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Située dans le vieil Albi, à deux pas de la cathédrale Sainte-Cécile, l'église Saint-Salvi est l'un des plus anciens bâtiments d'Albi. Elle hébergeait la collégiale des chanoines et de leur abbé, seconde puissance ecclésiastique après l'évêque. L'édifice est construit au sommet d'une des buttes qui constitue le relief géographique le plus marqué de la ville. L'édifice laisse apparaître deux styles architecturaux, le roman et le gothique. Cette architecture dite « composite » met en évidence son ancienneté et ses transformations successives.
Historique
Au VIIe siècle, l'Albigeois appartient à la famille Desiderii-Salvii. Un de ses membres a laissé son nom, Saint-Salvi à la collégiale. Salvi, le saint de l'Albigeois, fut évêque d'Albi au VIe siècle. Il nous est bien connu grâce aux pages ferventes que lui a consacrées son contemporain et ami Grégoire de Tours.
Salvi était un personnage important de la cité d'Albi. Renonçant alors à ses dossiers (il était avocat) et à toute ambition humaine, il joignit un monastère où l'on vivait selon la Règle des Pères du désert répandue en Gaule, après adaptation, par saint Martin de Tours. Après être devenu abbé du monastère, Salvi fut plébiscité par le clergé et le peuple pour devenir le premier évêque d'Albi en 574. Il mourut en 584 (probablement victime d'une épidémie) et le peuple se mit à le vénérer et à l'invoquer comme un saint.
Le Chapitre et l'église
La sépulture primitive de saint Salvi est-elle située là où est bâtie l'église actuelle? Rien de moins sûr. Mais, en 943, Miron, l'évêque d'Albi, reçoit, au nom des moines, cette terre à condition d'y élever une église en l'honneur de saint Salvi et d'y transférer les reliques du saint. Il existe encore, sous le maître-autel, une crypte, vestige de constructions très anciennes. Les moines mérovingiens sont devenus, entre-temps, des chanoines réguliers qui mènent la vie canoniale selon la règle de saint Chrodegand. Ce sont des clercs séculiers voués au ministère pastoral, regroupés autour d'un supérieur, abbé ou prévôt, formant un chapitre, assurant l'office divin dans leur église appelée « collégiale ». Le chapitre, dont la première mention remonte à 940, s'est peu à peu constitué prébendes et revenus de sorte que la construction d'une vaste église a pu être envisagée.
Aucun élément architectural ne semble antérieur au XIe siècle. La reconstruction de l'église actuelle débute vers 1070 et présente une architecture complexe qui manifeste une longue suite de campagnes de construction où les styles roman et gothique se entremêlent. Le chevet, achevé vers 1100, se caractérise par l'emploi systématique de l'arc outrepassé. La nef et les portails nord et ouest sont du XIIe siècle. Ces parties ont été construites en pierre, matériau qui fut abandonné ensuite au profit de la brique moins onéreuse, pour les parties gothiques. Cette alliance de formes et de matériaux se retrouve sur le clocher, qui présente une base romane à bandes lombardes, rehaussée d'un étage de brique dans le style du gothique méridional.
La construction du cloître fut dirigée par Vidal de Malvesi à partir de 1270. En remerciement, les chanoines l'autorisèrent à faire bâtir, pour sa sépulture et celle de son frère, un enfeu (un enfeu est une tombe encastrée dans l'épaisseur du mur d'un édifice religieux — c'était généralement réservé aux nobles). Il en a construit un très original sur le flanc sud de la collégiale.
Enfin, l'évêque Louis d'Amboise, au début du XVe siècle, mit un point final à l'architecture, en style flamboyant, en reconstruisant totalement le choeur et surélévation du transept et d'une partir de la nef. Le portail roman est également modifié à cette époque. Au XVIIIe siècle, deux absidioles romanes reçoivent des retables. En 1720, le maître autel Renaissance est démoli pour permettre la création d'une pseudo crypte à la place du caveau d'origine. Un nouvel autel majeur est consacré en 1723, surmonté en 1730 d'un baldaquin à colonnes de marbre.
