared by architect Victor Bourgeau (1809-1888). The construction began in 1859. Work was entrusted to mason Pascal Dauplaise and to carpenter Alexis Chèvrefils dit Bélisle. The parishioners also contribute on a volunteer basis to the work either by working on the site or by donation of materials or money. The new church measures 130 feet (39.6 meters) by 50 feet (15.2 meters) with a 40-foot by 30-foot (12.2-meter by 9.1-meter) sacristy. The building was blessed on December 18, 1862, by Bishop Cooke. The old chapel was demolished in January 1863.
The construction of a presbytery, planned for 1847, but postponed due to a conflict between the parishioners, took place in 1862-1863. It will be extended in 1894. In 1882, lateral galleries were added in the church. The church and the sacristy were restored in 1894 according to plans prepared by architect Louis Caron (1847-1917), of Nicolet.
Several repairs to the church were carried out in 1944 while in 1972, the bell towers, the exterior walls and the roofing of the church were repaired. In 1983, the interior of the church and the sacristy was repainted.
The church has a stone exterior with a sheet metal roofing. The interior walls are covered with plaster and the wooden vault presents a circular arch. The floor plan is rectangular with a protruding chancel and a semicircular apse. The interior has a three-vessel nave with two rear galleries and with lateral galleries.
Since January 1, 2013, the St. Guillaume parish merged with those of St. Bonaventure and St. Pius V (St. Pie-de-Guire) to create the new Holy Family parish.
The Organ
Installed in 1913, the organ has only been restored once : the installation of a new blower carried out in 1980 by Casavant Frères. The Positif's swell box being inoperative, the DO-REY organbuilding firm unified both the Positif and the Crescendo expression pedals.
II. Grand-Orgue |
III. Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| 1Bourdon | 16' | Principal | 8' | |
| Montre | 8' | Bourdon | 8' | |
| Principal étroit | 8' | Gambe | 8' | |
| Flûte double | 8' | 1Voix céleste | 8' | |
| Prestant | 4' | Prestant | 4' | |
| Flûte harmonique | 4' | Flûte harmonique | 4' | |
| Quinte | 2 2/3' | Piccolo | 2' | |
| Doublette | 2' | Cornet | III | |
| Mixture 1 1/3' | IV | Cor | 8' | |
| Trompette | 8' | Hautbois | 8' | |
| Voix humaine | 8' | |||
| Tremolo | ||||
I. Positif |
Pédale |
|||
|---|---|---|---|---|
| Viole d'orchestre | 8' | Flûte | 16' | |
| Dulciane | 8' | Bourdon | 16' | |
| Mélodie | 8' | Flûte (ext) | 8' | |
| Flûte douce | 4' | Violoncelle | 8' | |
| Flautino | 2' | Bourdon (ext) | 8' | |
| Clarinette | 8' | |||
| Tremolo | ||||
| 1 | À partir du deuxième DO / From tenor C |