| Description [Français / English] |
Composition sonore Stop List |
Enregistrements Recordings |
Références References |
Retour Return |
![]() |
Wilhelm, Opus 77, 1980
[click on the image or here to obtain a larger picture] |
La cathédrale Christ Church est la cathédrale du diocèse anglican de Montréal. Elle est située sur la rue Sainte-Catherine au coeur du district commercial et d'affaires de Montréal.
Historique
Les origines de Christ Church remontent au XVIIIe siècle. À la suite de la prise de Québec, en 1760, le pasteur John Ogilvie (1724-1774), qui avait été missionnaire auprès des Mohawks, est nommé à la tête de la communauté protestante de Montréal. Lorsque le régime militaire prend fin en 1764, deux paroisses sont officiellement créées, celle de Québec qui date de 1760, et celle de Montréal qui date de 1763 toutes deux relevant du diocèse d'Halifax, créé le 11 août 1787, et de son évêque, le très révérend John Inglis (1734-1816). À ce moment, la communauté de Montréal se réunit dans la chapelle des Ursulines à l'Hôtel Dieu, en basse ville, puis quelques années plus tard, dans la chapelle des Récollets. Pendant quelque temps, toutes les confessions protestantes se réunissent dans les mêmes lieux.
La proclamation royale du 7 octobre 1763 établissant le Québec comme province britannique, spécifie que les Jésuites et les Récollets peuvent continuer de jouir, leur vie durant, de tous les bénéfices de leurs biens mais qu'aucun nouveau novice ne peut être accepté. Au décès du dernier membre, les biens reviennent à la Couronne. C'est ainsi que la chapelle des Récollets sera assignée aux catholiques irlandais qui l'occuperont jusqu'à la construction de la basilique St. Patrick le 17 mars 1847.
Dans la même foulée, en 1789, une église, léguée au gouvernement lors de l'extinction des Jésuistes, est cédée à la communauté anglicane. On la nomme Christ Church. Le gouvernement s'engage à payer les réparations à l'édifice alors que la communauté s'engage à défrayer les coûts de l'ameublement. Le premier service a lieu le 20 décembre 1789. Ce premier édifice que possède cette communauté se situe près de l'actuel Palais de Justice, sur la rue Notre-Dame.
Le 28 juin 1793, le diocèse anglican de Québec est formé et le très révérend Jacob Mountain (1749-1825) est nommé premier évêque. La paroisse de Montréal relève maintenant de ce diocèse.
Le 13 juin 1803, cette église est détruite par un des plus grands incendies qui aient ravagé la ville. Pendant les onze années qui suivent, grâce à une entente, la communauté se réunit à l'église presbytérienne St. Gabriel. C'est à cause de cet arrangement ainsi que de la difficulté à recueillir du financement que l'édification d'une nouvelle église est reportée pendant aussi longtemps. La construction de la deuxième église Christ Church, de style géorgien, conçue par l'architecte William Berczy (1744-1813 et située sur le côté nord de la rue Notre-Dame, à l'est de la Place d'Armes, débute le 21 juin 1805 et est inaugurée le 9 octobre 1814. L'édifice peut accueillir 800 personnes et son coût de construction est de 5 000 livres. Il mesure 36,6 mètres (120 pieds) de long sur 24,4 mètres (80 pieds) de large avec un choeur de 3,7 mètres (12 pieds) de profondeur sur 12,2 mètres (40 pieds) de large. L'extérieur comporte un clocher de pierre et d'une flèche en bois qui s'élève à 62,2 mètres (204 pieds) du sol.
Le 7 juin 1820, les lettres patentes accordées par le roi George IV confirment les lettres antérieures selon lesquelles l'église comprend une église paroissiale et un presbytère. L'église est consacrée le 8 août 1830 par le très révérend Charles James Stewart (1775-1837), évêque de Québec.