À la Révolution, la collégiale fut transformée en magasin à fourrage et elle fut rendue au culte en 1811 en tant qu'église paroissiale. Quant au cloître, il fut mutilé et des ailes de la galerie furent vendues comme biens nationaux. Seule subsiste l’aile méridionale. Elle associe des formes romanes comme les arcs en plein cintre ou les chapiteaux à personnages, à des éléments gothiques, tels que des gables aigus sur les piliers d'angles ou les motifs végétaux.
L'église est classée « monument historique » en 1846. De grands travaux au cours du XIXe siècle dénaturant l'édifice au point d'entraîner son déclassement. Une restauration intérieure en style néo-gothique commence en 1873 sous la direction de l'architecte Paul-Joseph Bodin-Legendre (1847-1926), avec un décor établi par Isidore Nelli (1809-1871).
Extérieur
L’église est malheureusement prise dans d’autres constructions qui ne permettent pas d’en embrasser d’un coup d’œil la structure et l’harmonie : la façade principale est obstruée par de hautes bâtisses et ailleurs des maisons se sont accolées aux murs comme pour y chercher protection.
Les fondations et peut-être le plan sont carolingiens. L’architecture de base est d’un roman plus archaïque que l’église : donjon bâti sur quatre gros piliers rectangulaires, réunis par des arcs à deux rouleaux, bel appareil de pierres blanches, meurtrières étroites. Le XIIe siècle ajouta à la tour primitive sa grâce gothique faite de fines colonnettes avec chapiteaux et corniche à modillons. Le XVe siècle couronna le tout d’un étage en brique, coiffé sur le côté d’une étrange tourelle crénelée, popularisée sous le nom de « gacholle » (de l'occitan "gachar", guetter). La ville qui utilisa cette échauguette comme tour de guet y apposa ses armoiries gravées sur une pierre blanche; mais le chapitre pour manifester ses droits de propriété y plaça aussi son blason à l’effigie de saint Salvi inscrit sur une pierre non moins visible.
Intérieur
Le plan est celui d’une basilique en forme de croix latine : nef à sept travées avec des collatéraux de largeur deux fois moindre; le transept déborde à peine sur l’alignement des murs.
Les quatre premières travées en partant du fond ont conservé de larges traces de l’art roman : les piliers dans toute leur élévation, massifs, armés sur les quatre faces de colonnes engagées, chapiteaux à feuillage, à figure ou historiés, ouvertures en plein cintre.
Les absidioles sont les seules parties de l’œuvre romane dont la structure n’a pas subi de changement : voûte en cul de sac dont l’arc d’ouverture est légèrement outrepassé. Les retables ont été placés beaucoup plus tard.
Le chœur, avec les deux travées qui le précèdent, a été reconstruit au XVe siècle, dans le style flamboyant. Le maître-autel et le baldaquin sont de 1723. Les cendres de saint Salvi sont conservées dans des amphores de céramique très anciennes qui sont situées au-dessous de l’autel dans les restes de la crypte.
Statues et tableaux
L'église possédait de très belles châsses et reliquaires qui furent confisqués par la Révolution.
Une statue de bois polychrome, présumée du XIIe siècle, est la seule représentation connue de saint Salvi. Elle a été retrouvée assez récemment dans un galetas et est conservée à la sacristie.
Une Pietà, en calcaire polychrome datant de la fin du XVe siècle est présente dans la sacristie. Au fond de l’église, sous les orgues, six statues polychromes, de facture robuste et représentent les personnages du sanhédrin, semblent être une copie de celles de la cathédrale. Ces statues étaient, à l'origine, sous les vitraux dans le choeur.
La première chapelle, à droite en partant du fond, renferme une Descente de la croix, peinture sur bois qui fait songer à un primitif flamand d’une grande fraîcheur. La chapelle de la Vierge, partie la plus ancienne de l’église, contient les statues de Judith et d’Esther, copies réussies des célèbres œuvres de la cathédrale.
Six tableaux, répartis dans l’église, datant des XVIIe et XVIIIe siècles, peints par différents auteurs, représentent la vie de saint Salvi et l’épisode de la peste à Albi. On retrouve aussi des statues des XVIIe et XVIIIe siècles dont celle de saint Roch et le Christ en croix avec la Vierge et saint Jean.
Plusieurs retables ont été classés « monuments historiques » en 1975. Celui de la chapelle de la Vierge, dans l'absidiole sud, est en bois sculpté, doré et peint. Il épouse la forme des murs et date de la première moitié du XVIIIe siècle. Celui de l'absidiole nord-est en bois sculpté peint et doré et marbre, datant de 1720, de composition identique à celui de l'absidiole sud. Celui de la dernière chapelle nord-est en bois sculpté peint et doré et marbre datant de 1737.
Les orgues
Orgue de tribune
En 1619, un contrat est conclu avec Antoine Rivalier, d’Auch, pour la construction d’un orgue de 13 jeux lequel a été remplacé par un autre instrument (14 jeux) réalisé en 1673 par Jean Maurel et Antoine Boat.
Profitant de la présence à Albi du facteur lorrain, Christophe Moucherel, chargé de la confection des grandes orgues de la cathédrale Sainte-Cécile, le prévôt Marc-Antoine de Metge et le chapitre de la collégiale décidèrent de doter leur église d’un instrument de grande dimension, à placer au fond de la nef, destiné à remplacer un modeste orgue de chœur installé alors à côté du jubé.
En 1737, Moucherel utilisa pour confectionner l’orgue de Saint-Salvi le petit orgue de chœur de la collégiale ainsi que divers éléments provenant de l’orgue de chœur de la cathédrale Sainte-Cécile cédé au facteur d’orgues par le chapitre cathédral. Ce dernier instrument avait été réalisé à l’initiative de l’évêque Louis d’Amboise. Pour son travail Moucherel reçut une rente viagère de 450 livres, supportée pour presque les deux tiers par le chapitre de la collégiale, le reste, par trente-quatre généreux paroissiens. L’ouvrage, commandé le 1er janvier, fût livré à l’échéance fixée, c’est-à-dire le 10 septembre, jour de la fête de saint Salvi. L’orgue compte alors trois claviers et 25 jeux.
De forme légèrement convexe, le grand buffet est constitué d’un grand faisceau central à neuf tuyaux, sommé d’une statue de la Renommée sonnant de la trompette, flanqué de quatre tourelles de même hauteur, coiffées de dômes à imbrications d’où sortent des flammèches, et de quatre plates-faces. Toutes les tourelles reposent sur des culots décorés de feuilles d’acanthes. Le positif, flanqué de deux petites plates-faces en refusé, est doté de trois tourelles couronnées de gracieux pots de fleurs. Sur les panneaux supérieurs du massif ont été accrochés, après coup, deux médaillons ovales, bordés de palmes, meublés de deux figurations de Saint Salvi, crossé et mitré. L’ensemble du buffet a été classé « monument historique » le 15 juillet 1943.
L’orgue échappa fort heureusement à la destruction durant la période révolutionnaire. Une fois l’église rendue au culte (1811), se posa le problème de la remise en état de l’instrument. Dès 1825, la fabrique décidait de confier cette tâche à l’organiste de la collégiale, Peiroulous, mais le décès de ce dernier retarda l’exécution des premiers travaux de restauration, finalement confiés au facteur albigeois Calvel. Un Bourdon en bois pour la Pédale et six nouveaux tuyaux de bois de grande taille, pour ne pas interrompre le jeu de Bourdon, furent ajoutés. Le sommier de la Pédale fut par ailleurs modifié afin de pouvoir recevoir un jeu de Bombarde. La réparation et l’augmentation de l’orgue s’acheva en 1828, pour un coût global de 5 499 francs.
En 1848, malgré des nettoyages et réparations constants, une nouvelle intervention se révéla nécessaire, les jeux se trouvant en grande partie muets, et la soufflerie ne fonctionnant plus. Au cours de l’année 1849, les divisions du Positif et Récit furent réparés par Théodore Puget pour un montant de 3 150 francs. La restauration du grand-orgue n’intervint qu’en 1872, et fut l’œuvre de l’entreprise Vincent Cavaillé-Coll, de Nîmes.
En 1901, un devis des réparations à effectuer au grand orgue est établi et confié à la maison Puget, de Toulouse, chargée depuis 1880 de l’accordage et de l’entretien des deux instruments de la collégiale. Les travaux furent exécutés au cours de l’année 1902, pour un montant de 5 800 francs, dont 3 606 francs provenant d'un legs.