Le 25 juillet 1850, au moment de sa séparation du diocèse anglican de Québec, le diocèse de Montréal est fondé par l'évêque Francis Fulford (1803-1868) et Christ Church devient sa cathédrale.
Le 10 décembre 1856, cette église est détruite par un feu. Seuls les registres, une tablette murale et une copie de « La dernière cène » de Da Vinci sont sauvés.
Après l'incendie, la communauté se porte acquéreur d'un édifice, construit par l'architecte John Wells en 1844, situé sur la rue Gosford jadis occupé par la Second Congregational Church et qui peut accueillir 840 personnes. Cet édifice devient pro-cathédrale pour la période 1857 à 1859 soit jusqu'à ce qu'une cathédrale soit construite. Par la suite, elle connaîtra plusieurs utilisations (théâtre, usine) pour enfin être démolie.
Pendant ce temps, la plupart des paroissiens expriment le désir de déménager l'église vers l'ouest de la ville et de s'éloigner du secteur commercial en constante croissance. Cette fois-ci, il n’y a aucun délai comme cela avait été le cas lors de la construction de la deuxième église. Dans les douze jours qui suivent l'incendie, les paroissiens se réunissent à Mechanics Hall et un comité est formé pour choisir un nouvel emplacement qui doit obligatoirement être à l'ouest de la rue Bleury.
Le choix du site est fait en fonction de l'expansion que connaît Montréal au milieu XIXe siècle. Plusieurs responsables de cette expansion sont aussi impliqués dans le choix de l'emplacement. Le choix tient aussi compte du déplacement de la population anglophone vers l'ouest et du potentiel de croissance économique de ce secteur de la ville. À ce moment-là, le secteur n'est guère développé; il est plutôt rural et se compose de grands champs. Finalement, le site retenu est celui appartenant aux héritiers Phillips et situé sur la rue Saint-Catherine entre les rues Union et University. Le terrain possède une façade de 60,4 mètres (198 pieds) et une profondeur de 70,4 mètres (231 pieds). Sa valeur est de 2 500 livres. La vente du site de l'ancienne cathédrale rapporte 13 000 livres.
Le nouvel édifice, l'édifice actuel, est conçu, dans le style du renouveau gothique, par l'architecte britannique Frank Wills (1822-1857). Son embauche est recommandé par l'évêque John Medley (1804-1892) de Frédéricton, au Nouveau-Brunswick, où Willis venait de terminer la construction de la cathédrale (1846-1853). Malheureusement, Willis décède le 23 avril 1857 avant que la construction ne débute. L'architecte montréalais de descendance britannique Thomas Seaton Scott (1826-1895) est chargé d'exécuter les plans de Wills. Les fondations sont exécutées par Brown & Watson tandis que l'édifice est réalisé par Walter Wardle. La pierre angulaire est déposée le 21 mai 1857 et les travaux sont achevés vers la fin de 1859 au coût de 42 630 livres. Le service inaugural a lieu le matin du premier dimanche de l'Avent, le 27 novembre 1859. Elle est consacrée le 18 juin 1867 par l'évêque Pulford.
L'architecte d'origine britannique Andrew Thomas Taylor (1850-1937) supervise les modifications et autres travaux de restauration réalisés en 1890-1891 entre autres ceux du réameublement du sanctuaire.
Avec les années, l'environnement immédiat de la cathédrale subit de fortes pressions avec le développement du secteur : les terrains sont vivement convoités. De 1985 à 1989, un grand projet immobilier se matérialise sous la cathédrale. Le projet comprend la construction d'une tour de 34 étages dans la partie nord du terrain, des stationnements souterrains et deux niveaux de magasins sous la cathédrale. Pendant une certaine période de 1987, la cathédrale est placée sur pilotis alors que les fondations du mail souterrain sont creusées. Ce projet permet d'établir un lien entre les secteurs est et ouest de la ville souterraine de Montréal ainsi que de s'inscrire comme un élément stabilisateur de l'édifice.
L'édifice
La cathédrale est construite selon les principes de la Camden Society de Cambridge, fondée en 1839, qui a influencé l'architecture protestante anglicane pendant plus de 50 ans. L'édifice s'inspire des églises rurales britanniques de style gothique du XIVe siècle. De par sa forme en croix latine, l'édifice se compose de volumes géométriques simples sous un toit pointu avec une tour carrée à la croisée du transept et une élégante flèche. La façade ouest comprend une rosace au-dessus d'un triple portail. Il comprend aussi une sacristie de forme octogonale. Le style architectural de la cathédrale est une première en son genre au Canada et un modèle pour d'autres églises anglicanes du milieu du XIXe siècle.
L'édifice mesure 62 mètres (203 pieds) de long sur une largeur maximale de 33 mètres (109 pieds). La nef et les allées latérales mesurent 34 mètres (112 pieds) de long sur 21,3 mètres (70 pieds) de large tandis que les transepts mesurent 30,5 mètres (100 pieds) de longeur sur 7,6 mètres (25 pieds) de large. Le choeur mesure 14 mètres (46 pieds) de long sur 8,8 mètres (28 pieds) de large. La voûte de la nef s'élève 20,4 mètres (67 pieds) au-dessus du plancher. la caractéristique majeure de l'édifice est sa flèche de pierre qui s'élève à 38 mètres (127 pieds) au-dessus de la tour. Du sol au sommet de la flèche, il y a 70 mètres (229 pieds).
Malheureusement, la conception, quoiqu’acclamée pour son style, souffre d'importantes lacunes d'ingénierie. Le sol mou ne peut supporter la tour massive de pierre et sa flèche lesquels commencent à s'enfoncer et à pencher. Déjà, en octobre 1858, un enfoncement de 0,1 mètre (5 pouces) est noté. Vers 1920, la tour penche de 1,4 mètre (3,9 pieds) vers le sud. Ce défaut devient la base d'une importante poursuite judiciaire (Wardle v. Bethune) souvent référencée en relation avec l'article 1688 du Code civil du Québec.
En 1923, les architectes George Allan Ross (1878-1946) et Robert H. MacDonald (1875-1942) conçoivent les modifications. En 1927, la tour de pierre, pesant 1 600 000 kg (3 500 000 livres), est enlevée au coût de 11 507 $. De nouvelles fondations sont construites en 1939 et, en 1940, un don anonyme permet le remplacement de la lourde tour originale par une version plus allégée faite de panneaux d'aluminium moulés en imitation de pierre. Les travaux sont réalisés par la firme Foundation Company of Canada sur une structure fournie par Dominion Bridge au coût de 100 000 $.
Une autre faille dans la construction concerne l'utilisation de la pierre de Caen, importée de France, pour les ouvertures et les garnitures. Dans les années 1920, sévèrement détériorées à cause des conditions climatiques, de grandes portions de cette pierre, principalement dans la section ouest, sont remplacées par du grès d'Indiana et ce, au coût de 50 000 $. Ce remplacement n'est pas suffisant puisque dans les années 1980, le tout a dû être restauré en utilisant de la pierre artificielle.
En 1980, l'architecte Neil MacLennan conçoit, sur le mur ouest, une tribune pour recevoir le nouvel orgue et crée un vestibule sous celle-ci. Le crépi des murs intérieurs est repeint et un nouveau recouvrement est installé aux planchers.