En 1921, la paroisse s’adresse à nouveau à Théodore Puget pour installer un ventilateur électrique assurer l'alimention en vent. La reconstruction réussie de l’orgue de de la cathédrale, en 1903-1904 par Théodore Puget, contribua grandement à faire naître le projet d’une restauration complète avec addition de jeux. L’idée de cette restauration revient à Amédée Tapié de Celeyran, qui proposait, dès 1920, d’y prendre une part importante. Quatre années furent nécessaires pour arrêter le projet définitif, prévoyant une réfection complète, l’ajout de neuf jeux nouveaux, la mise en place d'une transmission pneumatique donnant à l’instrument une apparence de 60 jeux, ainsi que la mise en place de trois claviers de 56 notes chacun (grand-orgue, positif expressif et récit expressif).
En 1929, le chanoine Vayssière, prêtre à Saint-Salvi et organiste, décide de reconstruire l’orgue selon les critères de l’époque. Les travaux sont confiés au facteur Maurice Puget, de Toulouse, qui reconstruit entièrement l’orgue dans un style néoclassique. Il utilise une partie de l’ancien instrument et conserve bien évidemment le buffet. Le Positif de dos est vidé de ses tuyaux. Le grand buffet abrite désormis toute la tuyauterie de l'instrument. Les travaux sont entrepris le 2 juillet 1929 et se terminent le 6 février 1931. L'orgue possédait 37 jeux réels et, avec les emprunts, un total de 60 jeux. Il fut reçu par messieurs Pradine, organiste et oaître de ousique de la cathédrale, Treille, organiste de la cathédrale, et Ferrant, organiste de Saint-Salvy. Il a été inauguré par Adolphe Marty et Marcel Dupré.
Malgré un relevage important effectué en 1987, d’un coût de 120 000 francs, et quelques travaux réalisés en 1997, l’instrument est aujourd’hui en état de fonctionnement, mais nécessiterait une grande restauration.
L’instrument n’a subi aucune modification depuis sa construction. Il est considéré comme idéal pour l'interprétation de tout le répertoire du XXe siècle à nos jours.
Orgue de choeur
L'église se dote d’un orgue de chœur de six jeux, dont quatre jeux à double registres, construit, pour la somme de 5 000 francs, par la maison Cavaillé-Coll, de Paris. La console placée sur le côté du buffet. Commandé le 17 octobre 1864, l’instrument d'un clavier manuel de 54 notes et d'un pédalier de 20 notes en tirasse fut livré le 17 février 1865, la pose étant achevée le 15 mars suivant.
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Located in the old section of the city of Albi, just a few steps away from the St. Caecilia Cathedral, St. Salvi church is one of the most ancient buildings in Albi. It used to house canons and their abbot, second ecclesiastical authority after the bishop. The building is built at the top of one of the hills that make the most pronounced geographical relief of the city. The building shows two architectural styles: Romanesque and Gothic. This "composite" architecture enhances its age and the successive transformations.
History
In the 7th century, the Albi region belonged to the Desiderii-Salvii family. St. Salvi collegiate church was named after one of its members. Salvi was bishop of Albi in the 6th century. He is well known to us thanks to the writings by one of his contemporaries and friend, Gregory of Tours.
Salvi was an important figure in the city of Albi. He abandoned his career (he was lawyer) and refused any human ambition, he went into a monastery living according to the Rule of the Desert Fathers established in Gaul, after modifications by St. Martin of Tours. After becoming the monastery Abbot, Salvi was unanimously elected by the clergy and the population as first bishop of Albi in 574. He died in 584 (probably victim of an epidemic) and the population started to venerate him and to refer to him as a saint.
The Chapter and the Church
Is St. Salvi's primitive burial located where the actual church now stands? That is uncertain. However, in 943, Bishop Miron, of Albi, accepted this piece of land, for the monks, on the conditions of building a church that will be dedicated to St. Salvi and transferring the saint's relics in it. There is still, under the high altar, a crypt coming from a very ancient building. The Merovingian monks became, with time, regular canons who lived according to the rule of St. Chrodegand. They were secular priests dedicated to pastoral ministry and regrouped around a superior, abbot or provost, forming a chapter and assuring divine service in their church called a "collegiate". The chapter, whose first mention goes back to 940, slowly got organized developing prebends and incomes so that the construction of a large church could be consideredok shape developing prebends and incomes so that the construction of a large church could be considered.