L'intérieur, également de style néogothique, est réalisé en grande partie lors de la construction. Il a depuis évolué pour accommoder les changements survenus dans les utilisations et dans la liturgie. Une grande verrière est ajoutée à l'extrémité orientale à la fin du XIXe siècle et d'autres verrières ont fait l'objet de dons au cours des ans. Ces verrières ont été produites par Edward Burne-Jones (1833-1898), Charles William Kelsey (1877-1975), Peter Haworth (1889-1986), James Powell (1774-1840), John Richard Clayton (1827-1913), Alfred Bell (1832-1895) et John Hardman Jr (1812-1867). En 1906, Percy E. Nobbs (1875-1964) décore au pochoir et avec des motifs liturgiques la voûte en bois. La même année, un plancher de marbre et une table de communion en marbre rouge sont installés. En 1923, un nouvel autel de marbre et un retable en pierre de Caen, conçus par Frank Ernest Howard (1888-1934) et exécutés en Angleterre, sont ajoutés en mémorial aux soldats décédés à la guerre. En 1939, le portail nord est transformé en chapelle pour enfants par la firme Cook & Leitch selon les plans de l'architecte Philip J. Turner (1876-1943). En 1940, Percy E. Nobbs transforme le transept sud en une chapelle (Saint-Jean-de-Jérusalem). Le transept nord est redécoré pour devenir la chapelle des baptêmes en 1985. Afin de recevoir le nouvel orgue, une tribune est construite contre le mur ouest.
La copie de « la dernière cène » de Leonardo Da Vinci, qui est la seule relique de l'ancienne cathédrale détruite en 1856, est suspendue derrière les stalles du côté droit de l'autel.
L'édifice est classé en tant que « monument patrimonial » par le ministère de la Culture et des Communications du Québec le 12 mai 1988 et en tant que « site historique national » par la Commission des sites et monuments historiques du Canada le 10 juin 1999.
L'orgue
En 1816, un orgue, construit par Thomas Elliott, de Londres, est donné par le roi George III à la "nouvelle" église Christ Church alors sise sur la rue Notre-Dame dans le vieux secteur de la ville. Surnommé "l'orgue du roi", il est détruit, en même temps que l'église elle-même, lors d'un incendie en 1856. William Henry Warren, frère du facteur Samuel Russell Warren, a occupé le poste d'organiste à Christ Church de 1838 jusqu'à sa mort survenue le 19 décembre 1856, à peine 9 jours après l'incendie.
William Hill and Sons de Londres construit un nouvel instrument à traction mécanique qui se veut une reproduction exacte de l'orgue "du roi" et il est placé dans l'allée nord du chœur. Au cours des 120 années qui suivent et à plusieurs reprises, l'orgue est agrandi, reconstruit et déménagé: d'abord par Casavant Frères (opus 90, 35 jeux, III/P, 1898 et opus 112 - Celestial organ - 13 jeux, II, 1900) et Hutching (Boston) en 1899; puis par Hill Norman & Beard en 1950 et encore une fois par Casavant Frères en 1960 (opus 2610, reconstruction).
Lynwood Farnam a été organiste à Christ Church de 1908 à 1913. Même après être déménagé aux États-Unis, il revient fréquemment à Montréal pour y donner des récitals. Lorsqu'il meurt en 1930, il fait don de 2 000 $ au fond de l'orgue de la cathédrale. Lors du service commémoratif tenu en son honneur à la cathédrale le 23 novembre 1931, l'orateur fut le Dr Healey Willan. Au même moment, un groupe de ses admirateurs présente un buste de Farnam, œuvre du sculpteur Alfred Laliberté, lequel se trouve encore dans les locaux de la chorale dans la crypte de la cathédrale.
En 1979, la communauté décide d'acquérir un nouvel instrument à traction mécanique lequel sera installé sur une nouvelle tribune. Cet orgue serait construit selon les principes utilisés pour les grandes orgues de tradition protestante du nord de l'Europe. L'instrument précédent est vendu en pièces détachées. Une partie de tuyauterie de l'ancien instrument s'est retrouvée à l'église Grace United de Gananoque, en Ontario, alors que la console est allée à une université au nord de l'état de New York. Seule l'ancienne façade de la division de Céleste tout en haut dans l'arche du choeur survécut.