There are no traces extant from any building dating prior to the 11th century. The reconstruction of the actual church started around 1070 and shows a complex architecture which is the result of a long series of construction campaigns where Romanesque and Gothic styles mingle. The apse, completed around 1100, is caractherized by the use of horseshoe arches. The nave and the north and south portals date from the 12th century. These sections were constructed using stone, a meterial that will then be abandoned to the advantage of the less expensive brick, for the Gothic sections. This alliance of forms and materials meets on the bell tower which shows Romanesque foundations with Lombard bands, raised by a floor using brick in the southern Gothic style.
The construction of the cloister was led by Vidal de Malvesi from 1270. As a token of appreciation, the canons authorized him to build, for his burial and his brother's, a wall niche tomb (a wall niche tomb is a tomb built in the thickness of the walls of a religious building - it was generally reserved for the nobility). He built a very original one on the south side of the collegiate.
Finally, Bishop Louis d'Amboise, early in the 15th century, put an end to the construction, in flamboyant style, by completely rebuilding the chancel and the first bays as well as the raising of the transept and part of the nave. The Romanesque portal is also modified in that time. In the 18th century, reredos are installed in the two Romanesque apsidioles. In 1720, the Renaissance high altar was demolished to allow the creation of a pseudo crypt to replace the original burial chamber. A new high altar was dedicated in 1723, topped in 1730 with a baldachino with marble columns.
At the Revolution, the collegiate was transformed into a grain store and was returned to worship in 1811 as a parish church. As for the cloister, it was mutilated and sections were sold as national assets. Only the southern wing is still extant. It shows Romanesque forms such as semi-circular arches and capitals with figures, and Gothic elements such as sharp gables on the angular pillars or foliage designs.
The church is classified as "historic monument" in 1846. Important works carried out in the 19th century altered the building in such a way that its historic status was taken away. An interior restoration in neogothic style began in 1873 under the supervision of architect Paul-Joseph Bodin-Legendre (1847-1926) using a decor established by Isidore Nelli (1809-1871).
Exterior
The building is unfortunately enclaved as other nearby buildings prevent from seeing its structure and its harmony at first sight: high houses obstruct the main facade and elsewhere houses are built very close to walls as if they were looking for protection.
Foundations and perhaps the floor plan are Carolingian. Its basic architecture shows a more archaic Romanesque style than the church: a donjon built on four big rectangular pillars, linked together by arches, a nice assembly of white stones and narrow loopholes. In the 12th century, Gothic small columns with capitals and a modillion cornice were added to the primitive tower. In the 15th century, a whole floor made of brick is added and, on the side, a curious crenellated turret commonly known as "Gacholle" (from the occitan language: "gachar" meaning watching over). The city used it as watchtower and added its coat of arms engraved on a white stone; but to show its rights of possession, the church Chapter had its own coat of arms to the effigy of St. Salvi inscribed on a less visible stone.
Interior
The interior floor plan is cruciform: a seven-bay nave with side aisles twice narrower; the transepts are slightly larger than the nave.
The first four spans from the end show strong traces of Romanesque style: pillars way up to the roof, massive, with columns of all four faces, capitals with foliage, with figures or with history elements, round arched openings.
Apsidioles are the only elements left from the Romanesque work structure which were not modified: blind vault whose opening arch is lightly overstepped. Reredos were added much more later.
The chancel, along with its preceding two bays, were rebuilt, in the flamboyant style, in the 15th century. The high altar and the baldachin date from 1723. Underneath the altar, in the crypt, St. Salvi's ashes are preserved in very ancient ceramic amphorae.
Statues and paintings
The church used to own very nice chasses and reliquaries which were confiscated at the Revolution.
A polychrome wooden statue, assumed from the 13th century, is St. Salvi's only known representation. It was recently found in an attic and is now in the sacristy.
A polychrome limestone Pietà, dating from the end of the 15th century is also present in the sacristy. In the rear of the church, under the organ loft, six sturdy workmanship polychrome statues, representing figures from the Sanhedrim, look like to be copies of those found in the cathedral.
The first chapel from the rear, to the right, contains a Descent from the Cross, a painting on wood which looks like a primitive Flemish artwork. The Lady Chapel, the church's most ancient section, contains the statues of Judith and Esther, successful copies of the famous works found in the cathedral.
Six paintings, spreaded out in the church, dating from the 17th and 18th centuries, by different artists, depict scenes from the life of St. Salvi and the plague episode in Albi. There are also statues from the 17th and 18th centuries: a St. Roch, and a Crucifixion with the Virgin and St. John.
Several reredos were classified as "historic monuments" in 1975. The one in the Lady Chapel, in the south apsidiole, is wooden sculpted, gilded and painted. It follows the form of walls and dates from the first half of the 18th century. The one in the north apsidiole is wooden sculpted painted and gilded and marble, dating from 1720, similar to the one in the south apsidiole. THe one in the last northern chapel is wooden sculpted painted and gilded and marble dating from 1737.
The Organs
Gallery Organ
In 1619, a contract was signed with Antoine Rivalier, of Auch, for the construction of a 13-stop organ which was replaced by another instrument (14 stops), built in 1673, by Jean Maurel and Antoine Boat.
Taking advantage of the presence in Albi of Christophe Moucherel, an organbuilder from Lorraine, who just completed the cathedral's monumental organ, provost Antoine de Metge and the collegiate chapter decided to have a large organ built for their church and to install it at the end of the nave to replace a small chancel organ installed next to the rood screen.
In 1737, to build the church organ, Moucherel used the collegiate's small chancel organ as well as various elements coming from the cathedral's chancel organ given up to him by the cathedral chapter. This last instrument had been built on the initiative of bishop Louis d'Amboise. For his work Moucherel accepted a 450-pound life annuity, supported for almost two thirds by the collegiate chapter, the rest, by thirty-four generous parishioners. The work, ordered on January 1st was delivered in time on expiry date, on September 10th, St. Salvi's feast day. The organ had 25 stops over three manuals.
Slightly convex in form, the main organcase has a large central section with nine pipes, topped by a Reputation statue ringing the trumpet, surrounded by four turrets of the same height, topped by interlocking cupolas where sparks take out, and four flats. All turrets rest on bases decorated with leaves of acanthuses. The Positif organcase, surrounded by two small flats, has three turrets topped with gracious pots of flowers. In retrospect, on the upper panels of the main organcase, two oval medallions, edged with palms and showing two portraits of croziered and mittered St. Salvi, were hung. The organcases were classified as "historic monument" on July 15th, 1943.
Fortunately, the organ was saved from destruction during the revolutionary period. Once the church was returned in worship (1811), the problem of the repairing of the instrument rose. From 1825, the church council decided to entrust this work to the collegiate organist, Peiroulous, but his death postponed the execution of the first restoration work, finally entrusted to organbuilder Calvel, from Albi. A wooden Bourdon for the Pedal and six new large wooden pipes, to complete the Bourdon, were added. The Pedal windchest was modified to accept a Bombarde. Organ repairs and enlargement were complete in 1828, at the total cost of 5,499 francs.
In 1848, in spite of regular cleanings and repairs, a new intervention turned out to be necessary, pipework was to a great extent silent, and the wind system was not working any more. During 1849, Positif and Récit divisions were repaired by Théodore Puget at the cost of 3,150 francs. The restoration of the Grand-Orgue division intervened only in 1872, and was executed by Vincent Cavaillé-Coll, of Nîmes.
In 1901, a list of repairs to be executed in the Grand-Orgue was established and works were entrusted at the Puget firm, of Toulouse, who, since 1880, was responsible for the tuning and maintenance of both instruments in the collegiate. Works were carried out during 1902, at a cost of 5,800 francs, among which 3,606 francs came from a donation.
In 1921, the parish called upon Theodore Puget again to install an electric fan for the air supply. The successful reconstruction of the cathedral organ, in 1903-1904 by Theodore Puget, greatly contributed to initiate a plan for a complete restoration and the addition of new stops. This restoration idea was initiated by Amédée Tapié de Celeyran, who offered, from 1920, to play an important role in the project. Four years were necessary to finalize the plan which included a complete reconstruction, the addition of nine new stops, the installation of pneumatic action giving 60 stops to the instrument, as well as the installation of three 56-note manuals (Grand-Orgue, enclosed Positif and enclosed Récit).