Le contrat de construction du nouvel instrument est confié à la firme Karl Wilhelm, sise à Mont-Saint-Hilaire, au Québec. L'instrument se compose de quatre divisions manuelles accessibles par trois claviers et une division de pédale. Il compte 42 jeux et 63 rangs avec un total de 2 778 tuyaux. En 1992, un jeu de Bombarde 32' est ajouté à la division de la pédale. L'orgue est installé sur une tribune à l'arrière de la cathédrale.
L'instrument utilise une traction suspendue pour les claviers et une traction mécanique pour les jeux dont les jeux de principaux sont fabriqués de 75% d'étain. Les tuyaux pour les flûtes sont faits d'un alliage étain-plomb. Les notes accentuées des claviers sont recouvertes d'ébène alors que les notes naturelles sont recouvertes d'os. Le buffet est construit de chêne blanc massif alors que les claires-voies ont été sculptées dans de la butternut. Le consultant Hans-Üli Metzler de Zurich, en Suisse, a établi le devis sonore de l'orgue. L'harmonisation a été effectuée par Jacques L'Italien et Karl Wilhelm.
Le concert inaugural est donné le 25 janvier 1981 par Bernard et Mireille Lagacé.
[cliquer sur l'image ou ici pour obtenir une version agrandie]
Christ Church Cathedral is the cathedral of the Anglican Diocese of Montreal. It is located in the heart of Montreal's business and commercial district on St. Catherine Street.
History
The beginnings of Christ Church go back to the 18th century. Following the Conquest in 1760, Reverend John Ogilvie (1724-1774), who had been a missionary to the Mohawks, was appointed in charge of the Protestant congregation in Montreal. When the military regime ended in 1764, two parishes were officially established, one in Québec City dating from 1760 and one in Montreal dating from 1763 both being part of the Halifax diocese created on August 11th 1787 and headed by Most Rev. John Inglis (1734-1816). At that time, the congregation worshipped downtown in the Ursulines Chapel in the Hotel-Dieu. Later on, they worshipped in the Recollet Chapel. For some time, all local Protestant groups worshipped together.
The royal proclamation issued on October 7th 1763, and establishing Québec as a British province, specified that the Jesuits and Récollets were allowed to enjoy, for their lifetime, all the benefits from their properties but that no new novice can be accepted. upon the death of the last member, properties would return to the Crown. That's how the Récollets Chapel was allocated to the Irish Catholics who will occupy it up to the construction of St. Patrick's Basilica on March 17th, 1847.
In the same stride, in 1789, a church, returned to the government when the last Jesuist died, was allocated to the Anglican community. It was named Christ Church. The Government paid repair costs to the building while the community paid for the furnishings. The first service took place on December 20th, 1789. This first building owned by this community was located near the actual Law courts site on Notre-Dame Street.
On June 28th, 1793, the Anglican diocese of Québec City was created and Most Rev. Jacob Mountain (1749-1825) was appointed as first bishop. The Montréal parish was transferred into this new diocese.
On June 13th, 1803, the church was destroyed in one of the large fires that plagued the city during this period. For the next eleven years, the congregation worshipped in St. Gabriel Street Presbyterian Church. This cooperation exemplifies the cordial relations between the two religious groups. It was the convenience of this arrangement, as well as the difficulties in raising funds, that led to the long delay in building another church. The second Christ Church was designed in the Georgian style by architect William Berczy (1744-1813). It stood on the north side of Notre-Dame Street, just east of Place d'Armes. Construction started on June 21st, 1805 and was inaugurated on October 9th, 1814. The new building can accommodate 800 persons and its cost was 5,000 pounds. The building was 120 feet (36.6 meters) long by 80 feet (24.4 meters) wide with a 12-foot (3.7-meter) deep and 40-foot (12.2-meter) wide chancel. On the exterior, its featured a stone bell tower with a wooden steeple raising 204 feet (62.2 meters) from the ground.
On June 7th, 1820, Letters Patent were granted by King George IV, confirming earlier letters by which the church consisted of a parish church and a rectory. The church was consecrated on August 8th, 1830, by Most Rev. Charles James Stewart (1775-1837), bishop of Québec City.
On July 25th, 1850, upon its separation from the Anglican Diocese of Québec City, the Diocese of Montreal was founded by Bishop Francis Fulford (1803-1868) and Christ Church became its cathedral.
On December 10th, 1856, this church was destroyed by a fire. Church records and registers, one wall tablet, and the copy of Da Vinci's "Last Supper" were all that were rescued.
After the fire, the congregation purchased a building, built by architect John Wells in 1844 and located on Gosford Street. In the past, it was used by the Second Congregational Church and can accommodate 840 persons. This building became the pro-cathedral forthe 1857-1859 period pending the construction of a cathedral. Later, the building will have several uses (theatre, plant) and was finally demolished.
Meanwhile, the general feeling among the congregation seemed to have been that the church should move into the western section of the city and leave the actual and rapidly growing commercial area. This time, there was no delay, as there had been in the construction of the second church. Within twelve days after the fire, a congregational meeting was held in Mechanics Hall and a committee was appointed to choose a new site which must be located west of Bleury Street.
The site selection was made taking into account the expansion which was going on in Montreal in the middle of the 19th century. Several persons responsible for this expansion were also involved in the site selection process. The choice also took into account the displacement of the English-speaking population westward and the economic potential of this area of the city. At that time, the area was hardly developed; it was rather rural and made up of large fields. Finally, the selected site was belonging to Phillips heirs and was located on St. Catherine Street between Union and University Streets. The lot had a 198-foot (60.4-meter) facade and a depth of 231 feet (70.4 meters). Its value was 2,500 pounds. The ancient cathedral site was sold for 13,000 pounds.
The new building, the present one, was designed in Gothic Revival style by British architect Frank Wills (1822-1857) who was recommended by Bishop John Medley (1804-1892) of Fredericton, New Brunswick, where Wills had just completed the construction of the cathedral (1846-1853). Unfortunately, Willis died on April 23rd, 1857, before construction began. British-born and local architect Thomas Seaton Scott (1826-1895) was commissioned to carry out Wills' design. Foundations were executed by Brown & Watson while the building was erected by Walter Wardle. The cornerstone was laid on May 21st, 1857 and construction works were completed in late 1859 at the cost of 42,630 pounds. The inaugural service was held in the morning of the First Sunday of Advent, November 27th, 1859. The church was consecrated on June 18th, 1867 by Bishop Pulford.
British born architect Andrew Thomas Taylor (1850-1937) supervised alterations and other restoration works from 1890 to 1891which included among others the refurbishing of the sanctuary.
Over the years, the immediate environment of the cathedral was subjected to strong pressures with the development of the area, land being strongly coveted. From 1985 to 1989, a large real estate project was undertaken below the cathedral. The project included the construction of a 34-floor skyscraper built north of the cathedral lot, of an underground parking, and of two levels of retail stores located beneath the cathedral. For a period in 1987, the cathedral was supported on stilts while footings for the underground mall were excavated. This project allowed for the linkage of the eastern and western branches of Montreal's underground city and is also considered as a stabilizing measure for the cathedral building.
The Building
The cathedral is built in accordance with the principles of the Camden Society of Cambridge, founded in 1839, who influenced the Anglican Protestant architecture for more than 50 years. The building is modeled after the 14th century Gothic-style English countryside churches. With its cruciform plan, the building is composed of simple geometric volumes set beneath a steep gable roof with a central tower and tall elegant spire. The west facade is distinguished by a rose window above a projecting triple portal entrance. It also includes an attached vestry in the form of an octagonal chapterhouse. The architectural style of the cathedral is the first of its kind in Canada and a model for other Anglican churches in mid-19th century.