In 1929, Canon Vayssière, a priest in St. Salvi and organist, decided to rebuild the organ according to criteria of the time. Works were entrusted to organbuilder Maurice Puget, from Toulouse, who completely rebuilt the organ in a neoclassical style. He reused part of the pipework from the former instrument and preserved the organcase. The back Positif organcase was emptied. The main organcase now houses pipework for the three manuals and the pedal. Works srarted on July 2nd 1929 and were completed on February 6th, 1931. The instrument had 37 real games and, with borrowings, a total of 60 stops. The organ was received by Pradine, organist and music master at the Cathedral, Treille, organist at the cathedral, and Ferrant, organist at St. Salvi. It was inaugurated by Adolphe Marty and Marcel Dupré.
In spite of an important renovation carried out in 1987, at the cost of 120,000 francs, and some works carried out in 1997, the instrument is still functionning, but would require a major restoration.
The instrument was never modified since its construction. It is considered as the ideal instrument for the performance of 20th-century and modern organ repertoire.
Chancel Organ
The church acquires a chancel organ with six stops, among which four are with double registers, built, at the cost of 5,000 francs, by Cavaillé-Coll, of Paris. The console is located on the side of the organcase. Ordered on October 17th, 1864, the instrument, with a single 54-note manual and a 20-note pull-down pedal, was delivered on February 17th, 1865 and installation was completed by next March 15th.
I. Positif |
II. Grand-Orgue |
|||
|---|---|---|---|---|
| Quintaton | 16' | Montre | 16' | |
| Principal | 8' | Bourdon | 16' | |
| Flûte d'orchestre | 8' | Diapason | 8' | |
| Bourdon | 8' | Flûte traversière | 8' | |
| Salicional | 8' | Bourdon | 8' | |
| Unda Maris | 8' | Gros Nazard | 5 1/3' | |
| Flûte douce | 4' | Prestant | 4' | |
| Flûte à cheminée | 4' | Flûte bouchée | 4' | |
| Nasard | 2 2/3' | Grosse Tierce | 3 1/5' | |
| Doublette | 2' | Nasard | 2 2/3' | |
| Tierce | 1 3/5' | Doublette | 2' | |
| Larigot | 1 1/3'' | Tierce | 1 3/5' | |
| Plein Jeu | III | Fourniture | III-V | |
| Trompette | 8' | Grand Cornet 8' | V | |
| Cromorne | 8' | Trompette | 8' | |
| Tremblant | Clairon | 3' | ||
III. Récit |
Pédale |
|||
|---|---|---|---|---|
| Flûte douce | 16' | Quintaton | 32' | |
| Diapason | 8' | Flûte | 16' | |
| Flûte harmonique | 8' | Soubasse | 16' | |
| Cor de nuit | 8' | Flûte | 8' | |
| Viole de gambe | 8' | Basse | 8' | |
| Voix céleste | 8' | Violoncelle | 8' | |
| Flûte octaviante | 4' | Grosse Quinte | 5 1/3' | |
| Quinte | 2 2/3' | Flûte | 4' | |
| Octavin | 2' | Bombarde | 16' | |
| Tierce | 1 3/5' | Trompette | 8' | |
| Piccolo | 1' | Clairon | 4' | |
| Cornet 8' | V | |||
| Carillon | IV | |||
| Bombarde | 16' | |||
| Trompette | 8' | |||
| Hautbois-Basson | 8' | |||
| Voix humaine | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
| Tremblant | ||||
Clavier manuel / Manual |
Pédale |
|||
|---|---|---|---|---|
| Montre | 8' | En tirasse / Pulldown | ||
| Bourdon (B) | 8' | |||
| Flûte harmonique (D) | 8' | |||
| Prestant | 4' | |||
| Quinte | 2 2/3' | |||
| Doublette | 2' | |||
| Trompette (B) | 8' | |||
| Hautbois (D) | 8' | |||
| B | Basses / Bass | |
| D | Dessus / Treble |