The building is 203 feet (62 meters) long and 109 feet (33 meters) wide. The nave and the side aisles are 112 feet (34 meters) long by 70 feet (21.3 meters) wide while the transept are 100 feet (30.5 meters) long and 25 feet (7.6 meters) wide. The chancel is 46 feet (14 meters) long and 29 feet (8.8 meters) wide. The nave vault is 67 feet (20.4 meters) above the floor. The building's main characteristic is its stone steeple reaching 127 feet (38 meters) above the tower. From the gound to the top of the steeple, there are 229 feet (70 meters).
Unfortunately, the design, though acclaimed for its style, suffered from important engineering flaws. The soft ground could not support the heavy central stone tower and steeple, which began to subside and lean. Already, by October 1858, there was a 5-inch (0.1 meter) sinking. By 1920, the tower leaned 3.9 feet (1.4 meters) to the south. This defect formed the basis of an important lawsuit (Wardle v. Bethune) often cited as precedent relating to Article 1688 of Quebec's Civil Code.
In 1923, architects George Allan Ross (1878-1946) and Robert H. MacDonald (1875-1942) designed alterations. In 1927, the stone steeple, weighing 3,500,000 lb (1,600,000 kg), was removed at the cost of $11,507. New foundations were poured in 1939, and in 1940, an anonymous donation permitted the replacement of the original heavy steeple by a lighter version made of aluminum molded to simulate the former stone spire. Works were carried out by the Foundation Company of Canada upon a structure executed by Dominion Bridge at the cost of $100,000.
Another construction fault concerned the use of the Caen stone, imported from France, for openings and decorations. In the 1920s, badly deteriorated due to the severe climatic conditions, large portions of the exterior facing stone, particularly on the west end, were replaced with Indiana limestone at the cost of $50,000. By the 1980s, this too was failing and restoration took place using artificial stone.
In 1980, architect Neil MacLennan designed, against the western wall, a new gallery to receive the new organ and a narthex under it. The interior wall coating was repainted and new floor covering was installed.
The interior, also in neo-gothic style, was executed, to a large extent, at construction time. It has evolved over the years to accommodate changes in uses and liturgy. A large east stained glass window was added in the late 19th century and other stained glass has been donated over the years. These stained glass windows were executed by Edward Burne-Jones (1833-1898), Charles William Kelsey (1877-1975), Peter Haworth (1889-1986), James Powell (1774-1840), John Richard Clayton (1827-1913), Alfred Bell (1832-1895) and John Hardman Jr (1812-1867). In 1906, Percy E. Nobbs (1875-1964) decorated the timber ceiling with liturgical elements using cut-out stencils. The same year, a marble floor and a red marble communion table were installed. In 1923, a new marble altar and Caen stone reredos, designed by Frank Ernest Howard (1888-1934) and executed in England, were added, commemorating the congregation’s war dead. In 1939, the north porch was converted into a children’s chapel by architect Philip J. Turner (1876-1943) and carried out by Cook & Leitch. In 1940, the south transept was changed into a memorial chapel (St. John of Jerusalem Chapel) by Percy E. Nobbs. The north transept was redecorated as a baptismal chapel in 1985. To receive the new organ, a choir loft has been constructed against the west wall.
The copy of Leonardo Da Vinci’s The Last Supper, which is the only surviving relic of the old cathedral that burned down in 1856, stands above the choir stalls to the right of the altar.
The building was classified as a "historic monument" by the Québec Ministry of Culture and Communications on May 12th, 1988, and as a "national historic site" by the Historic Sites and Monuments Board of Canada on June 10th, 1999.
The Organ
In 1816, an organ built by Thomas Elliott, of London was presented by King George III to the "new" Christ Church located on Notre-Dame Street in the old city. Dubbed "the King's Organ", this instrument, along with the church, was totally destroyed by fire in 1856. William Henry Warren, brother of organbuilder Samuel Russell Warren, was organist at Christ Church from 1838 until his death (December 19th, 1856), just nine days after the fire.
William Hill and Son, of London, built a new mechanical action organ that was an "exact replica" of the "King's Organ" which was placed in the north choir aisle. During the next 120 years, this organ was enlarged, rebuilt and moved on numerous occasions: by Casavant Frères (opus 90, 35 stops, III/P, 1898 and opus 112 - Celestial Organ - 13 stops, II, 1900) and Hutchings (Boston) in 1899; by Hill Norman & Beard in 1950 and again by Casavant Frères in 1960 (opus 2610, reconstruction).
Lynnwood Farnam was organist at Christ Church Cathedral from 1908 to 1913. Even after moving to the United States, he would frequently return to Montreal for recitals. When he died in 1930, he left a $2,000 bequest to the cathedral organ fund. At the memorial service held in his honor at the cathedral on November 23rd, 1931, the speaker was Dr. Healy Willian. At the same time, a group of his admirers presented the cathedral with Farnam's bust, the work of sculptor Alfred Laliberté. It can be found in the choir rooms in the cathedral's crypt.
In 1979, the congregation elected to commission a new mechanical action organ to be installed on a new gallery to be built on the principles of the great organs found in Protestant churches of northern Europe. The previous instrument was sold off for parts. Some of the pipework of the old organ ended up in Grace United Church, Gananoque, Ontario, and the console went to a northern New York university. Only the former facade of the Celeste division located way up on the chancel arch was preserved.
The contract for the new organ was awarded to Karl Wilhelm organbuilders in Mont-Saint-Hilaire, Quebec. The instrument has four manual divisions played from three manuals and a pedal division, 42 stops and 63 ranks, with a total of 2,778 pipes. In 1992, a new 32' Bombarde was added to the pedal division. The organ is installed in a gallery at the back of the cathedral.
The organ features suspended key action and mechanical stop action, with principal pipes made of 75% polished tin. The flute pipes are of hammered tin-lead alloy; the accidentals, of ebony and the natural keys are covered with bone. The casework is crafted of solid white oak, and the pipe shades are hand-carved of butternut wood. Consultant Hans-Üli Metzler of Zurich, Switzerland, designed the tonal structure of the organ. The voicing was done by Jacques L'Italien and Karl Wilhelm.
The inaugural recital was played on January 25th, 1981, by Bernard and Mireille Lagacé.
I. Rückpositiv |
II. Hauptwerk |
|||
|---|---|---|---|---|
| Gedackt | 8' | Bourdon | 16' | |
| Prinzipal | 4' | Prinzipal | 8' | |
| Rohrflöte | 4' | Hohlflöte | 8' | |
| Nazard | 2 2/3' | Oktave | 4' | |
| Doublette | 2' | Spitzflöte | 4' | |
| Terz | 1 3/5' | Quinte | 2 2/3' | |
| Quinte | 1 1/3' | Superoktave | 2' | |
| Scharf 1' | III-IV | 1Cornet 8' | V | |
| Cromorne | 8' | Mixtur 1 1/3' | III-IV | |
| Tremolo | Zimbel 1' | II-III | ||
| Trompete | 8' | |||
III. Swell |
III. Echo |
|||
|---|---|---|---|---|
| Dolkan | 8' | Bourdon | 8' | |
| Rohrflöte | 8' | Cornet 4' | IV | |
| Celeste (TC) | 8' | Voix humaine | 8' | |
| Prinzipal | 4' | |||
| Holzflöte | 4' | |||
| Waldflöte | 2' | |||
| Mixtur 2' | IV | |||
| Basson | 16' | |||
| Trompette | 8' | |||
| Tremolo | ||||
Pedal |
|
|---|---|
| Prinzipal | 16' |
| Subbass | 16' |
| Subbass | 8' |
| Oktavbass | 8' |
| Choralbass | 4' |
| Rauschpfeife 2 2/3' | IV |
| 2Posaune | 32' |
| Posaune | 16' |
| Trompete | 8' |
| Clairon | 4' |
| 1 | c1-d3 | |
| 2 | Demi-longueur sans premier C# / Half-length without first C# |